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En 1936, lors du début de la Guerre civile espagnole, le général nationaliste Emilio Mola lance 4 colonnes de militaires sur la route de Madrid, restée fidèle à la République. La radio faciste annonce alors qu’une "cinquième colonne" est déjà dans la capitale afin d’y aider les insurgés. Lors de l’invasion allemande en France en 1940, la rumeur fait aussi état d’une "cinquième colonne" sous le contrôle des services de renseignement de l’armée allemande, l’Abwehr, dont les agents sont, dit la rumeur, sur place pour mener une campagne de propagande et de désinformation visant à semer le désarroi, le découragement et le défaitisme dans la population française, en plus de pratiquer le sabotage et le terrorisme.
L’expression "cinquième colonne" est restée depuis ce temps dans les moeurs et désigne les partisans au sein d’un État ou d’une organisation d’un autre État ou d’une autre organisation hostile.
Plusieurs indices me portent à croire à l’hypothèse raisonnable et probable de l’existence d’une cinquième colonne au sein du Parti québécois dont l’objectif est de combattre par la propagande, la désinformation, la manipulation et la mystification le projet d’indépendance nationale à l’intérieur de cette formation politique.
Regardons les choses en face : le Parti québécois a été fondé en octobre 1968, soit il y a près de 40 ans avec l’objectif de réaliser la "souveraineté" du Québec. Depuis l’étapisme inventé en 1974, par Claude Morin à la suggestion de 3 hauts fonctionnaires du gouvernement canadien, il y a eu 8 élections générales au Québec et aucune n’a eu comme thème l’indépendance nationale : 1976, 1981, 1985, 1989, 1994, 1998, 2003 et 2007.
En 2007, ce fut la cerise sur le gâteau. Malgré une obligation très claire du programme voté lors du XVè Congrès de faire du "projet du pays" accompagné d’un cadre financier d’un Québec souverain, le thème de l’élection générale, cette obligation a été jetée aux poubelles par André Boisclair qui s’en est tenu à une "feuille de route" provinciale et un cadre financier provincial. Sous Mme Marois, la même chose s’est reproduite avec le Conseil National de mars 2008, en ce qui concerne l’obligation référendaire dans le premier mandat. C’est comme si l’équipe de Jean Lesage avait "oublié" de faire de la nationalisation de l’électricité le thème de l’élection "provinciale" de 1962. La nationalisation de l’électricité ? Quelle nationalisation de l’électricité ? Le projet de pays ? Quel projet de pays ?
Il a quelque chose qui cloche sérieusement dans ce parti. Au lieu de mettre son option sur la table à chaque élection et d’expliquer son projet de pays à l’électorat, on se créé volontairement des obstacles et on se tire constamment dans le pied comme s’il y avait, quelque part, une main invisible qui s’arrange pour que le projet d’indépendance nationale n’aboutisse pas. Comment expliquer autrement cette inertie qui se transforme progressivement en entropie à l’intérieur de ce parti ?
On sait, d’autre part, que les services de renseignements canadiens ont été très actifs dans la surveillance de René Lévesque entre 1948 et 1985 ( 2520 pages) et du Parti québécois lui-même entre 1968 et 1985( 48,000 pages), mais on ne connait pas encore l’ampleur de cette surveillance après 1985. On connait aussi le rôle joué par Claude Morin, mais on ne sait pas si d’autres personnes à un niveau très élevé au sein du Parti québécois ont collaboré ou collaborent encore avec les services de renseignements canadiens. Une chose est sûre : comment expliquer qu’après 40 ans, ce parti fait encore du surplace et qu’on en soit encore au statu quo ?
On peut au moins soulever raisonnablement l’hypothèse d’une cinquième colonne active au sein du Parti québécois financée discrètement par le gouvernement fédéral. Le saura-t-on jamais ?
Pierre Cloutier
On ne peut être plus clair. Alors, la solution ? Rêver que le PQ remette sur le métier le projet indépendantiste qu’il a renié plusieurs fois ou...tenter d’agir autrement.
Le PI propose de revenir à ce que les militants du PQ défendaient lors des élections de 1970 et 1973 : si le PI prend le pouvoir avec pluralité des voix et des sièges, il proclame l’indépendance du Québec.
M. Bousquet va dire que c’est impossible , je le sais déjà ! Monsieur Bousquet va dire que le PI prend ses rêves pour des réalités. Je le sais déjà|
Si on réussissait à réunir dans le PI les 30 % d’indépendantistes qui poirotent dans le PQ, on pourrait être étonné du résultat.
Pierre B.
Le PI parle de prendre le pouvoir à majorité ABSOLUE des sièges.
Ça s’est fait ailleur, et le système politique dont on a hérité le permet aussi.
Reste à savoir si le peuple veut vraiment d’un pays, si c’est le cas, il va appuyer massivement le PI.
Sinon il reste toujours le PLQ, le PQ ou l’ADQ pour nous faire avancer dans les Canada, histoire qu’on y soit plus confortable que jamais, et ainsi repousser notre idéal d’indépendance au grenier.
L’indépendance ne se négocie par, elle se prend !
Oups
"si le PI prend le pouvoir avec pluralité des voix et des sièges, il proclame l’indépendance du Québec."
S’agit-il vraiment de la double pluralité (voix et sièges) ou de la simple pluralité des sièges, dans le programme du PI ?
Dans le premier cas (pluralité des voix et des sièges), on est proche de l’idée d’un référendum (moins la barre des 50%, remplacée par "pluralité"...) - pas besoin d’une cinquième colonne pour y penser...
Mais "pluralité" n’est pas "majorité". On peut faire élire une majorité de sièges avec une pluralité de voix, plus ou moins 40% des voix au Québec.
Par conséquent, la "pluralité" des voix ne suffit pas, car qui pourrait imaginer un instant que les pays tiers se bousculeront au portillon pour reconnaître un nouveau pays que la majorité de ses citoyens n’auraient pas approuvé ???
À moins de prendre exemple sur le Kosovo... Ce qui revient à dire qu’au Québec comme au Kosovo, les parlementaires n’auraient qu’à lever le bras pour voter l’indépendance, poussés qu’ils seraient par une "motivation suprême" qui a pour nom : Washington...
Qui ne voit que ce qui a été vrai là-bas est tout à fait improbable ici...
Qui ne voit qu’en dehors d’un tel "parrainage", ce projet du PI est totalement surréaliste. Un projet qui, pour cette raison, les Québécois n’étant tout de même pas idiots, ne passera même pas la rampe de la "pluralité" ni des voix, ni des sièges...
"L’indépendance ne se négocie pas, elle se prend !"
Une bouffonnerie - compréhensible il y a 40 ans... dans la bouche de quelques troufions qui se sont rangés depuis... mais aujourd’hui...
Que ferait un gouvernement du PI, après son vote de l’indépendance du Québec, si le téléphone sonnait depuis Washington disant : oubliez ça, les mecs... C’est pas comme ça que ça marche !
Je caricature, bien sûr. Mais on peut s’attendre à voir la pression monter dans ce sens dans la mesure où le PI s’approcherait du pouvoir. Une pression telle que le PI n’y accèderait jamais, ou si par miracle il s’y rendait, il n’oserait jamais confronter Washington.
Et si, aujourd’hui, la réponse du PI à cette possibilité était de dire : oui, nous confronterions Washington, alors son sort électoral est scellé.... Les Québécois n’ont ni la volonté, ni les moyens de jouer à ce petit jeu...
Si sa réponse est : non, nous ne ferions pas ça, alors son sort électoral est également réglé... puisque son Article 1 s’avérerait, à sa face même, impraticable et que, par suite, l’originalité de ce parti volerait en éclats.
Le plus important à ce stade-ci de notre histoire collective c’est de créer une nouvelle dynamique et de nouveaux rapports de force.
Une fois arrivé au pouvoir, un parti politique légitimement élu dans un système de type parlementaire peut faire ce qu’il veut à ses risques et périls !
Ce n’est pas une question rationnelle, c’est une question relationnelle et selon les rapports de force.
Dans le système parlementaire britannique, une déclaration d’indépendance se fait par le Parlement ou l’assemblée des député à majorité simple.
Le reste n’est qu’une question de conjonctures. On peut très bien faire une déclaration d’indépendance et adopter une constitution.
Tout dépendant du contexte, on peut ensuite faire approuver des clauses de rupture de cette constitution par référendum ou par une élection, comme Lesage l’a fait en 1962, avec la nationalisation de l’électricité. Tout dépendra du contexte et de l’opinion publique.
Une chose est sûre : il faut sortir de l’étapisme référendaire du PQ qui nous a conduit nulle part et a démobilisé les meilleurs militants.
La seule et unique façon d’y arriver c’est de proposer à chaque élection un projet de pays à l’électorat et lui demander un mandat pour faire une déclaration d’indépendance et adopter un projet de constitution.
Le reste viendra bien en temps et lieu.
Pierre Cloutier
Le gros problème avec les souverainistes mous c’est qu’ils essaient toujours de trouver des solutions rationnelles à une problématique qui ne l’est pas.
