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A propos de l’élection décisionnelle
Reproche amical à Jacques Parizeau
Robert Barberis-Gervais
Tribune libre de Vigile
vendredi 12 juin 2009      295 visites      6 messages


A l’occasion de sa causerie devant les Intellectuels pour la souveraineté (IPSO) samedi dernier, accessible sur Vigile.net, Jacques Parizeau a dit qu’il y avait trois façons de faire la souveraineté : ou par la violence ; ou par une élection ; ou par un référendum. Il a rejeté la violence.

A propos de l’élection, il a dit qu’il est toujours d’accord avec cette possibilité comme il l’a soutenu dans une série d’articles publiés dans le Toronto Star sous la plume du journaliste émérite Robert McKenzie en novembre 1971. Le texte a été publié aux Editions du Parti québécois. J’en ai fait la traduction et écrit la présentation. Pour ceux que ça intéresse et je m’en souviens comme si c’était hier, juste avant la publication de la brochure que j’ai entre les mains, en novembre 1972, j’ai demandé à René Lévesque son opinion à propos du titre. J’hésitais entre : Comment se fera la souveraineté (sans point d’interrogation) et Comment se fera l’indépendance (sans point d’interrogation).

- “Qu’en pensez-vous monsieur Lévesque ?”

- Il me répondit : “J’aime bien votre futur simple. Vous qu’est-ce que vous préférez ?”

- Je lui répondis : l’indépendance. monsieur Lévesque.

- Il me dit sans aucune hésitation, à mon grand plaisir : “Allez-y avec Comment se fera l’indépendance.”

- Sans point d’interrogation et avec le futur simple de Gaston Miron. Nous te ferons, Terre de Québec.

Je cite le Toronto Star.

Le jour de la victoire, le Québec se retirera de la Confédération. (C’est le titre)

“Avec ou sans majorité du vote populaire, le parti séparatiste québécois a l’intention de séparer le Québec du Canada, s’il domine l’Assemblée nationale du Québec à la suite d’une élection. Un gouvernement “péquiste” à Québec mettra immédiatement en branle le processus de sécession sans aucun recours à l’électorat par un référendum ou une seconde élection. Telle est l’opinion clairement exprimée au Star au cours d’une interview du dirigeant du parti, René Lévesque et de deux autres personnalités très marquantes du parti - l’économiste Jacques Parizeau et le juriste de renommée internationale, le professeur Jacques-Yvan Morin.”

Pendant la crise d’octobre 1970, Pierre Elliott Trudeau a appliqué par décret la loi des mesures de guerre et

“ajouta Lévesque, il n’avait même pas obtenu 45% du vote canadien. Il se conformait alors parfaitement à la tradition parlementaire britannique qui dit : Si vous avez la majorité au Parlement, vous êtes le gouvernement. Voilà la tradition parlementaire britannique et c’est ce que nous appliquerons. Le jour où nous formerons le gouvernement, élu pour appliquer un programme que chacun connaît, c’est à ce moment-là que nous l’appliquerons.”

L’économiste Jacques Parizeau a été tout aussi catégorique.

“Le Québec est entré dans la Confédération sans référendum et il se retirera de la Confédération sans référendum conformément aux règles du parlementarisme britannique.” a-t-il dit. (...)

Lévesque affirme que le Parti québécois prendra le pouvoir en 1973, ou se trouvera si près de le prendre, que le premier ministre Robert Bourassa sera emporté par une seconde élection dans les dix-huit mois ou deux ans qui suivront.

Aussitôt après la prise du pouvoir, un gouvernement péquiste s’adressera à Ottawa pour entreprendre des négociations sur les modalités de la sécession du Québec : partage des biens et des dettes, offres d’union douanière et d’union monétaire entre les deux pays, puis calendrier de transfert de juridiction.

Titre : René Lévesque prépare déjà une constitution pour le Québec.

“Qu’un groupe d’experts à l’intérieur du parti soit à l’oeuvre depuis 1969 afin de préparer un premier projet de constitution montre bien avec quel sérieux opèrent le Parti québécois et son leader René Lévesque. On s’attend à ce que cette première ébauche soit bientôt prête à être soumise à un vote lors du prochain congrès du parti en 1973. Si le parti arrive au pouvoir au Québec, ce qui devrait se faire d’ici à cinq ans (donc en 1976...) d’après ses leaders, cette constitution, sans doute revue et corrigée, sera proposée au peuple québécois pour un référendum national. (...)

