|
|
| Vigile.net a besoin de votre appui financier. N’hésitez pas à contribuer à sa production. | |||||
| Financement 2008 |
| Objectif : 20000$ | |||
La première réaction que j’ai eue mercredi dernier à l’annonce du dépôt de la motion du Premier Ministre Harper reconnaissant la nation québécoise à l’intérieur d’un Canada uni, fut un qualificatif tout aussi vrai aujourd’hui : une arnaque et rien d’autre ! Cette position, je vais la maintenir jusqu’au jour où notre nation aura acquis, par la volonté de la majorité du peuple, son statut d’État indépendant.
Cela dit, mettons entre parenthèses cette arnaque et portons notre attention sur l’aspect aveu constituant la première partie de l’affirmation de reconnaissance du statut de nation, telle que formulée par le Premier Ministre Harper et appuyée par tous les partis au Parlement fédéral canadien.
Qu’aurais-je répliqué à Stephen Harper, après que ce dernier eut reconnu le statut de nation au peuple du Québec ?
Est-ce que cette reconnaissance apporte de nouveaux pouvoirs au Québec ? A peu près tous les fédéralistes d’Ottawa s’entendent pour répondre non à cette question jusqu’à ce jour.
Est-ce que le problème du déséquilibre fiscal est réglé ou en voie de l’être ? D’après la mise à jour économique du ministre des Finances, monsieur Flaherty le 23 novembre, il semble bien que non.
Avez-vous d’autres choses de concret à offrir ? Non.
Donc, la reconnaissance du statut de nation à l’égard du peuple québécois n’est que pur symbole et rien d’autre, c’est bien cela ?
Puisqu’il est acquis que le Parlement canadien cesse de nier ce fait à la face du monde entier, ne serait-ce qu’au plan symbolique, mais que ce ne sont que des mots sans conséquences tangibles d’après les fédéralistes, il me revient à l’esprit une expression de Deschamps : « kosse ça donne ? » Rien ? Alors nous n’avons plus une minute de plus à perdre de notre temps à l’intérieur d’un tel pays ! Il me semble que ça ne prend pas un dictionnaire pour comprendre ça.
Et je ne vois pas pourquoi il est nécessaire de faire un grand détour par une ronde de négociation constitutionnelle, tout en espérant bien fort qu’un échec retentissant soit le terme d’une telle démarche, et à terme profiter d’un climat de confrontation pour vouloir raviver la flamme souverainiste chez les Québécois !
Le chemin le plus court entre deux points est et sera toujours la rectiligne.
Dorénavant, les élus souverainistes tant à Ottawa qu’à Québec ne devraient se concentrer sur une seule et unique chose : Souffler sur la braise pour raviver cette flamme, avec enthousiasme et détermination.
Puisque, au dire de Gilles Duceppe, le Canada doit considérer dorénavant le peuple québécois de nation à nation, la réalisation ultime de ce nouvel état de fait est plus que jamais l’affirmation territoriale indépendante du Québec par rapport à son nouveau voisin canadien.
Reste à convaincre le peuple de reconnaître cette nouvelle réalité que l’on nomme pays.
P.S. : Je tiens à remercier publiquement l’ancien premier ministre Bernard Landry, qui par sa brillante lettre publiée dans La Presse du 16 novembre dernier (« Une question de dignité »), a certainement permis à la nation québécoise d’être aujourd’hui reconnue vis-à-vis son premier partenaire pour ce qu’elle est. N’eut été de cette puissante réflexion de monsieur Landry (aux accents de Vigneault, l’avais-je qualifiée), les bouleversements que nous avons vécus cette semaine ne se seraient certainement pas produits à une vitesse aussi effarante. Le Québec tout entier lui doit certainement une fière chandelle. Sa place dans le grand livre de l’Histoire est à mon sens garantie, en quelque part pas très loin de celle de René Lévesque.

14381$ 72%
|
Pour contribuer en ligne
|