@ MichelG
J’aimerais préciser l’emploi des mots ethnie, peuple, nation… que nous faisons nôtres et parties de nos délibérations. Il nous faut, je pense, nous entendre sur la réalité que recouvre chacun de ses vocables en fonction de leur définition française. Et la chose n’est pas aisée…
Vous dites :
« Les Québécois ne sont pas une simple ethnie parmi les autres ethnies comme le laissent croire les colonisés et colonisateurs car ils sont les fondateurs, ceux qui imposent leur langue et gouverne l’État Québécois donc qui dominent de façon inclusive sur un territoire délimité national. »
Les Québécois ne sont pas une « ethnie », ni un « groupe ethnique », ils forment un peuple, à la différence, comme vous dites, des « groupes ethniques » vivant au Québec, comme peuvent le former des groupes d’individus originaires du Royaume-Uni, d’Irlande, d’Écosse, d’Europe de l’Est, d’Italie, d’Haïti, de Grèce, du Maghreb, du Liban, du Vietnam, de l’Inde et du Pakistan, de Chine ou autres Japon. Cela quand leur nombre est assez grand pour en quelque sorte se constituer en tant que tel et capables de disposer des moyens, de la masse critique permettant d’assurer la viabilité des vecteurs manifestant plus ou moins ouvertement et d’évidence telles origines particulières nationales ou religieuses pan nationaux - Juifs, Musulmans, Taôistes, Bouddhiste, Orthodoxes, : lieux de cultes, centre culturels, commerces, fabriques, industries. Le plus souvent dans un quartier donné pour favoriser tel rassemblement nécessaire à la viabilité de ces vecteurs signalétiques identitaires, culturels et sociétaux. Telle viabilité étant assurée par une sorte d’apartheid voulu et plus ou moins étanche, cela, qu’on soit à Montréal, Toronto, New York, Londres ou Paris. Chaque métropole attirant toujours les individus appartenant à tels divers « groupes ethniques ». Comme nous le faisons dans le Nord ou le Sud de la Côte Est états-unienne.
J’apprends en me référant à la définition du Petit Robert quelque chose qui m’étonne et qui est très pertinent à tels égards que je tente de préciser ici.
Ethnie
Regroupement de personnes unifiées par une même langue et une même culture, et qui possèdent une structure familiale, économique et sociale homogène. Antidote
Ensemble de personnes, inférieures en nombre par rapport à un ensemble. ( nous dit M. Bousquet du Petit Larousse grand format )
n.f. ( 1896 ; gr. ethnos « peuple , nation ». Ensemble d’individus que rapprochent un certain nombre de caractères de civilisation, notamment la communauté de langue et de culture ( alors que la race dépend de caractères anatomiques ). L’ethnie française englobe notamment la Belgique wallonne, la Suisse romande, le Canada français. Petit Robert
Ainsi, l’ethnie, selon la langue française, ne désigne pas le peuple, au sens politique de nation constituée. Aussi, le peuple de France est autre chose que « l’ethnie française », qui elle, dépasserait la notion de peuple. Les Québécois sont un peuple majoritairement partie de « l’ethnie française ».
Comme les Canadiens d’origine française vivant au Canada ( RdC ), formant un sous-groupe ethnique, seraient parties de « l’ethnie française », comme les Acadiens et les Cajuns.
Vous ajoutez :
« Mais les Québécois sont colonisés par une autre nation, la nation canadian. »
Le peuple souverain du Québec a été Conquis et son territoire national est devenu propriété d’un Empire et colonisé par les Britanniques, essentiellement du reste, des Anglos-Celtes, et non des Anglais, à savoir essentiellement des Irlandais et des Écossais. Mais ceux-là, grands admirateurs des Britanniques se sont dit Britanniques, en tant que fiers sujets d’une Monarchie et de son État Conquérant. Telle identification a duré de manière exclusive pendant 100 ans, jusqu’à l’imposition sur notre territoire national de la fausse Confédération du Canada.
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