Le 8 août 1996, Jean-Louis Roux est nommé comme lieutenant-gouverneur du Québec. Or le magazine L’actualité révèle dans son édition datée du 15 novembre 1996 que Jean-Louis Roux a porté une croix gammée sur sa blouse de laboratoire alors qu’il étudiait à l’Université de Montréal en 1932. « Le comédien soutient également dans l’entrevue du magazine L’Actualité qu’il a été pétainiste, franquiste et mussolinien en plus d’avoir été membre d’une société secrète qui était vouée à la préparation d’un coup d’état séparatiste. […] Or, l’entrevue fait également état des accointances de M. Roux avec le mouvement anti-conscription. On parle notamment de sa participation à une manifestation au cours de laquelle certains émeutiers auraient fracassé les vitrines des magasins dont les noms avaient des consonances étrangères “ surtout israélites ” ».
Le 5 novembre 1996, Roux donne sa démission.
Il y a des choses louches dans l’affaire de la condamnation par le Comité Canada-Israël du caractère prétendument antisémite du site Vigile.net. Par exemple, j’ai tenté, en vain, de trouver la source de la nouvelle de Joël-Denis Bellavance de Cyberpresse. Il ne donne pas ses sources, sinon que ces accusations émaneraient du Comité Canada-Israël. Mais de qui exactement ? Tout bon journaliste doit donner ses sources et les valider.
Or je n’ai pas trouvé trace d’un communiqué de presse, d’un article de journal ou d’un site web sur lequel se baserait l’article de Joël-Denis Bellavance, ni sur le site Comité Canada-Israël, ni sur le site du Comité Québec-Israël. Il semble bien que le Comité en question n’ait jamais émis de communiqué de presse sur le sujet, pas plus que le Comité Québec-Israël ne l’ait fait, d’ailleurs. Tout ce qu’on trouve sur le site web du Comité Canada-Israël et du Comité Québec-Israël, c’est le communiqué de presse où ces deux comités se réjouissent de la réaction officielle du Parti québécois, qui se serait clairement dissocié des propos supposément antisémites trouvés sur le site internet Vigile.net.
Or on sait que Joël-Denis Bellavance est chef du bureau d’Ottawa du quotidien La Presse et que le Comité Canada-Israël à un bureau à Ottawa, au 45 O’Connor Street, Suite 730.
De là à penser que Shimon Koffler Fogel, le Chief Executive Officer ou bien Richard Marceau, le Senior Advisor, ou les deux, ont été dîner avec Bellavance pour lui pisser dans l’oreille, il n’y a qu’un pas à faire. J’hésite cependant à le franchir, ne détenant pas cette information précise.
Pour creuser un peu cette affaire, j’ai donc dû me rabattre sur le site du Comité Québec-Israël, où j’ai appris que ce communiqué de réjouissance est signé par :
Luciano G. Del Negro
Directeur général
Comité Québec-Israël et
Richard Marceau
Conseiller politique principal
Comité Canada-Israël.
Les amis de Richard Marceau...
Ah ! Que le monde est petit ! Par un hasard de la vie comme il en arrive souvent, je connais ce Del Negro ainsi que quelques-uns de ses amis d’enfance depuis très longtemps.
Sachant qui il est, je me suis demandé de quel droit ce type venait donner à Vigile des leçons sur les valeurs, les principes et les idées défendues par le mouvement souverainiste québécois.
Je pense qu’il est de mon devoir de partager avec les lecteurs de Vigile, sous le feu de l’ennemi, les quelques informations que je détiens afin qu’ils puissent jauger du peu de valeur des ressources que les fédéralistes mobilisent contre Vigile, afin de tarir le financement de notre site web d’information.
Je connais Luciano Del Negro parce que je l’ai côtoyé personnellement pendant plusieurs années, quand j’étais un simple sympathisant du Parti Communiste du Canada (marxiste-léniniste) et du Parti Communiste du Québec (marxiste-léniniste). Del Negro était mon chef. Ce n’était pas un simple petit membre, il était le Secrétaire général du PCC(ML) et du PCQ(ML), rien de moins que l’équivalent de Staline.
