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« Il faut cesser de s’acharner à faire entrer le Québec dans le moule d’une province comme les autres. Ce moule, les Québécois ne l’acceptent pas. Leur réalité même le fait éclater »   Lucien Bouchard
             
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A Hérouxville, on voit plus loin que le bout de son nez
Rencontre avec André Drouin
Robert Barberis-Gervais, Marcelle Viger
Tribune libre de Vigile
vendredi 21 août 2009      879 visites      23 messages


Salutations à Bernard Thompson

***

Pendant quinze jours, nous avons logé dans des Gîtes du passant à St-Sévère (non loin du vignoble Gélinas), à Hérouxville, et, en passant par Québec, trois jours aux Eboulements ; puis après avoir traversé à Tadoussac, nous avons pris le bateau à Baie-Comeau vers Matane où nous avons couché Chez Nicole à St-Ulric (vignoble Carpentieri, tout près) puis au Presbytère de St-Eloi près de Trois-Pistoles et enfin à St-Alexandre de Kamouraska où, à la foire agricole de St-Pascal, nous avons vu de près des top modèles de vaches primées. En somme, de belles vacances.

Hérouxville, c’est une idée de ma femme. Le propriétaire du gîte Trudel nous a indiqué le chemin pour nous rendre chez André Drouin dont la maison imposante qu’il a construite lui-même est située près d’un lac. Il était en train de prendre une bière avec son frère lui aussi ingénieur pour Hydro-Québec et qui a travaillé en Afghanistan : après nous avoir brièvement salué, il nous quitta : il est en train de se construire une maison non loin de là.

Nous avons été reçus à bras ouverts : contrairement à Lise Bissonnette alors directrice du Devoir qui refusa de me parler parce que je n’avais pas pris rendez-vous à propos d’un article de Pierre O’Neil qui comparait quelques dons de 3,000 $ au Parti québécois au détournement scandaleux de matériaux pendant la construction du stade Olympique. André Drouin et sa femme sont des lecteurs assidus du site Vigile.net. Comme un grand seigneur, il nous a accueillis en nous offrant une bière : on voyait que ce n’était pas un homme à ne recevoir que sur rendez-vous. C’était jeudi le 16 juillet en nous avons jasé de 17h45 à 20h45, notre hôte se privant de souper pour parler du sujet qui le passionne : l’immigration et les dangers du multiculturalisme.

Quand ma femme lui a dit qu’il devait avoir eu beaucoup de plaisir à rédiger le code de vie d’Hérouxville, son visage s’illumina et il éclata de rire comme quand on se réjouit d’avoir été compris. Nous étions sur la même longueur d’ondes. Il nous raconta les dessous de son passage à Tout le monde en parle et à la Commission Bouchard-Taylor.

A la salle de maquillage à Radio-Canada, Guy A. est venu le saluer. Pince sans rire, Drouin lui demanda qui il était. Il se fit répondre : Guy A . Guy A. qui ? demanda Drouin se montrant l’émule de RBO. Rires de notre part.

André Drouin nous révéla ensuite que la charia est appliquée en Angleterre et que Charles Taylor est d’accord. Je lui passai une plume pour qu’il note mon adresse courriel : il avait de la documentation à m’envoyer sur la charia en Angleterre. (Involontairement, je lui ai laissé ma plume : je la lui donne pour tous les services qu’il a rendus et qu’il rendra au Québec.)

A propos du multiculturalisme en Angleterre, au Canada ou ailleurs, André Drouin applique un principe qu’il appelle “le bench marking”. C’est simple : ce qui s’est passé ailleurs pourrait se passer ici au Québec et il faut agir avant qu’il ne soit trop tard. Ce qui veut dire que le Québec doit adopter une charte de la laïcité. Pour André Drouin, il n’est pas question de permettre le port de signes ostentatoires religieux dans l’exercice de fonctions comme enseignante, infirmière etc. Il est d’accord avec Louise Beaudoin, Denise Bombardier, qui, dit-il, ont beaucoup voyagé et le Conseil du statut de la femme. Il blâme la Fédération des femmes du Québec, Françoise David qui, selon mon mécanicien d’automobile français, fait du maquereautage (mot qui vient de maquereau...). Il blâme Jean Dorion et nous a demandé si notre député du Bloc nous a consultés avant de prendre publiquement position en faveur du voile dans la fonction publique lors d’une intervention devant les Intellectuels pour la souveraineté.

Nous avons échangé sur les relations d’André Drouin avec les médias, sur l’intérêt grandiose suscité dans le monde entier par l’affaire d’Hérouxville, sur le mouvement anti-hérouxville créé par des gens qui n’avaient pas lu le Code de vie, sur l’obstacle de la Charte de Trudeau et sur le seul moyen de lever cet obstacle, soit l’indépendance du Québec, sur la visite des musulmanes à Hérouxville pendant qu’André Drouin donnait une entrevue au journaliste de la BBC de Londres.

Nous en avons conclu que l’intégrisme musulman est un mouvement politique mondial auquel nous devons nous opposer de toutes nos forces au Québec en se rappelant que nos voisins ontariens avec leur maudite idéologie trudeauiste et tayloriste du multiculturalisme sont venus à un poil de se voir imposer un système de justice parallèle, la charia, où il n’y a pas d’égalité homme-femme.

Nous avons aussi longuement parlé des dangers de voir notre société déstabilisée par une application individualiste (évidemment) du principe de la liberté religieuse inscrite dans la Charte à Trudeau qui implique des coûts sociaux et des coûts en argent spécialement dans le domaine de la santé.

Après trois heures de conversation, nous sommes allés manger chez Ti-poil à St-Tite. Le lendemain M. Trudel nous a vendu le livre de Bernard Thompson : “Le syndrome Hérouxville ou les accommodements raisonnables” qui est un livre remarquable où j’ai retrouvé des passages de notre conversation. Le témoignage de Grand-mère Johanne Chayer contre le voile dans la fonction publique est très convaincant. J’y reviendrai.

Vous le savez peut-être, je n’ai pas l’admiration facile. Et bien, André Drouin est ce genre d’homme de conviction et de lucidité et aussi de fraternité et de désintéressement qu’on peut se vanter d’avoir rencontré. Quant à ceux ou celles qui ont ri de lui et de ses idées, je les plains. Ce sont des gens qui n’ont pas assez de personnalité pour penser par eux-mêmes ou qui ont un intérêt politique à tenter de discréditer un authentique patriote qui se bat pour que le Québec qu’il habite devienne un pays doté d’une Charte de la laïcité qui, entre autres, libèrera la femme musulmane de l’intégrisme religieux qui l’infériorise. Et qui a un sens de l’humour assez particulier qui échappe aux idéologues de bas étage qui polluent nos médias. Et un sens politique sûr comme nous le verrons bientôt.

Robert Barberis-Gervais et Marcelle Viger

Longueuil, vendredi 21 août 2009




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Vos commentaires:
  • Rencontre avec André Drouin
    21 août 2009, par Grand-papa

    « Catholique par mère, musulman par mon père, un peu juif par mon fils... et athée grâce à Dieu. »

    Marcel Mouloudji (1922-1994)

    Auteur, chanteur et compositeur français

    Extrait de Autoportrait


  • Rencontre avec André Drouin et la modernité laïque égalitaire
    21 août 2009, par Luc Archambault
    M. Barberis-Gervais, Votre femme a du flair. C’est bien d’avoir fait cette « rencontre ». Chaque jour nous apprenons ainsi à mieux nous connaître. Je suis d’accord avec vous pour ce faire. D’accord avec vous deux pour dire que la démarche de M. Drouin est exemplaire et, même démonisée par les médias et commentateurs qui méprisent le peuple du Québec, elle a permis au Québec de poursuivre sa modernisation et son (...)

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    M. Barberis-Gervais,

    Votre femme a du flair. C’est bien d’avoir fait cette « rencontre ». Chaque jour nous apprenons ainsi à mieux nous connaître. Je suis d’accord avec vous pour ce faire. D’accord avec vous deux pour dire que la démarche de M. Drouin est exemplaire et, même démonisée par les médias et commentateurs qui méprisent le peuple du Québec, elle a permis au Québec de poursuivre sa modernisation et son ouverture au monde toujours en développement depuis qu’elle a été initiée par la penseur(e)s de la Révolution tranquille.

