Vigile.net
Entre le statu quo constitutionnel et l’indépendance du Québec, je choisirais l’indépendance. - Léon Dion
             
Vigile.net a besoin de votre appui financier. N’hésitez pas à contribuer à sa production.
Financement 2008
 15931$  80%  
Objectif : 20000$
Un parti pris pour l’union des forces indépendantistes
Gaston Boivin
Tribune libre de Vigile
mardi 31 juillet 2007      274 visites      2 messages


Lorsque la création du parti québécois a été envisagé à l’époque, ce fut, me semble-til, pour changer l’ordre des choses, pour changer un statut inadéquat pour le Québec et les francophones du Canada, celui d’un Canada aux mains d’une nation majoritaire d’origine anglo-saxonne et ce au détriment d’une nation minoritaire d’origine francaise, pour qu’au seul endroit où cette nation francophone était majoritare, elle puisse se conduire comme tel et afin que, pour ce faire, le Québec quitte le Canada pour devenir indépendant et autonome.C’était, selon ma perception, l’intention et le but ! En d’autres mots, la mission du P.Q. était de briser le statut quo. Pour y réussir, il avait, à mon avis, l’obligation d’avoir une attitude et une conduite de nature révolutionnaire au risque, sinon, de faire le jeu même du statut quo. En cours de route, s’ajouta à ce projet une addition d’apparence alors anodine mais qui s’avéra en définitive assasine pour le parti, ce fut celle d’ajouter à la lutte pour l’indépendance du Québec une association, si possible, avec le reste du Canada, ce qui se traduisit alors sous le vocable de "Souveraineté-Association". Malheureusement pour lui, le P.Q., dès lors, porta en lui le germe même du statut quo( gracieuseté, si je ne m’abuse, de monsieur Claude Morin, celui-là qui, plus tard, a été dénoncé pour avoir collaboré avec la G.R.C.). En effet, cet ajout se révéla dans les faits un frein à l’attitude et à la conduite révolutionnaire qui auraient du être celles d’un parti qui cherchait à nous extirper du statut quo dans lequel nous étions enlisé, car, dès lors, il nous obligeait, en parallèle avec la lutte pour l’indépendance du Québec, à maintenir le dialogue avec le Canada anglais ou, à tout le moins, à lui faire la cour pour en ménager les susceptibilités. Évidemment, ce dernier avait alors beau jeu pour clamer, à la première occasion ,que jamais il ne s’associerait avec un Québec indépendant. Nous nous retrouvions aussitôt dans une dialectique de statut quo ! Au surplus, cet ajout avait l’effet d’apeurer une partie non négligeable de la population francophone du Québec qui jugeait que, si le P.Q. assortissait son projet d’indépendance à une association avec le reste du Canada, c’est que cette association devait être nécessaire à la viabilité d’un tel état indépendant et, comme le Canada anglais avait déjà annoncé d’avance qu’il rejetterait une telle association au cas d’indépendance du Québec, cette partie de la population en avait irrémidiablement conclu qu’il valait donc mieux que le Québec reste dans le Canada. Cet ajout(qui fut d’ailleurs fortement contesté à l’époque) fut la pire erreur du P.Q. et allait, de surcroît, conditionné son existence et créer la dissension à l’intérieur de ses troupes : Le P.Q., depuis lors, a toujours cherché vis à vis le Canada anglais à se ménager un éventuel dialogue post- séparation et cette attitude se manifesta notamment lorqu’il avait à prendre une position ou une décision relativement à certains points chauds de son programme, notamment en matière de langue. Son attitude fut dès lors contre-révolutionnaire et favorisa indirectement le maintien du statut quo. Dès cet instant, le discours du parti fut empreint d’une certaine ambivalence qui l’a finalement desservi de sorte qu’aujourd’hui il semble n’avoir aucune gêne à se dire indépendantiste mais à agir au vu et au su de tous comme s’il ne l’était plus, ce qui est pour le moins symtomatique d’une faille majeure dans sa mécanique et n’est absolument pas de nature à stimuler l’ardeur de celles et de ceux qui croient toujours à la création d’un Québec indépendant et autonome. En ce sens, le P.Q. donne actuellement l’impression d’un volcan en voie d’extinction, d’un feu sans alimentation et sans oxygène !