J’ai milité dans ces organisations pendant 7 ans et j’y ai côtoyé Del Negro pendant plus de 5 ans, ce qui m’autorise, je crois, à parler de ce monsieur en connaissance de cause. En plus, comme ami, il m’a déjà invité à son domicile, à NDG, alors que je sollicitais des dons pour le Bloc Québécois. Il m’a même déjà invité à assister à une de ses séances privées d’entraînement de karaté dans un sombre gym de la Petite Italie.
Del Negro est un individu énigmatique qui a changé de parcours plusieurs fois dans sa vie. Il est né en Belgique de parents italiens immigrés au Canada une première fois en 1956, retournés en Italie puis revenus au Canada dans les années 60. De 1969-1971, il fait des études secondaires chez les jésuites, au Collège Loyola. De 1971-1973, il fait un bac en sciences politiques à l’université York de Toronto. De 1979-1986, il fait une maîtrise en sciences politiques à l’UQAM, un certificat en études ethniques à l’Université de Montréal et finalement son droit à l’UQAM. Son cheminement politique est cependant totalement irrationnel.
Une famille fasciste
Son cheminement tordu commence avec son père. Celui-ci, tenez-vous bien, selon les propres dires de Luciano Del Negro, était un des gardes du corps de Benito Mussolini. Il faisait partie de l’élite fasciste italienne. À la fin de la guerre, le père fut arrêté par les Services Secrets américains ou la Sécurité de l’US Army. Quand il fut relâché, il partit pour la Belgique, d’où il a immigré au Canada. Une fois installé à Montréal, le père Del Negro a opéré une fruiterie sur la rue Bélanger et il a eu un restaurant dans le coin de la Saint-Michel et Métropolitain. Dans sa jeunesse, Luciano passait son temps au parc Sainte-Bernadette au coin de la 16e et Bélanger. J’ai retracé facilement, il y a trois jours, deux de ses copains qui se rappellent très bien de lui.
Luciano, l’admirateur d’Hitler
Ils se rappellent qu’au parc Sainte-Bernadette, certains jeunes étaient des fans des Beatles, d’autres étaient des fans de poésie, d’autres encore étaient des fans de Karl Marx. Luciano, lui, était un fan de karaté et d’Adolf Hitler. Il passait son temps à pratiquer son sport favori et à lire Mein Kampf. Il louangeait Adolf Hitler et trimbalait sa bible nazie sous son bras, même au parc Sainte-Bernadette. Et ce n’était pas une édition qu’il avait empruntée dans la bibliothèque de son père.
En affirmant cela, je ne crains nullement les poursuites judiciaires en diffamation. Plusieurs témoins de ces événements sont disponibles et pourraient en témoigner si nécessaire devant un juge. Ce que j’écris est la vérité et Del Negro va tout de suite comprendre de quel groupe d’amis je parle en lisant ce texte.
Comme pour Jean-Louis Roux, c’est un peu l’histoire du baril de poudre de Dollard des Ormeaux qui revient lui sauter au visage.
Luciano, le marxiste-léniniste
Quelques années plus tard, début des années 1970, par une mutation dont lui seul a le secret, Del Negro devient marxiste-léniniste et s’inscrit au PCC(ML) qui a été fondé en avril 1970. Del Negro est un des plus radicaux du mouvement, un combattant qui n’a pas froid aux yeux, un partisan inébranlable du renversement du système capitaliste par la violence révolutionnaire et un apôtre de la dictature du prolétariat.
Le PCC(ML), dans cette période de son histoire, est encore tout jeune, et dans le climat politique qui précède et qui suit la Loi des mesures de guerre, il subit de graves attaques de la part de l’État. Les manifestations sont interdites. Vendre le journal dans la rue est interdit.