“Dans le privé, certains stratèges du parti reconnaissent pourtant que certaines situations pourraient bien s’avérer particulièrement explosives. Ce serait le cas, par exemple, si la majorité des francophones québécois votait pour l’indépendance aux prochaines élections du Québec alors que la minorité anglophone, qui représente 20% des voix, contribuait à maintenir les libéraux de Bourassa au pouvoir.” (Fin de la citation)

Commentaire :

1- La majorité de 61% des francophones ont voté pour le OUI au référendum du 31 octobre 1995. 95% des anglophones et assimilés ont voté NON et constituent ce que Lise Bissonnette a appelé “une minorité de blocage”. Est-ce une situation explosive ? Je dis oui, c’est une situation explosive.

2- Aux élections du 29 octobre 1973, une semaine avant, est apparue une carte de rappel qui disait :

Aujourd’hui,

Je vote pour la seule équipe prête à former un vrai gouvernement.

En 1975,

par référendum, je déciderai de l’avenir du Québec.

Une chose à la fois. Chaque chose en son temps.

Je vote pour le Parti québécois.

Je vote pour le vrai.

Cette carte de rappel fut le début de l’étapisme et le début de tous les problèmes pour les indépendantistes. Ce n’était plus par une élection décisionnelle que le Parti québécois mettrait en branle le processus d’accession à l’indépendance. Ce serait par un référendum et par un référendum seulement. La carte de rappel modifiait le programme du parti sans congrès (salutations à Pierre Cloutier et à ceux qui, très imprudemment, me traitent de “naïf”).

Devant les Intellectuels pour la souveraineté, Jacques Parizeau a dit avoir maintenu sa position sur l’élection décisionnelle (ce qui est préférable à “élection référendaire” qui sème la confusion) au congrès du PQ de 1974 et qu’il a été battu. Il est rentré dans le rang comme un bon soldat. La même chose s’est produite, dit-il, en 2005, et il est entré dans le rang comme un bon soldat.

J’en conclus que Jacques Parizeau n’a pas changé d’idée par rapport à l’élection décisionnelle. Il a la même position que lors de son entrevue au Toronto Star en novembre 1971. Il a même renchéri en disant : “Le parlement peut tout faire sauf changer un homme en femme.” Si c’est ce que Parizeau pense vraiment et je crois qu’il le pense, comment pourrait-on faire la moindre critique au Parti indépendantiste là-dessus.

***

Si j’avais un reproche amical à faire à Jacques Parizeau, c’est de ne pas continuer à se battre en faveur de l’élection décisionnelle. Puisque c’est ce qu’il pense. Surtout après la loi sur la clarté.

Ce qu’il faut surtout retenir, c’est que quand madame Marois propose son plan et en fait sa plate-forme électorale, si elle est élue, elle aura un mandat clair pour réaliser un projet de citoyenneté québécoise, un projet de constitution, un renforcement de la loi 101, un rapatriement des pouvoirs en culture et communication par exemple sans avoir besoin de consulter de nouveau la population. Et ceux qui s’opposeront à ces projets accomplis avec un mandat du peuple québécois en subiront les conséquences politiques. C’est ce qu’a dit Pauline Marois sur toutes les tribunes quand on lui a demandé d’expliquer son plan.

L’avantage de rappeler que Jacques Parizeau a toujours été en faveur de l’élection décisionnelle, c’est d’attirer l’attention sur les Pouvoirs du Parlement québécois en régime parlementaire britannique. Et d’attirer l’attention sur le fait que Pauline Marois et son équipe ont la ferme intention de demander le mandat d’exercer pleinement ces pouvoirs. Sans référendum. Le pouvoir d’agir comme le Parlement d’une nation à l’Assemblée dite nationale. (D’où l’importance d’envoyer des représentants de cette nation comme députés du Bloc à Ottawa.)

Ce n’est pas encore “la Totale”, et on ne revient pas aux années 70 (avant que Claude Morin ne sévisse...) mais ce plan relance une dynamique qui pourrait nous faire atteindre notre objectif : faire du Québec un vrai pays français (et non bilingue) dont a absolument besoin une nation française pour s’épanouir. Et paraît-il qu’on est une nation n’est-ce pas messieurs Harper et Ignatieff !