    En effet, une certaine idée britannique du multiculturalisme mène le monde à tout le contraire de la diversité culturelle. Sans réagir à tel supposé fallacieux respect des spécificités culturelles, Londres deviendra comme Rome, Berlin, ou un Paris multiculturel sans nom. On ne pourra plus manger à Rome comme les Romains puisque nous ne pourrons manger que comme à Londres ou New York.

    La diversité culturelle impose l’assimilation des migrants à la culture d’accueil par le métissage génétique et culturel. Le métissage d’une minorité à une majorité engage tout le contraire du ghetto multiculturel qui transporte le pays quitté tel qu’il a été quitté. C’est la migration escargot qui transporte sa maison, son temple pour le rendre visible dans son implantation.

    Or, nous ne sommes pas des escargots. Nous sommes des humains, de la même race humaine, notre maison n’est pas greffée à nos entrailles. Elle est ce que la société d’accueil a construit. Ici, nous aspirons à une société égalitaire, où la femme ne porte pas les signes d’une religion patriarcale qui invalide l’égalité des sexes. La laïcité neutralise l’effet d’une semblable religion patriarcale catholique de même origine et de même Dieu mâle inventé par de mâles en mal de prouver qu’ils sont bien les pères de tels enfants. Qui pour cela ont inventé des religions, des rites, des coutumes mariales, pour faire de LEUR(s) femme(s), leur propriété propre et excluant tout autre mâle.

    Les grandes religions monothéistes patriarcales se posent en accomplissement civilisationnel ultime, alors que ses inventeurs et curies mâles n’ont fait que transposer la Connaissance préhistorique humaine qui leur a fait comprendre par l’observation de leurs troupeaux d’animaux domestiqués pour leur viande et leur peau, comment reproduction animale fonctionnait. Découvrant le rôle du mâle dans la conception de la progéniture de la femelle.

    Ironique sort des femmes, puisque ce sont elles qui ont inventé et perfectionné l’agriculture cependant qu’elles prenaient soin de ses enfants cependant que les hommes allaient à la chasse et qui a permis de transformer l’Humain migrant de territoire en territoire de cueillette et de chasse en civilisations sédentaires.

    Avant que l’Humain ne comprenne le rôle du mâle dans la procréation, l’enfantement attribué au seul pouvoir féminin avait inventé le culte de la Déesse mère. Cela a duré des dizaines de milliers d’années. Comprenant le rôle du mâle dans la procréation, c’est comme si, pour se venger d’avoir attribué au pouvoir féminin tout le mérite de la procréation, le mâle humain n’avait rien trouvé de mieux que d’inventer une Créateur mâle, alors que cette nouvelle connaissance permettait d’inventer un Dieu bi-sexué ou un couple Déesse / Dieu, comme l’ont fait les Grecs et tant de religions ou croyances païennes combattues férocement par les religions monothéistes patriarcalistes, à coup de guerres et de massacres sans nom de la pré-histoire à aujourd’hui. Rien trouvé de mieux que de néantiser, humilier, nier ce pouvoir féminin, pour le contrer, le supplanter à demeure et pour l’éternité en le faisant universellement ( catholiquement ), sous la houlette d’un Dieu mâle conquérant. Et, signalons qu’il n’y a pas 40 ans, nous aussi les catholiques, nous voilions nos femmes, cornettes en monastères et hôpitaux, et chapeaux séculiers à l’Église.

    Seule la laïcité nous permet d’échapper à ce déterminisme culturel mâle débilitant, afin de rétablir l’égalité des sexes et la dignité du pouvoir féminin respecté et respectant réciproquement le pouvoir masculin, depuis des millénaires contrés par le religieux ascendant civilisationnel patriarcal conquérant.

    Pas étonnant que ce soit votre femme qui nous invite à rencontrer par vous ici, un mâle antipartriarcaliste militant. Cela dit, l’islamisme qui impose l’affiche d’un signe de soumission de la femelle, n’est pas la religion musulmane, qui elle n’est pas différente de la religion catholique. La femme y est tout aussi, mais pas davantage subalterne et mise au ban de leurs curies respectives. Ce n’est donc pas une affaire de guerre de religions, mais bien de guerre à la religion, en tant que système d’exploitation et de soumission d’un sexe par un autre. Le port du voile n’étant que la partie visible d’un prosélytisme envahissant. L’imposition de la Charia en étant l’aboutissement qui effectivement est à nos portes si nous ne réagissons pas. M. Drouin l’a fait. Grâce à son action, une vraie rencontre avec la modernité laïque et égalitaire est à nos portes.

    Merci d’avoir pris position à ces nobles égards ici. Merci à madame Marcelle Viger d’avoir permis que vous cette rencontre ait lieu et permis que vous soyez en mesure d’en faire l’intéressante relation ici dans Vigile.

    Vive le Québec libre !

    Libre du débilitant et délétère patriarcalisme religieux et civique.


  • Rencontre avec André Drouin
    21 août 2009, par Jean-Louis Pérez

    Aujourd’hui (21-08-2009) en Italie, les musulmans immigrés ont décidé de créer un parti politique pour former une coalition avec le Parti démocrate (PDI) afin de pouvoir construire à Milan la mosquée que les autorités refusent depuis 2007.

    Mais au Québec, la politique d’immigration imposée par Ottawa et le mimétisme politique prônant la QUÉBÉCITÉ feraient que la colonisation musulmane ne serait alors qu’un jeu d’enfant.

    « Un aspect parmi d’autres de la colonisation musulmane de l’Italie »

    http://www.islamisation.fr/italie

    ***

    « Italie/terrorisme : la Ligue du Nord veut interdire la construction de mosquées »

    www.islam-pluriel.net/.../italieter...

    ***

    JLP


  • Rencontre avec André Drouin
    21 août 2009, par RenéP.
    Je suis tout-à-fait d’accord avec vous et j’ai toujours pensé que messieurs Thomson et Drouin étaient des gens très éclairés et d’une intelligence supérieure à la moyenne. Ceux qui ont ri de leurs propos ont tout simplement démontré qu’ils étaient d’une classe inférieure et par conséquent, ne pouvaient les comprendre. Il y a même des politiciens qui n’ont pas compris le sens réel de leur message.
  • Rencontre avec André Drouin
    21 août 2009, par Luc Archambault
    Jean-Louis Pérez nous dit : « Mais au Québec, la politique d’immigration imposée par Ottawa et le mimétisme politique prônant la QUÉBÉCITÉ feraient que la colonisation musulmane ne serait alors qu’un jeu d’enfant. » N’importe quoi ! Le peuple souverain du Québec refuse la multiculturalisme canadian inventé pour minoriser les descendants des « Neufrançiens » et contrer l’aspiration du peuple souverain du (...)

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    Jean-Louis Pérez nous dit :

    «  Mais au Québec, la politique d’immigration imposée par Ottawa et le mimétisme politique prônant la QUÉBÉCITÉ feraient que la colonisation musulmane ne serait alors qu’un jeu d’enfant. »

    N’importe quoi !

    Le peuple souverain du Québec refuse la multiculturalisme canadian inventé pour minoriser les descendants des « Neufrançiens » et contrer l’aspiration du peuple souverain du Québec à invalider l’État abusif canadianisateur pour fonder un État démocratique valide et légitime sur son territoire national.

    OUI, les politiques canadianisatrices d’immigration monopolisées par le Canada abusif central a tenté de participer à l’assimilation des Québécois par une immigration essentiellement anglophone. Le partage récent de la responsabilité qui nous fait privilégier en partie, une immigration francophone n’est pas suffisant. Il nous faut un État souverain capable d’instituer une nationalité québécoise claire et nette de majorité francophone et de langue officielle et citoyenne française.

    Toute l’immigration ainsi avertie qu’au Québec c’est en français que ça se passe ne sera ainsi plus citoyenne canadian anglaise à choix de langue anglaise, mais sera citoyenne du Québec français, sera de citoyenneté québécoise, partie de la nation québécoise à majorité d’ascendance française. Le métissage faisant le reste de l’assimilation à la majorité d’ascendance française à la longue.

