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Repenser le PI
Jacques Noël
Tribune libre de Vigile
mardi 6 janvier 2009      324 visites      21 messages


4 230. C’est le nombre de votes qu’a eus le PI. J’ai pouffé de rire. Tout ça pour ça ? Vaut-il la peine de dépenser autant de temps et d’énergie pour 4230 votes ?

Je l’ai déjà dit : je partage le fond de la critique du PI sur le PQ. Le PQ a tout fait depuis le dernier référendum pour écoeurer les souverainistes, d’où l’importance d’avoir une tribune souverainiste à l’extérieur du PQ. Le PQ mérite un lifting de la tête aux pieds. Mais ce n’est pas en fondant un parti parallèle qu’on va améliorer les choses et faire avancer la cause.

Voici donc ce que je suggère.

1) Mettre fin au PI, un parti tout à fait inutile. Perte de temps et d’énergie qui mène nulle part. Le chef n’est pas invité à aucun débat, il n’a aucune couverture médiatique, il n’a aucun impact dans la population. Il est divisif pour le mouvement souverainiste. Etc.

2) Le transformer en un mouvement d’activistes, un peu comme GreenPeace, pour faire avancer la cause, car c’est la cause qui prime, l’idéal d’un pays.

Il y a au moins 4230 solides souverainistes au Québec prêts à voter pour le PI. Dans un sens c’est beaucoup. C’est beaucoup de monde décidé mais très très mal utilisé. Qu’est-ce que ça change 4230 votes dans l’urne pour un parti indépendantiste ? RIEN. R-I-E-N. Ca fait pas peur à un seul Angla !

Ca nous fait pas faire un pas de plus vers le Jour J. Mais 4230 personnes actives chaque semaine pour faire avancer la cause, c’est beaucoup. C’est énorme lorsque bien utilisés.

Si ces gens pouvaient être réunis autour d’un site internet, ils pourraient cogiter ensemble et trouver des pistes d’action pour secouer le Québec endormi au gaz... Charest.

Des "escouades" nationales et régionales, selon les situations d’intervention, pourraient être mises sur pied.

Le mouvement pourrait faire des gestes "spectaculaires" pour faire avancer la cause. Brasser de la marde, légalement évidemment. Comme quoi ? Faudrait faire un brainstarming.

Chaque fois qu’un 20 piasses me tombe dans les mains, j’écris Vive le Québec libre à l’endos. C’est anonyme et personne ne sait que c’est moi. Si 4230 personnes faisaient ça quotidiennement, au bout de quelques semaines, le Québec serait innondé et ca finirait par avoir un impact, suscitant un débat sur la monarchie. Pourquoi chaque matin de nos vies sommes-nous poignés pour mettre dans nos poches, à coté des bijoux de famille, l’effigie de la Reine d’Angleterre ? Si Harper a reconnu la nation québécoise, pourquoi qu’il n’y a qu’un seul Québécois sur les billets de banque et aucun sur les pièces ? Pourquoi on ne met pas Champlain sur nos 20$ plutot que la Windsor ? Et René Lévesque sur nos trente-sous ?

Comment réagirait le fédéral si on se mettait à barbouiller leur 20$ ? Si le Québec a l’unisson demandait le remplacement de la reine ?

Des collants sur les commerces qui n’offrent pas de francais ? On pourrait en acheter à bas prix (pour collecter des fonds) et les coller sur tous les commerces où on n’est pas servi en français.

Des manifs comme présentement contre le tournoi de hockey junior sans joueur québécois (d’origine).

La masse de 4230 pourrait être utilisé à innonder les forums et blogues politiques.

On pourrait aussi faire pression sur les postes de radio pour qu’ils diffusent plus de musique québécoise.

Ben d’autres choses pourraient être fait. Il s’agit juste de cogiter à la gang. Et surtout de frapper en gang pour avoir un impact.

L’UNION FAIT LA FORCE

— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —




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Vos commentaires:
  • Repenser le PI
    6 janvier 2009, par Gilles Bousquet

    On a déjà le Conseil de la souveraineté du Québec qui semble reprendre vie et qui invite les souverainistes à joindre Mme Pauline Marois, Gilles Duceppe, Amir Khadir, Françoise David, Gérald Larose, Paul Piché de la grande famille souverainiste à un souper spaghetti souverainiste, samedi le 21 février 2009, à 18 heures, au Collège de Maisonneuve, 3800 Sherbrooke Est. Musique et interventions agrémenteront l’événement. (Voir leur site Internet)

    Ce conseil est à organiser le production et la diffusion de ses nouveaux panneaux-balcons en concertation avec les grandes organisations, la transformation du CSQ en Conseil des partenaires de la souveraineté, le recrutement et la coordination des bénévoles etc. Ces chantiers sont ouverts. Plus de ressources facilitera le tout.