Comme par hasard, en ces temps de remise en question, certains des anciens ténors du P.Q. sont à la télévision de Radio-Canada à commenter des documentaires relatant les évènements marquants l’histoire du Québec auxquels ils ont été mêlés dans leur jeunesse. J’y ai ainsi vu et entendu madame Louise Harel, que j’estime, commenter avec admiration le culot dont elle a fait montre dans sa jeunesse en 1968 ou 1969 à l’occasion de la manifestetion en faveur de la francisation de l’université McGill.:Madame Harel, pas plus que les autres anciens ténors du parti n’ont changé : Même intelligence, mêmes talents, mêmes convictions, même passion, même dévouement à la cause, même implication, mais en ce qui concerne le culot, il n’y est plus, et, s’ils l’ont perdu perdu, ce n’est pas leur âge qui les en a dépossédés mais c’est ce qu’est devenu le P.Q. et ce qu’ils sont devenus avec lui ! Quand le général de Gaule est venu au Québec en 1967, il y a 40 ans, et qu’il y a clamé, sur le balcon de l’hôtel de ville, son "Vive le Québec libre", il avait un âge certain et un culot non moins certain ! Il est d’ailleurs symtomatique que le P.Q. ait passé sous silence la commémoration de ce quarantième annivesaire, semble-t-il parce qu’il a manqué de temps. Mais à quoi donc le P,Q. passe-il son temps ? Est-ce à s’occuper à ne pas faire l’indépendance du Québec ?!

Doit-on en coséquence conclure immédiatement à la création d’un nouveau parti politique indépendantiste ? De prime à bord, en ce qui me concerne, j’estime que non parce que toute division éparpille nos forces et ne profite quà nos adversaires, l’Histoire en ayant été toujours le témoin, la dernière en liste étant celle du Hamas et du Fatah. D’ailleurs de l’Histoire est née l’expression :"Diviser pour régner", que tous les conquérants du monde n’ont eu cesse de mettre en application en même temps que la menace pour les populations conquises d’un mal plus grand, faute pour elles de collaborer.

D’un autre côté, un parti politique, qui se prétend indépendantiste, a l’obligation minimale d’agir comme tel, sa seule prétention à ce titre n’étant point à elle seule une garantie pour toujours de l’appui des indépendantistes ! Cet appui au parti se mérite en autant qu’il se conduise comme un véritable parti indépendantiste : Il doit y avoir à ce propos une symétrie parfaite entre le dire et l’agir. Ce parti, qui, actuellement, n’aspire à rien d’autre qu’au pouvoir devrait se rappeler que "Vouloir, c’est pouvoir" ! Le pouvoir n’est pas en soi une mauvaise chose pour l’indépendance en autant qu’il la fasse avancer mais pour cela, il faut, en surplus de la bonne gouvernance des affaires de l’état, l’utiliser pour cela, ce que le P.Q., par pudeur intellectuele, n’a jamais vraiment fait jusqu’à date. Comme l’on disait à l’époque au Québec, il ne faut pas être plus catholique que le pape ! Croyez-vous que le gouvernement libéral de monsieur Charest n’a pas utilisé le pouvoir pour affermir la position des fédéralistes au québec ?! Considérant le tout, dans l’état actuel des choses, l’impulsion naturelle serait effectivement d’aller vers la création d’un nouveau parti indépendantiste ! Nous nous devons de faire quelque chose avant que la situation ne se détériore encore plus. Mais avant d’en arriver là, je crois que nous avons l’obligation et la responsabilité de tout tenter pour maintenir l’union des forces indépendantistes, les mettre au même diapason et, surtout, pour sortir le P.Q. de sa routine néfaste et de ce qui semble être un espèce d’aveuglement quasiment volontaire qui perdure depuis trop longtemps. Certains estiment que nous avons déjà tout essayé et que c’est peine et temps perdus. Je suis d’avis contraire.

