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Un bon coup
Tribune libre de Vigile
jeudi 8 février 2007      292 visites      1 message


L’annonce du passage de Bernard Drainville à la politique active, en tant que candidat du parti Québécois dans Marie-Victorin, n’est pas passée sous silence. La très grande majorité de ses collègues journalistes, tant à Radio-Canada que dans les médias concurrents, se sont montrés surpris et même souvent offusqués face à ce changement de carrière. On remet maintenant en doute son objectivité et son sens de l’éthique dans l’exercice de ses fonctions de journaliste parlementaire à Québec.

Que d’hypocrisie de la part du milieu journalistique où l’on semble se complaire dans le rôle de vierge offensée ! De mémoire, personne n’a fait de cas du passage de la politique au domaine journalistique d’anciens ministres tels Jean Lapierre, Yves Séguin et Joseph Facal. Et que dire de Jean-Pierre Charbonneau et Lise Payette qui ont très bien servi la société québécoise après une carrière dans les journaux et à la télé ? Les médias d’aujourd’hui peuvent-ils affirmer que René Lévesque ne faisait pas un travail journalistique honnête parce qu’il a eu un jour la brillante idée de se lancer en politique ?

André Boisclair et son équipe ont réalisé un bon coup. Pourrait-on s’il vous plaît avoir l’honnêteté de le reconnaître.

Thais Dubé, 8 février 2007




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Vos commentaires:
  • Un bon coup
    8 février 2007, par Normand Perry
    Un bon coup vous dites ? C’est un coup de maître dirions-nous aux échecs, dont je suis un adepte depuis bon nombres d’années. Et le maître derrière ce coup n’est nul autre que Jacques Parizeau : « Drainville a été approché par Parizeau Geneviève Simard-Tozzi Cyberpresse Montréal L’ancien chef de bureau de Radio-Canada à l’Assemblée nationale Bernard Drainville ne semblait visiblement pas à l’aise (...)

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    Un bon coup vous dites ?

    C’est un coup de maître dirions-nous aux échecs, dont je suis un adepte depuis bon nombres d’années.

    Et le maître derrière ce coup n’est nul autre que Jacques Parizeau :

    « Drainville a été approché par Parizeau

    Geneviève Simard-Tozzi

    Cyberpresse

    Montréal

    L’ancien chef de bureau de Radio-Canada à l’Assemblée nationale Bernard Drainville ne semblait visiblement pas à l’aise cet après-midi au moment d’être investi comme candidat du Parti québécois dans la circonscription Marie-Victorin. André Boisclair n’était pas présent à la conférence de presse, occupé ailleurs selon le nouveau candidat péquiste.

    Il a répété à plusieurs reprises se lancer en politique pour les bonnes raisons. « J’ai toujours voulu faire de la politique », assure-t-il. Il mentionne vouloir se mettre au service des citoyens de Marie-Victorin, exprimant sa confiance en André Boisclair, un gars de sa génération, et affirmant voir en l’indépendance une façon d’assurer la pérennité du peuple québécois.

    Il affirme avoir choisi la circonscription de Marie-Victorin, parce qu’il avait l’assurance d’avoir l’appui de l’actuelle députée Cécile Vermette qui a décidé de se retirer après cinq mandats.

    Questions nombreuses

    Les journalistes avaient de nombreuses questions à poser à leur ancien collègue notamment sur les circonstances de son saut en politique. « L’offre pour Marie-Victorin est venue mardi en début d’après-midi. Ce n’est pas André Boisclair qui m’a approché. C’est Jacques Parizeau qui m’a approché la semaine dernière, pas pour Marie-Victorin. En fait, il ne m’a pas approché moi, mais plutôt mon épouse mercredi de la semaine passée pour une autre circonscription. Ça n’a pas marché. Ma femme et moi n’avons pas accepté l’offre vendredi dernier. »

    Dès mercredi de la semaine passée, Bernard Drainville assure qu’il a pris un congé de trois jours sans en expliquer davantage à ses patrons les raisons..Une nouvelle offre, cette fois pour Marie-Victorin, lui a été faite mardi, soit il y a deux jours. Une fois la décision prise d’accepter, Bernard Drainville affirme qu’il a parlé à la direction de Radio-Canada.

    Quant à savoir si M. Drainville a perdu son objectivité lors des dernières semaines, le journaliste de profession affirme qu’il a servi le public avec intégrité durant ses 18 ans de journalisme. Il a rejeté avec force les accusations de manque d’éthique faites à son endroit par des porte-parole libéraux et adéquistes. « Quand j’animais La part des choses, les ministres libéraux m’appelaient pour venir à l’émission. Si j’avais été le méchant péquiste qu’ils disent, ils ne se seraient pas bousculés à ma porte pour venir ».

    Entrevue avec Boisclair

    Bernard Drainville a aussi été questionné sur les paroles qu’il a pu tenir avec André Boisclair avant une entrevue diffusé samedi sur les ondes de Radio-Canada.

    Une bribe de conversation entre André Boisclair et Bernard Drainville laissait croire que les deux hommes avaient déjà une relation privilégiée au moment de leur dernière entrevue, samedi dernier.

    Dans son bulletin radio du midi, jeudi, le réseau anglais de Radio-Canada a diffusé un court échange entre MM. Boisclair et Drainville, enregistré samedi dernier, sur le plateau de l’émission Dans les coulisses du pouvoir.

    Juste avant que l’entrevue ne débute, on peut entendre le journaliste prodiguer, sur un ton familier, le conseil suivant au chef péquiste : « Six diffusions, cette entrevue-là. C’est payant. Il faut que tu sois bon ». M. Boisclair poursuit l’échange amical en blaguant au sujet des mérites de la radio, puis les deux hommes débutent leur entretien officiel.

    Bernard Drainville affirme pour sa part que c’est dans un contexte de boutade et de taquineries qu’il a discuté avant son entrevue de samedi dernier diffusé sur les ondes de Radio-Canada. Il a pris à témoin les journalistes qui l’interviewaient comme quoi il s’agissait là d’un contexte de détente tout à fait normal avant de telles entrevues.

    Il affirme qu’il a mené une entrevue serrée et où il n’a pas laissé de chance au chef du Parti québécois. « Samedi, j’étais journaliste. J’ai posé les bonnes questions. J’ai fait mon entrevue comme des centaines d’autres entrevues. Je me suis préparé comme pour les autres. »

    M. Drainville affirme par ailleurs que « c’est normal que des partis politiques approchent [les journalistes ] quelques fois comme conseiller en communication, d’autres fois pour se présenter en politique ». L’équipe de Paul Martin l’aurait notamment déjà approché pour entrer dans son équipe de communication. »

    Si monsieur Parizeau devient le maître à penser des stratégies péquistes, mes opinions risquent de prendre une perspective plus favorable...

    Avant de m’enthousiasmer, je vais attendre la suite des choses.

    Normand PERRY.



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