Cher monsieur Michel Gendron,
Merci pour votre aimable et généreux appui au titre De la canadianisation du nationalisme québécois. Au moment j’ai pris connaissance de votre message, il était anonyme... votre oubli, compensé depuis... ET, j’avais bien lu que cette anonyme réponse abondait dans mon sens... en parlant de « feu » les « Canadien français », et j’ai abondé moi aussi dans son sens, dans votre sens, en précisant ce qui m’a semblé devoir l’être. Cela parce que votre formulation laissait entendre une fois encore que les « Canadien français », même morts, devaient être l’âme de la nation même en vertu d’une appellation aussi fallacieuse que « morte » ... s’étendant à la fondation de l’État souverain que nous espérons fonder depuis la Conquête, nous le peuple québécois de majorité Française, nous le peuple souverain du Québec.
Cette nouvelle vie que vous lui prêtiez, m’a semblé, me semble toujours valider le fait que nous ayons valablement été des « Canadiens français », et que cette entité artificielle imposée par le Conquérant, doive vivre, en tant qu’âme, à travers nous et pour toujours en tant que magnifiée par son saint statut « d’âme » éternelle. Je ne suis pas de cet avis. Cette âme dont vous parlez doit être celle des Québécois d’origine française que nous avons été et que nous sommes toujours.
Quant au fait que nous ayons été ou pas Français, « citoyen français » votre précision est juste et je l’ai aussi précisé. Nous étions « sujets » du Roi de France, donc Français de plein droit, dans un État de droit. Ce qui nous fait être en terme moderne, citoyens de France, donc, citoyens français. Je comprends mal pourquoi il faudrait que nous ne le soyons pas. Nous l’étions. Ce refus d’en convenir me semble être typique du discrédit, du mépris xénophobe suprématiste du Conquérant britannique à l’égard de la France et du fait français. Nous l’aurions intégré au point d’honnir ce qui devrait être célébré.
Nous étions Français de la région française du Canada. La descendance de ces Français de Nouvelle-France aussi est Française, à vie, à telle enseigne que Richelieu en a spécifié les termes. Et Me Christian Néron l’invoque à bon droit pour revendiquer le statut de citoyenneté pour nous à travers celle de Marie Mance Vallée, métisse française du Québec, donc, de sang français aussi.
XVII. Ordonnera Sa Majesté que les descendants des François qui s’habitueront au dit pays, ensemble les sauvages qui seront amenés à la connoissance de la foi et en feront profession, seront censés et réputés naturels françois, et comme tels pourront venir habiter en France quand bon leur semblera, et y acquérir, tester, succéder et accepter et donations et légats, tout ainsi que les vrais regnicoles et originaires françois, sans être tenus de prendre aucunes lettres de déclaration ni de naturalité. (5)
Requête de Marie-Mance Vallée au soutien de la reconnaissance de son statut de vraie regnicole et originaire française - Mémoire - Me Christian Néron, Québec 17 avril 2006
(5) Acte pour l’établissement de la Compagnie des Cent Associés pour le commerce du Canada, contenant les articles accordés à la dite Compagnie par M. le Cardinal de Richelieu, le 29 avril 1627, dans Édits, ordonnances royaux, déclarations et arrêts du Conseil d’État du Roi concernant le Canada, Québec, E. R. Fréchette, 1854, à la page 10.
NOTE ( Luc A. ) - Wikipédia « Régnicole est un terme juridique ancien qui désigne tous les habitants naturels d’un royaume ou État. Cette qualité de régnicole est opposée à celle d’aubain ou d’étranger. En droit contemporain on parle plutôt de citoyen ou de justiciable. »
Ainsi, nous pouvons dire que notre statut de régnicole est bel et bien un statut citoyen au sens grec ancien et démocratique moderne, ce pourquoi je m’autorise l’emploi du terme accolé au dénominatif « sujet » du Roi de France.
« "feu" les canadiens-français, i.e. les Québécois francophones qui constitueront le ciment de la nouvelle république... » dites-vous pour préciser votre pensée...
Pourquoi pas les « Québécois d’origine française » en lieu et place du « French canadian » comme nous a nommé le Conquérant à partir de 1870 seulement du reste, pour afficher sa nouvelle appartenance Canadian qui voulait s’imposer à la Britannique à laquelle ils ont tenus jusque-là très fort et à laquelle d’aucuns tiennent encore si fort, ce pourquoi la Cheffe de l’État du Canada est la Reine britannique d’Angleterre, du Royaume-Uni et j’en passe.