Robert Barberis-Gervais, Longueuil, 12 juin 2009




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Vos commentaires:
  • Reproche amical à Jacques Parizeau
    12 juin 2009, par Christian Montmarquette

    « Le parlement peut tout faire sauf changer un homme en femme » - Jacques Parizeau

    - Éloquent !

    - C’est ce que j’ai toujours pensé.

    Et c’est une fichue de bonne raison de faire attention pour qui on vote !

    Cela fait « des » semaines que je me tue à répéter que le Québec a été enfermé dans le Canada sans référendum, pourquoi en faudrait-il un pour en sortir ? - Soutenir le contraire, est de promouvoir et de défendre les arguments de l’adversaire.

    Laisser croire que l’élection décisionnelle n’est pas une option valide, reviendrait à dire que le vote des citoyens, l’élection des députés et un vote de l’Assemblée nationale n’est pas un processus démocratique et que la nation Québécoise n’est pas légitime.

    « La politique est un combat et quand il faut aller au front, on ne fait pas de caprices sur les canons »

    Christian Montmarquette

    Références :

    L’erreur fondamentale du PQ Le référendum : Une stratégie perdante :

    « L’indépendance pourra se faire par un vote de l’Assemblée nationale »

    .


  • Reproche amical à Jacques Parizeau
    12 juin 2009, par Luc Archambault
    M. Parizeau a dit le 6 juin dernier qu’à son avis il ne fallait pas refaire le débat sur le référendum décisionnel. Je suis entièrement d’accord avec lui. Essentiellement pour un ensemble de raison liées au... Principe de l’illégitimité de la légalité de l’État unilatéral du Canada actuel Dans le système britannique c’est le PARLEMENT qui a tous les pouvoirs. Pas les législatures provinciales. Il a un pouvoir (...)

    Lire ce commentaire

    M. Parizeau a dit le 6 juin dernier qu’à son avis il ne fallait pas refaire le débat sur le référendum décisionnel. Je suis entièrement d’accord avec lui.

    Essentiellement pour un ensemble de raison liées au...

    Principe de l’illégitimité de la légalité de l’État unilatéral du Canada actuel

    Dans le système britannique c’est le PARLEMENT qui a tous les pouvoirs. Pas les législatures provinciales. Il a un pouvoir de désaveux et a préséance sur les lois des Provinces. Aussi, en vertu de ce droit britannique, tout vote de l’Assemblée nationale n’a pas de pouvoir dans l’État illégitime actuel du Canada. Légalement, c’est le PARLEMENT qui décide. ET, le PARLEMENT est à OTTAWA et majoritairement contrôler par le Canada.

    On peut invoquer le fait que l’Assemblée nationale est NOTRE PARLEMENT, mais seulement en vertu d’une légitimité qui ne participe pas à l’État illégitime du Canada. ET, cela ne peut se faire qu’en déclarant illégitime cet État abusif du Canada. Cela, en vertu de la légitimité du principe démocratique de la souveraineté du peuple invalidant nommément l’État du Canada par la majorité de ses voix soit 50% + 1. L’État unilatéral du Canada est illégitime sur le territoire national du Québec seulement parce qu’il n’a jamais été soumis aux voix du peuple souverain du Québec.

    Si la légalité de l’État du Canada est légitime en vertu des seules décisions du PARLEMENT d’Ottawa, c’est donc qu’on accepte que SA LOI s’impose non seulement légalement mais légitimement. On doit donc à l’avance accepter que cette légalité soit en mesure légitimement d’invalider une LOI de l’Assemblée nationale en vertu de la préséance du PARLEMENT d’Ottawa. Car l’Assemblée nationale n’a de légalité qu’en vertu de l’État illégitime du Canada.

    En somme, il nous faut admettre que la légalité de l’Assemblée nationale est aussi illégitime que ne l’est l’État du Canada puisqu’elle n’a de légalité légitime ou pas qu’en vertu de l’État illégitime du Canada. Si on la dit légitime, il faut aussi admettre la légitimité de l’État d’où elle tire sa légalité et légitimité. Ce qui est inadmissible puisque nous répudions cet État actuel du Canada. Si nous ne le répudions pas, nous sommes forcés d’admettre sa légitimité, et à plus forte raison sa légalité.

