Le plus que regrettable épisode de la fuite d’un document interne du Parti Québécois sur les forces et les faiblesses de sa chef en dit pas mal plus long sur le piètre individu qui a coulé ce document que sur Pauline Marois. Après tout, ce qu’on y lit n’est que perceptions.
Quant à l’auteur de cette vacherie, on ne peut que lui conseiller l’extrême discrétion. En effet, si son identité vient à être connue, il n’y a pas qu’au PQ que quelqu’un capable d’une telle lâcheté sera très malvenu. Qui, en quelque milieu que ce soit, voudrait avoir à lui faire confiance ? Le moment choisi, le journal qui en a profité, le journaliste qui a été retenu pour recevoir l’enveloppe brune : tout y est.
Et bien plus que Pauline Marois, ce sont des milliers de militantes et de militants qui encaissent le coup. Voilà qui consiste ni plus ni moins à passer de "collaborateur" à "collabo". Il n’y a guère plus à en dire.
Christian Gagnon
Montréal
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