Que de servilité de la part d’un Président de France : se faire le porte-parole du financier canadien Desmarais ! Cela, en présence de la créature politique de ce dernier, Jean Charest... qui semblait opiner du bonnet bien plus qu’il n’était (faussement) médusé. Le montage de Radio-Canada a quand même bien montré du doigt et identifié le tireur de ficelles fédéralistes derrière le truc. Dans toutes les réactions souverainistes, il ne faudrait pas manquer de souligner cette manipulation flagrante, ce rôle indigne imposé au petit français Sarkosy. Le tout est-il suffisamment grossier pour finalement jouer en faveur de la souveraineté ?
Pendant le topo télévisé, m’est venue l’image suivante : un nouveau Henri Bourassa s’emparait du micro et donnait la réplique sur le champ à cet impertinent, lui suggérant carrément de se mêler de ses affaires. C’était évidemment demander trop de dignité au Premier ministre du Québec devant son bienfaiteur Desmarais. (Note : L’affaire Henri Bourassa se passe en 1910, à l’église Notre-Dame de Montréal. Le fondateur du Devoir monte spontanément en chaire pour rabrouer, dans un discours cinglant et mémorable, l’Évêque Bourne qui vient d’affirmer qu’en Amérique, le catholicisme ne s’épanouira qu’en anglais.)
Rodrigue