    Seul un Québec souverain peut permettre au peuple souverain du Québec de formaliser dans un État propre telle citoyenneté québécoise de langue française n’offrant plus le choix de l’anglicisation. Une citoyenneté jamais plus subordonnée à la nation multiculturelle canadian de langue anglaise qui nous a nommés « French canadian » pour nous assimiler et qui y est parvenue dans le reste du Canada. Seuls ont pu survivre les descendants des « Neufrançiens » Acadiens et Québécois, qui n’ont pas endossé ou n’endossent plus depuis 40 ans ce nom donné par le Conquérant. Les Québécois peuvent donc toujours DISPOSER de la capacité sur leur territoire national du Québec, d’invalider l’État abusif du Canada pour fonder nommément de l’expression de leurs voix libres et souveraines, la RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE du PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC. Les Acadiens ne le peuvent pas parce qu’ils sont minoritaires sur leur territoire national depuis la déportation de la Conquête britannique dont est le direct héritier le Canada abusif actuel jamais soumis au OUI qui le validerait sur notre territoire national du Québec.

    Voilà une Québécité qui n’a rien à voir avec ce que prétend fallacieusement le canadianisateur émérite de notre identité québécoise qui refuse le multiculturalisme canadian, ce Pérez en partie d’ascendance Neufrançienne qui nous veut de manière activiste et propagandiste, canadianisés en « French canadian ».


  • Rencontre avec André Drouin
    21 août 2009
    Monsieur Barberis-Gervais, Il fallait bien revenir sur cette question de Hérouxville. Plusieurs membres de ma "famille" - sociale-démocrate ou "progressiste" - n’ont pas hésité à ridiculiser et à dénoncer la supposée intolérance de messieurs Drouin et Thompson, quand ce n’était pas Hérouxville dans son entier. Il suffisait de prendre un peu de temps pour lire les Normes de vie et leurs propositions constitutionnelles pour (...)

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    Monsieur Barberis-Gervais,

    Il fallait bien revenir sur cette question de Hérouxville. Plusieurs membres de ma "famille" - sociale-démocrate ou "progressiste" - n’ont pas hésité à ridiculiser et à dénoncer la supposée intolérance de messieurs Drouin et Thompson, quand ce n’était pas Hérouxville dans son entier. Il suffisait de prendre un peu de temps pour lire les Normes de vie et leurs propositions constitutionnelles pour comprendre qu’elles s’inscrivent dans la pensée républicaine. Dans une de mes chroniques sur Vigile, j’écrivais dans "Ces bien-pensants qui me tuent..." ce qui suit :

    Il est vrai que les « Normes de vie » est parfois écrit dans un langage imagé qui ne correspond pas tout à fait aux normes universitaires et d’un certain jargon intellectuel ayant cours dans les salons montréalais, mais le fait est que les représentants de Hérouxville accusent le multiculturalisme canadien, la Charte canadienne des droits et libertés, les politiques canadiennes d’immigration et la Constitution canadienne de 1982 d’être à l’origine du malaise actuel. Jamais l’immigrant en tant que tel. Quand Rima Elkouri (La Presse, 25 octobre) se gausse des propos des gens de Hérouxville et qu’elle dit que pour les québécois, la laïcité c’est pour les autres, elle omet de dire que le mémoire de Hérouxville (à la Commission Bouchard-Taylor)plaide en faveur de laïcité du Québec à tous les niveaux et pour TOUTES les religions.

    Vous vous en doutez, on pas pas raté l’occasion de me montrer du doigt. L’argument le plus souvent exprimé était celui de la question de la lapidation des femmes. Bien sûr, les intégristes n’ont encore lapidé personne au Québec, mais rappelons-nous le cas de ce père qui a tué sa fille en Ontario, sous prétexte qu’elle lui tenait tête en refusant de porter le voile. Et que dire de ce cas récent de ces femmes montréalaises assassinées à Kingston par des membres de leur famille (vivant à Montréal), une question "d’honneur" ayant commandé l’acte. On allègera que Marc Lépine n’était pas un musulman intégriste et que des mâles québécois de souche tuent leur conjointe. Soit. Mais ils ne le font pas pour des raisons religieuses ou culturelles. Cela dit, il faut prendre les moyens qu’il faut pour que les misogynes cessent de violenter (et tuer)les femmes.

    Les Normes de vie de Hérouxville n’ont rien à voir avec l’intolérance. On peut même affirmer qu’elles sont féministes dans leur essence. Et républicaines.

    Au plaisir


  • Rencontre avec André Drouin
    21 août 2009, par @ Bernard Frappier

    Message précédent :

    Ces bien-pensants qui me tuent…
    Michel Gendron
    Chronique de Michel Gendron
    dimanche 4 novembre 2007


  • Rencontre avec André Drouin
    21 août 2009, par Grand-papa

    « Non, si vous voulez rendre la religion chrétienne aimable, ne parlez jamais de martyrs ; nous en avons fait cent fois plus que les païens. »

    Voltaire (1694-1778)

    Ecrivain et philosophe français

    Extrait du Dictionnaire philosophique


  • @ André Drouin
    22 août 2009, par jacques noel

    J’ai pensé à vous en entendant l’histoire de l’auto dans le canal Rideau. Vous avez remarqué comment on a été silencieux chez les beaux esprits du Plateau ? Plus personne pour rire des "colons d’Hérouxville" qui ne voulaient pas de crimes d’honneur icite ! Autre sujet dont personne ne parle : l’excision. Oui, monsieur, il s’en pratique au Québec.

    PS : Le vrai nom de Marc Lépine est Gamil Gharbi. Mais lorsqu’on a appris ses origines arabes, considérant l’ampleur du crime, on s’est dépêché de le reconvertir en Marc Lépine (c’est Houda-Pépin qui avait instauré la censure). On est au royaume de la rectitude politique icite


  • Rencontre avec André Drouin
    22 août 2009

    J’ai toujours pris la défense d’André Drouin dans ce dossier a chaque fois que je l’ai pu, depuis le tout début. Mais, on me regardait de travers. Je puis dire que leurs regards s’est modifié depuis ce temps. Les gens se renseignent plus que ce soit au niveau locale qu’international.

    Et oui, Marc Lépine était musulman et arabe par son père. Mais on a préféré culpabiliser les de ’’souches’’. En fait, on ne saura jamais si cette composante culturelle a joué. Ce que je déplore, c’est la censure qui a entouré cette information.

    Mireille Des Rochers, avocate. Ex blonde d’un étudiant de la polytechnique en 1987.


  • Rencontre avec André Drouin
    22 août 2009, par Jean-François-le-Québécois

    Je crois que ce qui est arrivé, est que les médias (en particulier les médias convergents et montréalais) se sont employé à présenter André Drouin comme une sorte de péquenaud, inculte et intolérant... Or, j’ai appris que l’homme en question peut s’exprimer dans différentes langues, a fait des études d’ingénieur, et n’a rien du redneck pour lequel on a voulu le faire passer.

    Est-ce que le très présomptueux Guy A. Lepage, soit le petit roitelet de Radio Canada, peut en dire autant ?

    Il faut dire que des gens comme les membres de la troupe d’humoristes RBO, et Marie-France Bazzo, entre autres, ne l’ont pas ménagé... Mais ils l’ont jugé et condamné, en ne sachant à peu près rien sur lui ! Et en ayant sans aucun doute jamais mis les pieds à Hérouxville, non plus.

    Je dois admettre que je ne m’explique pas très bien l’attitude des gens des médias de la métropole, à l’égard de monsieur Drouin (et du tout Hérouxville) ; en effet, s’il y a un endroit par excellence au Québec, où la question des accomodements raisonnables cause problème, c’est bien Montréal !

    Bon d’accord, peut-être que Monsieur Drouin n’est pas le meilleur communicateur, qu’il n’a pas le bon genre d’image, et/ou bla-bla-bla... Mais de tous lui tomber dessus, comme ça ; et que la localité d’Hérouxville au complet soit aussi vite tournée en dérision... ?

    Personne ne peut forcer quiconque à aimer le personnage, ni son village ; mais l’on a vraiment pas été magnanime à leur égard, à ainsi s’employer à les faire passer pour une bande de gros épais, comme cela.


  • Précisions et commentaires par Robert Barberis-Gervais
    23 août 2009
    Précisions et commentaires par Robert Barberis-Gervais 1- Robert Herbert du Garage de l’Union me demande de préciser que l’appui au voile de Françoise David est, selon lui, du maquereautage politique. 2- André Drouin nous a aussi dit qu’il espère que beaucoup de femmes québécoises s’engageront en faveur de la laïcité. Il compte beaucoup sur elles et leur implication. 3- J’ai eu une discussion avec ma (...)

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    Précisions et commentaires par Robert Barberis-Gervais

    1- Robert Herbert du Garage de l’Union me demande de préciser que l’appui au voile de Françoise David est, selon lui, du maquereautage politique.

    2- André Drouin nous a aussi dit qu’il espère que beaucoup de femmes québécoises s’engageront en faveur de la laïcité. Il compte beaucoup sur elles et leur implication.

    3- J’ai eu une discussion avec ma co-auteure. Elle aurait préféré que la comparaison entre l’accueil d’André Drouin et le snobisme autoritaire de Lise Bissonnette ne soit pas faite mais j’ai tenu à la garder : les contrastes font mieux comprendre. Par ailleurs, il va sans dire, que nous avons pour madame Bissonnette le respect que commande son oeuvre d’écrivain, de journaliste et d’animatrice culturelle et administrateure à la Grande Bibliothèque. Mais comme je me suis retrouvé plusieurs fois en sa compagnie en train de corriger les épreuves du Quartier latin, je croyais que, devenue directrice du Devoir, je pouvais lui parler sans rendez-vous. J’avais envoyé une lettre au Devoir pour protester contre un article de Pierre O’Neil qui avait comparé des dons de 3,000 $ d’ingénieurs au Parti québécois au détournement scandaleux de matériaux lors de la construction du stade olympique. C’était malhonnête et grotesque et ma lettre le disait. O’Neil écrivait des conneries pour qu’on oublie qu’il avait été attaché de presse du Parti québécois. En refusant de publier ma lettre et en refusant de me parler, Lise Bissonnette posait un geste politique et se montrait solidaire d’un journaliste souvent tendancieux et vicieux (comme Denis Lessard). Elle savait que son journaliste avait été malhonnête et refusait d’en discuter car elle aurait eu à défendre l’indéfendable et en serait sortie perdante. Je lui aurais demandé de justifier son refus de publier ma lettre et elle n’aurait eu d’autre choix que de répondre : “Parce que c’est moi le boss et c’est moi qui décide pas toi.” Cet autoritarisme aurait été fort édifiant n’est-ce pas ! En passant, vous aurez remarqué que ça fait longtemps que je me porte à la défense du Parti québécois quand il est attaqué bassement et faussement. Je conseillerais au grand défenseur de Québec solidaire de cesser de justifier son existence ou son action politique en attaquant démagogiquement le Parti québécois.

    4- Merci à Bernard Frappier d’avoir signalé l’article impeccable de Michel Gendron que j’ai lu avec beaucoup d’intérêt. Je l’avais déjà lu. Vigile constitue une mine de textes de grande valeur. Bernard, vous qui avez tout lu, vous savez que les mêmes questions reviennent et nous vous savons gré de ne pas montrer de lassitude et de maintenir ouvert un lieu de discussion indispensable. En pédagogie, il faut répéter.

    5- Luc Archambault, je vous remercie d’enrichir de vos analyses les points de vue exprimés dans notre article. Quant à la fixation de Jean-Louis Pérez sur les canadiens-français, je lui rappelle que je me suis donné beaucoup de mal en résumant le Canadien français et son double de Jean Bouthillette pour arriver à la conclusion que nous sommes Québécois et qu’en devenant un pays, nous le deviendrons définitivement. En se disant Québécois, nous ne faisons pas table rase du passé mais nous l’intégrons en réalisant une de ses virtualités : l’indépendance du Québec.

    6- Salut Jacques Noël. Vous avez vu les petits politiciens Amad et Josée Verner essayer de se faire du capital pollitique avec les attaques mesquines du maire Labeaume contre Alain Simard de Spectra... de Montréal. Alain Simard, ce n’est pas n’importe qui. Je me suis souvenu que Régis Labeaume a dit de Josée Verner à l’émission de Bazzo : “Je la battrais”. Le maire de Québec se comporte de plus en plus comme un coq de village. Réjean Tremblay, le célèbre chroniqueur sportif, par taquinerie, quand il parle de Québec, parle du Village. Avec le Moulin à images, le Cirque du soleil et le succès global du 400è, on pensait que Québec avait grandi. Par une colère et des insinuations malveillantes sur Alain Simard (dont il devrait s’excuser), le maire Labeaume est revenu au Village avec ses querelles de clochers.

    Une anecdote. De passage à Québec, à une bouquinerie de la rue St-Jean, à la caisse, une jeune fille dit que l’appareil qui accepte la carte Desjardins est lent. Incapable de résister, je lui dis : “C’est normal que ça soit lent à Québec.” Comme je vois la réaction outrée d’un autre employé âgé d’environ 25 ans, je lui dis : “Résiste à la provocation. Ne prends pas ma remarque au sérieux.” Trop tard, il est monté sur ses ergots. “Vous êtes qui, vous ? Pour qui vous prenez-vous ? etc. On peut en rire mais je trouve cela dramatique. Evidemment, inconsciemment, j’attaquais le gens de Québec qui votent non au référendum, qui votent libéral ou adéquiste et qui, selon moi, sont lents...politiquement.

    7- A Mireille Desroches, avocate. Merci de votre témoignage. Quand aurons-nous le plaire de vous lire sur Vigile ? Les femmes sont les bienvenues sur Vigile. Nous nous ennuyons (je suis sincère) de Thérèse-Isabelle Saulnier. “vous avez dit Hérouxville...”

    8- Grand-papa, moi aussi j’adore les citations. En voici une que je dédie à Lise Bissonnette aujourd’hui retraitée en souvenir des hautes fonctions qu’elle a occupées. Au départ, cette citation de Montaigne que j’adore s’adressait à l’ancienne directrice générale du cégep Germaine-Guèvremont, Françoise R., qui était autoritaire et dominatrice.

    “Plus le singe monte haut dans l’arbre, plus il montre son cul.” Et, dans une rencontre mémorable, j’ajoutai : “Et directrice générale, ce n’est pas très haut dans l’arbre.”

    9- J’ai reçu un message d’André Drouin. Il ne s’attendait pas à de tels éloges. Il a bien aimé : “comme nous le verrons bientôt”. Et il a hâte à cet automne. C’est un homme d’action.

    Robert Barberis-Gervais, Longueuil, dimanche, 23 août 2009


  • @Robert Barberis-Gervais
    23 août 2009, par jacques noel

    1) Je vous ai déjà expliqué en long et en large que le référendum n’avait pas été perdu à Québec mais dans l’Outaouais. Je ne vais pas y revenir parce que j’avais fait le tour.

    2) J’aime beaucoup notre maire même s’il lui arrive de déraper (pour la Josée c’était un pauvre lapsus). Enfin un politicien qui a une vision, qui nous fait rêver. Il en faudrait 100 comme lui au Québec. J’en vois aucun. On a élu 101 souverainistes, sont incapables d’en parler !

    3) J’aime moins Alain Simard. Un morveux comme Ménard, comme Rozon, qui s’est mis millionnaire avec l’argent du peuple et qui maintenant est devenu très arrogant. Il savait très bien qu’en changeant la date des Francos, il trichait. Les Francos sont un copie du Festival d’Été (20 ans plus vieux !) En en plus ca va tomber en pleine Fête nationale

    Désolé pour le manque d’humour à Québec. Pourtant on a maintenant notre festival...


  • à Jacques Noël par Robert Barberis-Gervais
    23 août 2009
    @Jacques Noêl 1- J’ai apprécié vos remarques sur le vote à un peu plus de 50% pour le Oui en 1995 dans la région de Québec. Comme vous êtes plus sérieux que Gilles Bousquet quand vous parlez de chiffres, je me permets de vous dire qu’en milieu francophone à 95% comme à Québec, j’aurais souhaité plus de votes pour le OUI. Ai-je le droit d’être déçu aussi du comportement électoral de Québec qui élit une nounoune (...)

