Monsieur Jean Charest, chef du gouvernement, dit qu`il veut faire venir 100,000 immigrants par année au Québec. Au bout de 10 ans cela fait un million d’immigrants qui opteront en majorité pour l’anglophonie.
Et cela alors qu’il y a une anglicisation rapide du Québec.
À Montréal, le cœur du Québec, on parle en majorité l’anglais depuis peu nous disent les démographes. Le grand Montréal forme une bonne partie de la population du Québec. C’est l’endroit névralgique de la nation Québécoise. Qu’arrivera-t-il si Montréal bascule dans l’anglophonie ?
Il y a quelques décennies à peine les francophones formaient environ 25% du Canada. Nous ne sommes plus que 22%.
Et au Québec alors que nous étions 82% de parlant français, il y a 25 ans, nous ne sommes plus que 79%.
Malgré tout, le même discours continue : Développement économique à tout prix et croissance économique illimitée avec une main-d’œuvre immigrante. Ce sont pourtant des valeurs remises en question. Il faut plutôt réduire notre consommation. Arrêter d`acheter du jetable. Ménager les ressources. Vivre plus simplement. Voilà le véritable confort. Il est moral et tranquille. La philosophie du toujours plus est devenue immorale. La vie est beaucoup plus intéressante quand elle est simple.
Mais le même discours passéiste continue. Nos gouvernements s’apprêtent à financer la reprise de la production-consommation à tout prix, à même nos taxes, alors que ces valeurs sont de plus en plus jugées dépassées. Il faudrait une plus juste mesure dans cette production. Qu’on écarte les inutilités, et laides superficialités.
Prenons un exemple : nous voyons ces milliers de restaurants de chaînes américaines, souvent presque déserts, et qui ne survivent que par leur montage financier en bourse. Ils ont fait mourir les petites entreprises québécoises du genre bien intégrées dans leur milieu et ne proposent que des menus insipides et souvent malsains. Nos bonnes recettes sont oubliées. Ça, c’est du mauvais développement à courte vue. Des limites devraient être imposées comme c’est le cas dans d’autres pays.
Et ainsi de suite pour différents secteurs, presque tous les secteurs. Il faudrait rationaliser un tant soit peu, à tout le moins.
Faire entrer un million d’immigrants en dix ans en pleine crise économique, et avec un chômage élevé, c`est totalement irresponsable, voire dangereux pour la paix sociale. Il faut voir les proportions montantes des immigrants chez les sans-abri comme indicateur.
Oui à l’immigration, mais de façon restreinte et en fonction d’un développement à prédominance francophone et harmonieux de la Nation Québécoise.
Pas question de sacrifier la Nation sur l’autel de la croissance économique à tout prix. Notre civilisation est rendue beaucoup plus loin.
Le gouvernement doit réviser ses politiques en matière d’immigration.
Alain Raby
Saint-Jean-Port-Joli