Pas de menace de déportation
Pendant la décennie 70, les attaques de l’État furent systématiques contre le PCC(ML) : plus de 2 500 activistes du Parti furent arrêtés et 21 furent déportés. Souvent ces arrestations se faisaient du simple fait de vendre le journal du Parti, le Quotidien du Canada Populaire.
À Montréal, les arrestations se chiffrent par centaines, les vendeurs du journal sont arrêtés, battus et emprisonnés (avril 1974, affaire du Métro Frontenac), l’anti-émeute réprime impitoyablement les tentatives de manifestation (21 mai 1971, Soutien à la lutte des peuples indochinois), les librairies sont perquisitionnées, pillées par la police, parfois incendiées.
Bizarrement, Del Negro, qui ne possède même pas la citoyenneté canadienne à ce moment-là, n’est jamais inquiété par la police, ni jamais accusé de quoi que ce soit. Il n’est jamais menacé de déportation.
En 1974, Del Negro se marie avec Marlene Jennings, une militante du PCC(ML), étudiante à l’Université McGill. Marlene, comme Del Negro, est sur tous les fronts : les luttes des femmes, des peuples autochtones, des minorités ethniques et raciales, les luttes syndicales, etc. Elle fait son droit à l’Université du Québec à Montréal, puis sera assermentée au Barreau du Québec, en 1988.
Au sein du PCC(ML), Del Negro opère sous un pseudonyme : il utilise son deuxième prénom : Julio et n’a pas de nom de famille. Son attitude et sa détermination lui doivent d’accéder au poste de Secrétaire général du PCC(ML). Pendant plusieurs années, c’est lui qui organise la résistance et les contre-attaques contre les autres groupes ML. En avril 1978, il innove en mettant sur pied des patrouilles de militants motorisés armés de tuyaux ABS, dont la mission est de débusquer les afficheurs d’En Lutte ! et de la Ligue Communiste qui collent des affiches pour la manif du 1er mai par-dessus les affiches du PCC(ML).
Del Negro voyage beaucoup. Plus ou moins ministre des affaires étrangères pour le PCC(ML), il se rend souvent en Europe : France, Espagne, Italie, Albanie. Quand il passe à Paris, il s’arrête toujours chez un vieux camarade du Parti, chauffeur d’autobus de son métier, plus ou moins en exil en France. En Albanie, il est reçu par Enver Hoxha lui-même, le Secrétaire général du Parti du Travail d’Albanie.
Pendant toute la durée de son passage au PCC(ML), Del Negro se pavane comme un ardent antisioniste, un défenseur acharné de la cause du peuple palestinien et de l’OLP.
Mais, finalement, en 1978, Del Negro est expulsé du PCC(ML) à cause d’un différend politique avec le reste du Comité Central, sur une question concernant le Chili (Jorge Palacios). La citoyenneté canadienne
À la fin de ses études, il obtient sa licence en droit à l’UQAM. Mais pour devenir membre du Barreau, il a besoin de la citoyenneté canadienne. Malgré plus de 5 années de travail subversif contre l’État canadien et malgré qu’il ait prôné le renversement du gouvernement canadien par la violence révolutionnaire, il obtient sa citoyenneté sans problème.
Quelques années plus tard, alors que je sollicitais des dons pour le Bloc Québécois, j’ai contacté Del Negro. Il m’a invité à passer à la maison, chez-lui, à NDG. On a discuté. Je n’ai pas obtenu un sou, ni de lui ni de sa femme, mais j’ai conservé sa carte d’affaire que j’ai toujours en main. Il était alors, depuis août 1989,Commissaire à la Commission québécoise des libérations conditionnelles, nommé par le cabinet des ministres de Robert Bourassa.
