http://www.ledevoir.com/2008/05/17/190081.htm
http://www.ledevoir.com/2008/05/17/190096.html
http://www.ledevoir.com/2008/05/17/190088.html
Et puis un peu d’espoir... ? (bien que l’improvisation, on le constate derechef, fasse office de politique chez les politiques sans véritable vision autre que la mise en scène d’une ou deux idées étriquées jusqu’à l’asphyxie, destinées à élaborer puis consolider la perpétuation publique de soi).
Nous sommes pathétiques, Français et Québécois, avec ces pantins du n’importe quoi que nous nous entêtons à nous ’admonester’ à titre de « bergers » de la nation. Et pour qui l’aliénation de soi constitue visiblement la plus haute vertu politique qui se puisse concevoir. Remarquez (comme dirait Michel David), ce n’est pas Alain Dubuc qui s’en plaindra, cet homme ( ?) - ce Québécois ( !) - pour qui la Dignité s’apparente à une maladie honteuse. Si elle n’est pas d’obédience canadian.
Autre problème extrêmement préoccupant, pour ne pas dire terrifiant, mais à l’échelle de la Planète tout entière cette fois : Monsanto, ou Gaïa devenue laboratoire privé au service de ma puissance (http://www.ledevoir.com/2008/05/17/190144.html et http://www.ledevoir.com/2008/05/17/190131.html). Des « êtres humains » ( ?) allègrement disposés à mettre toute vie en péril au sein de la biosphère. Pour du fric. Pour du fric... ! Comme si les tonnes d’or pouvaient encore présenter quelque valeur dans un univers où il n’y a plus un seul acheteur, ni le moindre vendeur. Or si la réclusion à perpétuité (quand ce n’est pas la peine capitale chez les États moyenâgeux) se voit le plus souvent réclamée pour l’auteur d’un assassinat, que ne pourrait-on réclamer pour des monstres pareils pour qui la vie de quelque cinq ou six milliards de congénères, manifestement, hormis la leur même, ne revêt absolument aucune valeur ?
Châtiment suggéré : leur faire avaler trois fois par jour, accompagnées d’un grand verre de mercure bleuie au cyanure, toutes les saloperies qu’ils ont destinées des décennies durant, main sur le coeur (l’autre sur le portefeuille), à l’ensemble des bouches de l’humanité.
Ne manquait aujourd’hui, M. Descôteaux, qu’un dossier bien étoffé autour du Département d’Histoire de l’Université Laval. Littéralement noyauté depuis de nombreuses années, secret de Polichinelle, par M. Jocelyn Létourneau et ses lieutenants de la nouvelle idéologie ; tous bien déterminés à mettre leur « science » au service du Nation Building canadien. Révisionnisme historique qui au reste - de Michel de Waele à Christian Laville, de Martin Pâquet à Jean-François Cardin - n’aura pas épargné la Faculté d’Éducation de la même Université (il n’y a pas de lessivage des consciences qui tienne, c’est bien connu, en absence du puissant bras de l’Instruction publique) ; Faculté, du moins en certaines de ses composantes, qui s’est affairée dans le même sillage, en effet, et avec non moins de conviction, à rédiger des manuels scolaires qui resteront fidèles à cette conception « généreuse » et « universaliste » où l’Éden du Canada rend caduc celui que l’on nous promettait naguère du haut des chaires ecclésiales.
(Et dire qu’il s’agit là de mon propre alma mater. Il est vrai qu’il ne m’était pas toujours facile de me voir cerné par quelque Annette Paquot, du Département des Langues vivantes, pour qui un missile israélien en bande de Gaza sera toujours moins dangereux pour la paix, la démocratie et l’avenir de l’humanité qu’un gros mot de Pierre Falardeau prônant l’Indépendance du Québec. Mais quand même, monsieur le recteur Denis Brière : de quoi m’enorgueillirai-je donc, maintenant... ?)
