M. Bousquet,
Vous écrivez : "Faudrait se questionner de nouveau, en 2008, sur le pourquoi et le comment des Québécois qui voudraient changer la constitution canadienne "que nous avons refusé de signer" ou de ceux qui voudraient en sortir partiellement ou carrément."
Nos rangs sont maintenant bien définis en 2 clans :
1- Les confédéralistes
2- Les indépendantistes
Mme Marois, M. Boisclair, M. Landry, M. Bouchard, M. Johnson et M. Lévesque étaient tous des confédéralistes. Seul M. Parizeau était indépendantiste. Mme Marois a au moins le mérite d’être clair sur leurs véritables orientations du PQ de 2008.
Si on regarde du côté du Bloc, MM. Bouchard et Duceppe sont confédéralistes.
Où doit et peut se jouer la lutte indépendantiste ? À Québec ou à Ottawa ? C’est évidemment à Québec que ça doit se passer et c’est de rêver en couleur de croire que ça puisse se faire au niveau fédéral.
Où doit et peut se jouer la lutte confédéraliste ? À Québec ou à Ottawa ? C’est évidemment à Ottawa que ça doit se passer et c’est de rêver en couleur de croire que ça puisse se faire au niveau provincial.
Voilà pourquoi j’ai participé à la fondation du PI : pour mener la lutte indépendantiste au Québec.
Le Bloc, pour moi, n’a qu’un seul choix logique pour promouvoir une véritable confédération dans le respect des provinces : devenir un parti pan-canadien où chaque province aurait une entité suprême avec leur propre demande constitutionnelle.
Jouer le confédéralisme (ou l’autonomisme) au niveau provincial est une pure perte de temps quand le gouvernement d’Ottawa en est un centralisateur.
Au provincial, on a 2 choix responsables de vision :
1- Naviguer avec ce que l’on a.
2- Prendre notre liberté en main en faisant la cassure avec le fédéral.
Si un jour le Bloc se redéfinit en parti pan-canadien pour promouvoir une confédération, il va avoir mon vote et mon appui.
Maintenant au Québec, on a un choix d’un parti indépendantiste : il a mon vote et mon appui.
Vous écrivez :
"C’est qui qui nous empêche de tenter de renforcer la loi 101, de revoir les subventions su gouvernement québécois à tout ce qui aide à angliciser le Québec ?"
Ce n’est pas en votant PQ en tout cas. Le PQ a une vision totalement irresponsable vis-à-vis la question de la langue. Mme Marois l’a clairement dit : « Le vrai défi qu’on a, c’est que nos enfants sortent de l’école bilingues ». Imaginez la cohue si c’était Jean Charest qui l’aurait dit !!! Jean Charest l’espère en secret mais ne le dit pas ouvertement.
Connaître l’anglais, n’est pas une ouverture sur le monde, c’est de s’assujettir à l’empire actuel. Connaître l’anglais au Québec n’est pas pour communiquer avec l’extérieur mais bien pour communiquer entre nous, résidents du Québec. Le PQ veut bilinguiser tout nos enfants alors que le réel défi serait de franciser les 400 000 résidents du Québec qui ne maîtrise aucunement le français. On devrait plutôt financer les écoles anglaises qui francisent ses étudiants avec des programmes d’immersion. Si tous les québécois parlaient français, à peine 5% des emplois nécessiteraient le bilinguisme et l’État pourrait faire en sorte de financer les entreprises en payant les cours d’anglais des employés qui doivent être bilingues. On pourrait ainsi vivre uniquement en français au Québec et approfondir sans limite cette belle langue. Pour franciser les non-francophones d’aujourd’hui, il faudrait augmenter le pouvoir d’attraction du français. Des suggestions comme le droit de vote ou le droit de détenir un permis de conduire valide pourraient augmenter cette attraction. Évidemment, ça serait une politique contestée mais viable. On pourrait donner un délai de 5 ans à son application tout en fournissant gratuitement des cours de français aux non-francophones. Cette façon de faire dans ce dernier paragraphe peut aussi bien se défendre par les confédéralistes, les fédéralistes et les indépendantistes car on a ce pouvoir là déjà aujourd’hui.
J’élargis le débat certe mais jamais le PQ n’aura mon vote quand dans son programme il incluera la bilinguisation de tout nos enfants.
Vous rajoutez :
"Pour l’immigration qui nous minorise, c’est notre propre gouvernement très provincial de M. Charest qui décide de l’augmenter"
Le PQ, là-dedans ? Il n’a pas donné son accord pour passer à 55 000 immigrants par an ?
M. Prudence,
Vous écrivez : "À ceux qui l’appuient en puristes sous prétexte qu’il faut voter pour le parti annoncé comme le plus séparatiste : encore faut-il considérer la faisabilité. Si je veux accéder à un buffet qui est gardé par un molosse grimaçant, je vais d’abord neutraliser cette nuisance au lieu de foncer et de me faire dévorer avant même d’avoir goûté l’apéro !"
L’important pour le PI est de jouer la carte du radicalisme avec un discours 100% anti-colonisé. Ça prend ça sur l’échiquier politique actuel. Devant ce discours, les gens seront ainsi confrontés avec de nouvelles visions de faire et si ça peut permettre à d’autres de se radicaliser (un peu, moyen ou beaucoup), c’est une victoire pour le PI même s’il ne prendrait jamais le pouvoir. Il faut abattre le discours fédéralisant de tout nos médias car même le Devoir d’aujourd’hui en tient un !
Le PQ, au début, c’était ça : le radicalisme dans la méthode et suite à la montée de leurs appuis, ils ont adouci à la méthode Morin l’option péquiste. Peut-être le PI ira dans ce sens un jour mais il est essentiel de devoir être présent aujourd’hui dans sa formule actuelle. Il faut briser des préjugés actuels répandus partout auxquels le PQ adhère sans grincer des dents.
Stratégiquement, c’est de mon avis, la meilleure perspective à envisager.
Patriotiquement votre,
Sébastien Hotte