M. Blackburn, dans l’article que l’on peut voir à l’adresse suivante :
vous vous demandez comment le Québec survivra sans la péréquation, et vous ne faites pas de cas lorsque le ministre d’État à la Science et à la Technologie M. Gary Goodyear, vient faire l’annonce à Montréal de la mise sur pied de deux réseaux de recherche, sans avoir prononcé un seul mot en français.
M. Blackburn permettez-moi de vous dire que vous manquez de respect envers vous-même et envers les Québécois et les Québécoises, en disant que nous, et donc de vous aussi, ne pouvons survivre et même prospérer en tant que nation souveraine. Vous vous traitez, et vous nous traitez d’incapables. Quel honte !
D’abord, un ministre fédéral du Revenu et de l’Agriculture comme vous, qui endosse le fait que nous ne puissions se faire servir dans notre langue par un ministre fédéral de la Science et de la Technologie, doit sûrement aussi fermer les yeux devant toutes les injustices et la discrimination commises envers les francophones du Canada et bien sûr du Québec et de la nation québécoise. Sachez qu’un Québec souverain se suffirait amplement d’un seul ministre du Revenu à l’Assemblée nationale et ainsi le Québec ferait déjà une économie de près de 100 000 $ sur votre salaire et des économies d’environ plusieurs milliards de dollars par année, en n’ayant plus à subir les décisions prises par des gens comme vous et ceux de votre Parlement à Ottawa.
Ensuite, une multitude de raisons permettraient d’expliquer le prétendu manque à gagner dont vous parlez. Il s’agit entre-autres des raisons suivantes que vous pouvez aussi retrouver à l’adresse suivante :
www.coalitionsouverainiste.com/1001raisons.aspx
Raison numéro 14 :
« Sur le plan strictement économique, soutient M. Alesina (directeur du département d’économie de l’Université Harvard), il ne serait pas tellement difficile pour le Québec de devenir indépendant. Cela peut se faire à un coût très bas pour tout le monde et je ne vois pas pourquoi il ne réussirait pas. La décision est strictement politique et si le Québec veut se séparer pour des raisons linguistiques, pas exemple, l’économie ne sera pas un facteur dans la décision. Des petits pays comme le Danemark, l’Islande ou Singapour sont prospères parce qu’ils ont une économie ouverte, ajoute le professeur. Il n’y a aucune raison pour qu’un petit pays ne réussisse pas. » Source Le Soleil 13 novembre 2004 Des chercheurs de Harvard affirment : Sur le plan économique, le Québec pourrait devenir indépendant
Raison numéro 26 :
Les études de la Commission Bélanger-Campeau en 1991, actualisées en 1995, 2000 puis en 2005, « établissant à 17,1 milliard $ sur cinq ans le gain financier qu’obtiendra un Québec souverain. Les résultats de la présente étude (celle de 2005) sont clairs et nets. Alors que la situation financière de la province de Québec restera très précaire et forcera les gouvernements qui la dirigent à faire d’importantes compressions budgétaires qui affecteront la qualité des services, un Québec souverain disposera au contraire d’une importante marge de manœuvre financière qu’il pourra utiliser, notamment pour faire de l’éducation un véritable priorité, maintenir la qualité des soins de santé, mieux protéger son environnement et réduire sa dette. Si la capacité d’agir du Québec se trouverait décuplée par l’accession à la souveraineté, il en va tout autrement pour un Québec qui demeurait dans la fédération canadienne. En fait, les Québécoises et les Québécois se trouvent maintenant devant deux portes : celle du fédéralisme centralisateur, qui engendra, au Québec, des déficits récurrents et celle de la souveraineté du Québec, qui permettra de dégager des marges de manœuvre financières qui pourront être investies selon les priorités des Québécoises et des Québécois. Le gain premier de la souveraineté est celui de faire ses propres choix. La souveraineté offre aux Québécoises et aux Québécois les moyens et la liberté de se donner un projet de pays à la hauteur de leurs aspirations. C’est là la finalité de l’option souverainiste. La Lettre du Parti Québécois, 5 mai 2005 Finances d’un Québec souverain
Raison numéro 73 :
Le Québec n’a jamais été dédommagé pour avoir dû absorber la dette de l’Ontario lors de l’Acte de l’Union de 1840. Selon le document « La dette fédérale dans une perspective historique » écrit par Pierre Corbeil, Ph.D. Drummondville en Décembre 2000, « Le Haut Canada (l’Ontario actuel), le 10 février 1841, avait une dette de 5 925 779,54 $. À la même date, le Bas-Canada (Le Québec actuel) possédait un crédit (surplus) de 189 306,41 $. La dette de l’Ontario envers le Québec était de 6 115 085,95 $ en 1867. En dollars de 1995, il s’agirait donc d’une dette de 122 637 742 972,95 $. Si nous calculons le montant de la dette à 5% d’intérêts depuis 1867 (tel que stipule l’article 112 de la British North America Act), la dette impayée de l’Ontario envers le Québec est de 63 219 991 062 847,10 $. », soit plus de 63 billions.
Raison numéro 1555 :
« Oui, le Québec a le potentiel nécessaire et les moyens pour devenir un État indépendant. » Jean Charest, août 2006 lors d’une visite à Paris
En espérant vous avoir donnez la confiance d’être un Québécois, veuillez recevoir, M. Blackburn, mes salutations.
Daniel Roy, C.A.