Celles et ceux qui ont été, qui sont, qui seront l’âme de ce peuple ce seront les âmes de tous nos ancêtres, de l’ensemble de nos lignées, de notre ascendance, française, jusqu’à nous. Pourquoi encore nous nommer, nommer ce qui serait notre âme, du nom que nous a donné le Conquérant ? Comme si les Esquimaux devaient être l’âme du peuple Inuit !? Pourquoi pas tant qu’à y être invoquer l’âme des « Frogs » pour qu’elle soit l’âme du peuple québécois !? Tant qu’à parler ce « cerfs » !? ;-)
Vous comprenez ce que je tente de dire en commentant votre propos. Ce n’est pas une attaque, c’est une précision qui va dans le sens de ce que vous dites...
« SVP, cessez de parler des anciens Canadiens d’ici en disant qu’ils étaient des citoyens français. Ils ne l’étaient pas. Ils étaient des sujets du roi, et de 2e ordre, parce qu’en colonie. »
Nous n’étions pas des « anciens Canadiens » d’ici... Cela voudrait dire que les actuels Canadiens et Canadians sont leurs descendants... Ce qui est loin d’être le cas... On s’entend... D’où la confusion... voulue... par les canadianisateurs. À la confusion il faut opposer la précision.
Mais cela demande un travail de déprogrammation... Vous-mêmes abondez dans le discrédit de la France, ce qui nous justifierait de la renier. Nous avons été endoctrinés, programmés... Cela n’est pas facile, mais il nous faut la faire cette déprogrammation, cette reconstruction de notre identité québécoise, d’origine française. Tout ce débat en est l’occasion. Puisqu’elle nous est donnée, profitons-en ! L’Histoire n’a pas d’importance nous disent-ils si souvent... sauf quand ça fait leur affaire... alors, maintenant qu’ils invoquent l’Histoire, soyons intarissable à tel égard...
Vous avez une conception moderne et biaisée par la modernité quant à la vie sous la Royauté. On ne peut du reste commenter la nôtre, historique, sans commenter celle des Britanniques. Nous n’étions pas sujets de 2e ordre, parce qu’en colonie. Nous, d’ascendance française nous étions la France, l’extension de la France, du peuple de France. Nous n’étions pas une population Conquise par la France, nous étions la France.
Du moins me semble-t-il. Vous avez une conception moderne qui doit être relativisée quant à la notion de sujet du Roi. Elle n’avait rien d’humiliant le Mémoire de Me Christian Néron est éloquent à cet égard, et employer le terme citoyen n’est pas abusif pour décrire ce que nous étions. La féodalité à la base du système monarchique n’était pas la servitude. Il s’agissait d’un contrat entre le Roi et ses vassaux, un contrat librement consenti d’allégeances réciproques comportant droits et devoirs afférents pour les deux parties.
La France et la Nouvelle-France monarchique : un État de droit.
La France était un État de droit, du reste l’État de droit le plus développé pour l’époque en Europe, nous disent nombre d’auteurs, beaucoup plus que ne l’était le Royaume d’Angleterre. La France avait 30 ans d’avance à maints égards me dit Me Néron qui est un savant à cet égard. Nous avons été par exemple, dotés de facultés de droit bien avant les Britanniques, ce qui du reste, de par les expertises et compétences de nos juristes, en a imposé aux Britanniques, ce qui n’est pas étranger au relatif succès de la défense de nos droits face au Conquérant, comparé à d’autres peuples colonisés ou conquis.
Il y a toujours eu ici nombre de Français nouvellement arrivés, et des allemands et des Autrichiens, ne serait-ce que dans l’administration et dans l’armée. Nous n’étions pas qu’un troupeau mené par des abuseurs. Surtout pas un troupeau de « cerf », comme vous le mentionnez si bien ;-)
Ce qu’ont voulu nous faire croire les Britanniques racistes, qui pour nous amadouer ont bien sûr discrédité et méprisé la France, c’est forcé, elle avait eu le déshonneur de perdre la guerre. C’est donc que le Régime était souillé, gangréné. Or cela n’est qu’hautain mépris impérialiste et xénophobe.
