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Le 5 novembre dernier, en entrevue à Radio-Canada,
Gilbert Rozon mettait, à la veille du Sommet de la Culture,
cartes sur table à l’endroit du maire de Montréal, Gérald Tremblay :
« Nous voulons des priorités palpables
et non pas une simple opération de relations publiques. »
Rozon a également fait valoir qu’il y avait un temps pour discuter,
un autre pour agir. « Il faut relancer Montréal,
il faut que la ville devienne le symbole
d’un vrai carrefour des spectacles.
Il est nécessaire de la revamper,
de lui redonner une signature. »
L’homme qui compte 25 ans de métier
craint toutefois que l’on construise un théâtre sans pouvoir y
jouer de pièces « parce que l’on donne de moins en moins
de moyens aux créateurs. Tout va dans le béton. »
Il exige du maire plus qu’une déclaration de principe.
« Nous voulons savoir où on s’en va. Où on va être dans 8-10 ans.
Des propositions qui ne sont qu’un simple exercice de style
ne font pas rêver. Ça prend un plan qui rallie. »
Ces questions ne concernent pas seulement Montréal
mais l’ensemble du Québec où l’on discute sans agir,
où l’on n’entrevoit aucune priorité palpable,
où l’on investit dans le béton
et où on ne rêve plus.
Quand il n’y a pas de plan pour rallier les Québécois
ils se font plus malléables, plus Canadiens.
Que sera le Québec dans 8-10 ans ?
Cachez ce français que je ne saurais voir...
Est-il nécessaire de rappeller que notre maire s’est fait élire avec un slogan unilingue Anglais (Go Montreal !)
Cela en dit long sur ses affinités culturelles avec la "minorité" francophone.
De plus en plus, le français dérange à Montréal.
Philippe Landry

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