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    @Jacques Noêl

    1- J’ai apprécié vos remarques sur le vote à un peu plus de 50% pour le Oui en 1995 dans la région de Québec. Comme vous êtes plus sérieux que Gilles Bousquet quand vous parlez de chiffres, je me permets de vous dire qu’en milieu francophone à 95% comme à Québec, j’aurais souhaité plus de votes pour le OUI. Ai-je le droit d’être déçu aussi du comportement électoral de Québec qui élit une nounoune comme Josée Verner !

    2- Quand Régis Labeaume fait des attaques personnelles en bas de la ceinture contre Alain Simard, je réagis en Montréalais (Même si j’habite Longueuil, je suis Montréalais de naissance, d’enfance, de jeunesse et d’études.) Il a répliqué avec le combat de boxe de championnat à Québec. Bravo, je ne suis pas rancunier. Un Québec dynamique et inventif, je suis pour à 100%.

    3- J’en profite pour vous dire que malgré la position que j’ai prise contre la reconstitution de la bataille des plaines d’Abraham, votre position m’a ébranlé. Oui, il se peut que cette reconstitution aurait eu des retombées favorables pour les nationalistes. On aurait parlé d’histoire du Canada à la Télévision. Je me demande maintenant si la stratégie d’affrontement qui a fait peur aux zoufs de la Commission fédérale était la bonne. Il faut sans doute en tirer une leçon pour l’avenir. Est-ce que les colères du RRQ et de Pierre Falardeau sont toujours stratégiques ? C’est la question que vous avez soulevée à juste titre.

    4- Comme j’ai l’habitude de vous lire un peu partout où vous écrivez (en commentaires aux articles du Devoir, entre autres), je sais que vous êtes extrêmement décu de la tiédeur des 101 députés qui se disent souverainistes. Là-dessus, comment ne pas vous donner raison même si ça fait mal de le reconnaître.

    5- Est-ce que Québec est vraiment en concurrence avec Montréal ? En quoi les succès de Québec nous font-ils ombrage ? Le genre d’affrontement dont nous venons d’être témoin est à éviter autant que possible. Cela nous a appris que quand monsieur le maire Labeaume n’est pas content, il fait une crise et tient des propos cheaps. Ce qui est cocasse, c’est que le soir même à Télé-Québec, aux Francs tireurs, on faisait un portrait d’Alain Simard qui rendaient les attaques du maire Labeaume ridicules. Que le petit Napoléon de Québec se calme. Le Festival de jazz de Montréal est une extraordinaire réussite. Alain Simard mérite le respect et la reconnaissance de tous les Québécois.

    Robert Barberis-Gervais. Longueuil, 23 août 2009


  • Rencontre avec André Drouin
    24 août 2009, par Luc Archambault
    Cher M. Barberis-Gervais Merci pour vos compliments. Vous écrivez à propos du coup de force d’Alain Simard qui bouleverse le calendrier des festivals unilatéralement... « Avec le Moulin à images, le Cirque du soleil et le succès global du 400e, on pensait que Québec avait grandi. Par une colère et des insinuations malveillantes sur Alain Simard (dont il devrait s’excuser), le maire Labeaume est revenu au Village avec ses (...)

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    Cher M. Barberis-Gervais

    Merci pour vos compliments.

    Vous écrivez à propos du coup de force d’Alain Simard qui bouleverse le calendrier des festivals unilatéralement...

    « Avec le Moulin à images, le Cirque du soleil et le succès global du 400e, on pensait que Québec avait grandi. Par une colère et des insinuations malveillantes sur Alain Simard (dont il devrait s’excuser), le maire Labeaume est revenu au Village avec ses querelles de clochers. »

    Je vous réfère à mon commentaire intitulé «  La « guerre des Festivals » - Le partitionnisme canadianisateur - La Presse prend position pour les souverainistes Montréalistes »

    Jacques Noël déclare quant à lui nous dit :

    « J’aime beaucoup notre maire même s’il lui arrive de déraper (pour la Josée c’était un pauvre lapsus). Enfin un politicien qui a une vision, qui nous fait rêver. Il en faudrait 100 comme lui au Québec. J’en vois aucun. On a élu 101 souverainistes, sont incapables d’en parler ! »

    Je n’irais pas jusqu’à dire que « j’aime » M. Labeaume, mais il prend fait et cause pour Québec. Comme vous prenez fait et cause pour Montréal. Reste à trouver des développeurs qui prennent fait et cause pour LE Québec. On est loin du compte à Montréal... vous compris malheureusement... ;-)

    Ce n’est pas en isolant Montréal du reste du Québec que vous allez, que nous allons faire grandir Montréal, et partant, LE Québec. Ce projet qui vise à rendre congruente l’offre des festivals à Montréal pour donner des armes à Montréal pour se faire valoir sur la scène internationale est lacunaire et à courte vue. Donner de vrais atouts à Montréal serait de présenter une offre congruente pour TOUT LE Québec et bâtir un calendrier congruent capable d’accroitre la synergie pan québécoise Montréal + Québec, en lieu et place de la ratatiner à Montréal seulement pour concurrencer Québec. Il s’agit là d’une vue de l’esprit de clocher à courte vue. Loin d’être du grand art de gestion, même pour Montréal.

    L’idée ici étant de faire des Francos quelque chose qui puisse rafler la mise des vedettes francophones pour battre le Festival d’été de manière à garder à Montréal les Montréalais, comme on l’a voulu faire contre le Carnaval de Québec. Alors que, en établissant un calendrier congruent qui augmente l’offre pour les deux événements on l’augmenterait pour tout le Québec et partant on augmenterait l’attrait au niveau international de TOUT LE Québec SOIT : Montréal + Québec. En lieu et place, on casse les reins de Québec et on diminue donc l’impact de l’ensemble que pourrait constituer une offre congruente largement augmentée. Et qui perd… Montréal + Québec = TOUT LE QUÉBEC.

    Par exemple, faire se déplacer des vedettes françaises ou francophones de partout dans le monde pour qu’elles participent aux deux événements, mais dans des contextes différents, puisqu’ils se suivraient... Charles Aznavour avec Gilles Vigneault à Montréal et la semaine suivante Charles Aznavour avec Mes aïeux à Québec sur les Plaines... puis au Petit Champlain 3 soirs en intimité ensuite... à 200$ du billet. On se déplacerait de partout de France et de New York pour voir une si grande vedette dans une si petite salle... Bref... ça ou autre chose... Mais vous comprenez l’idée... Ce qui améliorerait grandement la capacité de cet ensemble congruent pan québécois, pour attirer des vedettes au QUÉBEC, sans parler des nouveaux talents qui y trouveraient encore plus d’intérêts artistiques et financiers, augmentant l’offre et la demande autant pour Montréal que pour Québec voire Gaspé, et qui gagnerait... LE Québec. Qui perd avec ce partitionnisme culturel... LE Québec, Québec + Montréal...

    En lieu et place... En plaçant les Francos 3 semaines avant le Festival d’été, on lui coupe les jambes, on coupe celles de Québec, et DU Québec, et vous voudriez qu’on se couche parce qu’Alain Simard est « n’est pas n’importe qui » ? Et vous dites qu’on est lent à la détente à Québec... Vous voulez rire !? Réveillez-vous !? Vous dormez au gaz à Montréal ou quoi !? ;-)

    C’est comme pour Rabaska ! Ce n’est pas dans votre cour, alors pas de problème on n’en a pas parlé au national pendant les 3 ans qu’a duré la saga ! Alors que ce projet insensé qui a ravagé la région, qui a permis à une minorité activiste affairiste conservatrice canadianisatrice de faire ses gammes à Québec, cette même minorité qui ensuite forte des ses succès, s’est attaquée à celles et ceux qui ont dénoncé la canadianisation du 400e, ensuite aux artistes ligués contre la Art-Peur, pour qu’enfin vous vous réveilliez à Montréal pour en prendre toute la mesure... pas dans les dents, alors que nous à Québec ça faisait longtemps qu’on avait vu la couleur de leur activisme débilitant et qu’on s’y frottait, seuls...