Il n’en fallait pas plus d’ailleurs (dans le prolongement de nos deux First Ministers parfaitement interchangeables, et tenant un discours analogue) pour que la Canadian Representative de la reine du United Kingdom (qui plus est, sans aucun mandat démocratique ou électoral de qui que ce soit : le bon vieil arbitraire du colonialisme anglo-saxon de victorienne inspiration se porte décidément fort bien dans ce Modern Canada) s’estimasse comme la digne représentante de la Nouvelle-France, de la Francité nord-américaine, du Québec, et de Québec enfin.
Québec fête sa naissance, qui remonte 1608 ? Alors « Vive l’Acte de l’Amérique du Nord Britannique de 1867 ! », de proclamer haut et fort cette femme qui a réussi à gagner en émoluments ce qu’elle perdu en crédibilité (sauf chez nos cousins français, qui hélas n’ont pas toujours la logique très cartésienne) en passant de Radio-Canada au Canada tout seul. De proclamer également celui qui depuis cinq ans se déguise en Grand Protecteur des intérêts suprêmes de la nation québécoise. De quoi nourrir l’espoir, cela est certain, de Don Macpherson, Jack Jedwab, Diane Francis, William Johnson, Anthony Housefather, Stéphane Dion ou Beryl Wajsman, et pourquoi pas Céline Hervieux-Payette, à la prochaine course à la chefferie du Parti Libéral du Québec.
Bref une solide édition du Devoir, ce 17 mai, fin de semaine de la Commémoration des Patriotes - lequel Événement a toujours su, comme chacun sait, enthousiasmer au plus haut point notre premier ministre du Québec. Cet homme d’envergure qui aurait fait - nul n’en douterait un instant - un excellent maire du 3e arrondissement de Calgary ou de Winnipeg.
Ça change en tout cas, cette édition du Devoir, de la propagande « On her Majesty’s Service » des Alain Dubuc, des Lysiane Gagnon et des André Pratte dans les journaux de... Paul Desmarais - père et fils indistinctement (et grands amis de MM. Sarkozy et Charest), puisque l’arrogance, l’autoritarisme et la fatuité onanismique (un petit Paul III avec ça ?) semblent avoir inoculé chez ces gens-là un gène indéracinable à la mode Monsanto.
Reste qu’en bon trotkyste qu’il fut - qui l’eût cru ? - M. Dubuc devrait peut-être se souvenir qu’il y a des moments dans l’existence où la somme - parfois insupportable - des pressions dites "matérielles" donnent, soudain, sur tout autre chose. De radicalement différent. Phénomène que l’on a nommé, après Hegel et Marx, puis un soupçon d’Althusser assurément : « saut qualitatif ». Comme dans : passage de l’inanimé à l’animé ! Et là, tout devient possible. Car tout s’avère imprévisible.
Comme un Nicolas Sarkozy.
C’est peut-être d’ailleurs ce que désirait signifier notre immense Gilles national, encore tout récemment. Qui du haut de ses 80 ans en cette année du 400e (c’est fort jeune pour un chêne en santé, surtout si on a pris la précaution de le planter soi-même au bout de son champ) s’interrogeait à savoir si l’Indépendance du peuple québécois ne surviendrait pas, contre toute attente, beaucoup plus rapidement qu’on ne le pense.
Nonobstant, bien sûr, les rêves d’aliénation nationale que nos Pratte de service adorent présenter comme une réalité. Voire un « fait scientifique ».
Sondages à l’appui...
Cela dit, bonne route à vous, monsieur Luc, heureux homme désormais libre de ce spectacle affligeant où moult femmes et hommes divers travaillent avec enthousiasme et acharnement à l’abâtardissement définitif du peuple dont ils sont eux-mêmes issus :
Le colonialisme est mort.
Vive l’auto-colonialisme !
United Departments of France compris.
Superbe Commémoration des Patriotes à tous mes concitoyens québécois !
Jean-Luc Gouin,
persiste, persifle et signe à hauteur des 100°C qui bouillent dans les veines et les artères de mon corps pourtant ramolli, vieillissant et bedonnant
PS : Je m’ennuie tout de même un peu, cela dit entre nous, M. D., de madame la présidente-directrice générale de la Grande Bibliothèque du Québec
cc : Quelques destinataires « choisis », dont les suivants : andre.pratte@lapresse.ca, alain.dubuc@lapresse.ca, lysiane.gagnon@lapresse.ca


