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Un contrat civique pour la survie de la Nation québécoise
Jean-Louis Pérez
Tribune libre de Vigile
dimanche 8 juin 2008      152 visites      2 messages


« Il n’y a pas de peuple sans sa langue, pas de langue sans sa culture, pas de culture sans un destin, pas de destin sans son épanouissement, pas d’épanouissement sans —pleine— liberté, pas de —pleine— liberté sans droit à gérer son avenir sur son territoire. » Anonyme

**

Quand en Démocratie existent des décisions contractuelles réciproques entre les électeurs et les élus, ces décisions font que le pouvoir politique soit beaucoup plus démocratique, efficient, pragmatique et résolument plus fort pour faire face aux défits collectifs qui se présentent chaque jour devant nous dans ce monde de globalisation sauvage et d’expansionisme démografique antioccidental. Cette symbiose d’union entre le pouvoir des citoyens et celui détenu temporairement par nos représentants politiques est le seul moyen capable d’assurer l’épanouissement des citoyens dans l’harmonie qui encadrera la force requise pour vaincre nos abversaires et conquérir le plein droit politique destiné à gérer notre propre destin national québécois.

Le lien contractuel existe dès que l’identité d’une civilisation ou d’une culture nationale est formée par ses valeurs convergentes. Celles-ci sont conformées à travers des mots et sont codifiées dans les récits de par les faits vécus au moyen desquels cette culture ou civilisation obtient une image de soi-même qui agit comme paradigme moral. Modifier le lexique par la pression ethnopolitique exogène et contraire à nos intérêts nationaux revient à altérer ces valeurs profondes. À teneur de cette réflexion, le lexique et le langage qui sont utilisés par les partis politiques et les organisations socio-culturelles ( la majorité en crise ) altèrent des valeurs déterminées comme celles de la véracité, loyauté et décence qui, inéluctablement, doivent être les vraies valeurs de la Dēmokratía : «  souveraineté du peuple », de dêmos, « peuple » et krátos, « pouvoir ». C’est-à-dire, un Pouvoir limité aux citoyens et non à des castes oligarchiques.

Ainsi, l’insoumission ou la violation à/de ces valeurs, le détournement de la Démocratie et le saccage des principes par des partis politiques et organisations socio-culturelles au Québec, font que la déstructuration nationale continue à s’amplifier au bénéfice de tous ceux qui veulent anéantir la Nation québécoise. Dans ce panorama de désorganisation collective, il faut faire appel au compromis des nationalistes québécois et à la valorisation de la participation des citoyens engagés dans le présent et l’avenir socio-politique et économique d’un Québec francophone. C’est à partir de cette évidente déstructuration sociale, culturelle, économique et politique que doit surgir, de la société même, ce compromis de « contrat civique ». Car il y a, incontestablement, encore aujourd’hui au Québec une majorité de personnes disposées à reprendre l’action cívico-politique si l’objectif est centré sur la défense et promotion des intérêts nationaux des Québécois.

En plus de ce compromis de « contrat civique » envers la nation québécoise, il y a une action pédagogique à promouvoir qui est indispensable pour reprendre la conscience nationale des valeurs qui ont fait des Canadiens français une Nation singulière et respectée hors du Pouvoir colonialiste d’Ottawa. En l’absence de cette majorité consciente nécessaire pour faire l’indépendance du Québec, rappelons ce qu’écrivait Georges Santayana, par rapport au désintérêt de l’action politico-pédagogique : « .il faut connaître l’histoire afin de ne pas répéter ses erreurs ».

C’est pourquoi, pour ne pas répéter les erreurs commises au Québec et afin d’atteindre la réalisation de l’indépendance nationale, voici ce que propose ce Contrat civique(1) pour la survie de la Nation québécoise :

- Que l’Assemblée nationale du Québec adopte le plus tôt possible une Constitution québécoise.

- Que la langue française soit un facteur politique central de notre identité nationale.

- Que constitutionnellement, la laïcité soit une valeur sociale stratégique sans renoncer au patrimoine et aux symboles identitaires des Canadiens français et ceux des premières nations.

- Que le contrôle et la réglementation du pouvoir de mass média au Québec soit public dans l’intérêt général et hors du contrôle des groupes d’intérêts oligarchiques.

- Que le système électoral pour les élections générales au Québec ne soit pas modifié et que ces élections soient à date fixe.

- Que le mandat du Premier ministre soit limité à deux législatures.

- Que constitutionnellement, le nombre des employés de la fonction publique soit limité à un pourcentage par mille habitants ( 25/1000 ).

- Que le taux d’imposition soit unique pour ceux qui gagnent plus de 25 000 $, et éliminer l’obligation de déclarer pour ceux qui gagnent moins de ce montant.

