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| Financement 2008 |
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M. Pierre Boulanger,
Président et directeur général
Société du 400e anniversaire de Québec
http://societe.quebec400.qc.ca/fr/org_equipe.asp
M. Jean Leclerc,
Président
Conseil d’administration
Société du 400e anniversaire de Québec
http://societe.quebec400.qc.ca/fr/org_societe.asp
Il y a quelques mois à peine, et ce dans le cadre des festivités de l’an 2008 entourant ce grand Anniversaire collectif de nos quatre cents ans d’Histoire française en terre d’Amérique, la Société du 400e anniversaire de Québec se faisait la « promotrice » de la subordination sinon de l’éclipse de la Fête nationale du Québec (voire son éradication, si tant est qu’elle eût pu en quelque façon détenir le pouvoir d’oblitérer l’existence de ce jour unique et hautement signifiant en pays des Félix Leclerc et des Pierre Bourgault).
Les bras m’en étaient alors tombés tout le long du corps.
Or voilà qu’aujourd’hui on nous apprend, pour ainsi dire derechef, que le même éclairé organisme entend inviter la reine du United Kingdom à participer à cet Événement historique et fabuleux commémorant la naissance de... la Nouvelle-France - laquelle naissance, rappelons-le à notre souvenir, précéda de quelque 155 ans le Traité de Paris, et de 259 ans l’apparition (douteuse à tant d’égards) du Dominion of Canada.
So. Nouvelle-France et feu British Empire.
Où est donc l’erreur... ?
J’ai beau me chatouiller les méninges à m’en tirer ce qu’il me reste de cheveux sur le crâne - et nonobstant que madame la mairesse Boucher en personne (également toujours aussi lumineuse d’à propos, de perspicacité intellectuelle et surtout de sens historique) ne vît non plus dans ce carton d’invitation quelque incongruité ou aberration que ce soit - je ne saisis décidément pas où j’ai pu, pour ma part, et d’aventure, rater le coche.
Car pareille(s) intention(s) de messieurs Pierre Boulanger et Jean Leclerc, ainsi que de leur compétente « équipe » d’abrogation systématique de soi de l’entité québécoise, participent tout à la fois de l’asservissement volontaire et du souverain mépris de Soi comme entité nationale.
En conséquence, gens de la Société du 400e anniversaire de Québec, messieurs Leclerc et Boulanger au premier chef, le soussigné - et ce à titre aussi bien de fils de cette Nouvelle Nouvelle-France de notre temps qu’à celui de résidant de sa Capitale nationale - ne peut plus désormais accorder à vos gestes et à vos décisions quelque confiance que ce soit.
Prenons acte : vous êtes parvenus en peu de temps, messieurs, à vous discréditer totalement. Et irréversiblement.
Aussi puisse-t-il rester en vous, comme en précipité au fond de votre conscience, si je puis dire, suffisamment de dignité pour tirer votre révérence afin que des gens d’envergure, de vision et de coeur puissent dans les plus brefs délais prendre le relais de vos errances et de vos aveuglements, sinon de votre atavisme auto-colonial (le serviteur qui finit par se voir et se concevoir lui-même par les yeux et l’esprit mêmes de son maître), et faire enfin de ce grand moment de notre Histoire une formidable réussite.
Car, vous l’aurez compris messieurs, vous avez en chemin perdu toute crédibilité. Et, par conséquent, toute légitimité.
Jean-Luc Gouin
Québec
Je désire réagir à ce texte qui tombe à point.
Je suis également extrêmement déçu des manières serviles du groupe de travail (il ne me vient pas à l’esprit un autre terme pour désigner ces gens) a qui les autorités (tout aussi bien municipales qu’à l’échelle de l’État du Québec) ont confié le mandat de faire des Fêtes du 400e anniversaire un succès (ou un fiasco... ?) mémorable.
Chercher à transformer cet événement commémorant la naissance de la Cité de Québec (et celle de la Nouvelle-France du même élan) en un moment historique (et fondateur !) du Canada constitue un détournement de sens et une usurpation politique sans nom.
De la banalisation d’ores et déjà anticipée et recherchée de la Fête nationale du 24 juin 2008, d’une part, à l’invitation de la reine de Grande-Bretagne, d’autre part, les bourdes monstrueuses éclatent les unes après les autres au sein de l’« équipe » qui prépare avec force maladresse cette année du 400e anniversaire de la présence française en Amérique.
C’est là une authentique entreprise de propagande, disons les choses sans détour, qui se retourne à 180 degrés contre le Concept même, noble et majestueux s’il en est, ici célébré.
