Il faut en prendre son parti. La déformation de la langue française est un des fondements de l’humour RBO. Enlevez cet élément et vous avez la moitié du comique qui disparaît. Comme dirait Pinard, à partir du moment où tu as accepté le principe de la chose, impossible de ne pas trouver ça drôle. Il faut dire que je m’étais involontairement préparé en lisant “Je m’ennuie de Michèle Véroly” (Trois-Pistoles, 2005) un roman de Victor-Lévy Beaulieu qui parle beaucoup de béessitude, un chef-d’oeuvre selon Réginald Martel où on assiste “au dynamitage de la langue de bois”.
J’adore toujours l’ouverture et sa musique où RBO se définit parfaitement comme ces nonos qui viennent encore nous faire chier. Ça serait extraordinaire tout un spectacle sous cette forme de bandes dessinées filmées sur une musique entraînante.
L’Infoman avait été bien gentil avec nos politiciens et on a regretté que Pauline Marois ait refusé de participer du haut de son chalet de Charlevoix “qui n’est pas un palace”. Il faut croire que cette histoire de chalet et de château lui a fait mal.
Jean-René Dufort a donné en cadeau une girouette à Mario Dumont et à Jean Charest et en effet, c’est bien ainsi qu’ils font de la politique : tous les deux, ils sentent le vent. Quel cadeau aurait-il donné à Pauline Marois, on ne le saura jamais. Quant au bonne et heureuse année de Stéphane “paf le chien” Dion, même dans les meilleures circonstances, il n’arrive pas à se décoincer.
RBO a été moins aimable avec le monde politique. Si j’étais adéquiste, je n’aurais pas trouvé drôle du tout le sketch sur Mario Dumont. Mais comme je ne suis pas adéquiste, j’ai ri. Sur le blogue de Patrick Lagacé, j’ai lu que le cocus de l’ADQ était drôle. Le blogueur parlait sans doute du caucus de l’ADQ. Jean Charest qui dégouline les algues bleues, ce n’est guère appétissant. Justin Trudeau y a goûté, bravo RBO. Quant à Harper qui découvre les contradictions des Québécois et conclut en disant :”Finalement la seule chose que je comprends des Québécois c’est que lorsque tu leur donnes à manger ils ferment leurs grandes geules !”, ça c’est de l’analyse politique. Ici Québécois vise surtout, j’espère sans en être certain, les gens de la région et de la ville de Québec (le royaume de la radio-poubelle qui a élu le vidangeur André Arthur et qui a applaudi Jeff Filion) qui voteront conservateurs aux prochaines élections…après les subventions du 400è.
Marois qui assomme Duceppe qui aspire brièvement à la chefferie du PQ, c’est bien ce qui s’est passé.
Bon Pauline Marois n’est pas bilingue : quelle aubaine pour RBO de même que Jean Perron qui a inventé les perronismes du genre, en parlant d’un gardien de buts : Sa faiblesse est entre les jambes” Et “c’est en se forçant qu’on devient Forsberg”. Pour la nouvelle année, ayons tous “la noune inclusive” et le NOUS à la Gérard Bouchard et à la Charles Taylor qui sont des modèles d’ouverture et d’inclusion jusqu’à tomber de sommeil comme ces cardinaux dans Huit et demi de Fellini. Une seule note négative. Guy A. comme on l’a vu à TLMEP, n’a rien compris à Hérouxville. C’est désespérant.
Ouvrons une parenthèse non politique. Véronique Cloutier. Quel talent ! Et quelle beauté ! Cette jeune femme, après tout ce qu’elle a vécu, c’est une reine. Elle ne cesse d’être émouvante comme quand elle a chanté “Donne-moi une autre chance” à Belle et bum. Elle est aussi intelligente et féminine que Célimène dans le Misanthrope de Molière.
Revenons à la politique dans le génial 10%. Jean Perron-Guy A nous passe un message aussi pertinent pour le Canadien que pour le Parti québécois : R E C O N S T R U C T I O N répété sans déformation pour qu’on comprenne bien. Avec Pierre Curzi et Bernard Drainville, les recrues. Le Parti québécois est en reconstruction. Merci Guy A.
Est-ce que Claude Poirier parle si mal que ça ?
J’ai bien aimé que B.55 (c’est ainsi que j’ai toujours appelé Denise Bombardier) dénonce la vulgarité RBO. J’ai bien apprécié qu’elle soit là en personne pour jouer son propre rôle : elle n’a pas eu à se caricaturer. Pour Véronique Cloutier et la reconstruction, chapeau ! Bonne année à l’honorable Lise Thibault, à sa parenté de Rawdon, et à celui qui garde son corps bien au chaud. Au moins, ce n’est plus aux frais des contribuables.
Bonne année à tous et toutes.
Robert Barberis. Vieux-Longueuil
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