Au club des Ex aujourd’hui à Radio-Canada, lors d’une discussion sur l’opportunité des élections au Québec en pleine crise économique, on a cité l’intervention de Jacques Parizeau sur le sujet qui a pris la forme d’une lettre ouverte au Journal de Montréal accompagnée d’une entrevue. Jacques Parizeau défend l’idée qu’une élection déclenchée par Jean Charest mercredi serait non seulement inutile mais dangereuse.
Dangereuse, écrit-il, parce qu’il faut éviter, par exemple, que des
entreprises québécoises passent dans des mains étrangères comme par exemple
SNC-Lavalin dont l’action est passée de 52$ à 28$, Je vous renvoie à
Canoe-Infos, la lettre de Parizeau est facile à trouver. Lisez-la. Vous
verrez la pertinences des propos du leader souverainiste.
Mon propos n’est pas de résumer la pensée de Jacques Parizeau. Mon propos est de dénoncer l’attitude de Liza Frulla qui a voulu enlever le droit de parole à Jacques Parizeau en disant à peu près ceci : Qu’est-ce qu’il a celui-là à encore se prononcer. Qu’il s’occupe donc de ses vignes et qu’il nous laisse tranquille. Jean-Pierre Charbonneau, amusé de cette manifestation d’impatience et d’intolérance de Liza Frulla lui a dit : "Sa femme est député" comme pour justifier l’intervention de son ancien chef comme s’il fallait la justifier.
Pour qui vous prenez-vous madame la grand’gueule Frulla pour déterminer
qui a le droit de parole ou pas, vous qui passez votre temps à abuser vu
vôtre surtout quand il s’agit des turpitudes et des malheurs du Parti
libéral du Canada dont vous êtes bien sûr une spécialiste. On voit par
cet incident que les libéraux et les fédéralistes incarnés ici par la
bronzée Liza Frulla en ont gros sur le coeur contre Jacques Parizeau qui,
par sa compétence, sa cohérence, son engagement indéfectible en faveur de
l’indépendance du Québec a toujours été et est toujours leur plus
redoutable adversaire. Ce pour quoi je le salue avec la plus grande emphase
possible.
Continuez à parler M. Parizeau. Vous êtes un phare pour nous tous. Quant à Liza Frulla, sous des dehors le plus souvent charmeurs, quand elle veut enlever le droit de parole à Jacques Parizeau, elle nous rappelle qu’elle fait toujours partie de la même famille que les tricheurs d’Option Canada et du scandale des commandites.
Robert Barberis-Gervais, Vieux-Longueuil, 3 novembre 2008
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —
