Nicolas Sarkozy est le valet de Paul Desmarais. Rien de nouveau là dedans. Ayant sorti de la doctrine du ni-ni, Sarkozy renie. Espérons le, les incidents de cette semaine démontreront aux français ou aux gaullistes le manque de prondeur du président Bling-Bling, sa vassalité à l’empire Power et son absence de sens de la diplomatie internationale. Souhaitons, par le fait même, les meilleures chances à Nicolas Dupont-Aignan, digne héritier du Gaullisme, lors des prochaines élections municipales. Ces municipales pourraient permettre à Debout la République et Dupont-Aignan d’obtenir les fameuses 500 signatures d’élus nécessaires à un ticket présidentiel.
La suite ?
La crise Power-Sarkoziste démontre une lacune de notre mouvement. En effet, notre mouvement a basé la reconnaissance internationale uniquement sur les relations franco-québécoise. On pensait, un peu bêtement, qu’après un référendum gagnant, les Français allaient naturellement nous reconnaître et que les États-Unis, invoquant la Doctrine Monroe, allaient suivre par orgueil. Avec un président français carrément hostile aux ambitions les plus nobles du Québec, nous sommes forcés de constater que les relations internationales du mouvement souverainiste ont échoué en mettant tous ses œufs dans le même panier.
Il est donc clair que le mouvement souverainiste doit diversifier ses contacts internationaux.
Le 18 juin dernier, Dimitry Rogozine, ambassadeur de la Russie à l’OTAN déclarait :"Que se serait-il passé si les représentants soviétiques s’étaient rendu au Québec afin de réclamer son adhésion au pacte de Varsovie ?". Clairement, les Russes connaissent les ambitions du Québec. De plus, les Russes ont plusieurs contentieux avec le président bling-bling. La Russie a appuyé l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud. La Russie s’oppose à l’élargissement de l’OTAN dans les ex-républiques soviétiques. Bref, la Russie s’oppose à l’hégémonie américano-européenne, dans ce qu’on appelle maintenant la « doctrine Medvedev ».
L’installation du port méthanier Rabaska, à Beaumont démontre également un intérêt marqué de la part de la Russie envers le Québec. Gazprom a choisi Beaumont, pas Cacouna. Évidemment, Beaumont est plus proche des marchés. Toutefois, le choix de Beaumont n’est pas dénué de sens stratégique. En effet, deux régions dictent la forme du gouvernement au Québec : Le 450 et la région de Québec. En choisissant Rabaska, Gazprom a choisi de s’installer dans une région pouvant fortement influencer le devenir Québécois. Gazprom n’est pas qu’une simple compagnie gazière. C’est la tête de pont de la Russie.
Les russes s’intéressent donc au Québec, c’est clair. À mi chemin entre l’Amérique du Sud et Mourmansk, le Québec a une position géostratégique évidente. De plus, l’indépendance du Québec représente le talon d’Achille du Canada, la pire menace pour la sécurité du Canada, selon Lawrence Cannon. Rappelons-le, le Canada s’oppose vigoureusement aux ambitions russes sur l’Arctique. La Russie a donc intérêt, pour permettre son expansion dans l’Arctique, d’affaiblir le gouvernement canadien. L’intérêt de la Russie envers le Québec pourrait rappeler également aux Américains et aux Français l’importance du concept de « sphère d’influence », un aspect majeur de la doctrine Medvedev.
Le président Sarkozy n’est pas sympathique à nos ambitions les plus justes ? Allons voir ailleurs. Je suis persuadé que Pauline Marois pourrait être accueillie chaudement par le premier ministre Poutine, voire le président Medvedev. Après tout, ce serait sûrement l’occasion idéale de tisser des liens avec cette grande civilisation, voire d’organiser une série de matchs amicaux entre l’équipe nationale de hockey du Québec (un geste de rupture ?) et celle de la Russie.
Après tout, lorsque les russes et les québécois parlent de hockey, ils parlent la même langue : Le Kovalev !!!