    OR, sa légalité fait de l’Assemblée nationale une entité subsidiaire du PARLEMENT d’Ottawa. ET il nous faut accepter le fait que toute LOI votée par l’Assemblée nationale fut-elle parée des voix du peuple exprimées dans une élection décisionnelle, pourra être invalidée par le PARLEMENT d’Ottawa à sa convenance.

    Ce qui est inacceptable en vertu seulement de l’illégitimité du Canada.

    Cela est acceptable si cette légalité est légitime et valide

    Or, elle ne l’est pas. Mais encore faut-il que cela soit dit, déclaré de manière valide et légitime, à défaut d’être légal. Puisque toute légalité ici est illégitime et supposée l’être. Ne reste qu’à la proclamer telle de manière légitime et valide en vertu du principe démocratique de la souveraineté du peuple souverain.

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  • Reproche amical à Jacques Parizeau
    12 juin 2009, par Luc Archambault
    Suite Pour contrer cette légalité abusive et illégitime, il nous faut invalider nommément de nos voix tel État illégitime sur le territoire national du Québec. On n’en sort pas il faut un référendum. La question est... quel référendum ? Un référendum sur l’État souverain ou sur la suprématie du peuple souverain. Je propose un référendum portant sur l’obligation pour tous les États quels qu’ils soient, passé ( (...)

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    Suite

    Pour contrer cette légalité abusive et illégitime, il nous faut invalider nommément de nos voix tel État illégitime sur le territoire national du Québec.

    On n’en sort pas il faut un référendum.

    La question est... quel référendum ?

    Un référendum sur l’État souverain ou sur la suprématie du peuple souverain.

    Je propose un référendum portant sur l’obligation pour tous les États quels qu’ils soient, passé ( Acte d’Amérique du Nord britannique ), présent ( Canada rapatrié de 1982), ou à venir, ( État du Canada renouvelé, ou État souverain du Québec ), de se nommément et réciproquement soumettre aux voix du peuple souverain du Québec. Faute de quoi ils sont déclarés et proclamés invalides et illégitimes.

    Ce qui invalide sur le territoire national du Québec, l’État actuel du Canada tant et aussi longtemps qu’il ne se sera pas réciproquement et nommément soumis aux voix du peuple souverain du Québec. Il lui faudra obtenir le OUI qui a été par deux fois refusé aux partisans de l’État souverain du Québec. Il aura du mal à l’obtenir et ne pourra jamais l’obtenir à l’égard de l’État actuel répudié par les Québécois. Cela brise le statu quo de blocage actuel. Ce n’est plus nous qui quémandons sa sollicitude. C’est lui qui, à la face du monde, est déclaré démocratiquement illégitime. Il doit bouger, soit nous proposer une Constitution qui nous soit agréable, soit admettre la fondation de l’État souverain du Québec.

    Telle déclaration devant d’abord être votée par l’Assemblée nationale et par toute la députation du Québec réellement réunie pour ce faire dans l’Assemblée de la députation du peuple démocratique et souverain du Québec. Cela pour faire mentir Trudeau qui a invoqué tel vote virtuel pour légitimer sa Constitution unilatérale.

    Ça tombe bien, elle est majoritairement souverainiste, et plus encore si les député(e)s de l’ADQ qui répudient l’actuel Canada votent en faveur de cette déclaration qui ne fonde pas pour autant l’État souverain du Québec mais qui fonde tout de même la réciprocité des règles permettant de fonder symétriquement et non plus asymétriquement un État valide et légitime sur le territoire du Québec.

    Ce qui permet à l’ADQ et aux partisans du fédéralisme renouvelé de se donner un pouvoir de levier pour faire changer le Canada à leur convenance. C’est la réciproque de cette UNION du peuple souverain du Québec qu’il nous faut faire. EN tablant sur le fait qu’ayant opéré un renversement paradigmatique de l’ordre de l’Autorité canadianisatrice, qui fait du peuple souverain sur son territoire national l’Autorité suprême jamais plus soumise aux dictats abusifs d’un État autocratique abusif, nous aurons donné le goût à ce peuple de se gouverner lui-même et hors cette Autorité qu’il a eu tant de mal à renverser pour s’affirmer comme étant lui, la seule valide et légitime autorité capable de faire plier un État impérial Conquérant.

    Ce qui implique qu’il n’y a plus de séparation. Car la séparation implique la division d’un tout. Dès lors qu’il est invalidé, l’État du Canada ne forme plus un tout, et certainement plus un tout valide et légitime.