Le P.Q., à travers le temps, est devenu une sorte de chapelle où l’on y pratique une religion qui a ses rites et ses dogmes et où l’on y récite, en litanie, les bribes d’une bible, sans réaliser vraiment le sens des mots que l’on y a créés. Cette religion a également ses curés, qui trop souvent n’ont osé remettre en question l’espèce d’infaillibilité pontificale du chef. Rappelons-nous tous ces épisodes passés où le chef, lorqu’il n’était pas d’accord avec une proposition ou une décision des membres de son parti et qu’il ne réussissait plus à convaincre son monde avec des arguments, menacait de s’en aller si elle était adoptée ou maintenue. Elle a aussi ses excommuniés, toujours de plus en plus nombreux, ceux qu’on qualifie de purs et de durs parce qu’ils se disent indépendantistes et agissent comme tels, qui, généralement, ont quitté d’eux-mêmes le parti parce qu’ils n’étaient plus disposés à y vivre cette cotradiction entre le dire et l’agir. A ce rythme-là, il va de soit que l’auto-critique est devenue une perle rare dans ce parti et que l’on y répète inlassablement en chapelle ce qui est devenue une litanie, une espèce d’incantation, un véritable murmure que l’on chuchote faiblement, de peur de ne pas froisser et apeurer la population laissée en proie aux manipulations de la Gesca-Béatitude fédéraliste !

Comment le P.Q. en est-il arrivé là ? Bien-sûr, il y a les effets pervers causés à travers le temps par le côté association de la Souveraineté-Association qui a freiné, compliqué et omnibulé son discours autonomiste et souverainiste. Mais, il y a plus, il y a que les fédéralistes se sont organisés et que le parti québécois a négligé sinon omis cette donnée dans la conduite de ses affaires. Remontons à ce propos l’histoire et ce, à partir de la création du R.I.N. : Lorsque le R.I.N. a été créé, c’était dans le but de faire l’apologie de l’indépendance du québec et de la favoriser par ses actions. C’était avant tout un parti qui cherchait à éveiller la conscience nationale des québécois, qui dénoncait les situations injustes faites aux francophones du québec et d’ailleurs dans l’ancienne Nouvelle-France du Canada et qui, pour ce faire, recourait à l’action, notamment à l’organisation de manifestations, à celle de débats et à la participation à de tels débats, espérant par là faIre prendre conscience collectivement aux québécois de leur existence comme nation, de leur situation de dominés, des conséquences leur en résultant et de l’urgence à ce titre de faire l’indépendance du Québec pour corriger la situation. C’était à l’époque où le Québec, après être passé à l’ère de l’industrialisation, s’était mis à celle de l’éducation et s’était ouvert à ce nouveau média qu’était la télivision. C’était à une époque où il y avait pour les québécois framcophones cette conscience subite, cette fébrilité d’exprimer son existence et ses revendications, cette soif de savoir, de s’affirmer, de s’affranchir de tout, de cet obscurantisme, de cette domination, alors que la censure relative à ces items concernant leur destinée n’existait pas encore à Radio-Canada. C’était l’époque où la télévision d’état était un merveilleux lieu et moyen de cogitations qui s’infiltrait dans presque toutes les demeures, qui appartenait à ce moment-là au peuple qu’elle desservait parce qu’il pouvait y discuter et débattre librement et sans containte de ce qui intéressait alors son existence et son développement. C’était celle de "Point de mire", émission qu’y animait alors René Lévesque et celles de bien d’autres émissions à carectère social et politique. Durant cette période, il n’y avait pas non plus cette concentration dans les mains d’un même propriétaire, de surcroît fédéraliste, des principaux médias écrits. Ainsi à l’époque, lorsque le R.I.N. se manifestait, on en parlait dans tous les médias, et souvent en première page en ce qui concerne les journaux. Pour les québécois francophones, le R.I.N. avait alors des allures de "Robin des bois". Plus il se manifestait, plus se multipliaient les adhésions au parti. Quelque temps après la création du P.Q., le R.I.N. a fait l’erreur de se saborder, croyant à tort qu’il pourrait noyauter le P.Q. et surtout sous-estimant ses rôles de rassembleur, de motivateur, et d’activiste qui ont été des facteurs déterminants dans le développement de la cause d’un Québec indépendant et autonome.