    Fait que, nul n’a besoin d’un autre organisme de pression sorti du PI qui a collé au fond à l’élection. Faut juste investir les organismes souverainistes existants incluant le PQ pour les supporter et les revigorer ou ravigoter, si on aime mieux. Faut pas se diviser, faut s’unir à la place de se diviser les organismes souverainistes incluant les partis politiques.

    Pour ce qui est d’écrire des messages à l’endos de nos billets de 20 $ canadiens, je ne crois pas que ce soit très légal. On serait mieux d’y aller avec d’autres moyens de pression, par nos députés du Bloc...genre.


  • Repenser le PI
    6 janvier 2009, par Julien
    Je vous présente le RRQ.
  • @Gilles Bousquet
    6 janvier 2009, par jacques noel

    Qu’est-ce que le Conseil de la souveraineté a fait de concret ? Qui les connait dans la population ? Ils se sont planté avec leur manuel d’histoire (souvenez-vous de Patrick Huard à TLMP)

    Le PQ ? On sait tout le mal qu’ils pensent des souverainistes

    Le Bloc ? Qu’est-ce qu’ils ont fait pour dénoncer Team Canada jr dernièrement ? RIEN Qu’est-ce qu’ils ont fait pour dénoncer le prêt de 3 milliards aux trois grands de l’auto ? RIEN Qu’est-ce qu’ils font pour empêcher nos gars du 22e d’aller mourir en Afghanistan ?

    Je suggère de créer un mouvement d’intervention, une force de frappe capable de faire quelque chose de CONCRET pour faire bouger les choses, dans la lignée de Greanpeace. Un mouvement constitué de jeunes surtout qui pourrait faire des opérations spécifiques, sur des sujets spécifiques. Rien à voir avec les pépères du PQ et du Bloc qui dorment au gaz.


  • Repenser le PI
    6 janvier 2009

    Petite action simplet : Reveiller les 50% de souverainistes qui forment encore le lectorat de Gesca-La Presse pour les inciter a arreter de nourrir la bete. Allo.

    Les souverainistes peuvent faire mal a mon oncle Paul. Pourvu qu’ils sortent de leurs confusions strategiques.

    http://www.vigile.net/Arretons-de-n...

    Si quelqu’un pouvait faire suivre la suggestion aux responsables du P.I. et du RRQ qui possedent la liste d’envois courriels des membres, avec un message les incitant a diffuser par propagation virale cette appel, cela serait une action concrete.

    JCPomerleau


  • Repenser le PI
    6 janvier 2009, par Luc Duranleau
    Bonjour monsieur, Toujours pareil au Québec. Toujours habité d’un fléau de faux prophètes qui prétendent oeuvrer pour l’émancipation et la libération du peuple Québécois alors qu’ils continuent à cautionner des partis provincialistes dont les députés portent tous allégeances à la reine d’angleterre pour occuper leurs postes. Ensuite, ils viennent se pavaner sur la place publique à scander au haut et fort qu’ils (...)

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    Bonjour monsieur,

    Toujours pareil au Québec. Toujours habité d’un fléau de faux prophètes qui prétendent oeuvrer pour l’émancipation et la libération du peuple Québécois alors qu’ils continuent à cautionner des partis provincialistes dont les députés portent tous allégeances à la reine d’angleterre pour occuper leurs postes. Ensuite, ils viennent se pavaner sur la place publique à scander au haut et fort qu’ils sont les représentants légitimes du peuple Québécois. Vous êtes d’ignobles imposteurs, usupateurs du rêve de libération nationale.

    Pour la première fois de l’histoire de notre peuple, inféodé depuis 250 ans, nous pouvons maintenant voter pour un pays lors d’élections générales du Québec. Et ce grâce au Parti indépendantiste. C’est du jamais vu ! Bravo au PI. C’est un moment historique, et vous monsieur, vous le critiquez sans vergogne ! Quelle honte !