JRM Sauvé s’évertue depuis des années à le répéter : la vie comme la politique n’est pas rationnelle, mais relationnelle et tout est une question de rapports de force, de volonté et de courage.
Mohandas Gandhi s’est toujours efforcé toute sa vie de mettre ce principe en application. Il posait des gestes précis pour modifier les rapports de force et forcer les Anglais à quitter l’Inde.
D’ailleurs ils ont fini par le faire et je ferai remarquer respectueusement à tous les souverainistes mous, les référendistes et autres étapistes qu’en Inde il n’y a pas eu de référendum.
L’indépendance de l’Inde a été acquise par le courage de ses militants et par la conjoncture politique. Le reste c’est du bla bla.
A ce stade-ci de notre lutte de libération nationale et après l’échec patent du PQ et de tous les souverainistes mous, il n’y a pas d’autre façon pour sortir du bourbier que de radicaliser la lutte.
Tant qu’on restera enfermé dans le référendisme, ON EST MORT !
Quand est-ce que vous allez finir par comprendre ?
Pierre Cloutier
Voilà encore cette maudite trouille qui revient sans cesse et par la porte en arrière et qui fige le derrière des péquistes et souverainistes mous depuis des générations.
Là c’est Washington et avant c’étaient les Anglais !
Qu’est-ce que les Anglais vont dire ? Qu’est-ce que mon maître, mon boss, vont dire ?
Pensez-vous que Mohandas Gandhi se souciaient de ce que penseraient les Anglais lors qu’il faisait ses campagnes pour les forcer à quitter l’Inde. Il le savait, car à chaque fois ils le mettaient en prison, lui et ses compagnons.
Allez, allez, Monsieur Frappier, laissez-faire ce que peut penser - hypothétiquement - Washington Londres ou Ottawa.
Laissez cette peur au vestiaire et soyez un leader de l’indépendance.
C’est ici au Québec que le travail est à faire et il faut d’abord et avant tout extirper la peur qui nous fige tous plus ou moins.
Cela prend du courage pour faire un pays. Sinon on reste un vassal, un mouton et un veau toute sa vie.
Qui risque rien n’a rien.
Pierre Cloutier
Décidément, je ne vous comprends pas.
Vous dites qu’il faut tenir compte des rapports de forces. Bien. La force dominante actuellement sur la planète, c’est Washington. De surcroît, notre voisin... Donc, il faut tenir compte de Washington.
Alors, je demande, que signifie "tenir compte" sinon chercher l’approbation. Et que faire d’autre que "renoncer" sans cette approbation ? Aller au-delà ? Laisser jouer les rapports de forces... Mais nous n’en sortirons pas gagnants... Vous ne croyez pas ?
Alors vaut mieux, si on est réaliste, démarcher en vue de s’assurer l’accord de Washington.
Autrement, des mots en l’air, du vent.
J’ajouterai encore ceci :
Dans le pénible voyage vers le pouvoir, vous allez rencontrer les rats du G&M, de la Gazette, les faux-culs de GESCA et de Radio-Canada, unanimes à crier à la supercherie, au fascisme, à l’esprit anti-démocratique de votre projet... Ils ont les armes pour construire le consensus anti-PI...
Le tapage sera tellement bruyant et destructeur que la crédibilité du PI sera à jamais écrasée. Le résultat sera nul, voire régressif pour la cause.
Et vous nommer tout cela : être "un leader de l’indépendance" ?
Un dernier mot...
Le PQ a perdu 40 ans de notre histoire à utiliser les bons moyens mais en visant le mauvais objectif (refaire la confédération canadian...)
Le PI est-il prêt à gaspiller un autre 40 ans à viser le bon objectif mais sans les bons moyens ?
Je vous imagine vous berçant, dans 40 ans à côté d’Éric Tremblay au centre d’accueil : "on avait le bon objectif, on aurait dû prendre les bons moyens..."
Moi, je m’en balance, je serai mort bien avant...
Monsieur Frappier,
Avec le plus grand respect, vous semblez avoir une boule de cristal pour deviner ce qui VA se produire selon vous.
Si Gandhi était parti avec cette prémisse, il n’aurait jamais fait la lutte au pouvoir établi ni en Afrique du Sud ni en Inde.
Vous prédisez d’avance et sans combattre que cela fera reculer la cause de l’indépendance. Qu’est-ce qui vous permet de dire cela et comment le savez-vous autrement qu’en faisant une hypothèse ?
Moi, je me base sur du concret et des faits pour démontrer que le référendisme a fait reculer cette cause. On n’a qu’à regarder les résultats et on le voit bien.
Qu’est ce que cela peut bien vous faire à vous, personnellement, que des jeunes décident enfin de prendre le taureau par les cornes et d’aller droit au but sans détour ni entreloupettes ?
Laissez-les faire. Ils ont des choses à dire. Qu’ils le disent et le peuple en décidera.
Ne vous en faites pas. Le peuple n’est pas imbécile. Si quelque chose ne lui convient pas, il le rejettera et ce ne sera pas long. Ce que le peuple n’aime pas, c’est qu’on lui conte des histoires et qu’on le manipule comme le PQ l’a fait.
Une chose est sûre : le Parti québécois a monopolisé le discours indépendantiste depuis 40 ans et les indépendantistes les ont laissé faire avec le résultat que l’on connaît. Le péquisme a confisqué le discours indépendantiste, l’a dilué, l’a blanchi, l’a déformé, l’a maintenu dans le placard à toutes les élections depuis 1976, en plus d’annexer le mot lui-même.
Ils ont eu leurs chances et cela a foiré. Ils ont eu de belles carrières, de bons emplois, de bons fonds de pension, de bons privilèges et tutti quanti.
Assez, c’est assez. Il faut sortir de ce bourbier. Par tous les moyens. Les indépendantistes doivent se réapproprier le discours et la stratégie qu’ils ont laissés aux péquistes.
Laissez-les faire et essayer de mettre votre peur dans le placard.
On n’a strictement rien à perdre, sauf un refus de l’électorat. Et encore là, on reviendra à toutes les élections avec le même discours. Éric Tremblay est assez jeune (35 ans) et il a tout son temps.
Pierre Cloutier
Vous ne répondez pas à mes questions :
quid de Washington dans vos rapports de forces ? (et je ne parle pas d’Ottawa)
quid de l’armada médiatique qui ne ménagera pas le PI ?
Vous avez tort de nommer "peur" ce qui n’est que préparation au combat, ce qui n’est que "prudence" dans l’évaluation des obstacles et des moyens d’y faire face.
Rompre avec les velléités péquistes, j’en suis, n’autorise pas un volontarisme aveugle. La jeunesse est énergique, par définition, mais cela est-il suffisant ?
J’ai répondu à vos questions en disant que Gandhi se souciait peu de la réaction du gouvernement du Transvaal et des Anglais en Inde lorsqu’il faisait ses combats.
Idem pour nous. Ce n’est pas Washington et Ottawa qu’il faut convaincre. Ce sont les québécois. Quand le peuple sera convaincu, rien ni personne ne pourra l’arrêter.
Mais pour cela, il faut cesser d’avoir peur et ne pas hésiter à proposer un projet de pays à l’électorat sous la forme d’une Loi fondamentale.
Personnellement, je serais plus à l’aise qu’on fasse adopter les clauses de rupture d’une constitution par référendum ou par une élection à double majorité après une déclaration d’indépendance, mais je me dis qu’on peut s’ajuster selon la conjoncture.
Qui nous dit que Washington et/ou Ottawa ne seront pas non plus l’objet de pressions internes les conduisant à l’implosion ?
Qui a prédit qu’il n’y aurait pas de difficultés en cours de route ? Au contraire, à vaincre sans péril on triomphe sans gloire.
C’est quand on abdique sans livrer bataille qu’on se sent mal dans sa peau.
J’en ai trop vu au Parti québécois de ces peureux qui veulent le beurre et l’argent du beurre. C’est la souverainté-fantasme ou la souveraineté-mantra.
Cela prend du courage pour faire un pays.
Pierre Cloutier
Juste un petit rappel à ceux qui croient encore que Gandhi et son mouvement seuls ont fait l’indépendance de l’Inde. Le Royaume-Uni était déjà décidé, avant 1947, à se délester de l’Inde, qui désormais lui coûtait beaucoup plus qu’elle ne lui rapportait, et il n’avait pas davantage les moyens de la conserver sur le plan géostratégique. L’Empire avait commencé sa dégringolade. Ce qui ne diminue en rien le mérite ni le rôle de Gandhi. Par ailleurs, avant son départ, le R.U. a assuré ses arrières, comme d’habitude, en encourageant voire en provoquant la sécession du Pakistan, question de les jouer l’un contre l’autre plus tard s’il fallait affaiblir la région pour des raisons géostratégiques.
Monsieur Frappier ne prétend pas qu’il faille quémander des USA la permission de faire l’indépendance, seulement qu’il faut s’assurer d’y arriver par des moyens qui ne lui donneront pas le prétexte de s’y opposer.
