Dans sa chronique éditoriale de ce matin, le chef éditorialiste à La Presse André Pratte y va d’une assertion plutôt étonnante : "Les Québécois apprécient donc toujours leur identité canadienne, certes plus diffuse, moins émotive que la québécoise mais tout de même tenace. Par delà les aléas de la conjoncture, les Québécois n’ont pas dérogé à leur choix fondamental, celui qu’ils ont fait en 1867 : s’associer aux Canadiens anglais pour être plus forts face au monde tout en défendant avec acharnement leur autonomie et leur culture."
Je voudrais bien voir l’éditorialiste de La Presse nous expliquer comment le peule québécois a-t-il fait ce choix de "s’associer" au peuple canadien en 1867, par quel référendum, par quelle consultation populaire ?
Ce que Pratte se garde bien de faire surgir dans ce souvenir historique, c’est que cette "association" du peuple québécois au reste du peuple canadien anglais n’est en fait rien d’autre qu’une méthode d’assimilation dissimulée et conséquence directe du rapport de Lord Durham.
Dans l’art de la Pratterie, personne ne réussira à surpasser son inventeur, maître d’un sophisme particulièrement insidieux !
Normand Perry
Chroniqueur à Vigile.