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Déjà, moi, qui avait passé 7 ans de ma vie en prison pour des activités politiques, j’étais mystifié par le fait qu’un ex-secrétaire général du PCC(ML), partisan de l’utilisation de la violence révolutionnaire pour renverser le gouvernement du Canada, ait pu obtenir, une dizaine d’années plus tard, un job de Commissaire à la Commission québécoise des libérations conditionnelles, nommé par le gars qui avait demandé la proclamation des mesures de guerre. Je me disais, ce type, il est très malin ou bien il a des contacts. J’étais ignorant de sa transfiguration politique. Effectivement, il avait des contacts, mais avec les Libéraux.
Luciano, le militant du Parti Libéral du Canada
Ce que je ne savais pas, c’est que dans les mêmes années, Marlene Jenning, la femme de Del Negro, malgré ses années de militantisme à l’université McGill, comme agitatrice communiste marxiste-léniniste, était passée dans le camp du maintien de l’ordre. Elle était devenue avocate et membre de la Commission de police du Québec (1988-1990), puis commissaire adjointe à la déontologie policière pour la province de Québec (1990-1997). Il n’y a rien de trop beau pour la classe ouvrière.
Elle était devenue aussi un membre influent du Parti Libéral du Canada et Luciano lui-même était devenu un supporteur du PLC. Un supporteur de Jean Chrétien ! Wow ! Un autre miracle. En avril 1997, Luciano Del Negro est nommé Commissaire à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada par le Bureau du Conseil privé, c’est-à-dire, le bureau du premier ministre Jean Chrétien.
Aux élections de juin 1997, Marlene Jenning est candidate au fédéral pour le PLC. Sous la direction de Jean Chrétien, elle est élue le 2 juin dans Notre-Dame-de-Grâce-Lachine.
Del Negro demeurera Commissaire jusqu’en 2006.
https://ocl-cal.gc.ca/app/secure/or...
http://gazette.gc.ca/archives/p1/20...
http://gazette.gc.ca/archives/p1/20...
Luciano, le sioniste
Sa femme étant devenue députée, le passé ML de Del Negro devient un peu gênant. La GRC lui rend visite. Évidemment, tout cela est confidentiel. Mais son passé comme propagandiste du nazisme l’est encore plus. Comment effacer ses traces ?
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Prétendant être devenu copain avec des juifs en suivant ses cours de karaté, Del Negro opère alors une troisième métamorphose stupéfiante. D’ex-sympathisant hitlérien et d’ex-marxiste-léniniste, il devient un sympathisant des sionistes. http://www.csuq.org/publication_pdf/LVS-mars.pdf (page 40)
En 2006, il devient directeur du CQI (Comité Québec-Israël). Il devient un représentant officiel du lobby sioniste au Canada, dûment enregistré, comme tel, au Commissariat au lobbying au Canada, numéro 775667-111-21. De défenseur de l’OLP et du peuple palestinien, il est devenu un défenseur du sionisme.
Il déclare lui-même à une journaliste qu’il est sioniste puisque les enjeux de son poste actuel sont de contrer l’antisionisme qui est devenu, selon lui, la nouvelle forme d’antisémitisme contemporain. Lisez bien : il fait une adéquation entre antisémitisme et antisionisme et sa mission est de contrer l’antisionisme. Non pas de contrer l’antisémitisme. http://www.csuq.org/publication_pdf/LVS-mars.pdf (page 40 -voir note 1)
Cette position est en violation totale de la résolution 3379 de l’Assemblée Générale des Nations Unis.
Les positions politiques de Del Negro sont citées sur un site sioniste.
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Je me demande sincèrement quelle sorte de vérification le Mossad a fait sur son cas. S’ils n’ont pas trouvé que ce type a déjà mis de l’avant les théories hitlériennes antisémites, vraiment, ils ne sont pas forts. À moins que Del Negro ne soit en train d’infiltrer le Mossad lui-même au profit des séparatistes québécois. Un espèce de Claude Morin, puissance 4. Allez donc savoir !
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Pour terminer, j’aimerais vous partager à nouveau un texte déjà cité sur Vigile.