M. Poulin,
Je connais très bien l’histoire de l’indépendance de l’Inde et celle de Gandhi. Le dernier livre que j’ai lu à ce sujet est : Gandhi ou l’éveil des humiliés, de Jacques Attali, publié chez Fayard.
Ce que je dis est simple et facile à comprendre : quand on est engagé dans un combat pour l’indépendance d’un peuple, il ne faut pas se soucier au départ de ce que vont dire nos adversaires car on prend pour acquis qu’ils seront toujours contre nous. C’est ce que Gandhi faisait. Il posait ses gestes et par son action, il démontrait à ces adversaires qu’ils avaient tort.
S’il s’était demandé à chaque fois qu’il faisait quelque chose ce qu’en pensaient les Afrikaners au Transvaal ou les Anglais en Inde, il n’aurait jamais rien fait.
Les Anglais se sont retirés de l’Inde après la guerre de 1939-45, mais avant que la décision soit prise par le gouvernement Atlee en 1946, au sortir de la guerre, Gandhi et ses compagnons avaient déjà pas mal de millage dans le corps y compris plusieurs séjours en prison.
La dernière campagne de Gandhi a eu lieu en 1943-1944 et s’appelait "Quit India". Tout le monde s’est ramassé en prison.
Donc l’action et la conjoncture politique sont 2 éléments importants à retenir. Ce qui n’a pas empêche le Congrès de présenter et de faire élire des candidats lors des élections régionales.
La journée où les vrais leaders indépendantistes vont se lever et affronter directement Ottawa par tous les moyens,(démocratiques évidemment) on ne sera pas loin du but. Quand Mme Marois et les bonzes du PQ prendront la tête d’un mouvement pour inviter le gouvernement fédéral à quitter le Québec, on pourra commencer à croire en leur bonne foi. Mais ils sont tellement loin de tout cela, dans leur petite tour d’ivoire de parlementaires.
En ce qui me concerne, je l’ai écrit, je pense qu’on devrait proposer à l’électorat lors de la prochaine élection et à toutes les élections, un projet de pays, sous la forme d’un projet de constitution d’un Québec souverain et indépendant, que moi j’appele la Loi fondamentale du Québec ou la Loi no 1. Une loi simple, courte et progressiste.
Après l’élection d’un gouvernement indépendantiste, il y aurait une déclaration d’indépendance et je ferais adopter les clauses de rupture de la constitution lors d’une consultation populaire ou lors d’une élection comme Lesage l’a fait en 1962 pour la nationalisation de l’électricité.
Une des clauses de rupture serait la création d’un poste de président de l’État du Québec et l’abolition du poste de lieutenant-gouverneur, symbole de notre dépendance à la monarchie britannique.
La majorité des québécois, qui n’ont jamais été monarchistes et qui ne veulent rien savoir du lieutenant-gouverneur, voteraient pour les yeux fermés.
Idem pour la Cour suprême du Québec.
Le parti indépendantiste ne veut pas pour l’instant de consultation populaire et je les comprends parfaitement. Chaud échaudé craint l’eau froide.
Pour l’instant, cela ne me dérange pas. L’important c’est de radicaliser la lutte et inviter les souverainistes mous à arrêter de nous mettre des bâtons dans les roues, comme ils l’ont fait depuis 1974.
Pierre Cloutier
M
M. Bernard Frappier écrit : « Le PQ a perdu 40 ans de notre histoire à utiliser les bons moyens mais en visant le mauvais objectif (refaire la confédération canadian...) »
Ma réponse : M. René Lévesque avait, avec raison, une très bonne réputation au Québec quand il a fondé le Mouvement souveraineté-association qui a donné naissance au PQ. L’idée d’association a toujours fait partie du PQ. Avant M. Lévesque, le RIN ne réussisais pas 6 % de votes malgré le charisme de Messieurs Chaput, Bourgault et compagnie. M. Lévesque a monté ça autour de 25 % mais ne faisait élire que 5 à 6 députés. C’est l’idée de référendum de M. Claude Morin et de bon gouvernement, en attendant, qui l’a fait élire en 1976 autrement il serait resté éternellement dans l’opposition s’il continuait à dire : Si vous nous élisez, on va procéder à réaliser la souveraineté-association.
Dans la question de 1980, il était question de négocier une entente économique mais pas politique. À mon avis, le Québec sortait du Canada et ne conservait que la monnaie canadienne même s’ils avaient sorti la piastre à Lévesque qu’ils disaient valoir 60 sous. C’est pour ça que j’ai voté en 1980, pas pour une confédération renouvelée. En passant M. Frappier, je me répète, le PQ ne pouvait pas vouloir refaire la confédération canadienne puisqu’il n’y a jamais eu de confédération au Canada mais une fédération dont le pouvoir ultime est central ce qui est contraire à l’esprit et à la lettre d’une vraie confédération.
C’est une confédération ou ce l’est pas !
Le PQ n’a pas perdu 40 ans de notre histoire, il a fait l’histoire même s’il n’a pas fait la souveraineté. Nos patriotes de 1837/38 ont aussi fait l’histoire même s’ils en ont mangé toute une.
Je crois encore que l’idée d’une confédération canadienne est la seule qui a une chance de nous sortir de la fédération actuelle si elle est bien pilotée. Une Québec souverain dans un Canada confédéré. Les Québécois n’iront pas plus loin à moins que le ROC nous attaque avec ses sous-marins et enferment et martyrisent nos députés nationalistes. Que le fédéral tente de créer ici ce qu’Israël fait en Palestine et là, je crois que les chances d’indépendance pure vont augmenter assez pour gagner un référendum`sur ce sujet.
Tous les obstacles prévus par Bernard Frappier se dresseront sur la route de l’indépendance, bien réels et, dans la plupart des cas, impossibles à contourner. Nous touchons le coeur de la question. Pourquoi pensez-vous que le Parti québécois et le Bloc s’esquivent ou reculent lorsque vient le temps de défendre l’indépendance ? Ils ne veulent pas livrer ce combat d’une grande difficulté. Ce que vous dites, en d’autres termes, c’est que le Québec n’est pas libre de ses choix. Il est prisonnier, enfermé, menacé, ...finalement intimidé et réduit au silence. Ceux qui se lèveront contre cet état de fait s’exposent bien sûr à des risques. Malheureuement, dans ce combat, il est impossible d’avoir la sécurité que les réponses à toutes les questions nous donnerait avant de s’engager. Allons ! Il faudra y aller un jour à la fois et garder le cap, sachant que la stratégie et la tactique se définissent au fur et à mesure et non une fois pour toutes. Souhaitons que notre leadership soit clairvoyant ! Je crois que la bataille contre le barrage médiatique peut être gagnée à la longue, et ainsi de suite. Les États-Unis, le Canada, l’Europe, la Chine, le Moyen-Orient, tout peut changer et le monde changera. Une conjoncture plus favorable pourrait se présenter, nul ne le sait. Mais pour en tirer parti il faudra d’abord oser être un acteur, une force politique, dans ce monde en mutation. Il ne faut pas se condamner à l’échec avant même de commencer. Il faut laisser la place à ces jeunes du PI (et aussi des moins jeunes) qui font preuve de beaucoup de courage. Soutenons-les plutôt.
Gilles Verrier
Et d’ailleurs, je suis toujours surprise que l’on discute autant du pourcentage de votes ou du nombre de sièges nécessaires à l’action.
L’important, me semble-t-il, n’est pas de regarder constamment le plancher. Regardons vers le haut. Pouvons-nous atteindre 50% si tous s’y mettent ? C’est cela qui est important. Créons le rapport de force nous-mêmes. Foin des tergiversations !
Si tous ceux qui ont peur d’entreprendre une action à moins de 50% des suffrages cessent leurs bavardages sur la question et mettent la main à la pâte, le mur sera probablement vite franchi.
Suzanne Lachance
Messieurs C et V,
L’évolution du monde vient normalement de la pression d’une génération sur celle qui la précède. Quand les aînés commencent à se retirer de l’action, les plus jeunes en profitent pour user d’initiative, élaborer des plans, déployer de l’énergie pour mettre en branle des projets d’avenir. Grâce à leur courage, ils envisagent avec optimisme l’époque qu’ils vont se donner en améliorant les conditions dans lesquelles ils ont grandi. On dit que les jeunes sont braves, qu’ils foncent dans la vie avec confiance.
Notre erreur serait de les regarder foncer dans le même mur qui nous a fracassé le crane. L’expérience, les archives, l’enseignement, bref, ça sert à guider les jeunes générations hors des ornières. Ce n’est pas les décourager que de les aider à étudier l’histoire. (autrement que dans les séries TV)
À Monsieur Bousquet
Quand vous dites que sans l’étapisme de Claude Morin, le PQ serait resté dans l’opposition, c’est une hypothèse et uniquement une hypothèse qui ne vaut pas plus que celle, contraire, qui veut que le PQ l’aurait sûrement remporté avec une pluralité des sièges et des voix lors d’une élection subséquente.
Le PQ a pris le pouvoir et so what ? On se retrouve 40 ans plus tard Gros-Jean-comme-devant et sa cheffe retire le référendum du programme. Alors, tirez vos conclusions.