    En somme, nous sommes victimes d’un mariage forcé et abusif, avant de nous marier au monde il nous faut invalider de mariage forcé que prétend valide l’abuseur canadianisateur. Il n’est plus question de divorce puisque le mariage n’est pas valide, la mariée n’a jamais dit OUI, on ne lui a jamais posé la question. L’Acte de mariage a été signé au dessus de sa tête par des autorités politique impériales autocratiques. Comme dans les mariages forcés. Pour dénoncer un mariage forcé, pour l’invalider la marier doit dénoncer le mariage forcé... En démocratie, cela s’appelle un vote majoritaire du peuple souverain.

    Cela s’appelle un référendum.

    ET, M. Parizeau a raison de dire qu’il ne faut plus s’engager à faire un débat inutile sur tel principe accepté par lui et par les Québécois.


  • Reproche amical à Jacques Parizeau
    13 juin 2009, par Luc Archambault
    « Le parlement peut tout faire sauf changer un homme en femme » - Jacques Parizeau Le PARLEMENT, et de PARLEMENT il n’y en a qu’un, c’est celui du Canada à Ottawa. M. Montmarquette écrit : « Laisser croire que l’élection décisionnelle n’est pas une option valide, reviendrait à dire que le vote des citoyens, l’élection des députés et un vote de l’Assemblée nationale n’est pas un processus (...)

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    « Le parlement peut tout faire sauf changer un homme en femme » - Jacques Parizeau

    Le PARLEMENT, et de PARLEMENT il n’y en a qu’un, c’est celui du Canada à Ottawa.

    M. Montmarquette écrit :

    « Laisser croire que l’élection décisionnelle n’est pas une option valide, reviendrait à dire que le vote des citoyens, l’élection des députés et un vote de l’Assemblée nationale n’est pas un processus démocratique et que la nation Québécoise n’est pas légitime. »

    C’est un processus démocratique dans le contexte de l’État légal actuel qui prévoit que les citoyens peuvent élire à l’Assemblée législative des provinces une députation capable de voter des lois et et de former le gouvernement dans le contexte de ses pouvoirs dévolus par l’État du Canada et sa Constitution votée son PARLEMENT... d’Ottawa. Des lois provinciales répudiables par le PARLEMENT d’Ottawa qui peut tout faire sauf changer un homme en femme ou vice-versa et encore, maintenant il peut le faire... ce qu’il ne peut pas faire c’est abolir l’hiver. Quoique... à force d’encourager le réchauffement de la terre, même ça il pourrait le faire... Il peut donc tout faire...

    Cet État illégitime refuse au peuple souverain de se prononcer sur l’État lui-même et ne permet aux peuples souverains du Canada que d’élire une députation capable d’élire un gouvernement selon les règles de la Constitution qui s’impose d’autorité et de force sans se jamais soumettre aux voix du peuple souverain. Le peuple peux se prononcer sur son gouvernement mais pas sur ce qui gouverne le gouvernement à savoir la Constitution de tel abusif État qui n’émane pas du peuple démocratique, qui n’émane donc pas nommément de ses voix libres et souveraines.

    Cela en droite ligne d’un État monarchique de droit divin autocratique qui s’est toujours méfier du peuple et qui ne lui a permis d’élire un gouvernement responsable que de manière très lente et par étape. Cet État impérial dont le Canada actuel est le dernier avatar, n’a pas encore accédé à l’étape où le peuple est « autorisé » à se nommément prononcer sur l’État qui gouverne le gouvernement. Cela lui est refusé.

    Pour en sortir il faut invalider démocratiquement et nommément la validité et la légitimité de tel État abusif impérial autocratique. Démocratiquement et nommément, spécifiquement cela impose à tous les États qu’il se soumettent à la volonté libre du peuple souverain. Inversement le peuple peut de la même manière invalider tel État abusif.

    Voilà comment sortir de l’enfermement canadianisateur et de la trappe référendaire actuelle qui ne s’impose qu’à l’État souverain du Québec. Il nous faut rétablir la réciprocité des règles devant prévaloir non pas seulement pour l’État souverain que ce peuple souverain espère depuis la Conquête mais aussi pour l’État abusif actuel... Avec une question claire.