    Le 8 décembre dernier, 4230 personnes ont choisis un pays. Rien de moins ! C’est le Parti indépendantiste qui leur a offert ce choix. Un choix pour retrouver notre dignité, notre fièreté, notre volonté de forger notre avenir à nous.

    Qui êtes-vous monsieur pour venir dire à ces gens qu’ils n’ont pas le droit de choisir un pays ? Qu’ils devraient baisser la tête et voter pour des partis qui mènent à une soumission inconditionnelle.

    Qui êtes-vous pour dicter à ces gens qu’ils doivent voter pour des partis provinciaux qui portent allégeance à la reine ?

    Qui êtes-vous monsieur pour abaisser le seul parti qui a osé proposer un pays aux Québécois aux dernières élections ?

    Qui êtes-vous pour critiquer l’absence de visibilité de notre chef et du parti alors que nous sommes les victimes du plus grand déploiement de censure jamais mise en oeuvre au Québec. Des dizaines de conférences de presses et de reportages ont été sciemment écartés ? Jamais un parti n’a été traité si irrespectueusement. Comme de vulgaires activistes criminalisés.

    Et vous êtes là vous à chier sur nous !

    Vous êtes arrogant et irrespectueux envers ces 4230 personnes qui ont choisis un pays alors que vous, monsieur, avez choisi un parti provincial soumis à la reine. Un parti qui ne fera jamais l’indépendance du Québec.

    Les 4230 personnes qui ont voté pour le Parti indépendantiste le 8 décembre dernier sont maintenant affranchis dans leur coeur et leur âme. Les premiers libérés de ce joug infâme.

    Vous devriez les féliciter au lieu d’attaquer les membres du Parti indépendantiste qui ont travaillé très fort pour offrir cette option à ces gens qui ont si soiffe de liberté.

    Vous êtes inconscient.

    Le temps est venu de joindre les rangs de ceux qui osent et qui agissent au nom de l’indépendance.

    Vive l’indépendance. Vive le PI.

    Luc Duranleau Candidat du PI Jean-Talon et Montmorency


  • Repenser le PI
    7 janvier 2009

    M. Noël nous propose de reculer en remplaçant le Parti indépendantiste par un groupe de pression. Des groupes de pression il en existe déjà plusieurs, ce qui distingue le PI de ces groupes c’est son objectif avoué de remporter les élections pour réaliser, sur mandat populaire, l’indépendance politique. Cela n’existait pas et constitue un apport nouveau à l’offre politique.

    La présence et surtout la persistance du PI dans l’arène électorale forcera les sympathisants du souverainisme à plus de logique politique. Il est difficilement explicable en effet que les souverainistes, d’élection en élection, votent pour un ou des partis qui réduisent l’indépendance au rang d’une vague préoccupation occasionnelle. Des partis qui s’emploient bien davantage à fournir à l’électorat les plans d’une gestion provinciale parfaitement intégrée aux exigences du cadre fédéral.

    Pour ma part, le nombre de votes obtenus par le PI ne me fait pas rire du tout, il donne la mesure de la force et de la capacité de mobilisation indépendantistes en dénombrant ceux qui font de l’indépendance politique du Québec leur priorité. Avant le PI, il n’était pas possible de faire ce décompte. Il y a des indépendantistes ailleurs, me direz-vous. Oui il y en a, mais visiblement ils n’ont pas encore réconcillié leur vote avec leur option politique.

    Le PI n’est certes pas parfait. L’affluence de nouveaux membres viendra l’enrichir, le consolider pour éventuellement en faire, je l’espère, une institution nationale respectée. Les indépendantistes devraient s’unir derrière qui propose l’indépendance.

    GV


  • @Luc Duranleau
    7 janvier 2009, par jacques noel

    Comme parti politique, le PI est d’une inutilité totale. Aucun impact sur la cause, la cause étant LA LIBÉRATION DU QUÉBEC. Jamais ce parti ne fera élire de député, jamais il ne formera le gouvernement, jamais il ne fera l’indépendance. Parti inutile.

    Parcontre, ces 4230 électeurs, assez mordus pour voter pour, pourraient être 1000 fois plus utiles pour la cause, la cause étant LA LIBÉRATION DU QUÉBEC, s’ils servaient à des opérations ponctuelles. Si leur énergie était canalisée à quelque chose de productif, de créatif, de sensationnel, plutot qu’à voter pour un parti complètement, totalement inutile qui ne fait rien pour la cause, la cause étant LA LIBÉRATION DU QUÉBEC.


  • Repenser le PI
    7 janvier 2009, par Eric Savard

    "Jamais ce parti ne fera élire de député, jamais il ne formera le gouvernement, jamais il ne fera l’indépendance."

    Qu’en savez-vous ? Vous êtes prophète maintenant ?

    Plusieurs ont dit la même chose à propos d’autres partis comme QS et ils doivent aujourd’hui s’en mordre la langue.

    "Si leur énergie était canalisée à quelque chose de productif, de créatif, de sensationnel, plutot qu’à voter pour un parti complètement, totalement inutile qui ne fait rien pour la cause, la cause étant LA LIBÉRATION DU QUÉBEC"

    Ha oui, j’imagine déjà comment ce sera utile que ces gens soient arrêtés pour avoir fait des graffitis ou avoir cassé des vitrines de magasin... Sensationnel il est vrai mais où est l’avancement de la cause ?

    La Libération du Québec doit passer par le politique. Il n’y a pas d’autre voie pour y parvenir. Il faut du courage pour se joindre au seul parti politique qui prône l’indépendance du Québec. Ce que vous ne semblez pas avoir...


  • Repenser le PI
    7 janvier 2009, par Gilles Bousquet

    M. Éric Savard est bien courageux de penser que le PI va finir par décoller après l’humiliante défaite de la dernière élection provinciale. Le PQ avait commencé, à sa première élection, avec plus de 23 % des votes en 1970, pas comme le PI cette année avec 0,13 de 1 % des votes.

    Le PQ est encore souverainiste qui veut dire indépendantiste. Il veut réaliser un pays de façon démocratique, ce qui prend plus de temps et demande de la modération de ses membres...point. Faut savoir écouter ses chefa à la place de toujours vouloir les remplacer par des plus extrémistes qui ne gagneront rien à vouloir faire peur au monde déjà craintif.


  • @Eric Savard
    7 janvier 2009, par jacques noel

    L’élection de Mercier est un accident historique. En réalité le QS a reculé de 20,000 votes ! Il n’y a aucune vague québecsoso. Avec 4320 votes, jamais le PI ne fera élire un seul député.

    La cause n’avance pas parce qu’il n’y a pas de relève. La souveraineté demeure un trip de boomers, des boomers un peu fatigués qui comme Claude Morin croit que la souveraineté c’est comme une fleur...Ca pousse tout seul.

    Faut trouver un moyen de mobiliser la jeunesse. Les jeunes aiment bouger, changer les choses, passer à l’action. C’est avec eux qu’il faut travailler.

    Comment ? Ca reste à explorer. Les 4320 mordus du PI pourraient faire quelque chose en ce sens plutot que de voter pour un parti inutile

    Mon idée est tout simple : se servir de la conviction de ses électeurs pour brasser la cage. Pour sortir du garde-robe. Pour cesser d’agir en vase clos. Et surtout pour cesser toutes les christ de chicanes de chapelles comme on voit sur ce post !


  • @ Jacques Noël - Repenser le PI
    7 janvier 2009, par Luc Duranleau
    Mais c’est n’importe quoi... Parfaitement inutile ? C’est du délire... Vous émettez des opinions sans fondement, sans argumentation et sans analyse réelle. Un péquiste frustré de perdre son monopole sur l’indépendance alors que son parti l’a abandonné depuis belle lurette. Seul le Parti indépendantiste a proposé l’indépendance du Québec aux dernières élections. Les autres partis ont tous, sans exception, (...)

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    Mais c’est n’importe quoi... Parfaitement inutile ? C’est du délire...

    Vous émettez des opinions sans fondement, sans argumentation et sans analyse réelle. Un péquiste frustré de perdre son monopole sur l’indépendance alors que son parti l’a abandonné depuis belle lurette.

    Seul le Parti indépendantiste a proposé l’indépendance du Québec aux dernières élections. Les autres partis ont tous, sans exception, proposé un gouvernement provincial aux électeurs. Aucun de ces partis ne peut prétendre représenter le peuple québécois puisque ses députés portent une vraie allégeance à la reine Élizabeth II. Voilà les faits et la réalité.

    Le Parti indépendantiste n’est pas là pour faire élire des députés provinciaux ni faire un bon gouvernement d’hypocrites et d’opportunistes qui se gavent du festin provincial en trompant sciemment le peuple québécois en leur faisant croire qu’ils seront les sauveurs de notre malheureuse condition.