A Mme Suzanne Lachance
Vous avez raison. Quand on combat, on combat. On se demande pas à l’avance si on va gagner ou perdre. On combat. Point à la ligne.
A Gilles Verrier
Vous avez exprimé parfaitement bien ce que je pense et ce que j’ai dit. Rien n’est rationnel et tout est relationnel. M. Frappier cherche à se sécuriser. Qui nous dit que les États-Unis et le Canada n’imploseront pas sous la pression interne ? Que l’Alberta ou Terre-Neuve ne réclameront pas leur indépendance ? Que Washington sera obligé de céder une partie de ses pouvoirs aux États ou même aux grandes villes ? Qui aurait pensé en 1943-1944 quand Gandhi a entrepris sa campagne "Quit India" que les Anglais abandonneraient l’Inde en 1947 ? Gandhi n’a jamais réclamé de référendum. Jamais. Il a combattu. Point à la ligne.
Actuellement nous sommes dans une impasse et nous devons sortir de cette impasse pour ne pas mourir.
Il faut donc se relever et continuer à combattre envers et contre tous. Je le sais, moi, que l’accession à l’indépendance préconisée par le PI n’est pas parfaite et risque d’attirer beaucoup de critiques surtout de la part des souverainistes mous. On s’en fout, car l’important c’est de sortir le discours indépendantiste du placard dans lequel le PQ l’a enfermé.
Il faut libérer d’abord la parole qui a été étouffée, diluée, réduite au silence, bafouée, ridiculisée, mise au rencart par le péquisme référendaire, à l’intérieur même de la famille. Je le sais très bien moi qui ai, comme beaucoup d’autres, milité pendant longtemps au P.Q.
La conception péquiste du combat est basé sur l’attentisme. On attend les conditions gagnantes, la conjoncture favorable, la bonne température etc. pour faire un référendum et on reste bien assis sur son derrière à participer à l’administration provinciale.
Quand quelqu’un ose se lever pour indiquer une voie différente, on lui tape dessus, on le ridiculise, on l’intimide, on le dénigre.
Moi je dis à tous ces vieux souverainistes mous et fatigués : prenez-donc votre retraite et arrêtez par votre pessimisme, votre attentisme caractériel et votre impuissance congétinale à mettre des bâtons dans les roues aux plus jeunes qui veulent continuer à se battre.
Combattez ou foutez-nous la paix !
Pierre Cloutier
M. Cloutier qui écrit : « Combattez ou foutez-nous la paix ! »
Mais, M. Cloutier, ceux qui critiquent renforcent ceux qui sont critiqués à moins que ces derniers ne soient déjà trop faibles pour le prendre. C’est plus intéressant sur Vigile que si tout le monde seraient dans le BRAVO, ON VA LES AVOIR !
Pour avoir plus de souverainistes/indépendantistes au Québec, faut aller convaincre des fédéralistes qui ne sont pas plus de 40 %, les autres sont péquistes, adéquistes et solidaires. J’inclus les Adéquistes dans le lot même si l’ADQ dit qu’il veut que le Québec demeure dans le Canada parce que leur programme est tout près du PQ et d’une confédération, ce qui me semble suffisant pour la pérennité du fait français et de notre culture, au Québec. Faut pas oublier que l’ADQ va aussi loin qu’exiger la collecte de toutes les taxes et de tous les impôts sur son territoire. Le Québec ne remettrait au pouvoir central que ce que le Québec aurait négocié pour ses services, qu’il veut rayer PROVINCE pour le remplacer par État autonome, qu’il veut élargir les pouvoirs internationaux du Québec, adopter une constitution et une nationalité québécoise etc...Plus que ça, c’est la séparation pure et simple de M. Marcel Chaput qui n’est plus ce que c’était dans les années 50. On a eu la mondialisation et le libre-échange depuis.
M. Cloutier
Je vous l’avoue bien humblement : j’ai beaucoup de difficulté à comprendre vos propos. C’est vrai que je ne suis plus jeune... mais pas encore sénile.
Le PI propose ce qu’il y a de plus complexe en politique : le changement de régime. À vous entendre, tout serait à refaire. À partir de zéro. Vous comptez sur la génération montante pour entreprendre ce que la génération présente a échoué à accomplir. Tout cela est discutable. Passons.
Mais là où ça tique, c’est cette espèce de programme d’agitation juvénile que vous nous proposez, tout en refusant d’envisager les contextes réels dans lesquels va se déployer cette action. À ma question sur la reconnaissance internationale, vous me répondez par des fictions : les USA, le Canada vont imploser... Pas fort !
Votre programme n’est pas : "Agissons comme des poules sans têtes", mais "Agissons pour faire l’indépendance du Québec", ce qui signifie : "Donnons-nous les raisons et les moyens d’atteindre notre but".
Dans cette perspective, commune à toute action politique en contexte démocratique, il y a l’impératif d’un large appui populaire (re : Kosovo) et d’un appui ferme de pays tiers importants (re : Kosovo)...
À vous entendre, je n’ai pas le sentiment que ni l’un ni l’autre de ces impératifs vous importent le moindrement. Vous suggérez plutôt l’importance d’agir...
Une action qui se déploie dans l’ignorance des conditions de sa réussite, moi j’appelle ça "agitation". Et ce n’est pas un compliment.
Si vous pensez que ces considérations sont nulles parce qu’elles viennent d’une tête grise, alors j’ai le regret de vous dire qu’à l’agitation irresponsable vous ajoutez l’inconscience qui, chez quelqu’un qui se veut "leader politique", représente un des plus grands dangers pour la nation.
En sommes, ce que nous dit Bernard Frappier c’est que devant tant d’embuches il ne nous reste qu’à nous écraser. Un agent fédéraliste ne dirait pas autrement. Dans les débuts du PQ, on disait à peu près la même chose ; "il ne faut pas parler d’indépendance lors des élections car cela fait peur aux gens." Donc, il vaut mieux se la fermer, s’écraser.
je crois que si on n’est pas encore un pays indépendant c’est justement parce qu’on s’est trop souvent écrasé devant ceux qui se sont conduit en didacteurs et n’ont pas hésité à trahir le peuple Québécois. Au contraire de nous écraser, il faut faire du bruit, déranger, confronter l’establishment de manière à obliger celui-ci à se démasquer devant le peuple, à révéler ses dessins les plus sales.
M. Bousquet,
1 - Sur le programme de l’ADQ vous vous faites avoir par la confusion du langage adéquiste. Le programme adéquiste qui est un chef d’oeuvre de confusion - ceux et celles qui connaissaient l’école de Palo Alto et le livre de Paul Watszlawick - La réalité de la réalité - Confusion, désinformation, communication, savent de quoi je parle - propose "l’instauration d’un seul rapport d’impôt", ce qui ne signifie pas que le gouvernement du Québec va occuper à lui tout seul tout le champ de la taxation directe et indirecte, mais tout simplement qu’il va collecter les impôts pour remettre ensuite au gouvernement fédéral la part qui lui revient en vertu de la constitution canadienne. Ne soyez pas dupe, monsieur Bousquet des entourloupettes adéquistes !
Quant au projet de constitution "provinciale", Dumont a refusé d’endosser le projet Turp. En plus, les 22 pouvoirs revendiqués par le rapport Allaire ne sont dans le programme de l’ADQ. On dit seulement que, de façon générale on va "établir une politique autonomiste pour le Québec". Ce sont des paroles creuses, comme le PQ avec sa souveraineté-fantasme.
Vous faites de la désinformation, cher monsieur Bousquet et, en ce faisant, vous semez de la confusion.
2 - Pour convaincre les fédéralistes et autres indécis, encore faut-il proposer un programme indépendantiste et le défendre, chose que le PQ n’a jamais fait depuis 1976, sauf ses campagnes référendaires qui n’ont duré que quelques semaines en 40 ans. Le plus grand mythe qui existe au Parti québécois c’est la promotion de la souveraineté. Où, quand, comment ? Nous prenez-vous sincèrement pour des imbéciles, monsieur Bousquet ?
3 - Gandhi, ce grand combattant de l’indépendance indienne qui est considéré aujourd’hui comme le père de la nation indienne, n’a jamais prôné la tenue d’un référendum pour forcer les Anglais à quitter son pays. Il a combattu par des actions concrètes sans se demander ce que ses adversaires allaient faire ou penser. On s’en fout de ce que Ottawa ou Washington peuvent penser. On combat ou on ferme sa gueule.
Le reste c’est du bla bla.
4 - Je vais y aller encore plus cru que cela M. Bousquet. Qu’est-ce que cela peut bien vous faire que les jeunes se regroupent au sein du Parti indépendantiste et proposent un projet de pays que le PQ a jeté aux poubelles ? Vous avez juste à voter contre eux, mais au moins foutez-leur la paix !
Pierre Cloutier
M. Frappier, que proposez-vous ?
Le 7 mars dernier, vous écriviez que « le PQ ne sera pas pris au sérieux si... » et les conditions sont ensuite énumérées.(http://www.vigile.net/Le-PQ-ne-sera-pas-pris-au-serieux)
Vous écriviez : « Les souverainistes sont tannés du flou et de l’indécision. Ils veulent un plan d’action qui s’inscrit dans un horizon menant à l’indépendance.
Si le plan qu’il propose ne paraît suffisamment radical et crédible, si le leadership se révèle faible ou indécis, le PQ ne réussira pas à convaincre sur ce point. Dans ce cas, les Québécois ne voteront pas pour lui. Ce qui le condamnerait à la disparition. Ce qui laisserait la place à un parti plus jeune, plus radical, plus décidé. »
Rien ne vous oblige à livrer vos conclusions aujourd’hui, mais il faudra bien le faire à un moment donné. Personnellement, le soulèvement d’indignation populaire à la suite d’une décision impopulaire de la Cour suprême sur la loi 104 (dont vous parlez dans un autre billet (http://www.vigile.net/Tout-n-est-pas-perdu) et la métamorphose soudaine du PQ que vous évoquez, tout cela me semble cousu de fils blancs. Une telle lutte spontanée, c’est cela de l’activisme, un activisme stérile et qui épuise. Un autre feu de paille conduisant à des réformes ou à des promesses de réforme et tout le monde rentre dans le rang. Non merci. La lutte nationale devra faire émerger un leadership indépendantiste solide (présentement absent de l’avis général) qui pourra canaliser le sentiment nationaliste tout en gardant le cap sur la prise du pouvoir. Le PI propose la voie électorale pour regrouper les Québécois. Les appuis étrangers ? Vous ne les aurez pas. Pas avant de montrer qu’il existe chez-nous une volonté ferme d’accéder à l’indépendance. Faire la lutte, c’est faire progresser l’appui populaire, le raffermir surtout et parallèlement aguerrir, tremper dans l’action une formation politique et lui permettre de mûrir. Utiliser la voie électorale pour défendre ses idées, le faire d’élections partielles en élections générales sans discontinuer, c’est une façon tout à fait correcte et irréprochable de gagner graduellement des appuis. C’est une façon d’occuper une portion grandissante de l’espace public. Vous semblez demander au PI de courir alors qu’il commence à marcher. C’est assez sévère comme jugement. Personnellement, après de années de vaches maigres sur le plan de l’indépendance, je me réjouis qu’on nous offre enfin un moyen de sortir de l’ombre, voire de sortir carrément de l’inexistence politique.
GV
Vous êtes une peu trop tough M. Cloutier mais très intéressant et vous soulevez des passions, ce qui n’est pas donné à tout le monde. On n’a qu’à enligner le nombre de réponses que vous recevez à vos messages pour voir tout l’intérêt de vos interventions.
Je suis en faveur de l’union des forces de changement vers l’autonomie du Québec. Que ce soit le PQ qui se joigne au PI ou l’inverse ou que ce soit pour une coalition ou pour une fusion du PQ, du PI, de l’ADQ et de Québec solidaire, pouvu que ça se fasse. POURVOU QUE ÇA DOURE et que ça aille dans la bonne direction sans révolution.
Avoir un pays, o.k. mais passer où passe la Palestine, NON merci. C’est ce qui peut facilement nous arriver si on n’y fait pas trop attention. "Vous savez que le Canada et Israël viennent de s’entendre pour un échange portant sur la sécurité dans les 2 pays ?". Ça donne une idée quand M. Harper pense qu’Israël est A1 avec ses interventions au Liban ou en Palestine.
Faut avoir une bonne majorité de la polulation en arrière d’un projet clair, autrement, ILS sont capables de nous faire plein de problèmes, je leur fait une confiance totale sur ça. Faut pas juste craindre d’agir mais faut se présenter assez ferré.
Je crois en la foi indépendantiste du PI, faudrait faire confiance aussi au PQ pour la foi dans la souveraineté du Québec et à L’ADQ dans sa foi pour l’autonomie du Québec. Si M. Dumont n’avait pas cru au rapport Allaire, il n’aurait pas démissionné du PLQ et serait encore au Parti Libéral, comme ministre. Si M. Lévesque n’avait pas cru à la souveraineté-association, il n’aurait pas démissionné du parti PLQ et aurait plus facilement gagné sa vie dans ce parti.
1 - Ce n’est pas une question d’âge, M. Frappier, mais d’attitude et de mentalité. Moi j’ai 63 ans.
2 - Nous sommes dans une impasse, M. Frappier et nous cherchons toutes et tous des solutions pour sortir du merdier profond dans lequel nous a plongé l’étapisme de Claude Morin, qui, faut-il le rappeler ici, a été un collaborateur actif du Service de sécurité de la GRC de son nom de code Q-1. Vous n’allez quand même pas jusqu’à nier l’évidence et agir contrairement aux exigences normales de la bonne foi.
3 - J’ai parlé d’implosion uniquement pour vous démontrer que nous n’avons pas, vous et moi, de boules de cristal pour prédire l’avenir et que tout absolument tout peut survenir. Gandhi a combattu les Anglais toute sa vie et s’est fait emprisonner à de nombreuses reprises. Jamais il n’a pensé une seule seconde aux réactions des Anglais, car ils savaient de toute façon qu’ils s’opposeraient à son projet d’indépendance. Il a cherché toute sa vie à modifier les rapports de force avec la désobéissance civile et les actions de recherche de la vérité qu’il appelait Satyâgraha.
4 - C’est facile, vous savez, de décréter, comme vous le faites qu’une initiative est "juvénile". Et c’est peut-être, avec le plus grand respect, un peu hautain et prétentieux. Moi, en tout cas, je n’utiliserais pas un tel épithète pour caricaturer votre pensée. Vous, qu’avez-vous à proposer pour nous sortir de la mélasse péquiste ? 3 chapelets en famille et 2 neuvaines ?
5 - Moi, j’ai mis les choses simples et claires : un projet de pays, sous la forme d’une Loi fondamentale, la Loi no 1, moderne et progressiste avec des clauses de rupture qu’on ferait approuver par l’électorat lors d’une consultation populaire ou lors d’une élection (comme Lesage l’a fait en 1962 pour la nationalisation de l’électricité). J’ai expliqué, entre autres, que l’abolition du poste de lieutenant-gouverneur serait un excellent sujet parce que les québécois n’ont jamais été et ne seront jamais monarchistes. Et je le répète : le fait que le PI ne veut pas entendre parler de consultation populaire ne me dérange pas du tout, car je crois qu’à ce stade-ci, il faut radicaliser l’option. Point à la ligne. Il nous faut briser cette maudite peur qui nous fige. La peur d’avoir peur.
6 - Et oui, c’est un nouveau régime qu’on propose. Un nouveau régime constitutionnel. Un nouvel encadrement des relations entre les citoyens québécois et l’État du Québec. Qu’est-ce qu’il y a de si terrible dans cela, monsieur Frappier ? C’est cela l’indépendance d’un peuple. C’est cela un État optimal. Me semble que c’est pas difficile à comprendre.
7 - Vous, vous semblez vouloir avoir la ceinture, les bretelles, 10 polices d’assurance, un engagement formel du gouvernement canadien de vous encourager, un engagement formel du gouvernement américain de vous donner des tapes dans le dos et des beaux becs et puis quoi encore ? Une petite salade avec cela ? Nous sommes des combattants de l’indépendance, monsieur Frappier. Pas des membres de la cellule Pantoufle de l’Amicale des souverainistes mous et nostalgiques.
8 - On a assez niaisé avec le PQ, monsieur Frappier. C’est fini, terminé. Ça sent le renfermé, le pourri, la veille soupe avec le vieux pain moisi. C’est comme il y avait une odeur de chloroforme dans l’air. On s’endort. Cela nous prend un peu d’air pur, de courage, de détermination, d’imagination et d’audace.
Ce n’est pas une question d’âge. Juste une question de mentalité. On l’a ou on l’a pas.
Pierre Cloutier
Dernière intervention
M. Verrier
On peut penser que le PQ ne mérite pas de survivre en raison de son leadership faiblard, de ses objectifs creux et de son histoire déclinante. C’est légitime.
On peut penser aussi qu’un parti indépendantiste, plus jeune, plus déterminé, plus courageux, mérite de venir à l’existence et de prendre en main la suite des choses. Tout aussi légitime.
La conjoncture actuelle de repli du mouvement indépendantiste québécois peut se révéler comme une tombe - que les rats de Canwest ou de GESCA ont déjà commencé à orner de fleurs - ou comme un creuset d’où sortira une organisation régénérée et prête à continuer le combat, surtout à réussir.
Manifestement, vous optez pour la seconde, et j’en suis fort aise.
Mon propos n’est pas de décourager cette métamorphose. Je l’ai écrit déjà : je trouve simplement "dommage" qu’au nom de l’action, qu’au nom de l’urgence de la situation, on se lance tête baissée dans un projet que je juge défectueux. C’est là-dessus que devraient porter les interventions.