    Québec un est laboratoire, un microcosme et ce qui s’y passe, parce que ça ne vous intéresse pas, vous rebondit dans la face et il est trop tard parce que vous avez été trop lent à réagir, parce qu’au bout de la 20 pour vous ce n’est pas Québec... c’est là où l’on tombe dans le néant du monde... le vôtre.

    Si Montréal avait été plus rapide sur le coup de Rabaska... avait pris conscience que ce sapin inventé pour concurrencer avec du gaz européen au prix coupé, après avoir pris Hydro Québec en otage grâce à l’ex-président de Gaz Metro afin de l’affaiblir, l’activisme affairiste qui y a fait ses armes, n’aurait pu prendre autant de gallons et lancer tant d’attaques canadianisatrices sur tout le Québec depuis... Remarquez, comme nous avions une longueur d’avance à Québec, nous avons su remporter des victoires et c’est à Québec que ça s’est passé en 2008 et en 2009.

    Cet activisme a dû retraiter après la victoire des artistes contre la Art-Peur, artistes mobilisé(e)s par l’outrancière canadianisation du 400e que nous avons dénoncée à Québec, de Québec. Cela s’est poursuivi dans la victoire contre la CCBN résultant du tollé général animé par le RRQ qui n’opère pas de Montréal soit dit en passant, contre la célébration d’un 250e de la Conquête de fausse Concorde. Voilà ce que ça donne quand l’information circule... ET, c’est encore à Québec que ça va se passer le 13 septembre prochain pour clouer le clou du cercueil d’un 400e et d’un 250e canadianisé.

    Faites bien attention ! Québec pourrait vite vouloir devenir une vraie capitale, et ce jour-là ce sera probablement Montréal qui va tirer de la patte... ET... pour ce ça n’arrive pas... il serait peut-être temps de cesser de nous quereller pour prendre fait et cause pour LE Québec, et non pour Montréal contre Québec et vice-versa parce qu’on est de l’une ou l’autre ville.

    C’est pas parce qu’on rit que c’est drôle

    Ce n’est pas qu’on manque d’humour à Québec. C’est que la farce est plate... Et elle l’est parce que ce qui n’est pas drôle c’est que Montréal ne se rende pas compte qu’en n’étant pas solidaire du Québec, de Québec, de Beaumont, puis de Lévis, parce que l’information ne se rend pas, parce que vous êtes supposés trop « vites », à chaque fois qu’on le gruge quelque part le Québec, en l’isolant du tout qu’il forme et doit former, c’est tout le Québec qui en souffre et Montréal en premier ou en fin de compte.

    Que Montréal ne s’en rende pas compte... ce n’est pas ce qui s’appelle être vite de « comprenure »... Et, ce n’est pas Juste pour rire que je le dis... Et ce n’est pas parce que je n’aime pas Montréal. J’y ai travaillé, et j’y travaille. Pas le choix, on n’existe pas à Québec... on aura beau faire tout ce qu’on veut... et ça... ça n’est pas normal, dans un pays normalement constitué. Les États-Unis sont forts de New York à la Californie, l’information circule même si ces deux mondes sont forts différents. Ils se complètent. Il nous faut trouver le moyen de faire l’UNION de nos forces respectives au lieu d’abonder, même dans l’humour, à la division de nos forces.

    Au fait, si le modem de Desjardins est lent à Québec, ce n’est pas parce qu’on est à Québec, c’est parce que le central est à Montréal, c’est là qu’ils ne sont pas vite vite... passé 50km du Pont Jacques-Cartier, l’information ne circule plus, elle revient à Montréal dans une transmission en boucle... Avant de trouver son chemin jusqu’à Québec, Montréal doit s’y reprendre à plusieurs fois... voilà pourquoi le modem est lent à Québec, nous pendant ce temps-là, pas choix... on a le temps de vivre et de penser... ;-)

    Et ne me dites pas qu’elle est bonne. Ce n’est pas parce qu’on riz que c’est du Chinois. En parlant de Chinois, quand vous repasserez par Québec, si le modem est rapide ce sera parce que Montréal aura cessé d’être lent... Mais ça... ça dépend de vous... pas de nous... Parce qu’on a cessé de nous expatrier à Montréal pour vivre...

    Tout ça dit avec beaucoup d’humour très amical... NON ?


  • @ Luc Archambault par Robert Barberis-Gervais
    24 août 2009
    @ Luc Archambault J’accepte ce que le docteur Camille Laurin aurait appelé une mercuriale. Mon commentaire à Jacques Noël était déjà envoyé avant que je ne lise le vôtre. Si je faisais preuve d’humilité (une fois n’est pas coutume), il est possible que je ne comprenne pas bien toutes les conséquences (négatives) pour Québec de la décision d’Alain Simard de changer les dates. La colère de Régis Labeaume doit bien (...)

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    @ Luc Archambault

    J’accepte ce que le docteur Camille Laurin aurait appelé une mercuriale. Mon commentaire à Jacques Noël était déjà envoyé avant que je ne lise le vôtre.

    Si je faisais preuve d’humilité (une fois n’est pas coutume), il est possible que je ne comprenne pas bien toutes les conséquences (négatives) pour Québec de la décision d’Alain Simard de changer les dates. La colère de Régis Labeaume doit bien avoir un fondement peu importe sa forme. Ce qui a été déplaisant, entre autres, c’est de voir de petits politiciens tenter de se faire du capital politique en menaçant Simard de lui couper une subvention de 200,000 $.

    Veuillez tenir compte de ma réponse à Jacques Noël.

    Le comportement politique des gens de Québec m’énerve au plus haut point. Je n’en dis pas plus pour ne pas aggraver mon cas. Mon histoire de “vous êtes lent à Québec”, c’est de la satire virulente et l’expression d’une déception. Je sais que je joue avec le feu et, étant donné la chaleur qui nous accable, je crois que ce n’est pas vraiment opportun.

    Au collège, à Montréal, pendant quatre ans, mon meilleur ami René Jobin était un gars de Québec.

    Et, aujourd’hui, j’aime bien lire Jacques Noël. Quant à vous, Luc, je me suis habitué à vos longueurs (qui n’en sont plus pour moi) et je rebrasse sans cesse quelques-unes de vos idées chères : l’illégitimité d’un Canada dont la constitution n’a jamais été approuvée par sa population et surtout, l’illégitimité de cette constitution qui n’a jamais été approuvée par le peuple du Québec. (J’ai remarqué une évolution chez vous sur l’articulation entre élection décisionnelle (avec vote d’une majorité de députés à l’Assemblée nationale) et référendum et votre acceptation de la discussion sur l’ordre à suivre. Quant à votre deuxième idée sur l’Union des forces souverainistes, vous avez constaté comme moi à partir des discussions sur le vertueux Québec solidaire et sur les notions de canadiens-français et de Québécois, qui ont donné lieu semble-t-il à des échanges d’insultes qui n’ont pas été jugés dignes d’être publiés par un Bernard Frappier particulièrement tolérant et ouvert à la liberté d’expression, vous avez constaté, dis-je, que l’Union sera difficile à atteindre.

    Robert Barberis-Gervais, Longueuil, 24 août 2009


  • Rencontre avec André Drouin
    24 août 2009, par Réjean Labrie

    M. André Drouin mérite toute notre admiration et notre appui pour son courage à protéger notre société de l’effritement graduel. Est-ce une idée que je me fais que les médias censurent ce point de vue qu’une majorité d’entre nous partagent ?

    Il faudrait que les membres de Vigile trouvent le moyen d’afficher leurs convictions sur la place publique sur une base régulière.


  • Rencontre avec André Drouin
    24 août 2009, par Luc Archambault
    Cher M. Barberis-Gervais, Merci, je viens d’apprendre grâce à vous et à Camille Laurin ce que veut dire le très joli terme de « mercuriale » que vous employez dans le sens et le style soutenu de « remontrance », reproche, ou blâme. MERCURIALE n.f. Plante euphorbiacée, à fleurs dioïques verdâtres, utilisée comme laxatif. [Anciennement] Sous l’Ancien Régime, assemblée des cours de justice qui avaient lieu deux fois (...)

