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Wayne Easter, Anthony Rota, Judy Foote, Brad Trost, Bill Siksay, David Sweet, Ed Fast, Merv Tweed, Navdeep Bains... Ces noms vous disent quelque chose ? Ce sont les noms de députés qui siègeront à Ottawa et qui prendront des décisions qui auront un impact sur le Québec et son avenir.
Au milieu de ces Canadiens, une cinquantaine de fiers Québécois, et quelques individus serviles, tenteront de se faire entendre. Leur présence à Ottawa rappelle celle du Québec dans le Canada et de son incapacité à en sortir.
Il n’y a pourtant qu’à voir le nombre de pétro-députés élus en Alberta et en Saskatchewan pour saisir la profondeur du fossé qui nous sépare et la nécessité de faire du Québec un pays. Nous ne pouvons plus continuer à nous prêter au jeu des élections canadiennes et à envoyer des députés dans un Parlement étranger.
La différence québécoise appelle de toute urgence à la création d’un État libre, indépendant, progressiste, écologique, pacifique et français.
Nous avons gagné une bataille. Ce ne sera pas la dernière.
Reste à gagner la guerre.
Les souverainistes doivent « continuer à (se) prêter au jeu des élections (démocratiques) canadiennes et à envoyer des députés dans un Parlement » qui leur est « étranger ». Pourquoi ? Pour une foule de raison.
Les absents on toujours tort :
La politique de la chaise vide est la politique du pire ;
La politique du pire est toujours la pire des politiques ;
La fiction d’un État du Canada dont nous ne ferions pas partie, annihile même le projet souverainistes puisque si nous n’en faisons pas partie, c’est donc que nous vivons déjà dans l’État souverain. Ce qui bien sûr n’est pas le cas.
Si nous luttons pour que le peuple souverain du Québec fonde l’État souverain du Québec qu’il espère, c’est donc que le Canada existe et que nous en faisons partie. Pour faire du Canada un État étranger, il faut lutter pour que soit incarnée dans une Institution démocratique la validité de son invalidité.
Pour l’heure, le peuple souverain du Québec n’a jamais été appelé à se prononcer ni sur la validité, ni sur l’invalidité de l’État du Canada, avatar de la succession des États qui se sont succédés depuis la Conquête britannique. Cette absence permet que l’État du Canada actuel s’impose par la force unilatérale armée ou supposée « démocratique », et ce, encore et toujours, d’en haut et d’autorité. La seule force d’inertie de cette imposition nous fait devoir lutter et prendra acte de son incontournable réalité. Le croire et le tenir pour étranger n’est qu’une illusion funeste. Tant et aussi longtemps que cet état de fait est bel et bien, l’État dans lequel nous nous trouvons, nous DEVONS, nous les souverainistes, nous les premiers, occuper la chaise qui est la nôtre. Les absents ont toujours tort.
Différente ou pas dans ses expressions, dans préférences et dans ses choix électoraux, culturels et politiques, la population du Québec, forme le peuple souverain du Québec, et il faut bien sûr continuer à appeler ce peuple souverain du Québec à ce que se fonde « de toute urgence », sur sa volonté nommément, clairement et démocratiquement exprimée, « un État libre, indépendant, progressiste, écologique, pacifiste et français » du Québec, cela hors la contrainte, le chantage et les menaces de représailles.
Je suis tout à fait d’accord avec vos conclusions, et pourquoi ? Parce que le Canada n’est encore pas un pays étranger voisin malgré ce qu’on peut souhaiter, penser, rêver. La réalité impose ce que nous venons de faire, voter en bloc pour le Bloc québécois, et cela tant qu’un État émanant du peuple souverain du Québec n’aura pas nommément reçu sa démocratique approbation, quel que soit l’État qui nous gouverne. Et... il y en a un qui nous gouverne. C’est le Canada. Qui est tout, sauf une fiction. Si ce que le Canada prétend être est une réelle fiction prétend, ce qu’il est dans les faits est toute autre chose. Il impose à nos foyers, son droit de tutelle. Il existe bel et bien et cette contrainte est tout, sauf nous être étrangère. Elle nous est coutumière.
Continuons le combat.
Luc A.
Quant on veut faire l’indépendance, il n’y a pas de juste milieu. Ou on procède ou on ne procède pas. Les épithètes mous, durs, ne sont que du vocabulaire de journalistes qui servent bien les carriéristes politiques.
Duceppe n’a pas parlé d’indépendance du Québec pendant la campagne électorale. Sursaut, le soir du scrutin.
La presque totalité de son discours porte vaguement sur le sujet. Ça, c’est tout un général. Quel combat ! Il est allé jusqu’à demander aux fédéralistes de voter pour son parti. Mélange des genres ?
L’indépendance, c’est d’abord le refus de toute négociation. (Albert Camus)
Je signe.
N. Turcotte

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