Le PI apprend à marcher, il ne faut pas le décourager ni l’empêcher de progresser, dit-on. Précisément. Je le vois, tout jeune, marcher... sur le bord de la piscine. Et vous me dites : n’ayez pas peur, etc...
À mon avis, au lieu de proposer une déclaration d’indépendance sur la base d’une simple ’pluralité" des voix, le PI aurait tout avantage à reprendre les positions péquistes en leur donnant toute leur portée :
définir l’objectif en termes de "Québec indépendant"
utiliser les fonds publics pour promouvoir la souveraineté, une fois élu
démanteler le monopole médiatique de Quebecor et de GESCA, au nom de la démocratie et de la liberté d’expression
proposer de créer un Super-ministère de la Concertation économique (État-stratège) plutôt que de laisser agir des acteurs économiques mobilisés par des profits à court terme, sans imputabilité sociale.
proposer aux Québécois d’utiliser le premier mandat pour créer les conditions gagnantes d’une consultation populaire dès l’ouverture du 2e mandat (pas d’attentisme, mais de l’activisme d’État) - ce qui relancerait la mobilisation générale avec un objectif réaliste dans le temps
relancer les grandes manoeuvres diplomatiques et administratives en préparation de la transmission des pouvoirs vers un Québec indépendant.
Cette énumération n’est pas exhaustive, cela va de soi. C’est l’idée qui compte, et cette idée, c’est que le PI pourrait à la limite REMPLACER le PQ en jouant un jeu réaliste, comme le PQ, mais RÉSOLU, contrairement au PQ. En renonçant à s’aventurer dans un espace imaginaire, bourré de lieux communs et de slogans à la noix. Cette perspective est loin d’être contre-productive. Bien au contraire. J’imagine très bien voir affluer vers le PI des militants et candidats, issus du PQ de l’ADQ et de QS, rassurés sur l’essentiel et partageant avec lui son esprit résolu.
Je ne suis pas contre le PI, je suis contre ses "extravagances électorales".
En fait, je suis POUR l’indépendance du Québec, et je soutiens tout ce qui peut nous en rapprocher, et je combats tout ce qui peut nous en éloigner.
M. Cloutier
"2 - Nous sommes dans une impasse, M. Frappier et nous cherchons toutes et tous des solutions pour sortir du merdier profond dans lequel nous a plongé l’étapisme de Claude Morin, qui, faut-il le rappeler ici, a été un collaborateur actif du Service de sécurité de la GRC de son nom de code Q-1. Vous n’allez quand même pas jusqu’à nier l’évidence et agir contrairement aux exigences normales de la bonne foi."
Franchement !
Je ne vais pas faire dévier le débat actuel dont la fécondité révèle le sérieux et la pertinence.
Mais je ne vais pas non plus laisser passer des sornettes qui nuisent à la fois à la réputation de Claude Morin, à ceux que vous associez péjorativement à son nom, et à la cause qui nous unit.
Je répondrai à ce sujet dans les jours qui viennent.
M. Bousquet,
Je ne suis pas contre une alliance PQ-ADQ et même avec QS et le PI. J’ai lu le livre de Gilbert Paquette et sur le plan rationnel, cela a du sens.
Mais. Il y a un mais et il est de taille.
La vie, comme la politique ne sont pas rationnelles, mais relationnelles, faut-il le rappeler. Toute est une question de rapports de force.
Je ne crois pas sincèrement que le PQ et l’ADQ vont s’unir et créer une alliance. Je peux me tromper - je n’ai pas de boule de cristal - mais on est en présence ici de 2 partis hyperélectoralistes obsédés par la prise du pouvoir et de la gouvernance provinciale au point tel qu’ils ne sacrifieront pas leurs égos pour servir les intérêts supérieurs du Québec.
Je connais très bien le programme du PQ que nous avons voté au XVè Congrès de 2005 , qui s’intitule un "projet de pays" et que Boisclair et Mme Marois ont jeté aux poubelles, sans même prendre la peine de convoquer un autre congrès. Je vais l’appeler le "projet de pays" fantasme.
J’ai pris la peine de lire aussi le programme constitutionnel de l’ADQ qui se résume en 5 points :
1 - Établir une nouvelle politique autonomiste pour le Québec ; 2 - Adopter une constitution québécoise ; 3 - Désigner le Québec comme "État autonome du Québec" ; 4 - Défendre nos champs de compétence ; 5 - Renforcer l’autonomie financière du Québec.
C’est de la frime de A à Z et cela ne veut strictement rien dire. En plus, on a réalisé récemment que Mario Dumont n’a pas du tout l’intention d’aller de l’avant et de le respecter lorsqu’il a donné une fin de non recevoir au projet de constitution provinciale de Daniel Turp.
Je vais appeler cela l’autonomie-fantasme.
Quant 2 partis politiquesse contente d’adopter des programmes-fantasmes pour tout de suite le cacher dans le placard et se contentent, POUR DES RAISONS ÉLECTORALES, peut-on sincèrement rêver, comme le fait Gilbert Paquette, que ces 2 partis vont s’unir pour faire progresser le Québec, de façon minimale sur la voie de l’autonomie réelle (avec le repatriement concret des 22 pouvoirs du Rapport Allaire) ou de façon maximale sur la voie de la "souveraineté" ?
N’est-ce pas là, monsieur Bousquet, rêver en couleurs comme vous le reprochez aux indépendantistes et aux partisans du PI ?
Pierre Cloutier
Je sais que Claude Morin essaie de se réhabiliter et qu’il donne de temps en temps de l’argent pour financer Vigile.
Soit. Mais j’ai besoin d’avoir une maudite bonne explication au gâchis dans lequel le mouvement indépendantiste se trouve actuellement.
J’ai besoin également qu’on me donne des explications sur le fait que l’idée de l’étapisme vient de 3 hauts fonctionnaires du gouvernement fédéral comme l’écrit Claude Bariteau dans son livre "Pour sortir de l’impasse référendaire".
N’a-t-on pas alors utiliser la ruse pour donner aux élites nationales un petit carré de sable dans lequel il pourrait "jouer", et mettre ainsi le vrai projet d’indépendance en veilleuse ? Cela ne ressemble-t-il pas à ce qui se passe au Bloc québécois ?
Ce sont des questions que je me pose et qui méritent une réponse claire et détaillée.
A ce sujet, je vous souligne que je suis membre du Club des sceptiques, que j’ai 40 ans de chinoiseries juridiques derrière la cravate et que je connais assez bien les techniques de confusion et de désinformation.
Pierre Cloutier
M. Pierre Cloutier écrit : « Nous sommes des combattants de l’indépendance, monsieur Frappier. Pas des membres de la cellule Pantoufle de l’Amicale des souverainistes mous et nostalgiques. »
L’idée de la cellule Pantoufle de l’Amicale des souverainistes mous et nostalgiques est assez bonne. Si vous venez qu’à la réaliser, faites-moi signe, je pourrais être intéressé à en devenir membre. Je serais plus partant que pour une cellule des révoltés à bottes de l’armée, durs et agressifs et souvent enragés.
Le gros problème que l’on a toutes et tous, ici sur Vigile, c’est que la plupart d’entre nous ne faisons pas de politique active et que nous faisons partie, somme toute, de la "Ligue du vieux poële", où bien assis avec les 2 pieds bien installés près du feu, nous commentons les bons coups et les mauvais coups des politiciens professionnels dans l’actualité.
Quand Gilbert Paquette et Gilles Bousquet me disent qu’il faudrait une alliance entre le PQ et l’ADQ, j’en suis et je dirais même que Vastel avait probablement raison dans son canular en suggérant que ces 2 formations - avec d’autres - créent un nouveau parti politique qu’il a appelé le Parti démocratique du Québec.
Je suis d’accord en autant que cette alliance permette, le plus tôt possible, de présenter des candidats à la prochaine élection pour battre les libéraux et surtout surtout de tenir un référendum rapidement sur un double volet : soit le rapatriement des 22 pouvoirs du rapport Allaire (autonomie) ou soit le repatriement de tous les pouvoirs (souveraineté).
Mais, je ne suis pas dans la peau de Mme Marois ni dans celle de Mario Dumont et je n’y peux rien.
J’exprime tout simplement des doutes sur la volonté de ces 2 personnages politiques de concrétiser cette alliance au nom des intérêts supérieurs du Québec, car, si le passé est garant de l’avenir, la mentalité provinciale et électoraliste de ces 2 partis les en empêchera.
Quant au programme de M. Frappier - qui ressemble un peu aux gestes de souveraineté de Gérald Larose - c’est la même chose. Ni le PQ ni l’Adq ne voudra s’embarquer dans un programme semblable. C’EST LA RÉALITÉ et nous n’y pouvons rien.
Moi, j’ai appris dans la vie que nous pouvons changer les choses que nous contrôlons, pas celles qui dépendent de la volonté des autres, que ce soit Mme Marois, M. Dumont et M. Tartapion.
J’ai décidé de joindre les rangs du Parti indépendantiste parce que je peux être un acteur en mettant sur pied un programme de militantisme virtuel et en rédigeant avec d’autres un projet de Loi fondamentale du Québec, avec lequel le Parti indépendantiste et son chef seront à l’aise.
