...ou alors simplement maladresse ? Au risque de me faire complètement "défriser" ici, et de regretter mon geste probablement trop impulsif, je dirai que je crois plutôt à la vanité. Qui mène à la maladresse. OUI, MONSIEUR !
À l’occasion de ce 15e anniversaire du référendum de 95, Jacques Parizeau, à mon sens, s’est tout bonnement (?) laissé piéger par Radio-Canada. Par l’Empire Power&co ? Il s’est gentiment prêté à leurs manigances. Ces instances ont juré d’avoir la peau de Pauline Marois et, à l’instar de la manière British consacrée par l’Histoire, - la leur, la nôtre et bien d’autres de leurs colonies – comment mieux y parvenir qu’en divisant ? Pour régner. En faisant se battre les indigènes entre eux ? Et il fallait voir les sourires satisfaits - ou alors je suis franchement parano – de Duchesne et Galipeau ! (Monsieur Barberis-Gervais, confirmez-vous ma perception ?).
« Et, de conclure Céline Galipeau : MONSIEUR - comme on l’appelle – se défend bien ici de jouer les belles-mères »... Ben Quen ! Et Mme Suzanne Tremblay, ancienne députée qui vient en rajouter, souhaite que l’on reprenne la « pédagogie » de la Souveraineté... Sont-ils au fait de l’ABCD de la Souveraineté, cette opération conduite par les jeunes députés du PQ ? Bien sûr la nécessité de la Pédagogie... Tous pour la vertu... Quant à la façon de procéder, qu’on laisse les résultats du prochain Congrès la préciser et qu’on y apporte pour ce faire des suggestions, des précisions, des collaborations...
Après cette jambette d’hier à la Souveraineté de la part de son ex, j’ai soudain eu comme la révélation suivante : que les trois précédents chefs du PQ ( j’exclus ici André Boisclair ) avaient en commun une faiblesse qui s’appelle la VANITÉ, la vanité vaniteuse, comme celle des paons faisant la roue. Ou encore comme celle imagée dans la fable de Lafontaine que je citais à l’envers récemment dans une lettre à Bernard Drainville qui, lui, je crois, ne l’est pas, vaniteux. Le Renard et le Corbeau : on te glorifie le plumage et/ou le ramage et on cueille ton fromage.
Étrange que toute cette cohorte se fasse voir le plumage et entendre le ramage juste au moment ou Pauline Marois « prend du pic » aurait dit ma mère. Oui, Monsieur, elle "prend du pic", le "pic" tant réclamé, par ses sorties récentes - qui sont, je pense, bien plus intelligemment mesurées et opportunes que l’on croit en général - et qui est ainsi en passe de gagner en popularité dans le cœur des Québécois. Alors ? Que veut Monsieur ? Que veulent ces messieurs ? Et ces "madames" oui. Ça les embête ? J’avoue que je ne saisis pas. Et celui à qui je conserve intacte mon estime en ce moment, c’est Gilles Duceppe qui occupe habilement toute la place qui est la sienne et utilise toute la latitude qui est aussi la sienne pour agir, sans pour autant rivaliser et porter ombrage aux autres. Bravo, Gilles Duceppe ! Et j’espère que vous non plus n’écouterez pas le chant des sirènes. Merci de mettre la gloriole de côté. De faire passer le pays et l’ambition commune avant la vôtre. J’espère que ma perception est juste. Je ré-entends le discours patriotique de la Saint- Jean prononcé par votre père - je n’ai pas mémoire en quelle année c’était – et je comprends qu’il vous a transmis une grande quantité et qualité d’amour, de vaillance et d’effacement opportun pour ce pays, dont les INDÉPENDANTS tristes voudraient s’accaparer le monopole d’amour pur ; et s’accaparer aussi la prétention de le faire surgir, sans jamais clairement exposer leur démarche et révéler leurs outils – à part le référendum daté ou le mot INDÉPENDANCE, comme un mot de passe magique. Ils n’exposent le plus souvent que leurs cerveaux !
J’ai déjà écrit ici que le jour où Jacques Parizeau contesterait le leadership de Pauline Marois, je reverrais encore ma position sur le PQ et sa chef. Je la revois de fait aujourd’hui mais c’est plutôt ma perception de Jacques Parizeau, de sa « députée préférée » et de sa garde rapprochée que ça concerne ! Et ce malgré le respect que je lui dois et lui conserve par ailleurs.
28 octobre 2010