    Acceptez-vous la Constitution unilatérale de l’État du Canada ayant cours légal en ce moment ; une Constitution répudiée par l’Assemblée nationale du Québec et par toute la députation du peuple souverain du Québec ; une Constitution imposée de force et d’autorité sur le territoire national du peuple souverain du Québec sans jamais avoir été nommément soumises à ses voix libres et souveraines ?

    Suite ici-bas


  • Reproche amical à Jacques Parizeau
    13 juin 2009, par Luc Archambault

    Admettre que la seule Assemblée nationale qui n’est qu’une partie de la députation du Québec puisse seule voter des lois légales et légitimes permettant de fonder l’État souverain du Québec, ne peut être admissible que si l’on conteste la validité et la légitimité de l’État du Canada. Ne pas le faire consiste à admettre que cet État peut de manière légitime et valide répudier les lois votées par la seule Assemblée nationale.

    Pour le faire, il faut invalider l’État du Canada, cela ne peut se faire que de deux façons, prendre les armes ou choisir de brandir et défendre le principe fondateur de la démocratie à savoir, la souveraineté du peuple, seul valide fondateur de l’État valide et légitime sur son territoire national. Ce principe démocratique ne peut s’appliquer que nommément et démocratiquement, à savoir 50% +1 des votes en faveur de telle décision prise à ce propos.

    Car cela reviendrait à nous exposer encore à la volonté du PARLEMENT d’Ottawa qui n’aura qu’à invalider nos lois à sa convenance. Retour à la case départ puisqu’on aura toujours pas invalidé sa légitimité et sa validité, au contraire on l’aura plutôt validé en tentant en vain de faire comme a fait cet État invalide pour se valider illégitimement et abusivement.

    Comme je l’ai écrit plus haut.


  • Trudeau nous avait annoncé la souveraineté du Québec en 1963 !
    13 juin 2009, par Laurent Desbois
    Du Trudeau à son meilleur… « Un oui, c’est un non….. ». N’empêche, que sans le vouloir, il nous avait annoncé la souveraineté du Québec en 1963 ! Le gros mensonge de Pierre E. Trudeau, en 1963 : « Tout ce qu’il veut sentir [le canadien français] c’est que s’il se transporte ailleurs au pays, que dans le Québec, la loi ne lui sera pas défavorable. Comment il se servira de cette loi ? C’est (...)

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    Du Trudeau à son meilleur… « Un oui, c’est un non….. ». N’empêche, que sans le vouloir, il nous avait annoncé la souveraineté du Québec en 1963 !


    Le gros mensonge de Pierre E. Trudeau, en 1963 :

    « Tout ce qu’il veut sentir [le canadien français] c’est que s’il se transporte ailleurs au pays, que dans le Québec, la loi ne lui sera pas défavorable. Comment il se servira de cette loi ? C’est l’avenir qui le dira ; moi, personnellement, je ne pense pas que même ayant des lois justes, le français, que le français se mettra à monter en flèche dans des parties du Canada, dans les provinces où le canadien français est une infime minorité.

    Il faudrait peut-être à ce moment-là, envisager d’autres solutions, par exemple, il faudrait assurer la mobilité de la main-d’œuvre, la mobilité des citoyens, que ceux qui veulent vivre dans un milieu bilingue, qu’il déménagent dans une autre partie du Canada, que vous leur facilitez cela. »

    « … Quand on aura trouvé [ce que cela coûte en termes humains] on saura vraiment si le pays peut vivre, s’il doit continuer d’opérer en tant que pays. Si c’est plus coûteux, disons, du point de vue du Canadien anglais de faire de ce pays un pays bilingue ou multiethnique, si c’est plus coûteux de faire cela que de renoncer à l’identité du Canada, et de s’attacher aux États-Unis, on saura où est l’avenir. Et inversement, si c’est du point de vue du Canadien-français, les avantages qu’il trouve de vivre dans un pays qui s’appelle le canada, s’ils sont moins grands que les désavantages qu’il trouve de vivre dans un pays qui ne le reconnaît pas en pratique et en loi le bilinguisme, eh bien, lui décidant de se séparer, je pense que c’est seulement après avoir pesé ce genre de réalités que l’on saura où l’on va. »

    Pierre E. Trudeau. Extrait d’une audience de la commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme, jeudi le 7 novembre 1963, 17 :54 h-18 :14h. Et préface au « Les héritiers de lord durham » publié par la fédération des francophones hors Québec en avril 1977.



29 novembre

IPSO - dîner-rencontre avec Gilles Duceppe



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