Alors, cela me suffit amplement et j’ai l’impression que je serai beaucoup plus utile en faisant cela qu’en agissant comme spectateur-commentateur-critique de gestes que je ne contrôle pas.
Pierre Cloutier
M. Pierre Cloutier écrit : « Je sais que Claude Morin essaie de se réhabiliter et qu’il donne de temps en temps de l’argent pour financer Vigile. »
Je ne vois pas pourquoi M. Claude Morin aurait besoin de se réhabiliter même s’il a pris un peu plus de temps que M. Parizeau à adhérer au PQ et à la souveraineté-association. Son histoire de la GRC ne me scandalise pas du tout. Jusqu’à preuve du contraire, j’achète son explication que cette affaire d’espion qui me semble avoir plus aidé le PQ et le Québec que le fédéral.
Sans l’idée de référendum et de bon gouvernement de M. Morin, le PQ n’aurait pas pris le pouvoir en 1976. Avant son judicieux conseil, le PQ ne réussissait pas à faire élire plus de 6 députés avec Lévesque toujours battu dans son comté. Ce n’est pas avec ça que le PQ pouvait faire grand chose pour faire avancer le Québec et l’indépendance/souveraineté du Québec.
Concernant Claude Morin, pas sûr qu’il recevrait un accueil très sympatique advenant son retour au sein du P.Q. Il est beaucoup mieux de rester chez eux.
Encore là, quand vous dites que le PQ ne pouvait faire mieux et que l’étapisme a été profitable au PQ plus qu’il l’a été aux fédés, vous faites là une affirmation que ne corrobore pas la réalité politique que nous vivons présentement et qui, somme toute, n’est qu’une autre des affirmations sans fondement de votre part pour semer de la confusion et faire de la désinformation.
Vous avez le droit de penser et de dire ce que voulez, monsieur Bousquet - d’ailleurs vous ne vous en privez pas - mais certainement pas celui de nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
Je vous le réécris : cout’donc nous prenez-vous pour des imbéciles ?
Pierre Cloutier
Allons donc. On a pas besoin d’une telle chose au PQ. Le PQ comme tous les partis sociaux-démocrates ou de gauche souffrent en ce moment. C’est la même chose chez les Démocrates et les Socialistes français.
Non si vous voulez vraiment trouver la cinquième colonne, allez du côté de l’ADQ et de Mario Dumont. Ça c’est de la vraie cinquième colonne. Allez du côté des médias contrôlés par des patronneux libéraux fédéralistes véreux qui s’amusent à ne pas expliquer les enjeux nationaux ou à couvrir les activité du BLOC ou du PQ.
Au fédéral les hypocrites font la même chose en appuyant les Conservateurs pour les médias privés et le NPD pour Radio-Canada.
Quant au PQ, ce qui le gangrène le plus est sa culture politique de "poule mouillée" politically correct. Imaginez ! Depuis le référendum ces imbéciles avaient peur d’utiliser le mot "NOUS".
Faut le faire ! En tant qu’aliénation mentale et culturelle c’est dur à battre. Mais il n’en demeure pas moins malgré tout, que le PQ, que vous le vouliez ou non, est le seul véhicule capable de prendre le pouvoir et de faire la souveraineté du Québec.
Ce n’est ni le PI ni Québec "solitaire" qui changeront la donne.
En tant que petit peuble ménaçé démographiquement et politiquement,toutes ces divisions servent les racistes assimilateurs anglo et les fédéralistes corrompus comme Charest.
Le PQ doit être réinvesti mais surtout, l’indépendance comme la défense de nos intérêts et de notre identité doivent être défendus par des gestes d’éclats intelligents et provocateurs, des mouvement populaires de masse, pas par des manifestation de groupuscules de 100 personnes.
Vous avez bien répondu par un texte bien articulé. Si vous lisez mon texte, d’ailleurs, vous allez vous rendre compte que j’ai émis une hypothèse et que je l’ai précisé.
J’ai bien atteint ma cible puisque plusieurs personnes y ont répondu.
Quand j’ai écrit ce texte j’avais Claude Morin en tête, la surveillance policière fédérale de René Lévesque ( 2 520 pages), celle du R.I.N. (42,000 pages) et du P.Q (48,000 pages) ainsi que les opérations de contre-intelligence de la part de la section G du SS de la GRC, qui comprennent évidement des opérations d’intoxication, de manipulation, de désinformation et de confusion.
On ne peut certainement pas nier l’influence qu’a eue au PQ - et au Québec - l’adoption par René Lévesque de l’étapisme référendaire.
Claude Morin, aujourd’hui, essaie de faire remonter cette idée au temps de Jean-Jacques Bertrand et de l’Union Nationale alors que Claude Bariteau dans son livre Pour en finir avec l’impasse référendaire, l’attribue à 3 hauts fonctionnaires du gouvernement fédéral.
D’où mon hypothèse, compte tenu des résultats nets de l’opération.
J’aurais tout simplement le goût d’ajouter la question suivante : d’où vient alors cette culture de "poule mouillée" du PQ alors que celle-ci n’existait pas avant l’étapisme référendaire de 1974 ?
Je le vois bien quand je lis les coupures de presse dans le dossier de la GRC de René Lévesque. Avant 1974, René Lévesque se décrivait souvent comme un indépendantiste et un socialiste !
C’est après la prise de pouvoir de 1976 que cela s’est transformé !
Est-il possible de croire raisonnablement que sans l’étapisme, le PQ aurait pu prendre le pouvoir avec son programme original, déclarer l’indépendance et négocier avec le gouvernement fédéral ?
Est-il possible de croire raisonnablement que sans l’étapisme la culture de "poule mouillée" n’aurait pas été de mise ?
Quant au PQ, si vous trouvez la force d’aller militer dans ses structures, allez-y. Moi je n’ai plus cette force. Juste à l’idée de me retrouver à pêter de la broue dans un Conseil national, je fais de l’urticaire.
J’aime autant libérer la parole ailleurs où je me sentirai utile et le bienvenu. Pas un pestiféré ou un galeux, parce que je remets en cause le dogme référendaire.
Tout cela me fait penser à l’Église catholique et à ses dissidents : hors de l’Église, point de salut !
Pierre Cloutier
Dans la ligne de pensée du dernier commentaire de Pierre Cloutier. Le grand responsable de l’ « affaire Morin », c’est le PQ lui-même. C’est la passivité de ce parti en matière de renseignement et de contre-renseignement, son refus de prendre au sérieux l’infiltration possible et sa négligence à dicter une ligne de conduite à ses cadres qui a conduit à au moins une « dérive innocente ». Celle que l’on connaît. Sans tomber dans la paranoïa, le nombre de pages réunies par ses services d’information prouve bien que le Canada s’intéressait à la question. L’histoire concluera peut-être que le manque de résolution du PQ dans ses ambitions explique son laxisme en matière de sécurité interne, situation qui le rendait vulnérable à toutes les « influences ».
GV
M. Verrier,
Vous soulevez là un point extrêmement intéressant car je connais ce dossier comme le fond de ma poche. En 1981, je suis retourné à l’université et j’ai fait une maîtrise en droit public (2 ans plus 1 an pour la rédaction d’un mémoire). Pas comme Boisclair à Harvard. Non une vraie maîtrise.
Mon mon mémoire de maîtrise était intitulé : Droit et sécurité de l’État au Québec et au Canada" et j’ai fait une étude détaillée de toutes ces questions, y compris la commission MacDonald.
Comme j’étais membre du PQ depuis 70 et conseiller au programme à Montréal-Centre + président du comité sur la justice au Conseil National - j’ai fait une approche auprès de Michel Carpentier, alors directeur adjoint au cabinet de M. Lévesque en lui faisant part de mon désir de former un comité de travail sur la question au PQ et en lui demandant "s’ils avaient un dossier ouvert sur le sujet"
Savez-vous ce qu’il m’a répondu ? : "Peut-être". Il m’aurait ri en pleine face que cela n’aurait pas été pire. Je me suis rendu compte que le "peut-être" était une grosse farce plate car "ils" ne se sont jamais occupés de ce dossier. Louis Bernard, qui était le sous-ministre au Ministère du conseil exécutif, a même déclaré qu’il ne se souciait peu ou prou de savoir si la GRC inflitrait le PQ et le gouvernement.
Je suis revenu à la charge en 1993-1994. J’ai contacté Bernard Landry - que je connais bien - qui était prof à l’UQAM. Avec un collègue de l’UQAM, René Hébert, nous avons rencontré Jean Royer, alors chef de cabinet du chef de l’Opposition officielle pour mettre sur pied un comité de travail.
ÇA A ÉTÉ L’ENFER DE A À Z. Paranoia maladive, aucune rigueur et imbécillité du début à la fin. Hébert et moi avons travaillé pendant un an, bénévolement pour finir en queue de poisson. Serge Ménard, qui venait d’arriver au parti, m’a même invité d’aller réfléchir en dehors du parti. Imaginez, j’y étais depuis 70, je suis avocat depuis 1969 et j’ai une maîtrise en droit sur ces questions.
