On pourrait affirmer facilement que les Québécois se divisent en 4 grands courants au point de vue constitutionnel :
22 ½ % de vrais séparatistes convaincus qui ne veulent rien savoir du ROC qu’ils trouvent bête et méchant. 22 ½ % de souverainistes plus flexibles qui désirent une forme de relation économique et politique avec le ROC. 22 ½ % de fédéralistes assez flexibles qui n’aiment pas de la fédération actuelle mais ne veulent pas se séparer du ROC. 22 ½ % de fédéralistes convaincus qui ne veulent rien changer dans la fédération actuelle. 10 % qui s’en tamponnent le coquillard aller-retour.
Fait qu’aucun Québécois n’étant dans un groupe assez majoritaire pour faire réussir son courant préféré, faudrait bien trouver une solution qui aurait une chance de réussir à la place de 4 qui vont faillir en confirmant la réussite du statu-quo fédératif actuelle.
Sauf le PLQ qui semble s’accommoder très bien du fédéralisme actuel, les autres partis devraient se coordonner ou se fusionner avec une solution constitutionnelle simple sans être simpliste du genre d’une vraie fédération canadienne à être formée avec un État du Québec souverain. L’idée de vraie confédération canadienne me semble la seule qui pourrait plaire aux modérés et à quelques extrémistes des 2 côtés afin d’obtenir plus de 60 % de OUI à une question qui donnerait la force requise aux négociateurs québécois dans les négociations requises pour les changements importants pour y accéder.
Majoritairement, les Québécois ont plus peur de perdre leur job que leur langue même prêts à s’expatrier pour gagner la vie
La difficulté de convaincre plus de Québécois à l’utilité du souverainisme est dans les 3 phrases du titre plus haut, argument qui a déjà et peut encore servir de bonne base aux fédéralistes pour faire peur à ceux qui pourraient être tentés de voter OUI à la séparation du Québec (souveraineté ou indépendance) sans association économique ous genre de confédération d’États souverains, comme : Vous allez nuire ainsi à votre économie avec un marché plus petit et autres affaires du même genre.
On se rappelle qu’un très grand nombre de Québécois ont peu hésité à déménager aux États-Unis ou dans les autres provinces canadiennes quand c’était plus payant de le faire : Médecins, joueurs de hockey, travailleurs dans les filatures de coton ou dans le pétrole, profs de français, infirmières, entrepreneurs et travailleurs dans la construction etc. même s’ils savaient qu’ils augmentaient le danger du futur francophone de leurs enfants en plus de perdre leur entourage culturel québécois.
Ceci étant écrit, faut faire avec et y aller par étapes, comme l’avait compris M. Claude Morin. Arroser la fleur de temps en temps mais pas trop souvent pour la faire pourrir et ne pas trop tirer dessus pour la faire casser, ce qui la ferait flétrir assez vite. Les impatients vont trouver le temps long longtemps s’ils s’avisent de faire autrement.