Le P.Q. a alors récolté ce qu’avait semé laborieusement au cours des ans le R.I.N., multpliant par ailleurs le tout grâce à l’auréole qu’avait auprès de la population québécoise son chef, monsieur René Lévesque, qu’elle considérait ni plus ni moins comme le "Maurice Richard" des ondes. Son progrès n’a eu cesse de se manifester jusqu’à ce que Pierre Elliot Trudeau ne décide de mettre la clef dans la porte de Radio-Canada comme il avait souvent menacé de le faire et jusqu’à ce que le gouvernement canadien ne prenne les mesures appropriées pour mater les maudits séparatistes et jusqu’à ce que, au surplus, la plupart des journaux ne deviennent la propriété de ce franco-ontarien fédéraliste qui a pour nom Paul Desmarais et dont la seule véritable patrie est son portefeuille, monopole qu’a permis avec enthousiasme le gouvernement canadien et à lequel a consenti en toute inconscience sinon indifférence le gouvernement québécois. Dès lors, le P.Q. a commencé à péricliter, d’autant plus que son angélisme l’a empêché d’utiliser des méthodes qui n’ont pas rebuté à ses adversaires. Il a plutôt alors tenté d’adapter sa stratégie qui deviendra désormais celle du mimétisme : Dorénavant, il se confondra avec les couleurs qui entourent le paysage politique : La presse et les médias fédéralistes n’ont-ils cesse de clamer quotidiennement et à satiété que la population ne veut plus d’un autre référendum et ce jusqu’à ce que les gens aient tellement assimilé dans leur subconscient ce diktat qu’ils finissent eux-mêmes par se dire entre-eux que la population ne veut plus d’un autre référendum, qu’aussitôt le P.Q. en repousse l’avènement jusqu’à l’arrivée de conditions jugées gagnantes ; ainsi de suite pour plusieurs sujets d’importance, ainsi de suite, pour la suite des choses. Quelle loufoquerie, le P.Q. qui, naivement, sans s’en rendre compte, cède l’initiative de l’action combattante aux fédéralistes : Ce n’est plus lui qui essaie de vendre à la population les bienfaits de l’indépendance et qui, par ses politiques et stratégies, cherche à l’y mener, mais c’est désormais le parti qui adapte son comportement en conséquence de ce que la machine fédéraliste, tant gouvernementale que médiatique, presse et télévision, réussira à vendre au peuple : That’s it !

Une autre raison qui, à mon opinion, explique l’image actuelle du P.Q., c’est que le pouvoir engendre ses parasites qui, généralement, sont arrivistes et ambitieux et qui, à travers les ans, prennent du gallon : Sans mettre en cause leurs convictions politiques, il n’en demeure pas moins qu’étant par nature plus intéresssés à leur propre cause qu’à la cause du parti, il en résulte que, lorsqu’ils prennent du gallon, le parti s’affaiblit d’autant. Multipliez cela par plusieurs années de pouvoir et vous mesurerez à ce niveau l’étendue de l’affaiblissement du parti !

Additionnez le tout, savoir le boulet de l’Association dans le tandem "Souveraineté-Association", l’organisation des forces fédéralistes pour contrer la montée péquiste et la main-mise fédéraliste sur les médias, la manipulation de l’opinion publique qui en résulte, la stratégie passive du "mimétisme" du P.Q. quI, par ce moyen, tant bien que mal, essaie de s’ajuster à une opinion publique sans cesse orientée par les médias fédéralistes, l’arrivée vers les hautes instances du P.Q, d’arrivistes et d’ambitieux, avec de surcroît un retour à la montée de l’individualisme, et vous avez-là tous les ingrédients por converger vers le résultat suivant : "Nous ferons un reférendum(l’indépendance), quand la population nous le demandera" !.... Et évidemment, quand Gesca, Radio-Canada, le gouvernement canadien et ses créatures, le gouvernement libéral de monsieur Charest, ses ministères et manigances, l’auront conduite à faire un tel choix. Quelle perspicacité ! Quelle docilité à se conduire comme l’adversaire par ses agissements désire qu’on le fasse !