    Le Parti indépendantiste est le fer de lance de l’indépendance. C’est le seul parti qui ose, agit et parle d’indépendance. Le PQ, lui, voit l’indépendance comme un item à inclure dans un agenda éventuel alors que dans les faits, ils ont supprimé l’article 1 de leur charte. Lorsque le PQ et le QS offrira un pays par voie de majorité électorale, ils seront considérés comme des vrais défenseurs de la cause de l’indépendance. D’ici là, ce sont tous des imposteurs provinciaux arrogants et méprisants qui viennent insulter ceux qui ont choisi un pays.

    Le 8 décembre dernier, 4230 ont voté pour un pays. Un pays maintenant ! Du jamais vu ! Il faut le souligner, les féliciter et s’en réjouir.

    Cessez maintenant de cracher sur les plus braves et plus vaillants de votre nation car le Parti indépendantiste est là pour rallier tous ceux qui veulent un pays MAINTENANT ! La liberté n’est pas un enjeux électorale provinciale. Pour le PI, moins qu’un pays c’est non-négotiable. Les Québécois commencent à le comprendre.

    C’est clair et limpide.

    Luc Duranleau Candidat du Parti indépendantiste Jean-Talon et Montmorency


  • Repenser le PI
    7 janvier 2009, par Julien

    Monsieur Noël,

    Votre intention est bonne. Seulement, vous vous méprenez sur la nature du Parti indépendantiste. Il ne s’agit pas de faire l’indépendance. Il s’agit d’y croire, d’y croire si fort qu’elle se réalise, par la force de la volonté.

    Le PI est une secte. Les piistes sont des Justes. N’importe quel résultat aux urnes les satisfera, parce que le but de l’entreprise n’est pas là. Il s’agit, avant tout, pour des désoeuvrés tiraillés par la rage, de se conforter dans leur identité de martyrs.

    Des soldats de première ligne, volontaires, le couteau entre les dents... peut-être... si jamais on se rend là. Mais les pires ambassadeurs qui soient.


  • Repenser le PI
    7 janvier 2009, par Gilles Bousquet

    Un petit calcul rapide nous montre qu’en doublant le nombre de leurs votes à chaque élection provinciale "ce qui n’est pas de la tarte à réussir", le PI devrait prendre le pouvoir minoritaire en 2 052, à l’automne "dans 44 ans seulement". À ce temps, on devrait avoir reçu 2 millions 500 milles immigrants plus leurs descendants, ce qui devrait faire environ 5 millions de Québécois à voter Libéral provincial. Fait que, bonne chance le PI !

    Dans mon cas, je serais, depuis assez longtemps, raide mort s’ils ne trouvent rien de nouveau pour prolonger les vieux nationalistes.


  • @Julien - Repenser le PI
    7 janvier 2009, par Luc Duranleau

    Le PI une secte ? C’est n’importe quoi sur ce forum.

    Qui êtes-vous monsieur pour prétendre avoir le droit de discourir sur la politique et ainsi véhiculer n’importe quelle de vos sottises ?

    L’argumentaire en politique ne se réalise pas dans un décor de subjectivité douteuse vouée au salissage gratuit de gens qui ont voté pour le seul parti ayant un progamme pour accéder à l’indépendance du Québec dès MAINTENANT ! Vos propos sont dénoués de tout sens rationnel. Ils ne reposent sur aucun fait, aucune analyse et sont purement arbitraires. Ils sont inspirés de mépris et d’arrogance.

    Cessez de cracher sur les plus vaillants et les plus courageux du peuple québécois ; ceux qui agissent au détriment de personnage comme vous qui cherchent en vain à les ridiculiser. Personne n’a le monopole de la liberté ni de l’indépendance. Mais actuellement, le PI est le premier et le seul parti à offir concrètement un pays aux électeurs québécois. Le 8 décembre dernier, 4230 personnes ont choisi un pays. Faisons plutôt l’éloge de cet accomplissement au lieu de dénigrer ces gens qui ont osé voter pour leur libération alors que d’autres, comme vous, perdent leur temps à insulter leur intelligence en les traitant de membres d’une secte. Vous êtes une honte à la race humaine.

    Cedez votre place sur ce forum si vous ne pouvez tenir des propos cohérents et sensés fondés sur des faits vérifiables.

    L’indépendance c’est maintenant ! C’est clair et limpide.

    Luc Duranleau Candidat du PI Jean-Talon et Montmorency


  • Repenser le PI
    7 janvier 2009, par Julien

    Qui êtes-vous, Monsieur, pour prétendre avoir le droit de m’interdire de discourir sur la politique et ainsi m’empêcher de véhiculer n’importe laquelle de mes sottises ?

    Oh ! vous, vaillant parmi les vaillants, courageux parmi les courageux... ne saisissez-vous pas l’ironie de votre autoportrait épique ? J’entends, que me reprochez-vous, exactement ? Mais vous êtes des Justes, c’est absolument manifeste, et ne serait-ce que dans vos propos.

    Qui vous dit, par ailleurs, que je méprise la rage ? Les partis sectaires, extrémistes ? Que j’ignore qui sont les piistes ? Que je leur suis étranger ? Je parle peut-être d’expérience... Je vais vous dire... faites du Parti indépendantiste le Vlaams Belang québécois, et je vote pour vous !


  • Repenser le PI
    7 janvier 2009

    Il faut prendre exemple et s’inspirer, par exemple, de l’armature morale des Juifs, comme le recommandait déjà le chanoine Lionel Groulx, le père des historiens québécois. Avoir une idée, l’indépendance, s’y atteler et aller jusqu’au bout en utilisant tous les moyens pacifiques que la démocratie met à notre disposition. Mais surtout, ne pas se laisser distraire. Agir avec modération, sans sombrer dans les excès d’Etats identitaires et religieux qui ont cours au Moyen orient. Le Québec n’est pas notre Terre promise, c’est un lieu géographique qui a vu naître une nation qui existe bel et bien et dont l’aspiration légitime se limite à pouvoir s’assumer politiquement. Toutes les comparaisons avec les extrémismes flamands (julien) ou autres me semblent tenir de le provocation gratuite, sans fondement ni historique ni contemporain. La pluralité est et sera naturellement bienvenue dans un Québec indépendant. Cela fait partie intrinsèque de notre lutte. L’ouverture ne signifie pas absence de détermination, cette détermination loge aujourd’hui, hormis des individus isolés et certes respectables, au PI.

    GV


  • @Julien - Repenser le PI
    7 janvier 2009, par Luc Duranleau

    Arrêtez-là... C’est vraiment pénible...

    Vous voteriez pour le PI s’il était une organisation d’extrême-droite ? C’est ça ?

    Franchement, la liberté n’exige pas un tel déploiement idéologique. Faut cesser de rendre complexe ce qui est simple. La voie électorale de l’indépendance offre un pays à tous. Une croix sur le bulletin et la majorité. Faut arrêter de s’inventer un combat pour le plaisir de se battre et se sentir grand. Les héros c’est bon dans les bandes dessinées.

    Le PI ne cherche pas à incarner une idéologie politique de gauche ou de droite, d’en haut ou d’en bas. Le parti regarde en avant et avance pour faire du Québec un pays pour ensuite négocier le rapatriement de l’Acadie et du Labrador. Un mandat clair et sans ambiguïté. Le PI ne cherche pas à changer le monde avec de grandes et nouvelles idées politiques révolutionaires comme l’on retrouve si abondamment sur la scène politique au Québec. Son mandat c’est de bâtir un pays et de rallier tous les indépendantistes à cette tâche.

    Un vote... une toute petite croix sur un bulletin électoral... Pourquoi compliquer ce qui est maintenant simple ? Pourquoi s’épuiser dans des labyrinthes idéologiques sans issus ?

    Un tout petit vote... C’est tout ce qui nous sépare d’un pays.

    Luc Duranleau Candidat du PI Jean-Talon et Montmorency


  • @Gilles Bousquet - Repenser le PI
    7 janvier 2009, par Luc Duranleau
    C’est vraiment incroyable d’entendre de telles inepties ! Vous comparez le PQ de 1970 à celui du PI en 2008 pour ensuite riduculiser le PI pour ces résultats à l’élection du 8 décembre. Vous prétendez après coup être nationaliste ? Vous êtes un imposteur monsieur. Un autre faux prophète qui imagine avoir le monopole de la libération nationale. Vous agissez comme un colonisé ayant les mêmes propos que ceux qui (...)

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    C’est vraiment incroyable d’entendre de telles inepties !

    Vous comparez le PQ de 1970 à celui du PI en 2008 pour ensuite riduculiser le PI pour ces résultats à l’élection du 8 décembre. Vous prétendez après coup être nationaliste ? Vous êtes un imposteur monsieur. Un autre faux prophète qui imagine avoir le monopole de la libération nationale. Vous agissez comme un colonisé ayant les mêmes propos que ceux qui ridiculisaient le RIN en 1960.

    Regardons les faits véritables et rectifions la réalité.

    Premièrement, le PQ a été fondé en octobre 1968. Donc en avril 1970, ce parti avait déjà 18 mois d’existence. Le PI lui n’existe que depuis 10 mois. En 1970, les électeurs qui ont voté pour le PQ n’ont pas voté pour un pays mais pour un parti provincial ; l’enjeux de l’élection n’étant pas l’indépendance du Québec mais l’élection d’un gouvernement provincial dont les députés porteraient tous une vraie allégeance à la reine Élizabeth II. Et ils l’ont tous fait. Sans exception !

    Deuxièment, le Parti Québécois a présenté 108 candidats aux élections de 1970 alors que le PI n’a présenté que 19 candidats. Votre analyse ne tient donc pas compte de ce fait. Le pourcentage du suffrage aurait été beaucoup plus élévé si le PI avait pu présenter 125 candidats en décembre dernier. Compte tenu de la visibilité que ce nombre aurait apporté auprès des électeurs, vous comprendrez que le déclenchement des élections en mai 2009 au lieu de décembre 2008 aurait été une toute autre bataille politique. Toute proportion gardée, avec 125 candidats, 27,800 personnes auraient choisi un pays en votant pour le PI le 8 décembre dernier. Ça mérite des éloges.

    Troisièment, le Parti Québécois n’a jamais été indépendantiste et n’a jamais proposer l’indépendance du Québec au peuple québécois. Et aujourd’hui, il ne propose même plus de référendum dans son programme. Il faudrait comparer le PI au RIN plutôt. Au moins, là nous aurions une meilleure analyse de la réalité politique. En 1966, le RIN a récolté 5.5% du suffrage alors que le RIN existait depuis 1960. Donc 6 ans d’existence. Il faut alors constater qu’en 1970, le PQ cumulait déjà près de 10 ans de développement politique suite à la fusion du MSA avec le RIN. Le PQ a pu capitaliser sur les acquis politiques d’avant. Évidemment, cette analyse vous échappe au profit d’un salissage gratuit et méprisant du Parti indépendantiste.

    Donc comparer un parti provincial comme le PQ à un véritable parti national comme le PI est impossible. Que vous puissiez concocter des conclusions si peu élogieuses envers le PI est déplorables.

    Cessez de verser vos frustrations de colonisé sur le Parti indépendantiste.

    Le seul parti qui offre actuellement un pays au peuple québécois c’est le Parti indépendantiste.

    Ralliez-vous à l’indépendance.

    Luc Duranleau Candidat du Parti indépendantiste Jean-Talon et Montmorency


  • Repenser le PI
    7 janvier 2009, par Gilles Bousquet

    M. Duranleau, vous avez un bon point en soulignant que le PQ de 1 970 ne peut pas facilement être comparé au PI de 2008 qui n’a présenté que 20 candidats. S’il avait présenté 100 candidats, ça voudrait dire 5 fois plus de votes. En multipliant par 5 le pourcentage de votes obtenus par le PI, on arriverait à presque 1 %, exactement 0,80 de 1 %.

    Je ne me suis pas moqué du vote du PI. Je déplore le fait qu’un parti indépendantiste pur ne réussisse pas mieux que ça...point, ce qui n’est une ineptie...j’espère.

    J’admire, sans approuver, le courage de ceux qui continuent à y croire après cet échec réel après tant d’efforts.


  • @ Gilles Bousquet - Repenser le PI
    8 janvier 2009, par Luc Duranleau
    M. Bousquet, J’apprécie vos précisions. Elles témoignent de votre capacité à argumenter intelligemment sur des questions qui exigent une analyse extrêmement rigoureuse. Pour poursuivre encore un peu sur le sujet, le PI avec 125 candidats auraient obtenus plus que 1% des voix. Il existe un effet d’entraînement lorsque la visibilité d’un parti augmente. Avec 125 candidats, les médias ne pourraient pas nous censurer comme (...)