Par la suite, quand Landry est devenu vice-premier ministre et ministre des relations internationales dans le cabinet Parizeau, j’ai décidé de prendre le dossier sur un autre angle, soit celui des sources ouvertes (Open Source Intelligence).
Avec son accord, on a fait venir des USA, Robert Steele (président d’Open Sources Solutions) qui était prêt à nous aider pour construire un appareil de renseignement opérant exclusivement à partir des sources ouvertes. Steele nous offrait de nous transférer tout son "know how" et d’aider le Québec à Washington. Le sous-ministre Robert Normand nous a mis des bâtons dans les roues et le projet est tombé à l’eau.
Après le référendum, sous Lucien Bouchard, je n’ai même pas essayé de revenir à la charge, tant je savais que c’était peine perdue.
Bref, ce dossier extrêmement important - on le réalise maintenant avec l’ampleur de la surveillance dont a été l’objet le mouvement souverainiste du Québec ( 2520 pages sur René Lévesque, 42,000 pages sur le RIN et 48,000 sur le PQ) a été traité avec une désinvolture, une insouciance et une paranoia maladive par les dirigeants du PQ. J’impute ces tares à la mentalité infantile et provincialiste qui règne au PQ. S’ils avaient pensé une seule seconde en chefs d’État, les dirigeants du PQ ne se seraient pas comportés comme cela.
Dans le livre que je suis en train d’écrire et qui s’intitule : René Lévesque : 38 ans de surveillance politique fédérale, il y a un incident qui en dit long sur la façon dont M. Lévesque traitait ces questions. Je ne veux pas vendre la mèche, disons que c’était assez loufoque !
Il, faut dire aussi, à la décharge de Bernard Landry, qu’il a tout fait pour m’aider mais que ce n’est pas lui qui décidait au moment où il aurait fallu prendre des décisions importantes.
En clair et en bref - et je sens que notre ami Bousquet n’est pas loin pour dire n’importe quoi et me taper dessus - ce fut un dossier de merde du début jusqu’à la fin et qui renforce mon hypothèse d’une cinquième colonne au sein du PQ.
Pierre Cloutier
Bonjour M.Cloutier,
Quiconque s’est un peu intéressé à René Lévesque constate que son parcours était pour le moins bizarre.
Il s’est engagé dans l’OWI pendant la guerre 39-45, organisme jumeau de l’OSS, qui est l’ancêtre de la CIA.
Alors qu’il était correspondant de guerre en Corée, il n’avait aucune difficulté comme correspondant de la CBC à accéder aux premières lignes où les Américains étaient logés.
Ils avaient de nombreux amis tant chez les démocrates que les républicains américains qui le considéraient comme un membre de la famille.
Il n’a eu aucune difficulté à obtenir un rendez-vous pour interviewer Éléonore Roosevelt, épouse de l’ancien président.
Alors que René Lévesque côtoyait Pierre Trudeau, Trudeau était déjà considéré comme un communiste par les Américains alors que Lévesque était considéré comme un ancien de l’OWI…
Lorsque Parizeau est allé à Wall Street pour emprunter l’argent nécessaire à la nationalisation de l’électricité, il a été étonné qu’on ne lui pose aucune question et qu’on lui accorde la ligne de crédit sans mot dire comme si quelqu’un était passé avant lui.
La première allocution importante de René Lévesque après l’élection du PQ en 1976 a été faite devant l’Economic Club de New York, c’était quelques jours avant son étrange accident.
Lorsque Lévesque a pris le pouvoir en 1976, il a aussitôt aboli le service de renseignements de la SQ, celui que Bourassa avait créé à l’occasion des événements d’octobre 70 et qu’il a recréé à l’occasion des événements d’Oka. La dernière fois qu’on a entendu parler de ce service, c’était peu de temps après l’élection du PLQ en 2003, il cherchait des agents infiltrés du SCRS et de la GRC au sein des mouvements partitionnistes et défusionnistes de la région de Montréal. Les mêmes agents provocateurs de 1970, du vol des listes du PQ, de l’infiltration des groupes communistes de 1976 à 1980 et probablement d’Oka…
Les services secrets américains ont été très actifs au Canada, particulièrement à Montréal dans les années 70, principalement en raison de l’appui de Trudeau à Fidel Castro et moins à cause des appuis de René Lévesque à l’indépendance du Québec.
Louis Lapointe
Culture de "poule mouillée" au PQ. Mais elle vient du fondateur lui-même. René Lévesque avait un défaut énorme.
L’homme avait peur de froisser et de faire du mal au p’tit coeur de ses adversaires.
René était démocrate, mais ses adversaires se foutaient éperduement de la démocratie comme des droits de l’Assemblée Nationale ou de la Nation Québécoise.
Je ne peux compter le nombre d’occasions d’écrasement de René Lévesque. Ces égarements naifs nous ont donné les "Peace Keepers" et la Crise d’Oka. Ils nous ont donné un enseignement de l’histoire du Québec inexistant. Ils nous ont donné la "Nuit des longs couteaux." Ils nous ont donné Pierre Marc Johnson et le beau risque. Et non, milles excuses, ce n’était pas le travail de Claude Morin, mais bien la folie de Lévesque lui-même à l’oeuvre.
Pendant le référendum en 1995, les membres du PQ avaient averti Parizeau et Bouchard qu’il y aurait des risques de fraudes massives de la part de nos ennemis. Nous avions demandé une carte de l’électeur.
On connaît la suite de l’histoire. 135,000 de nouveaux citoyens canadians en temps record, des autobus jaunes remplis de voteurs anglo de l’Ontario qui ont voté pendant le référendum. Et ne venez pas me dire que ça ne s’est pas produit.
PQ = naifs. Hélas. Très très naifs je dirais. Des amateurs.
Et si demain il y avait référendum ? Vous ne voulez pas savoir la réponse. Et cette fois-ci on ne serait même pas obligé d’utiliser ces manigances pour gagner. Robin Philpot a décrit tout lea mécanique dans son ouvrage "Le référendum volé."
On se dirait NON une troisièmen fois. Vous voyez. Je pense vraiment qu’il nous faudrait un miracle cette fois-ci.
La démographie joue contre nous. Nous sommes divisés et comme d’habitude et nous ne savons plus exactement ce que nous voulons. Personne n’est plus capable d’articuler quoi que ce soit de cohérent. Nous n’aurons pas de troisième chance.
Chaque année qui passe, nous nous affaiblissons et nous devenons maintenant minoritaires linguistiquement non seulement au Canada, à Montréal mais dans l’ensemble du Québec.
Et ce n’est pas une victoire du PQ qui y changera quelque chose. Les Québécois ne veulent pas être. "To be or not be to be ? That is the question." Ben vous savez quoi ? Ils ne veulent rien. Ils sont contents comme ils sont malgré tous les beaux discours sur la langue française, cette farce même plus défendue par la France, et la culture. Ils sont tous à faits satisfaits de s’effacer et c’est ce qui va arriver à moyen terme à Montréal et ensuite dans les autres régions du Québec.
Toujours les mêmes combats à recommencer. Toujours. Oui c’est désâmant comme on ne peut jamais vivre un pays normal. Toujours les mêmes attaques psychiques, toujours les mêmes débats creux et follichons toujours les mêmes combats d’arrière garde. On finit par perdre contenance et on fait une dépression collective et individuelle. Aucun moyen en tant que minorité nationale de préserver les acquis. Tout ce qui est important nous sera enlevé. Retenez bien cela. Tout. Mais cela sera fait graduellement et avec notre consentement par conditionnement. C’est déjà le cas en 2008.
1 - Je le répète : aucune élection depuis 1974 n’a eu comme thème l’indépendance du Québec. Aucune. Ce n’est pas 2 référendums en 30 ans - dont un volé - avec des périodes de débat d’un mois seulement qui vont faire avancer la cause.
2 - Quand on veut l’indépendance, on le dit partout et tout le temps, ce qui n’est pas le cas du PQ. Après le congrès de 2005, les dirigeants se sont empressés à 2 reprises (Boisclair en 2007) et Marois en 2008, de mettre le "projet de pays" aux poubelles.
3 - Le PQ a eu sa chance. Il l’a ratée. Alors il faut tirer nos conclusions. Il n’y a point d’avenir pour les indépendantistes dans ce parti et il faut sortir de là.
4 - Si un nouveau front commun indépendantiste doit revoir le jour, ce sera par une alliance entre partis et non plus sous le parapluie péquiste. On a trop donné à ce parti. C’est fini.
5 - Depuis combien de temps, M. Parent, êtes-vous membres de ce parti ? Avez-vous milité dans les structures ? Pouvez-nous nous résumer le programme du PQ sur l’accession à la souveraineté ? Avez-vous lu le chapitre 1.2.3 du programme et les obligations que le PQ doit remplir AVANT LES ÉLECTIONS ?
Quand vous aurez répondu à ces questions, on pourra commencer à discuter sérieusement. Le reste, c’est du blabla.
Pierre Cloutier

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