Ceci dit, imaginons l’instant d’un moment, ce que le R.I.N. de l’époque de Pierre bourgault ferait de nos jours s’il renaîtrait. Il est probable que Bourgaut lui-même ne saurait faire revivre le parti avec autant d’intensité, et ce en raison même du contrôle de l’information par la gent fédéraliste : Les coincidences sont de nos jours telles que les orages sont maintenant trop forts pour que Radio-Canada puisse retransmettre convenablement les discours des leaders péquistes. Je fais cette remarque pour attirer l’attention sur deux choses : Premìèrement, pour souligner les difficultés médiatiques que rencontrera un nouveau parti indépendantiste qui diminuera d’autant son impact auprès de la population. Deuxièmement pour souliger que le problème le plus important actuellement pour le mouvement indépendantiste ce n’est pas l’inaction du P.Q., qui est de fait le second problème, mais c’est celui de la main-mise exercée sur les médias de tous genres par les fédéralistes et à laquelle il faut dès maintenant s’attaquer. Bien-sûr, il y a Vigile.net, le journal "Le Québécois", et tous les autres sur le net qui défendent le pays à coeur ouvert , ainsi qu’avec passion, conviction et intelligence. L’information, le débat d’idées ainsi que la stimulation intellectuelle y est importante mais l’impact sur la population est négligeable. Pensez seulement que Vigile.net n’a qu’une moyenne d’environ seulement 2,000 visiteurs par jour et que ses articles tant en édition qu’en tribune libre atteignent rarement les 500 visiteurs et plus. Il nous faudrait donc créer un quotidien indépendantiste qui deviendrait accessible à tous, un peu comme l’a été à l’époque "Le Jour". Ce journal pourrait être un amalgame de Vigile.net et du journal "Le Québécois. Tant qu’à rêver pourquoi pas aussi une radio et une télévision indépendantiste ! L’argent ne fait peut-être pas le bonheur mais il nous empêche actuellement de faire un pays qui ferait notre bonheur à nous tous ! L’argent, c’est le nerf de la guerre, cela est connu sur tous les champs de bataille. Napoléon a d’ailleurs cédé "LA Louisianne" en 1805 aux Américains pour s’en procurer afin de continuer à guerroyer contre l’Angleterre. Il nous faudrait peut-être convertir monsieur Paul Desmarais à l’indépendance du Québec, au risque de provoquer la rupture de l’union intervenue entre l’un de ses fils et la fille de monsieur jean Chrétien. Nous pourrions déléguer auprès de lui madame Pauline marois , dont l’époux a déjà travaillé pour lui. Je rigole bien entendu, mais n’empêche que tout cela est très important, car c’est dans le quotidien que l’on rejoint la masse des gens : Rien ne pourra battre le jounal du matin lu maladroitement dans le métro ou sur le coin d’une table dans un restaurant ; la radio que l’on écoute furtivement et la télévision que l’on regarde plus attentivement.

Si un nouveau parti indépendantiste devait se créer, il devrait être à l’image du R.I.N.. Tous ses membres devraient également adhérer au P.Q. ou,devrais-je plutôt dire, réadhérer au P.Q.. Il devrait comme celui-ci être axé sur l’action politique et l’activisme ! Il devrait pousser dans le dos du P.Q. pour le réveiller’ l’inciter à agir, à reprendre l’initiative et le combat pour l’indépendance. D’où la pertinence d’être également présent a u P.Q. : Il ne devrait présenter de candidat(s) à une éventuelle élection partielle ou générale qu’à défaut par le P.Q. de reprendre valablement le combat pour atteindre à l’indépendance du Québec. À défaut le P.Q. sera entrainé par la force du mouvement indépendantiste et il devra, comme l’a fait à l’époque le R.I.N., se saborder.

Ce que je suggère ici , c’est donc une mesure mitoyenne : un nouveau parti politique indépendantiste, activiste, réformiste, en puissance d’agir lors d’une élection mais qui n’y présentera pas nécessairement de candidats. Un tuteur pour le P.Q. ! Un incitateur à l’agir indépendantiste ! Une famille agrandie, avec un petit frère dont il faudra tenir compte, à défaut d’une scission éventuelle ! Ce sera au P.Q. de décider !

— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —

Envoyer un message privé à Gaston Boivin

Suggérer cet article par courriel


Vos commentaires:
  • Un parti pris pour l’union des forces indépendantistes
    31 juillet 2007, par Gilles Bousquet

    Complet, intéressant, modéré, intelligent et pratique exposé indépendantiste.

    Faudrait commencer par favoriser la fusion des trop nombreux organismes voués à la souveraineté comme le Conseil de la souveraineté du Québec qui ne semble pas trop où aller avec ses bottines de feutre, la SSJB qui fait bien, le RIQ et les les sectes souverainistes qui travaillent sans trop faire avancer la cause, chacun de leur côté.