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    Cher M. Barberis-Gervais,

    Merci, je viens d’apprendre grâce à vous et à Camille Laurin ce que veut dire le très joli terme de « mercuriale » que vous employez dans le sens et le style soutenu de « remontrance », reproche, ou blâme.

    MERCURIALE n.f.

    - Plante euphorbiacée, à fleurs dioïques verdâtres, utilisée comme laxatif.

    - [Anciennement] Sous l’Ancien Régime, assemblée des cours de justice qui avaient lieu deux fois l’an, un mercredi, où le président présentait ses observations sur la justice qui avait été rendue et sur les juges.


    - Discours du juge lors de cette assemblée.

    - [Moderne] Discours inaugural prononcé par un président à la rentrée des tribunaux.

    - [Soutenu] Remontrance, réprimande.

    S’il y a reproche, c’est bien sûr à l’égard ce tout ce qui entretient à rivalité Québec Montréal.

    La montréalisation du Québec n’est pas le problème DE Québec, mais DU Québec. Quand les Montréalais comprendront ça, notamment quand les Montréalais souverainistes le comprendront, le problème sera réglé en grande partie. Car c’est dans l’identification d’un problème que réside sa solution.

    Vous aurez compris que je renvoie dos à dos Alain Simard et Régis Labeaume. Ce qu’il nous faut c’est obliger ces deux-là à concevoir le développement de leurs villes respectives dans la synergie québécoise. Ce à quoi s’est refusé Jean Charest, bien sûr. C’est pourquoi il nous faut faire front commun à Montréal comme à Québec. Ce qui n’est pas possible puisqu’en prenant la défense de Alain Simard, tout ce que vous faites c’est abonder dans la montréalisation du Québec.

    Il est certain que vous ne comprenez « pas bien toutes les conséquences (négatives) pour Québec de la décision d’Alain Simard de changer les dates. La colère de Régis Labeaume doit bien avoir un fondement, peu importe sa forme. »

    « Ce qui a été déplaisant, entre autres, c’est de voir de petits politiciens tenter de se faire du capital politique en menaçant Simard de lui couper une subvention de 200,000 $. »

    Ça c’était avant que Jean Charest s’en mêle pour imposer l’idée que ce n’est qu’une querelle de clocher... Ce qui donne des armes à la montréalisation du Québec. En effet, il faut une autorité supérieure conséquente pour obliger les réflexes régionaux à se déterminer dans le sens de la synergie pan-québécoise. Le refus de subvention est une arme pour obliger le montralisme primaire de se passer de telle vision à longue portée contre la courte vue montréaliste, qui comme j’ai tenté de le démontrer nuit à Montréal parce que nuisant à Québec, ce qui nuit à tout le Québec et Jean Charest aime bien ça.

    Aussi... l’énervement n’est pas de mise. Moi aussi Alain Simard m’énerve malgré ses qualités indéniables. Il faut dépasser l’énervement pour exiger à Montréal comme à Québec la revue de tout ça pour que notre offre soit conséquente au niveau DU Québec, ce qui ne peut que profiter à Montréal.

    « Veuillez tenir compte de ma réponse à Jacques Noël. » »

    « Est-ce que Québec est vraiment en concurrence avec Montréal ? En quoi les succès de Québec nous font-ils ombrage ? Le genre d’affrontement dont nous venons d’être témoins est à éviter autant que possible.  »

    Tout à fait... Mais... quand vous ajoutez...

    « Cela nous a appris que quand monsieur le maire Labeaume n’est pas content, il fait une crise et tient des propos cheaps. »

    Cela vaut la mesquinerie unilatérale d’Alain Simard que vous ne semblez pas comprendre... auréolé de la grandeur que vous empressez de draper autour de lui. Comment la contrer cette mesquinerie unilatérale ???

    « Ce qui est cocasse, c’est que le soir même à Télé-Québec, aux Francs tireurs, on faisait un portrait d’Alain Simard qui rendaient les attaques du maire Labeaume ridicules. »

    Cocasse !? Vraiment !?

    Le fait même que Montréal et ses médias canadianisateurs se contentent d’élever une statue à Alain Simard démontre à quel point la situation est bouchée... Comment ne pas s’insurger... Mon texte à cet égard montrait bien le parti-pris montréaliste suffisant de La Presse à cet égard...

    « Que le petit Napoléon de Québec se calme. »

    Cela n’est toujours que prendre parti pour Montréal si calme... et hautain... Inconscient dirions-nous !

    « Le Festival de jazz de Montréal est une extraordinaire réussite. Alain Simard mérite le respect et la reconnaissance de tous les Québécois. »

    Rapport !? Ne parle-t-on pas des Francofolies... Et là... C’est toute autre chose. Un géant peut très bien être presbyte, voire être aveugle et sourd.

    « Le comportement politique des gens de Québec m’énerve au plus haut point. »

    Voilà votre problème... Que cela vous énerve ne fait que vous énerver... pas penser ! Quand vous serez capable de penser on en reparlera… ;-)

    Moi aussi l’aveuglement du tout Montréal m’énerve... mais ce n’est pas mon énervement qui compte, c’est ce qu’on peut penser de la situation globale qui nous fait tous souffrir de la courte vue montréaliste.

    « Mon histoire de “vous êtes lent à Québec”, c’est de la satire virulente et l’expression d’une déception. Je sais que je joue avec le feu et, étant donné la chaleur qui nous accable, je crois que ce n’est pas vraiment opportun. »

    Nous sommes d’accord ! Mais ce n’est pas parce que vous risquez de prendre des coups, c’est bien parce qu’il nous faut autant à Montréal qu’à Québec, dénoncer la montréalisation du Québec. C’est aussi le problème de Montréal, des Québécois de Montréal. Des souverainistes de Montréal. Quand ils auront compris ça, quand vous aurez compris ça, vous aurez compris que menacer de couper les subventions d’Alain Simard, c’est la chose à faire pour l’obliger à voir plus loin que le bout de son montréaliste nez.

    «  Au collège, à Montréal, pendant quatre ans, mon meilleur ami René Jobin était un gars de Québec. »

    Vous n’avez pas à faire la preuve de votre ouverture à Québec. Ce qu’il vous faut c’est faire la preuve de votre ouverture AU Québec, cela en dénonçant la montréalisation DU Québec...

    PROGRAMME COMMUN de SOUVERAINETÉ - Synthèse À FAIRE

    Vous faites ensuite une tentative de synthèse de ce qui s’est discuté dans Vigile depuis un certain temps à maints égards regroupé sous le thème de l’UNION de NOS FORCES qui est le prolongement de ce que j’ai convoqué sur la question de la montréalisation du Québec.

    Ce qui montre que nous sommes sans doute mûrs pour la faire officiellement cette synthèse... Ce qui permet de définir les TERMES d’un ESSENTIEL à définir partie en devenir d’un PROGRAMME COMMUN de SOUVERAINETÉ.

    On avance.


    - «  l’illégitimité d’un Canada dont la constitution n’a jamais été approuvée par sa population [ de tout le Canada ] et surtout...

    - l’illégitimité [ sur le territoire national du Québec ] de cette constitution qui n’a jamais été approuvée par le peuple du Québec. (J’ai remarqué une évolution chez vous sur l’articulation entre élection décisionnelle (avec vote d’une majorité de députés à l’Assemblée nationale) ) et référendum et votre acceptation de la discussion sur l’ordre à suivre. »

    Il faudrait débroussailler et formaliser tout ça...

    « Quant à votre deuxième idée sur l’Union des forces souverainistes, vous avez constaté comme moi à partir des discussions sur le vertueux Québec solidaire et sur les notions de canadiens-français et de Québécois, qui ont donné lieu semble-t-il à des échanges d’insultes qui n’ont pas été jugés dignes d’être publiés par un Bernard Frappier particulièrement tolérant et ouvert à la liberté d’expression, vous avez constaté, dis-je, que l’Union sera difficile à atteindre. »

    L’UNITÉ est impossible. L’UNION est possible...

    Je n’ai jamais pensé qu’elle serait «  facile à atteindre » cette UNION de nos forces. Si cela avait, était, le cas, nous n’en serions pas là, nous en userions déjà... Et c’est bien pour m’attaquer aux immenses difficultés que cette UNION doit affronter pour s’imposer que j’y ai mis tant d’énergie et de constance pour en défaire l’enchevêtrement inextricable de l’écheveau qu’il nous faut pourtant démêler, pour nous démêler, nous en désextriquer... afin de pouvoir réaliser ce sur quoi pourtant nous nous entendons !

