Sans son bloque de Cyberpresse, 2008 11 10- Les propos illogiques de Mario et de Pauline Stéphane Laporte participe à la campagne électorale en prenant position de manière sophistique en faveur du gouvernement démissionnaire de Jean Charest.
Sophisme :
Raisonnement faux, ayant l’apparence d’un raisonnement logique et qui est fait dans le but de tromper. ( Antidote )
Réciproquement, un raisonnement peut être présenté comme illogique en vertu d’un raisonnement faux qui n’a que l’apparence d’un raisonnement logique.
C’est le cas du raisonnement de Stéphane Laporte qui en prétendant de manière sophistique que le raisonnement du PQ et de l’ADQ est illogique parce qu’il qui s’oppose à des élections précipitées d’un gouvernement démissionnaire. Réciproquement, le raisonnement du PLQ serait lui, logique puisqu’il permet en déclenchant des élections aux partis d’opposition de prendre de pouvoir. Alors même que le gouvernement est ici faussement justifié de démissionner parce qu’il prétend pouvoir assurer la stabilité du gouvernement en devenant majoritaire... On aura tout vu !
Stéphane Laporte présente sa logique... Il prétend fallacieusement qu’un principe devant s’appliquer seulement en quelques circonstances définies, doit s’appliquer en tout temps. Or, le principe en question obéit plutôt à des règles qui nient sa supposée primauté. En faisant impasse sur ces règles, le principe est faussement présenté comme devant s’appliquer en tout temps. Ce qui n’est pas valable du point de vue logique.
Le principe.
L’opposition doit toujours désirer des élections.
Cela, parce qu’elle se dit, doit se dire en tout temps, meilleure que le gouvernement pour gouverner.
Pour ce faire elle doit désirer toujours des élections pour avoir la chance d’accéder au gouvernement, et pour ce faire, elle doit toujours désirer renverser le gouvernement. Ainsi, elle devrait applaudir un gouvernement qui provoque lui-même des élections.
Cependant...
En vertu de ce principe, aucun gouvernement minoritaire ne pourrait gouverner.
Aussitôt élu, il serait renversé.
C’est pourquoi le principe n’a pas toujours primauté sur toute logique et ne doit pas s’appliquer en tout temps. Il doit obéir à des règles qui suspendent son application, sans contredire la validité du principe. Ici, Stéphane Laporte fait impasse sur les règles d’application du principe pour prétendre qu’il doit bel et bien s’appliquer comme si les règles d’application n’existaient pas. Ce qui est un raisonnement sophistique qui n’a de logique de l’apparence.
Règles d’application du principe
Pour assurer la stabilité des gouvernements minoritaires, le principe ne doit pas s’appliquer pendant un délai d’au moins 2 ans de mandat. ( Selon l’usage, soit ± la moitié du mandat. Le gouvernement actuel n’a que 18 mois. )
Il ne doit pas s’appliquer pendant une crise. ( Nous sommes en crise. )
Il ne doit pas s’appliquer quand l’électorat souhaite que le gouvernement gouverne. ( Les sondages en témoignent )
Toutes ces règles militent en faveur de ne pas appliquer le principe, maintenant.
Le gouvernement de son côté invoque la stabilité du gouvernement et...
Le gouvernement choisi l’instabilité des élections en pleine crise.
Un gouvernement est élu pour gouverner. Pour gouverner 4 ans, crise ou pas.
Le gouvernement peut cependant décider de se dissoudre et démissionner en tout temps.
Un gouvernement minoritaire peut être défait en tout temps en chambre et il doit démissionner. Mais tout cela ne doit pas s’appliquer en tout temps.
Jean Charest veut la stabilité, mais démissionne... et se renverse lui-même...
L’opposition a protesté contre le gouvernement démissionnaire en vertu de la stabilité du gouvernement. Le gouvernement pouvait gouverner, mais démissionne et va en élection pour... gouverner... C’est lui qui décide.
Et... il décide de ne pas gouverner, pour... gouverner.
Il prétend pouvoir mieux gouverner dans la stabilité avec une majorité.
L’argument falsificateur de l’obtention de la majorité.
Rien ne permet d’assurer l’élection d’un gouvernement majoritaire, ni en soi, et d’autant pas en ce moment. Au contraire. En conséquence, cette incertitude électorale va à l’encontre du principe de stabilité.
Les chances que le PLQ parvienne à être majoritaire sont très minces. Le prétendre n’est qu’un prétexte. Jean Charest joue au poker. Il a démissionné pour rien. Seulement pour acheter du temps et pour enfoncer l’ADQ.
Ce ne sont pas quelques points d’avance dans les sondages qui permettent de garantir que le gouvernement démissionnaire sera majoritaire. Sans garantie il n’y a pas de stabilité. Il s’agit plutôt d’un prétexte pour être réélu à tous prix, même minoritaire. Ce qui va à l’encontre de la stabilité supposée recherchée par l’obtention une majorité illusoire. S’il y a en ce cas stabilité... de l’instabilité, elle ne peut s’accomplir que par l’instabilité et l’incertitude électorale...
Ainsi, la seule stabilité qui soit, est bien celle du sophisme fédérateur des fédéralistes du PLQ du Premier ministre démissionnaire Jean Charest et de ses partisans de GESCA.
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —