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    M. Bousquet,

    J’apprécie vos précisions. Elles témoignent de votre capacité à argumenter intelligemment sur des questions qui exigent une analyse extrêmement rigoureuse.

    Pour poursuivre encore un peu sur le sujet, le PI avec 125 candidats auraient obtenus plus que 1% des voix. Il existe un effet d’entraînement lorsque la visibilité d’un parti augmente. Avec 125 candidats, les médias ne pourraient pas nous censurer comme ils le font depuis notre fondation. Évidemment, il faut que les dirigeants du parti aient des choses intelligentes à dire aux gens ; former un pays exige quand même des compétances intellectuelles.

    Autre chose par rapport aux résultats. Il faut réaliser que le PI n’offre pas la même chose que les autres partis. Le PI offre un pays à une élection. Les autres partis offrent de gérer un comptoir provincial. Comme la visibilité du parti demeure relativement restreinte, la grande majorité des électeurs ne savent même pas qu’ils peuvent maintenant voter pour un pays aux élections. Évidemment, il faut que le message passe. Il faut conclure que le PI ne peut pas être comparé à aucun autre parti puisque c’est le seul à offrir un pays aux élections.

    Il ne faut pas non plus négligé que deux autres partis monopolisent déjà des idées ramollies d’indépendance. Le PI a donc la double tâche de défendre le peuple québécois contre les attaques fédéralistes en plus de dénoncer l’usurpation de l’indépendance par des partis qui se servent de l’idée pour séduire l’électorat et favoriser leur prise de pouvoir provincial.

    Autre chose. L’indépendance n’est pas une idéologie pure. C’est juste une étape d’émancipation qui au fond n’a aucun rapport avec les idéologies politiques. Ce n’est pas un mouvement de gauche, de centre ou de droite. C’est un boulot à faire tout simplement. Une fois le travail accompli, à la fin du premier mandat, des élections nationales auront lieu et il y’aura des partis nationaux qui proposeront leurs agendas et leurs idéologies et là les électeurs auront des choix nationaux à faire. Ils décideront de la forme politique de leur pays.

    Pour terminer, il n’y a eu aucun échec. En fait que des victoires. Il faut cesser de percevoir la réalité en fonction de notre complexe d’infériorité historique. Nous avons parcourus une longue route depuis 1960 et aujourd’hui en 2008, les québécois peuvent maintenant voter pour un pays. Et 4230 personnes l’ont fait.

    Faisons l’indépendance. Appuyons le PI et envoyons un message clair aux gens qu’un pays c’est une croix sur le prochain bulletin. Pour ceux qui supportent le PQ ou le QS, il est important comme indépendantiste d’influencer ces partis afin qu’ils adhèrent aussi à la démarche d’un pays par voie électorale. Si le PQ et le QS modifiaient leurs statuts afin d’offrir eux aussi un pays lors des prochaines élections, le pays nous l’aurions assurément.

    Vive l’indépendance. Vive le PI.

    Luc Duranleau Candidat du Parti indépendantiste Jean-Talon et Montmorency


  • Repenser le PI
    12 janvier 2009, par Antonis Labbé

    M. Noël,

    Vos préoccupations sont intéressantes et légitimes au niveau de l’utilité effective des gens qui ont voté pour le PI, mais vous faites l’erreur de voir un parti politique comme étant autre chose qu’une force activiste. En fait, ce n’est pas vraiment votre faute, la politique canadienne est devenue un ramassis de partis d’intérêt atteints de gueule de bois.

    Je vous invite donc à voir les choses de la façon suivante : le PI est une organisation activiste pour laquelle on peut voter. C’est aussi simple que ça.

    Par exemple, des manifs pour une cause comme l’indépendance, il n’y a le PI qui en ait fait. Plus il y aura de gens qui se joindront au PI, plus les manifs et les actions pour l’indépendance prendront de l’empleur, comme avec n’importe quelle autre organisation activiste, et en plus on va pouvoir voter pour cette même organisation. De cette façon, l’organisation ET la cause gagneront en crédibilité.

    Évidemment, il faut y croire et s’investir au lieu de constamment remettre en question l’utilité d’une telle organisation. Ça serait bien agréable que le PQ soit cette organisation, mais je ne crois pas nécessaire de discourir davantage sur le PQ.

    Ainsi, le PI est un parti qui fait de la bonne vieille politique activiste. Ça aide à comprendre un peu le mystère PI n’est-ce pas.

    - Antonis Labbé



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