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Se décoller le nez du sujet : Christian Rioux
Ouhgo
Tribune libre de Vigile
vendredi 29 février 2008      257 visites      2 messages


Pour une troisième fois (au moins) en un mois, Christian Rioux, basé à Paris pour Le Devoir, illustre bien qu’un observateur de la scène politique québécoise obtient une meilleure perspective lorsqu’il prend du recul.

Pour conclure que notre niveau de bilinguisme se compare avantageusement à celui des pays du nord de l’Europe, il fait ressortir que comparativement aux Danois, Norvégiens ou Hollandais dont la langue maternelle se limite à quelques millions de locuteurs, donc forcés de communiquer avec le monde en langue seconde, nous, au Québec, jouissons de l’inestimable privilège de parler une des trois principales langues internationales.

Nous partageons notre langue avec 200 millions de francophones. Nous parlons la deuxième langue seconde enseignée dans le monde. Le français donne accès à presque tout le cinéma international, à la télé et à l’essentiel d’Internet. Les maisons d’édition françaises traduisent plus de romans étrangers que les éditeurs américains…

Ce regard devrait nous donner des munitions face à l’offensive canadian actuelle pour nous démontrer que le français en Amérique n’est qu’un dialecte qui nous isole de la mondialisation.

Christian Rioux nous rappelle ainsi qu’il n’est pas nécessaire de chercher un niveau de « parfait bilinguisme », comme pour dissimuler notre vraie identité auprès des « maîtres »(la comparaison est mienne). La majorité des peuples d’Europe du Nord atteignent leur niveau de bilinguisme fonctionnel anglais, non par l’école mais par les moyens de la télé et la radio. Sur les quatre personnes de langue maternelle non française qu’il a interviewées à Buxelles, trois se sont adressées à lui fièrement en français. La quatrième, à qui il a dû parler en anglais, était un Québécois originaire de Saint-Léonard, fils d’immigrant italien, un enfant de la loi 101… (notre manque de fierté du français le rend moins attrayant aux arrivants)

— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —




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Vos commentaires:
  • Se décoller le nez du sujet : Christian Rioux
    1er mars 2008, par Réal Ouellet
    M. Rioux précise bien que l’anglais langue seconde se transmet moins par l’école que par le colonialisne. Ce qui pourrait vouloir dire que plus un peuple est colonisé, plus il a de chance de devenir bilingue. et le corollaire, plus un peuple sent le besoin d’être bilingue, plus il est colonisé..
  • Se décoller le nez du sujet : Christian Rioux
    1er mars 2008, par ouhgo

    M. Ouellet,

    Précision essentielle, en effet. Merci de participer aussi à prolonger la portée de cet auteur.



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