Non mais... m’expliquera-t-on ce que peut bien signifier la présence de la reine d’Angleterre à un événement pareil ? Le Président - ou la Présidente - de la France, à la rigueur, je comprendrais. Assurément. Mais cette descendante des Nelson, des Phips, des Wolfe et des Durham... ???
(cela dit, je n’éprouve aucune animosité "personnelle" à l’égard de madame. Là n’est pas l’affaire)
Et puis... pourquoi pas George W. Bush, pendant qu’on y est ? En regrettant peut-être - qui sait ? - la mort « prématurée » de Pinochet...
Bref, cette canadianisation de la Nouvelle-France (et du Québec, forcément, par la voie de la continuité historique) participe d’une visée politique qui n’a décidément rien à envier au Scandale des Commandites du précédent Liberal Party Government of Canada.
Stephen Harper et Jean Chrétien : serait-ce donc, de fait, du pareil au même... ? Rigoureusement pareil.
Je veux bien croire qu’entre un Jean Charest et une Andrée P. Boucher (voire le premier ministre du Canada lui-même, sinon Alain Dubuc, ce spécialiste de la propagande du Canada au sein même du Comité d’organisation !), et chez qui le sentiment patriotique québécois ne dépasse guère la température de notre présent avril, qu’il n’est pas forcément aisé de naviguer les coudées franches dans cette aventure (si tant est, il est vrai, qu’il y ait des gens au sein de ce Comité qui soient investis d’un authentique sens de la nation).
Oui, je veux bien croire...
Mais reste que j’estime, moi de même, que l’Organisation des Fêtes du 400e anniversaire de Québec a perdu toute crédibilité (mais bien entre nous, en a-t-il déjà eu ne fût-ce que le vernis ?).
Non. Décidément pas. Je n’ai plus aucune confiance en ces gens-là pour organiser ma Fête Néo-Française. Notre Grande Célébration québécoise.
Absolument aucune.
Le Canada et la francophonie.
La Reine invitée ? Comment pourra-t-elle se présenter sans un certain malaise, elle qui a signé avec Pierre-Elliot Trudeau, premier ministre de l’époque, soit 1982, et Jean Chrétien, ex-premier ministre du Canada, la Constitution et son rapatriement. Rappelons-le elle a été adoptée sans le consentement du Québec, d’où l’expression : "La nuit des longs couteaux" ou couteaux plantés dans le dos puisque Monsieur René Lévesque, premier ministre du Québec était le seul à ne pas avoir été invité et présent au cours de cette nuit tragique. De la pure provocation je vous dis. Y’a bien d’autres mots qui me viennent en tête mais, bon, je demeure polie.
Voici un petit extrait du texte de Monsieur Louis Bernard pour nous placer en situation : "Il n’y a pas de quoi fêter" La charte a 25 ans : http://www.vigile.net/spip/article4479.html
"Mais il faut aussi lire l’article 55 : « Le ministre de la Justice du Canada est chargé de rédiger, dans les meilleurs délais, la version française des parties de la Constitution du Canada qui figurent à l’annexe [...] » (c’est-à-dire l’essentiel de la Constitution). Jamais on n’a voulu donner suite à cet article et rien n’a été fait pour que la Constitution du Canada ait une version française officielle. Il faut croire que ce n’est pas important. [...]"
Alors, vous me direz après que le "plusss meilleurs pays du monde" respecte les francophones du Québec et du Canada en agissant contre sa propre loi linguistique et en apparance en toute légalité bla bla bla !
Je ne vous parlerai pas des documents non traduits de l’armée canadienne ni du net recul pour ne pas dire l’assimilation grandissante des communautés francophones canadiennes. http://www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2006/une-politique-linguistique-axee-sur-le-francais.html
Je m’ennuie de Félix Leclerc...
Voici un article en complément. ttp ://http://www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2007/la-charte-des-droits-et-la-loi-101.html
En conclusion, je me joins à vous, Monsieur Gouin, afin d’unir ma voix à la vôtre et les autres afin de dénoncer avec véhémence les manigances du Comité organisateur de la fête du 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec qui, par leurs agissements canadiens, tente de nous faire oublier une partie honteuse de l’histoire du Québec par des gens à la solde du gouvernement British. Nous ne sommes pas une colonie britannique Dear Mrs the Queen of England... "I love you vous ne m’entendez guère ou guerre ?"
Avec fierté et le coeur palpitant de dignité et de reconnaisance aux Patriotes morts pendus pour la Cause francophone et la Liberté.
Hélène Jetté

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