    Ce qui est difficile à atteindre ce n’est pas l’UNION, mais c’est bien ce qu’elle pourra nous permettre d’atteindre. Sans elle ce ne sera pas difficile de faire en sorte que ce peuple souverain du Québec invalide l’État abusif et illégitime du Canada pour fonder la RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE du PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC, ce ne sera pas DIFFICILE, ce sera IMPOSSIBLE !

    Ce pourquoi, pour moi, ce n’est pas possible que cet avènement soit IMPOSSIBLE, aucune difficulté n’est donc assez grande pour que j’y vois un empêchement d’y travailler sans relâche, sans ménagement, sans faille...

    Et ma foi... j’estime à bon droit que l’idée fait son chemin...

    Il faut faire l’UNION de nos forces... Point final...

    À commencer en l’occurrence par tous deux ensemble dénoncer la montréalisation du Québec et par forcer Alain Simard et le maire Labeaume à s’entendre pour faire de l’offre festivalière une offre congruente québécoise, et non, partitioniste à la « canadian ». En coupant les subventions d’Alain Simard qui a pris l’initiative unilatérale de fonctionner sans se soucier du Québec et l’exemple vient de haut... Du Canada abusif lui-même... jamais nommément soumis au OUI qui le validerait... Ce pourquoi Jean Charest se refuse d’agir en bon père de famille en laissant ses enfants se quereller en toute impunité permettant que le plus fort gagne au mépris de la cohésion de l’action et du développement intégré de l’ensemble de la famille.


  • Rencontre avec André Drouin
    24 août 2009, par O

    En rappel, sur la ruse de « fêter » au lieu de parler politique :

    http://www.lautjournal.info/default...

    Congrès mondial acadien (Jacques Beaumier) :

    "Les nationalistes québécois qui, de tout temps ont craint la louisianisation du Québec, ont ignoré qu’il y a une étape à franchir avant d’en arriver là. Il semble que nous devions d’abord passer par l’acadianisation du Québec. Se perdre dans des fêtes culturelles si nombreuses que l’on en oublie les motifs de la fête et se chamailler sur les dates où elles auront lieu, à cause d’un trop court été, semble indiquer que le processus est déjà bien enclenché."


  • Rencontre avec André Drouin
    24 août 2009, par O

    Pour en revenir à M. Drouin...Jean-François-le-Québécois dit :

    "Je dois admettre que je ne m’explique pas très bien l’attitude des gens des médias de la métropole, à l’égard de monsieur Drouin (et du tout Hérouxville)"

    il ne faut jamais négliger, à la source de "character assassinations" (diffamation fatale) l’influence sournoise du caricaturiste téléguidé de Sagard, Serge Chapleau.


  • @Robert Barberis-Gervais
    24 août 2009, par jacques noel

    Le Festival d’Été remonte à 1968 ! Ca commencé dans la Cour du Séminaire. C’était exclusivement franco au début. Des Québécois surtout et quelques Français

    Il est à but non lucratif et appartient à personne. A Montréal, tous les Festivals sont collés à des grosses machines où la tenue des livres est un peu obscure....

    En bout de ligne, on a des gars qui ont commencé dans la vingtaine par l’organisation de shows dans des sous-sols d’église et qui se retrouvent dans la cinquantaine multimillionnaires alors que le salaire moyen des chanteurs au Québec est de 12,000 piasses par année.

    Bref, y’a quelques fûtés qui s’en mettent plein les poches, et Simard est l’un de ceux-là. Que Labaume le plante ne m’a vraiment pas arraché une larme. Surtout que ses Francos vont arriver en pleine Fête nationale


  • Rencontre avec André Drouin
    24 août 2009, par Luc Archambault
    En complément de ce que décrit M. Jacques Noël, voici ce qu’on trouve comme historique du Festival d’été de Québec. Depuis 42 ans, le père fondateur des festivals occidentaux propose plusieurs dizaines de spectacles tout horizon pendant 11 jours. La naissance de l’événement Le Festival d’été de Québec est né en 1968. Sept jeunes artistes (Diane Lavoie, Constance Paré, Bernard Pelchat, Louis Ricard, Hélène Savoie, (...)

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    En complément de ce que décrit M. Jacques Noël, voici ce qu’on trouve comme historique du Festival d’été de Québec.

    Depuis 42 ans, le père fondateur des festivals occidentaux propose plusieurs dizaines de spectacles tout horizon pendant 11 jours.

    La naissance de l’événement Le Festival d’été de Québec est né en 1968. Sept jeunes artistes (Diane Lavoie, Constance Paré, Bernard Pelchat, Louis Ricard, Hélène Savoie, Hélène Trépanier et Michel Viel) et un groupe d’hommes d’affaires veulent animer les places publiques de la ville et promouvoir les arts populaires. En quatre mois et 17 000 $ de budget, l’organisation réussit à présenter cinquante spectacles bien accueillis par la foule.

    Dès 1969, le Festival présente de grandes vedettes québécoises et le budget a déjà triplé. En 1971, le Festival est reconnu pour la première fois par la presse régionale comme un événement de première importance pour Québec.

    Une ouverture sur le monde ! Dès 1980, le festival s’ouvre à l’Afrique, à l’Europe et aux États-Unis. Une nouvelle vision du festival prend alors son envol : faire découvrir des artistes consacrés dans leur pays, mais inconnus ici, inviter les plus grands, les avant-gardistes, ceux qui ont été couronnés par les critiques.

    En 1974 la Superfrancofête a dopé en quelque sorte le Festival d’été de Québec. Depuis il n’a cessé de grandir et de faire des petits à... Montréal.

    Le 400e a été le triomphe d’un Québec de festivals... n’eut été de la défaite des souverainistes il aurait pu se passer d’être canadianisé...

    Mais ce n’est pas plus mal... les assauts canadianisateurs qui devaient culminer en 2008 pour triompher définitivement en 2009 n’ont fait que provoquer leur long feu qui s’abîme dans la Art-Peur battue et le retrait des « célébrations » du 250e anniversaire de la Conquête.

    Et le débat sur la démontréalisation du Québec se poursuit au titre

    Le vote de la région de Québec au référendum de 1995 selon Pierre Drouilly La responsabilité des indépendantistes de la région de Québec Robert Barberis-Gervais - Tribune libre de Vigile - 24 août 2009


  • Rencontre avec André Drouin
    19 octobre 2009, par Bernard Courteau
    André Drouin est pour moi un hétos : un héros de Hérouxville. Si l’on en croit la définition des exégètes, c’est un véritable prophète en ce sens qu’il nous révèle, non pas tant un futur aléatoire qu’il nous révèle à nous-mêmes. Il dit tout haut ce que chaque québécois digne de ce nom dit tout bas ou pense sans pour autant pouvoir le formuler. C’est un héros par sa parole, bien sûr, mais toute la population de Hérouxville, qui s’est prononcée par référendum à ce sujet, participe de son héroïsme, ce qui compense la lâcheté de nos “élitres” soit politiques ou universitaires, qui empochent les $$$ sans coup férir en éludant les vrais problèmes. C’est Josée Legault (Journal Voir, (15/10/2009) qui me confirme, si besoin était, dans la véracité et l’adéquation de la prise de position de ces Héros de Hérouxville sans lesquels nous serions collectivement plus stupides que n’importe quel peuple au monde ! Bravo André Drouin... et tous mes appuis !

29 novembre

IPSO - dîner-rencontre avec Gilles Duceppe



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Financement de Vigile 2009

Le tirage des Fêtes

du 1er novembre au 31 décembre
  • Objectif 2009: 20000$
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    21/11 Daniel Verret: 20$
    20/11 Bernard Gilles Grenier: 50$
    20/11 Louis Blanchet: 30$
    18/11 Claude Morin: 50$
    18/11 Annie Autonès: 100$
    18/11 Giselle Chagnon: 25$
    18/11 Giselle Chagnon: 25$
    Toutes les contributions
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