    L’idée d’être membre d’un nouveau parti indépendantiste et du PQ en même temps pour tenir le PQ en alerte souverainiste semble une autre bonne idée.

    Pour ce qui est des médias, je crois que le Journal de Montréal, le Journal de Québec et le Devoir ne sont pas fédéralistes de même que plusieurs commentateurs à la radio et à la télé et artistes.

    On peut penser qu’il y avait peu de médias et commentateurs en faveur de l’ADQ à la dernière élection qui a quand même réussit à emporter 41 comtés avec le programme autonomiste suivant qui est publié sur leur site Internet officiel :

     » ÉTABLIR UNE NOUVELLE POLITIQUE AUTONOMISTE POUR LE QUÉBEC. Promouvoir et défendre l’autonomie du Québec par la conduite de relations bilatérales et d’égal à égal avec Ottawa, par l’abolition du Conseil de la fédération, et par la réouverture du dialogue constitutionnel avec le gouvernement fédéral et les autres provinces.  » ADOPTER UNE CONSTITUTION QUÉBÉCOISE. Rédiger et adopter la constitution du Québec pour affirmer notre identité et nos valeurs dans une démarche non partisane, démocratique et consensuelle.  » DÉSIGNER LE QUÉBEC COMME « ÉTAT AUTONOME DU QUÉBEC ». Inscrire dans la constitution du Québec l’appellation « État autonome du Québec » afin de mieux définir, pour nous-mêmes et pour les autres peuples, la nation québécoise.  » DÉFENDRE NOS CHAMPS DE COMPÉTENCES. Utiliser tous les moyens à notre disposition pour contrer l’intrusion fédérale à l’intérieur de nos champs de compétences exclusifs, compétences où nos droits sont souverains au sens même de la Constitution canadienne.  » RENFORCER L’AUTONOMIE FINANCIÈRE DU QUÉBEC. Renforcer l’autonomie financière du Québec en donnant la priorité au rétablissement de l’équilibre fiscal entre les paliers de gouvernement, à la diminution de l’endettement du Québec, à la réduction de la dépendance à l’égard de la péréquation, et à l’instauration d’un seul rapport d’impôt pour les contribuables québécois.

    Si l’ADQ prend le pouvoir et réussit tout ça, vous pouvez dire adieu à la l’indépendance pure pendant un bon bout de temps dans le même sens que les réussites de gouvernance du PQ, genre la loi 101, ont considérablement fait baisser le sentiment de frustration des Québécois envers la fédération canadienne. "Le PQ, en réussissant tout ça s’est un peu hara-kiri à son option. C’est encore le danger pour le PQ de vouloir gouverner le Québec-province.

    Par contre, si l’ADQ prend le pouvoir et se fait fermer la porte sur son option par la rigidité du fédéral, le souverainiste amoli va probablement redurcir de l’option.


  • Un parti pris pour l’union des forces indépendantistes
    4 août 2007, par Johan Nachmanson
    Des loin la meilleure proposition ou suggestion qui laisse Madame Marois la possibilité de réorganiser le PQ. Si on ne voit aucune changement il faut peut-etre agir autrement


Premier colloque annuel

L’Institut de recherche sur le français en Amérique tiendra son premier colloque le 28 novembre prochain


No 274 - 2008



Dîner des Patriotes 2008

23 novembre
28 novembre 2008

Solidarité Québec-Algérie

Vendredi 28 novembre 2008
  • Vigile.net a besoin de votre appui financier. N’hésitez pas à contribuer à sa production.
    Joignez-vous aux Amis de Vigile.
  • Objectif 2008: 20000$
     15931$  80%  
  • Pour contribuer en ligne 
         Nom:
    Courriel:
       Anonyme
    Montant: $

  • Contributions récentes :
    16/11 Claude Morin : 50$
    16/11 Christian Gagnon : 50$
    13/11 Louis Gagnon : 30$
    11/11 Louis St-Hilaire : 25$
    11/11 Alain Raby : 25$
    9/11 Anonyme (PP) : 50$
    8/11 Giselle Chagnon : 25$
    Toutes les contributions
  • Merci beaucoup! -Vigile.net