C’est une citation de Agora Voz en France. C’est un média 100% citoyen et 100% participatif. AgoraVox permet de vous exprimer et de vous informer autrement. Le site AgoraVox est géré par la Fondation AgoraVox, reconnue d’utilité publique. Ses principales missions sont l’information à l’égard du public et le soutien à la liberté d’expression.
"Plus rares encore sont ceux qui savent la pénétration de l’entreprise sioniste qui prétend infléchir les politiques de l’Occident tout entier dans le sens de ses intérêts ressentis. Ils existent pourtant ces "lanceurs d’alerte" ou "avertisseurs d’incendie" pour évoquer Walter Benjamin, qui interrogent l’opinion et souvent leur communauté sur les conséquences prévisibles d’une telle déraison : dans Actualité juive, Jean Robin peut s’interroger sur la "judéomanie" et le rôle des lobbies communautaires, mais cette même interrogation relève de l’antisémitisme en dehors de ces cercles autorisés (17).
Pierre Stambul peut alarmer sa communauté sur les périls que représente l’assimilation de l’antisionisme à l’antisémitisme (18).
Tony Judt argumente "Trop de Shoah tue la Shoah" (19).
Enzo Traverso, auteur d’Interpréter le fascisme, Allemagne nazie et Espagne inquisitoriale. Le comparatisme historique de Christiane Stallaert nous propose : "Messianisme, orientalisme et holocauste. Un bilan historique du sionisme" (20).
Ailleurs, l’inquiétude peut s’exprimer plus clairement et Hassan Nafaa d’écrire : "Sauvegarder les Etats-Unis de l’emprise d’Israël. Le rôle hégémonique d’Israël dans la formulation de la politique étrangère états-unienne est la plus grande menace pour la paix mondiale" (21).
Jonathan Cook peut dénoncer dans une conférence tenue à Haïfa « l’impasse du Sionisme : la séparation ou le nettoyage ethnique ? L’enfermement par Israël de Gaza vise à accomplir les deux » (22).
Le groupe religieux YECHOUROUN produit de multiples textes sur la thématique "Judaïsme contre sionisme" (23).
Autant d’auteurs que nos inquisiteurs nationaux doivent classer déjà du côté du diable... La critique de la politique israélienne reste un sujet tabou en France, sauf à prendre des risques d’une convocation pas toujours symbolique devant le grand tribunal inquisitorial de "la" cause au-dessus de toutes les causes, qui prétend même asservir les services de la République à ses exigences.’
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La conclusion de cette article est à l’effet que les juifs ne sont pas tous sionistes, au contraire, les critiques les plus dures contre ce régime viennent des juifs eux mêmes.C’est pourquoi il ne faut pas parler de lobby juifs mais bien de lobby sioniste.
Aux autres critiques de juifs contre le sionisme et son inquisition déjà citées dans l’article plus haut, il faut ajouter celle-ci qui fait le constat que le sionisme ne sert pas les intérêts d’Israël.
Et celle-ci qui démontre que le sionisme fait de moins en moins consensus auprès même de ceux qui le défendaient jadis.
***
En 1996, le Congrès juif canadien avait demandé (et obtenu) de Jean-Louis Roux, Lieutenant gouverneur du Québec, nommé par les libéraux, une entrevue privée pour le 6 novembre et lui avait demandé des excuses publiques. Roux a démissionné le 5 novembre 1996 avant de rencontrer le Congrès juif canadien.
On n’en attendrait pas moins aujourd’hui du Congrès juif canadien et de Luciano Del Negro. J’espère que le Comité Québec-Israël et le Comité Canada-Israël ne me tiendront pas rigueur et même me seront reconnaissants d’avoir débusqué cet antisémite clandestin qui est sur leur liste de paie depuis 6 ans.
Rhéal Mathieu.
PS : Luciano Del Negro a contribué 1,650$ en trois paiements, à la caisse électorale du Parti Libéral du Québec de John James Charest, en 2007, 2008 et 2009.
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NOTE
1- Page 40 du fichier pdf.
LUCIANO DEL NEGRO,
défenseur des droits de L’HOMME
Né en Belgique de parents italiens immigrés au Canada une première fois en 1956, retournés en Italie puis revenus au Canada dans les années 60, non pratiquant mais bouddhiste à ses heures, Luciano Del Negro n’a pas le profil habituel des leaders de la communauté juive. Son parcours est complexe : des études secondaires chez les jésuites, une maîtrise en sciences politiques à l’UQAM, un certificat en études ethniques à l’Université de Montréal, une licence en droit à l’UQAM, voilà un étudiant éternel n’ayant pas peur des bancs d’école. Pourtant tout l’a mené à devenir directeur du CQI (Comité Québec-Israël) en 2006.
Depuis plus de 30 ans, cet homme plus grand que nature entretient des liens avec la communauté juive, les premiers liens ayant été initiés lorsqu’il prenait des cours de karaté avec des juifs de son quartier. Défenseur des droits de l’homme, Luciano a longtemps milité dans les groupes d’extrême gauche m a r x i s t e s - léninistes pendant les années 60 et 70. Secrétaire i n t e r n a t i o n a l d’organisations de gauche, il a toujours été intéressé par la question d’Israël envers qui il éprouvait une sympathie profonde. Impliqué dans plusieurs mouvements de libération nationale (contre les Khmers rouges, la guerre au Vietnam et les Afrikaners en Afrique du Sud), la cause du peuple juif dont le désir est de retourner dans sa terre ancestrale le touche et il pense depuis longtemps qu’Israël a le droit d’exister en tant qu’État juif dans des frontières sécuritaires.
Sympathique au processus d’Oslo et partisan du désengagement de Gaza, il a été invité par le Comité Québec-Israël à visiter Israël en 2004. Mais le coup de coeur, il l’avait déjà, ce qu’il ne cache pas, bien au contraire.
Son mandat actuel : être le porte-parole de la communauté juive en ce qui concerne Israël ; faire évoluer les mentalités grâce à différents types d’interventions, faire reconnaître aux Québécois la complexité de la situation d’Israël ; organiser des briefings, séminaires et rencontres sur Israël et le Moyen-Orient ; éduquer et informer le grand public sur ces questions et faire en sorte que les médias offrent une vision plus complète de ce qui se passe au Moyen Orient.
Les enjeux de son poste actuel : contrer l’antisionisme qui est devenu la nouvelle forme d’antisémitisme contemporain. Les défis que représentent les 60 ans de l’État hébreu : rien de plus que ce qui a été déjà fait. « L’an 0 a été l’année charnière, la plus importante depuis sa création, l’année où Israël est sorti victorieux à peine 3 ans après l’Holocauste. Cette épreuve nous a montré que le peuple juif est indomptable » affirme M. Del Negro.
Son rôle ? Répondre à la désinformation et aux demi vérités mais surtout faire parler d’Israël de façon positive, pas seulement de la guerre et des conflits avec les pays limitrophes. Le CQI veut faire ressortir des valeurs partagées, présenter Israël en tant qu’État démocratique et moderne, faire connaître la situation économique enviable, le cinéma et la musique comme domaines émergeants et populaires, exposer les incroyables avancées technologiques.
A l’avenir, il faudra renforcer les interventions (surtout les relations gouvernementales auprès des 3 partis), faire connaître Israël dans les régions québécoises comme un État démocratique dont l’existence reste menacée par des forces obscurantistes et réactionnaires, et enfin, démontrer le lien qui unit Israël à la communauté juive.
Le bilan établi par Luciano est très positif en ce qui concerne le Québec malgré certains défis persistants. Les Québécois partagent les valeurs démocratiques et reconnaissent la légitimité du peuple juif et d’Israël. La naïveté des années 70 est révolue et M. Del Negro est plein d’espoir pour l’avenir. Il espère rester en poste tant qu’il pourra pour continuer de faire évoluer l’opinion publique québécoise afin que tous aient une meilleure compréhension du Moyen Orient.
Emmanuelle Assor