- Que la déclaration des revenus des parlementaires au Québec soit rendue publique.

- Que la propriété publique d’Hydro-Québec et la production d’énergie soient protégées constitutionnellement afin d’éviter la privatisation ( la production d’énergie éolienne devra être nationalisée le plus tôt possible ).

- Que le marché nord-américain soit l’espace économique privilégié pour le Québec.

- Que constitutionnellement le Service de Santé soit public et protégé.

- Que les assistés sociaux acceptent un travail sous certaines conditions.

- Que constitutionnellement soient bannis les contrats blindés des postes dans les sociétés publiques.

- Que la corruption institutionnalisée soit sanctionnée économiquement quatre fois le montant dérobé en saisissant des biens familiaux au premier dégré et que les peines de prison soient sans rémission.

- Que constitutionnellement le Québec se dote d’une Banque publique de terres agricoles et que les ressources en eau soient reconnues comme un bien national et non comme un bien de « caractère collectif ».

- Que le Québec se pourvoit d’un service d’espionnage secret indépendant d’Ottawa.

- Que constitutionnellement soit prohibé l’établissement d’une force armée permanente.

- Que la peine de mort soit rétablie pour le meutre des policiers, politiciens et juges.

- Que la prostitution organisée et le trafic de drogues soient déclarés délits contre la nation québécoise.

- Que le/la Gouverneur/e Général/e du Canada soit officiellement considéré/e au Québec par l’Assemblée nationale « persona non grata ».

- Que lors de toute célébration d’événements historiques des Canadiens français au Québec, l’actuel pouvoir fédéral colonialiste d’Ottawa soit exclu par une motion à l’Assemblée nationale.

- Que les futurs ressortissants qui viendront au Québec soient pourvus d’un contrat de temps limité. De plus, ils devront faire partie d’une idiosyncrasie favorable à une intégration sociale et économique de progrès.

- Que la dette publique du Québec soit considérée par la Constitution québécoise comme étant une dette historique d’Ottawa due à la politique colonialiste apliquée contre les Canadiens français depuis 1867.

- Que l’indépendance du Québec soit la priorité politique de l’Assemblée nationale.

C’est pour toutes ces propositions que sur le plan stratégique d’une action politique contractuelle d’efficience et de pragmatisme entre les électeurs et les élus(2), cette Dēmokratía est l’objectif essentiel au Québec, avant toute autre revendication. Car cet idéal démocratique renferme tous les autres atouts politiques nécessaires afin d’assurer l’indépendance nationale qui permettra d’atteindre le plus haut niveau de IDH. Toutefois, il ne faut pas oublier que les rapports entre ethnies ont été, jusqu’à présent, essentiellement des rapports de force dualiste pour la conquête de l’espace politique, économique, culturel et territorial appartenant à ceux qui sont les plus desnationalisés et, par conséquent, les plus imbus d’hédonisme. C’est ainsi que la tendance générale des ethnies à opprimer, exploiter, dépouiller et détruire les autres nations est l’ensemble de ces faits qui résultent de l’expansionisme ethnopolitique exogène, suivi de l’impérialisme, pour terminer, comme ça toujours été dans l’Histoire, dans le colonialisme exterminateur.

La pleine indépendance du Québec n’est pas simplement une affaire de justice, c’est avant tout une revendication légitime de souveraineté nationale car, depuis 1867, le pouvoir d’Ottawa n’entend rien de plus que des raisonnements de force. En termes de « real politic », cette bataille engagée contre la Nation québécoise, nous, Canadiens français, devons la gagner !

Jean-Louis Pérez

***

1. Les 25 propositions contenues dans ce « Contrat civique » peuvent être modifiées ou changées par d’autres suggestions apportées par ceux qui seront intéressés à coopérer à la rédaction finale de ce contrat qui sera soumis aux citoyens du Québec à travers un réseau de communication socio-politique, culturel et économique pour arriver à concrétiser, le plus tôt possible, la pleine souveraineté du peuple québécois. Et, comme le dit si bien l’historien Bruno Deshaies, « Il manque toujours cet État souverain. Ce n’est ni facile à penser ni facile à accepter et encore moins facile à FAIRE »*.

2. Dans chacun des 125 comtés électoraux du Québec l’on devra constituer un comité pour organiser la cueillette de signatures des adhérents à ce «  Contrat civique », en plus d’appliquer des techniques de marketing politique afin de fidéliser les signataires à ce compromis personnel pour réaliser l’indépendance de la Nation québécoise.

*. Pour connaître l’exposé historique qui a suscité cette phrase incisive, voir à Vigile.net la version intégrale offerte par Bruno Deshaies de son excellente étude intitulée « Indépendance du Québec. Le deuxième Canada », composée de 29 chapitres.

— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —

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Vos commentaires:
  • Un contrat civique pour la survie de la Nation québécoise
    9 juin 2008, par Louis Prud’homme
    Adopter une constitution interne limitée et garder la priorité de l’indépendance me semble mettre la charrue devant les boeufs et chercher les querelles constitutionnelles sans fin. La cour suprême trancherait alors ? Restons fixé sur le pays d’abord, la constitution vient après dans l’ordre des choses et c’est une loi fondamentale complète et amendable donc moins rigide qu’il nous faut. J,aime vos mesures sauf celles qui nous ferait perdre le marché mondial,et qui sont contraires aux accords de l’Omc. Vous coulez beaucoup de choses dans le béton. La dette , la nôtre, il faut la payer, l’impôt uniforme est inapplicable sans saigner des gens, même Super Mario l’a avoué. N’oublions pas que la dette et appuyée par des actifs solides que nous léguons aussi aux autres générations. Ex. Hydro-Québec pourrait se vendre 200 milliards au prix où le kwheure se vend sur le marché privé actuellement. Pourquoi parler toujours du passif seulement et s’en prendre à la génération des baby boomers ? Il y a toujours 4 générations de 18 à 85 ans qui payent des taxes et qui composent l’assemblée nationale, par seulement une seule qui lègue tout à la suivante. Puis vous oubliez le secteur coopératif qu’il faudrait quintupler pour faire participer la population au développement formidable d’un pays québécois.
  • Un contrat civique pour la survie de la Nation québécoise
    12 juin 2008, par Michel

    1) Que l’Assemblée nationale du Québec adopte le plus tôt possible une Constitution québécoise.

    2) Que la langue française soit le facteur politique central de notre identité nationale.

    3) Que constitutionnellement, la laïcité soit une valeur sociale stratégique sans renoncer au patrimoine et aux symboles identitaires religieux des Québecois de souche ( donc des Québecois nés au Québec) considérant le métissage de preszque tous les Québecois

    4) Que le contrôle et la réglementation du pouvoir de masse médias au Québec soient publics et en français à plus de 80% dans l’intérêt général et hors du contrôle majoritaire des groupes d’intérêts oligarchiques.et étrangers ( incluant Gesca Ontario et Corus Alberta)

     5) Que le système électoral pour les élections générales au Québec ne soit pas modifié avant l’indépendance nationale et que ces élections soient à date fixe.

     6) Que le mandat du Premier ministre soit limité à deux mandats.

    7) Que constitutionnellement, le nombre des employés de la fonction publique soit limité à un pourcentage fixe par mille habitants .

     8) Que le taux d’imposition soit que pour ceux qui gagnent plus de 25 000 $, et élimination de l’obligation de déclarer pour ceux qui gagnent moins de ce montant.

    9) Que la déclaration des revenus des parlementaires au Québec soit rendue publique.

     10) Que la propriété publique d’Hydro-Québec et la production d’énergie soient protégées constitutionnellement afin d’éviter la privatisation ( la production d’énergie éolienne devra être nationalisée le plus tôt possible ).

     11) Que le marché mondial et non seulement nord-américain soit l’espace économique privilégié pour le Québec.

    12) Que constitutionnellement le Service de Santé soit public et universel et protégé. contre la privatisation

     13) Que la sécurité du revenu devienne universel comme les soins de santé et l’éducation

    14) Que constitutionnellement soient bannis les contrats blindés des postes dans les sociétés publiques.

     15) Que la corruption institutionnalisée soit sanctionnée économiquement quatre fois le montant dérobé en saisissant des biens familiaux au premier dégré et que les peines de prison soient plus sévères

    16) Que constitutionnellement le Québec se dote d’une Banque publique de terres agricoles et que les ressources en eau soient reconnues comme un bien national

    17) Que le Québec se pourvoit d’un service de sécurité

    18) Que constitutionnellement le Québec soit doté d’une force armée défensive , d’une force de sécurité et de casques bleus

    19) Que la peine de mort soit abolie pour tous les Québecois au Québec ert à l’étranger.

     20) Que la prostitution , le trafic des drogue et le jeux soient déclarés des délits graves

    21) Que le/la Gouverneur/e Général/e du Québec soit officiellement considéré/e au Québec par l’Assemblée nationale « persona non grata ».

     22) Que lors de toute célébration d’événements historiques des Québecois au Québec étant des fêtes obligatoires soient respectés de tous les citoyens

     23) Que les futurs ressortissants qui viendront au Québec soient pourvus d’un contrat de temps limité. De plus, ils devront faire partie d’ une organisation d’ intégration culturelle, sociale et économique 24) Que la dette publique du Québec soit considérée par la Constitution québécoise comme une responsabilité collective

    25) Que l’indépendance du Québec soit la priorité politique de l’Assemblée nationale.




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