Ici s’affrontent en fait fierté et mépris.
Le mépris du vainqueur à l’égard des vaincus : la France empire concurrent, et nous, les Français de Nouvelle-France et des régions administratives de la Nouvelle-France, les Canadiens, les Acadiens, et tous les autres. Il est question de fierté réappropriée, celle des vaincus. Le mépris xénophobe et brutal britannique commence à la Conquête, dans les campagnes violées, incendiées, assassinées ; dans le refus fait à Lévis de rendre dignement les armes ; et se poursuit aujourd’hui dans ce refus d’en appeler aux voix du peuple pour valider l’État qu’impose de haut l’Autorité impériale autocratique britannique aujourd’hui Canadian.
Un déni xénophobe, autophobe, de nos origines françaises
Il y a confusion entre abandon de la France et statut de Français que nous avions, de Français que nous étions. Oui, nous avons des doléances historiques capitales à faire à la France, mais cela ne nous coupe pas pour autant d’elle. Son sang coule dans nos veines. Nos ancêtres étaient Français, pour le meilleur et pour le pire. ( Voir : En réponse à Monsieur Ivan Parent - La part des vaincus, l’autophobie - Guy ROY - Tribune libre de Vigile - 19 juillet 2009 )
Il ne faut pas non plus oublier à propos de cet abandon que LOUIS XV était coincé. Dans cette guerre de 7 ans, les Britanniques maitrisaient les mers. Ce serait en grande partie en raison de cette suprématie guerrière qu’il a été dans l’impossibilité de nous transmettre les renforts espérés au printemps 1760. Il n’y a pas qu’indifférence ou négligence dans cet abandon.
« De beaux efforts, des faits d’armes remarquables, mais jamais reconnus en France. Par exemple, cherchez les faits d’armes de Pierre Lemoyne d’Iberville dans les biblios françaises. Je vous dis bonne chance. Niet, nada. Par contre, allez à la bibliothèque du Congrès américain à Washington, et vous trouverez tout. »
Comme si cela n’était pas dû à la Conquête britannique. Bien sûr que notre histoire n’est pas partie de celle de France depuis la Conquête. 30 ans plus tard, la Révolution française a achevé le travail d’abime sur tout ce qui avait été tenu pour la honte du peuple de France, y compris notre abandon, jusqu’à De Gaulle.
« Cela dit, il me semble que tout dérape sur Vigile. »
Vous avez raison de vous en inquiéter. « Si on se fie à tout un chacun » d’aucuns sont « racistes, canadianisateurs », d’autres sont « des traîtres, de fieffés péquistes à la solde du Canada, des diviseurs invétérés, des cryptofédéralistes et j’en passe. »
J’avoue comme vous le faites « que cela me laisse perplexe, compte tenu des tâches concrètes à réaliser. » Force est de constater cependant que nous en sommes là. Et, comme le dit Marie Mance Vallée, c’est donc que nous avons des choses à discuter qui nous distraient de ce qu’il nous faut faire de toute urgence. On peut comme vous s’en désoler à bon droit, mais on peut aussi y voir comme un passage obligé. Passer sous silence tant de paroles à dire serait-il préférable, je ne crois pas. Le silence est la pire des choses.
Ainsi, nous serions dans ce déluge de mots, plus ou moins gracieux il faut le dire, en train de mettre sur la table ce qui a toujours été caché, tabou, notamment tout ce qui touche au sentiment identitaire.
Ce qui se passe ici montre bien à quel point la confusion règne. On mélange origine nationale et refus d’une certaine France. Culture et statut national. Nous sommes d’origine française. On voudrait sous tout fallacieux prétexte la taire, la nier au profit d’une canadianité partisane et propagandiste. Et, l’on ne manque pas de mettre le fer dans la plaie de notre blessure d’abandon. On espère que celle-là nous fera nier notre ascendance au profit d’une appartenance au Canada actuel, en jouant sur les mots anciens qui n’avaient pas le même sens.
Des souverainistes abondent, si tant est qu’ils le soient, ce dont on peut à bon droit douter tant ils canadianisent ou pourfendent le noble et fier nationalisme québécois. Ils tentent ainsi d’embarrasser leurs adversaires, tentent de blâmer le PQ et le Bloc qu’ils ont décidé de détruire ou de blesser mortellement.
« Un cerf n’est pas humain, un serf oui, ce qui fait qu’il a le potentiel pour devenir citoyen un jour, contrairement à l’autre qui est plus ou moins destiné à la casserole. »
Vous avez tout à fait raison. Et comme vous le dites nous étions et sommes des humains, sujets du Roi de France, capable donc d’être citoyen. Ce pourquoi j’emploie ce terme stricto senso impropre, mais qui illustre néanmoins fort bien notre statut. Et, même sous la Royauté, les citoyens avaient droit de cité, ce sont les citoyens du Royaume de France qui ont fait la Révolution française.
Et si on laissait les gosseux de poils de grenouille gosser dans leur coin ? Une brise d’air frais ?
Oui, on pourrait. Mais à force de pomper l’air, ceux-là placent leurs pions qui pourront être déplacés lors des grands jeux à venir, il sera alors bien difficile de réagir dans la tourmente. Il sera alors trop tard. Les ayant laissés occuper tout le terrain identitaire, il sera difficile ensuite de les en déloger en tentant trop tard de démêler ce qu’ils ont mis tant d’effort à entremêler. Contredire leurs fausses vérités est déjà tout un pensum par temps calme, imaginez par tempête. Des affirmations fausses, inexactes, tendancieuses, qui à force d’être répétées finissent par ne plus être tenues pour des mensonges. Ce qui vous oblige pour tempérer pour calmer le jeu… Ce qui vous amène à dire que « l’âme » du peuple québécois serait celle des « Canadien français ». J’ai bien compris que vous vouliez tempérer. Mais cette tempérance ne fait que donner des armes à ces propagandistes canadianisateurs pour l’avenir. En effet, si même morts, ceux qui ont endossé l’appellation « French canadian » doivent être l’âme de la nation, c’est dire que le Conquérant nous a toujours sous sa botte. Il aura gagné.
L’âme du peuple québécois n’est pas, n’a pas été, et ne doit pas être celle d’une appellation honteuse plaquée sur nous comme un symbole de pouvoir usurpateur, mais bien celle de notre ascendance telle qu’elle s’est incarnée dans notre Histoire et notre culture séculaire qui remonte aux Gaulois via notre ascendance française. Les « colonisés » des territoires français d’Afrique ou d’Asie, ne pouvaient dire « nos ancêtres les Gaulois », mais nous, d’origine française, nous pouvons le dire. Et, le pseudo Gébé Tremblay trifouille et patauge dans ce magma du colonialisme français. Il nous dit être colonisés par la France, du même statut que nous sommes sous la colonisation britannique. C’est faux. Nous étions Français, de plein statut régnicole, c’est-à-dire, citoyen. Sous le règne impérial britannique, nous ne somme rien, collectivement rien, jamais valablement consultés, jamais reconnus dans l’État.
Et même plus, dans ce métissage Gallo-romain qui a été le nôtre, nous pouvons parler de nos ancêtres Romains, et Grecs, latins donc. Tout le contraire d’un rapetissement ethnique à une canadianité factice, usurpatrice. Nous sommes face à une latinité aux prises avec une aryanité anglo-saxonne suprématiste méprisante. Il y aurait beaucoup à dire sur le sujet... Passons ! Me Néron aurait beaucoup à dire… ses prochains écrits pourraient nous être d’un grand secours…
Une attaque en règle
Le nationalisme québécois : 40 ans d’imposture ! et sa suite...
Le renvoi au vocable « canadien français » recouvre une volonté britannique de distinction des origines xénophobe et raciste. Le Conquérant a voulu nous faire lui, nous assimiler, cela impliquait la destruction de notre identité française et pour désirer abandonner notre langue, il fallait d’abord tuer notre allégeance à la France. Le fait de renier cette appartenance pour endosser une appartenance coupée de la France - comme si, s’était ici, en Nouvelle-France, inventé une race venue de nulle part, dans antécédents, sans parents - participe de cette volonté assimilatrice. Faire des Français des Canadiens sans lien de culture ou de sang avec la France, ne retenir d’elle que notre langue, désincarnée, sans corps et sans sang le parcourant, participe de cette assimilation voulue par le Conquérant.
