Il y a un certain nombre de comédiens professionnels qui vont participer au Moulin à paroles sur les Plaines d’Abraham. On apprend que les comédiens amateurs du Parti libéral n’y seront pas.
Parlant au nom du parti Libéral de Jean Charest, le député de Louis-Hébert, ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad s’oppose à la lecture du Manifeste du FLQ (Front de libération du Québec et non Fédération libérale du Québec).
Il a déclaré :
« Ils sont rendus loin de la poésie. Le FLQ pour moi, le souvenir que j’ai, ce sont les assassinats, les bombes », a déclaré le ministre Hamad en entrevue à La Presse Canadienne.
M. Hamad parle du “souvenir” qu’il en a comme s’il avait vécu personnellement “les bombes” et “les assassinats”. (au pluriel)
C’est là que se trouve l’imposture.
En effet, une simple recherche sur le site de l’Assemblée nationale nous informe que l’honorable Sam Hamad est né à Damas, en Syrie en 1958. Il avait donc douze ans en 1970. De plus, Jacques Noêl nous apprend que M. Hamad est arrivé au Québec en 1975, cinq ans après la crise d’octobre 1970.
Les Libéraux se cherchaient un prétexte pour boycotter le Moulin à paroles. La direction des communications du Parti libéral a donc envoyé Sam Hamad en mission avec une déclaration toute préparée qui devait être marquée au sceau de la sincérité indignée contre la violence felquiste.
« Ils sont rendus loin de la poésie. Le FLQ pour moi, le souvenir que j’ai, ce sont les assassinats, les bombes »
Quel souvenir, mon Sam ? En 1970, tu avais douze ans et tu étais à Damas, en Syrie. Ta déclaration est loin de l’authenticité.
C’est dommage car tu avais l’air sincère. Tu ne l’étais pas. Tu es un mauvais comédien. Un peu comme Josée Verner.
Robert Barberis-Gervais, Vieux-Longueuil, 6 septembre 2009

