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Jean Charest nous fait encore une fois la démonstration qu’il est indigne de la fonction qu’il occupe. Cet individu occupe la fonction de Premier ministre d’une nation. Il se gargarise de la reconnaissance du Québec comme nation par Harper - un juste retour des choses après les années du déni trudeauiste. Seulement la reconnaissance de Harper le machiavélique n’était pas exempte de fourberie - à condition qu’on n’y prenne garde. Et, loin d’y prendre garde, Charest joue bassement dans son jeu pour marquer de petits points partisans.
Après avoir proféré une litanie d’inepties sur les fonds fédéraux dont seraient privés les Québécois advenant la victoire d’un parti souverainiste, fonds que les Québécois payent au gouvernement fédéral et qui leur reviennent de droit, faut-il le rappeler, voilà que Charest se dépasse en vilenie en agitant un prétendu risque de partition.
Une des seules instances de partition dans l’histoire des indépendances occidentales contemporaines est celle que la Grande-Bretagne imposa à l’Irlande - avec les résultats que l’on connaît, non pas pour la république libre d’Irlande, mais pour le Royaume-Uni. Or, contrairement à des indépendances démocratiques telles celles de la Norvège, l’Islande ou la Slovaquie, l’indépendance de l’Irlande se fit par les armes. Les règles d’accession à l’indépendance suite à un référendum sont claires et ne laissent pas place à pareille violence dans les pays qui prétendent respecter la démocratie.
Mais visiblement Charest ne respecte pas le droit à l’auto-détermination de la nation québécoise. Pour mousser son option, il est prêt à verser dans l’intimidation de bas étage.
"On entre dans un trou noir", a-t-il répondu au journaliste qui l’interrogeait au sujet de cette menace des fédéralistes purs et durs et des nationalistes canadians extrémistes. Le vrai trou noir, M. Charest, est celui qui a annihilé votre sens de l’honneur.
Devant un tel comportement absolument indigne de la fonction qu’il occupe, M. Charest n’a qu’un choix : démissionner. Et les Québécois n’ont qu’un choix : renvoyer cet homme turpide chez lui.
Charles Courtois,
Montréal
Un seul mot me vient à l’esprit. C-A-P-I-T-U-L-A-T-I-O-N ! Charest a fait quelque chose d’unique dans notre histoire. Il a refusé de défendre le territoire du Québec, dont il est, en tant que premier ministre, le premier garant.
Par ce "lapsus" révélateur, Jean Charest a démontré qu’il est non seulement incapable et indigne de diriger le Québec, il a prouvé qu’il est prêt à brader ses intérêts fondamentaux. Dans certains pays, on parlerait ouvertement de trahison.
Ici, André Pratte et les autres mercenaires de Gesca se contenteront d’appeler ça un lapsus (s’ils ne décident pas tout simplement de feindre la surdité). Puis, dans deux semaines, son complice Stephen Harper va essayer d’acheter des votes pour Jean Charest avec le budget Flaherty du 19 mars. Coïncidence ? Personne n’est dupe.
On pourra bien parler des faiblesses d’André Boisclair... le 27 mars. Mais en attendant, les souverainistes savent ce qu’ils doivent faire. La route du Judas Iscariote de Sherbrooke, l’homme qui est prêt à vendre le Québec pour 30 deniers, doit être bloquée. Et si ça sent pas bon, pas grave... bouchez-vous le nez s’il le faut !

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