Une attaque occulte
Le pseudo Gébé Tremblay alias Zach Gebello n’a de cesse que mettre de l’avant avec le pseudo Chevalier Robert de Beauchesne, un « culture », un peuple « Canadien français » distinct totalement, absolument de la France, même en Nouvelle-France, comme s’il n’était pas partie du peuple de France. Cette tentative instrumentalise notre blessure d’abandon qui tente de gommer, justifier la Conquête. Comme si elle était une libération.
L’objectif poursuivi est patent. Une patente qui nous fera devoir envisager notre nationalisme québécois que dans la perspective canadian.
L’odieux de l’affaire, c’est que des souverainistes supposés abondent. J’y vois plutôt une mascarade. On détourne le discours souverainiste indépendantiste des plus radical, et on se pare de lui, pour mettre de l’avant tout le contraire, au mépris de notre ascendance. Le procédé est aussi grossier qu’efficace. Comme l’a été avec succès le remplacement des rites et fêtes païennes par des fêtes chrétiennes. On utilise la force d’évocation d’une culture, d’une imagerie, d’une pensée, pour en plaquer une autre. Le procédé tutélaire est séculaire, millénaire. Il ne faut pas se surprendre qu’il soit utilisé ici. Tout ça, sous pseudo... de manière anonyme, cachant la vraie identité des auteurs. S’il se cache, c’est donc que leur famille pourrait avoir honte. Et, comment ! Il faut le faire... Tout ça provient d’un groupe de personnes ou même d’une seule personne. Faut le faire...
Dans cet écheveau inextricable, on patauge et c’est le but, nous faire patauger.
Soit ! Plongeons ! À force nous pourrons voir clair. Vaut mieux prendre le taureau par les cornes maintenant, sans attentisme, plutôt que de courir devant, risquant à tout moment de nous faire encorner. NON ?
Je ne tire pas sur tout ce qui bouge. Je réplique aux tirs, d’autant s’ils sont amis, ou se prétendent tels. Et, je ne parle pas de vous ni de vos dires. Je n’ai pas tiré sur vous ni sur vos dires, j’ai tenté de préciser le fait qu’il ne faut pas temporiser. Ici, nous faisons face à une attaque. Il faut répliquer. Maintenant.
Nous sommes Québécois, majoritairement d’origine française. Nous sommes le peuple souverain du Québec. Vive le Québec libre !
Libre de la canadianité qu’on veut nous voir endosser pour mieux nous contrer.
Il est toujours ici question de canadianiser le Québec via son sentiment identitaire toujours confus et mal intégré, détruit par la Conquête et par les assauts assimilateurs canadianisateurs. On tente de faire indirectement ce que l’on ne peut en aucun cas faire directement. À savoir, assurer la pérenne sujétion du Québec et des Québécois à un Canada qu’ils refusent.
Je ne sais pas qui est ce pseudo Gébé Tremblay, cet anonyme dont on ne connaît pas le vrai nom. Dont on ne sait pas qui est le véritable auteur. Qui se dit souverainiste radical, indépendantiste, mais qui manifeste un véritable et Britannique mépris pour la France et se trouve ainsi justifié de nier ses origines française et nous appelant à nier les nôtres, collectivement, nationalement. Il tente de le cacher ce mépris de nos origines, mais le jupon finit toujours par dépasser. On ne sait pas davantage qui se cache sous le pseudo Chevalier Robert de Beauchesne. On ne sait pas s’il ne s’agit pas de la même personne, ou groupe de personne organisé.
Ce qu’on sait c’est qu’il s’agit d’une véritable cabale, d’une campagne de promotion de la canadianisatrice identité « French canadian », chantage à ses aïeux « Canadiens français » et « Canadiens » à la clé, nationalité et origine française en moins. Je réplique à l’attaque comme il se doit, du moins comme je le crois.
Un peu d’air certes, comme vous dites...
... mais certainement pas celui qui nous est ici pompé... Et pour faire de l’air rien de mieux que de ventiler ce qui est fallacieusement, vicieusement dit par un propos qui fait les distinctions qui s’imposent.
Nous assistons à pose de la clé de voute de leur entreprise canadianisatrice. On a préparé depuis longtemps l’affaire. Ici, plusieurs sondages ont échoué. Maintenant avec ce pseudo Chevalier on lance une attaque mûrement réfléchie. L’exceptionnelle tenue de ses textes en témoigne Voir les liens afférents au bas de ce titre. Un travail énorme et assidu a été consenti de longue haleine. Plusieurs entités ont été convoquées au moins trois. Si ça passe dans Vigile, c’est gagné. La chose pourra être reproduite partout dans les Forums Internet.
