[1] Sur son blogue, le chroniqueur Vincent Marissal de La Presse défend son journal et mentionne que l’information concernant l’utilisation douteuse des fonds publics par Gilles Duceppe vient de l’intérieur, c’est-à-dire du Bloc Québécois. Voir ici : http://blogues.cyberpresse.ca/maris....
[2] Il a probablement raison et voici pourquoi.
[3] Pour bien comprendre le contexte, il faut d’abord relire attentivement l’article publié ce samedi 21 janvier 2012 par les journalistes Bellavance et De Grandpré sous le titre : Duceppe dans l’embarras, particulièrement certains passages qui, avec un peu de recul, nous permettent d’y déceler certains indices fort révélateurs.
[4] Après l’affaire du DG Gilbert Gardner payé par le cabinet de Duceppe, La Presse s’attaque au cas de Marie-France Charbonneau. Je reprends au long ce qu’on y affirme :
La Presse a aussi appris que Marie-France Charbonneau, conjointe de l’ex-chef de cabinet de M. Duceppe, François Leblanc, était rémunérée par le bureau du leader bloquiste à titre de conseillère alors qu’elle poursuivait ses études de maîtrise. Elle a en outre été rémunérée alors qu’elle écrivait un livre sur les 20 ans d’existence du Bloc québécois avec le professeur Guy Lachapelle, de l’université Concordia. Cet ouvrage intitulé "Le Bloc québécois : 20 ans au nom du Québec" a été publié en 2010 et apparaît toujours sur le site web du Bloc québécois.
"Marie-France Charbonneau était officiellement conseillère de Gilles Duceppe mais elle mettait rarement les pieds à la Chambre des communes. On ne savait pas ce qu’elle faisait à part poursuivre sa maîtrise et écrire ce livre" a-t-on affirmé au Bloc québécois. Mme Charbonneau touchait un salaire de 90,000$ selon nos informations.
Au lendemain de la défaite du Bloc québécois, le 2 mai, Gilbert Gardner, Marie-France Charbonneau et François Leblanc ont été remerciés officiellement par le cabinet de Gilles Duceppe. Ils ont donc eu droit à une indemnité de départ équivalant dans certains cas à six mois de salaire, comme le prévoient les règles de la Chambre de commune pour les employés de bureau qui perdent leur emploi à la suite d’élections fédérales.
Mais ces trois proches collaborateurs de Gilles Duceppe ont été rapidement embauchés par le Bloc à Montréal et ont touché essentiellement le même salaire malgré la déconfiture électorale, ce qui a provoqué un profond malaise chez les militants bloquistes. Leur rémunération a pris fin lorsque le nouveau chef, Daniel Paillé, élu le 11 décembre, les a congédiés quelques jours après son entrée en fonction.
[5] J’espère que vous voyez le portrait d’ensemble et savez lire entre les lignes. On a tous les ingrédients d’un règlement de comptes à l’interne et d’un terreau extrêmement fertile pour les envieux : une personne payée 90,000$ pour écrire un livre et des gens de la garde rapprochée de Duceppe qui, après la défaite, atterrissent avec des parachutes dorés à la permanence du Bloc.
[6] Aussitôt que le nouveau chef du Bloc, Daniel Paillé entre en fonctions, ces gens-là sont congédiés sur le champ. Congédiés ou licenciés ? Ce n’est pas la même chose. On congédie quelqu’un pour des motifs reliés à sa personne. On licencie quelqu’un pour des motifs économiques qui n’ont rien à voir avec sa prestation de travail.
[7] Il suffit de lire les réactions timides de Paillé pour compléter le tableau. Voir ici : http://www.vigile.net/Duceppe-aurai...
[8] Pierre Paquette, un proche de Duceppe en arrive à la même conclusion.
[9] Ceci d’autre part n’excuse en rien La Presse qui a essayé de faire un feu d’artifices avec un pétard mouillé et sans prendre la peine de vérifier si la conduite reprochée est légale ou illégale.
[10] En clair et en bref, toute cette affaire pue littéralement. C’est à vomir.
Pierre Cloutier