Le test de canadianité québécoise : si ça passe dans Vigile, ils gagnent !
La séduction a opéré. D’aucuns ont abondé au discours puisqu’il a habilement mis de l’avant tout l’argumentaire anti PQ et Bloc qui a tant de succès ici. Faut le faire ! Voilà des indépendantistes québécois, du Québec qui vont tenir à tenir pour âme de leur peuple, comme seule véritable ascendance, une canadianité… irréductible, niant nos origines françaises alors que nous n’aurions de cesse que de défendre la langue française pour l’État invalide actuel du Québec et celui valide du Québec souverain que celles-là et ceux-là veulent fonder. Cherchez l’erreur ! Pathétique…
Certes nous vivons privés d’État valide, hors l’État, validant et magnifiant ce non-statut en nous disant contre l’Autorité de l’État, de l’État royal et colonialiste français compris, nous nous privons de l’Autorité Suprême qui est la nôtre, celle du peuple démocratique et souverain du Québec que nous sommes, majoritairement d’origine française.
Et, on voudrait que je ne réponde pas aux tirs groupés si insistants !? Comment le pourrais-je !? Vous voudriez que je laisse passer pour un peu d’air vacancier qui serait de mise le compromis de tempérance que vous tendez en tant que drapeau blanc… Comprenez que ce n’est pas contre vous, mais pour nous et notre lutte à venir que je peux me résoudre à laisser passer ça en leur donnant l’arme suprême de « l’âme » québécoise, par trop mal fagotée dans les ors et les habits souillés d’une canadianité que je répudie pour toujours en tant que marque au fer rouge affichée sur la peau ainsi tatouée de ce bétail que nous serions de par nos origines à nier, celles qui nous faisaient « cerfs » français, britanniques devenus, empreinte que voudraient indélébile les canadianisateurs qui se font ici passer pour des indépendantistes en mal d’identité.
L’UNION de nos forces québécoise souverainistes
Cela dit, oui, il nous faut faire l’UNION de nos forces. Ça commence là où nous sommes. Et, nous sommes en train de dire que nous ne sommes pas d’origine canadienne-française, nous sommes d’origine bel et bien française. Nous sommes le peuple québécois majoritairement de fière et noble origine française invalidant tout État ne s’étant pas soumis à nos voix, pour fonder sur ces bases solides un État valide et légitime qui soit celui qui nous plait, selon notre bon plaisir majoritaire de peuple démocratique, Autorité Suprême de l’État valide démocratique et légitime.
Références
Vigile-2008 05 01-Ghislain Lebel-Je me porterai candidat pour le Parti Indépendantiste-Parti Indépendantiste
Vigile-2009 06 10-Robert Chevalier de Beauchesne (pseudo)-Réponse à Nestor Turcotte, à Pierre Bouchard, à Marie-Mance Vallée, à Robert Laplante, à Mathieu Bock-Côté et à combien d’autres ?-Le nationalisme québécois : 40 ans d’imposture ! -
Vigile-2009 07 13-Robert Chevalier de Beauchesne(pseudo)-Le nationalisme québécois : 40 ans d’imposture – suite
Vigile-2009 07 15-Éric Tremblay -L’indépendantisme : seul véritable nationalisme québécois -
221-Vigile-2009 07 16-Robert Chevalier de Beauchesne (pseudo)-Lettre ouverte à Éric Tremblay -
Vigile-2009 07 16-Luc Archambault-Réplique aux PIïstes d’un Québec... bi-national !?-Nous sommes un peuple. Nous sommes le peuple souverain du Québec-Le Canada est un État bi-national ( si tant est ). Pas le Québec.
Vigile-2009 07 19-Raymond Poulin -Ethnicisme et droit du sang : le rêve compensatoire-
Vigile-2009 07 19-Catherine Doucet-Appui à Robert Chevalier de Beauchesne-
Vigile-2009 07 21-Luc Archambault- 2LY Ghislain Lebel & aux pseudos Robert de Beauchesne, Gébé Tremblay, Zach Gebello - De la canadianisation du nationalisme québécois - Nous sommes le peuple souverain du Québec. Vive le Québec libre !


