Qui a causé la perte de Bernard Landry ?

... Bernard Landry lui-même

Tribune libre de Vigile
dimanche 6 novembre 2011
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On entend parfois sur Vigile de bien étranges commentaires sur les causes de la démission de Bernard Landry et sur son éventuel retour. Avant d’aller aux causes de l’échec de Landry, rappelons les faits. Lors du vote de confiance au congrès 2005, Bernard Landry, chef du Parti québécois, avait fixé à 80 % les appuis nécessaires à son maintien en poste. Dans un grand parti politique nord-américain, plus souvent qu’autrement le résultat de coalitions, on considère plutôt les deux-tiers (66 %) comme niveau d’appui minimum pour un chef. Pourquoi fixer un objectif aussi haut ? Mystère et boule de gomme ; il y a beaucoup de spéculation là-dessus, je donnerai mon opinion plus loin. Mais c’est ce que réclamait Bernard Landry. Il a témoigné alors d’une grande confiance au PQ, qui ne lui a pas retourné la politesse. À plus de 75 %, il avait toutefois l’appui d’une vaste majorité de péquistes. Il aurait dû s’en contenter en prenant acte de l’échec d’un éternel optimiste, voire d’un incorrigible naïf. Décevant les trois-quarts des membres présents, contre toute attente, agissant comme un enfant gâté, coup de théâtre, il démissionne sur-le-champ. Des rumeurs font état depuis d’un coup de poignard dans le dos envoyé par Mme Marois. Examinons donc les raisons qu’on peut connaître.

La nomination de Landry comme Premier ministre

À la suite de la démission de Lucien Bouchard en 2001, tous s’attendaient à une course au leadership au PQ. Messieurs Landry et Legault et Madame Marois étaient pressentis ou se pressentaient comme candidats. Mais surprise, nonobstant leur entente entre eux (Mme Marois incluse) Legault et Landry s’entendent pour ne pas tenir de course au leadership, et désignent Landry Premier ministre. Brillant exercice, mais bien peu démocratique, et qui n’a pas plu à tout le monde, et pas rien qu’à Pauline Marois ! Cette façon pour le moins inélégante a incité notre cher Bernard à solliciter un vote de confiance sans aucune équivoque. Remarquez que Pierre Cloutier, notre avocat de service, n’est pas entré en transe devant un tel comportement, il ne s’est pas lancé en imprécations, jurons, malédictions. Imaginez si Pauline Marois avait fait le dixième de ça ! Mais ce n’est pas tout.

La politique linguistique

Au congrès même, Bernard Landry s’est opposé à l’extension de la Loi 101 aux Cégeps. Il a depuis changé d’idée, mais en sollicitant un appui à 80 %, il n’avait pas les moyens de s’opposer ainsi à une politique linguistique légitime, logique et cohérente, surtout pas au PQ. Trop d’indices pointaient vers une anglicisation par les Collèges pour se contenter d’arguments d’apeuré pour renoncer à y appliquer la Loi 101. C’était une autre grave erreur de Landry.

Le ministre des finances

Le PQ sortait de six ans de Lucien Bouchard et du désert politique de ses mandats. La mesure la plus intéressante de cette triste époque est l’œuvre de Pauline Marois, il s’agit des garderies à cinq dollars. Cette mesure a résisté aux assauts des libéraux et des adéquistes, elle devait avoir du bon. De plus, rappelons qu’au moment où les libéraux de Jean Chrétien dépensaient sans compter et sans trop réfléchir pour faire la promotion du Canada, ni Bouchard ni Landry n’ont trouvé un traître sou pour parler d’indépendance. Bouchard et Landry affrontaient alors en un combat homérique, colossal, inimaginable, digne du Capitaine Bonhomme, rien de moins que le déficit de la province. Landry a même déjà annoncé l’atteinte du déficit zéro, le nirvana des conservateurs de la planète. (Devenu lucide plus tard, Lucien Bouchard a calculé un nouveau déficit qu’il a présenté comme bien pire que tous les précédents. J’attends encore les correctifs de M. Landry, en lui soumettant qu’en ne répondant pas, il donne raison à Bouchard. Mais ce bout est une autre histoire). Associé à ce qui était alors probablement le pire gouvernement de la province dans son histoire récente, même Duplessis avait fait mieux, Landry avait sans doute besoin de montrer un appui sans faille de son parti à la population.

La campagne 2003

Lors de la campagne 2003, au débat des chefs et après, Landry n’a pas su répondre à Jean Charest lorsque ce dernier l’a attaqué en prétextant une déclaration de Jacques Parizeau. Audi alteram partem, ce n’était pas fort comme appui à Jacques Parizeau. C’est beau le latin devant un juge ou dans un Astérix, mais en campagne électorale, il faut être meilleur communicateur que ça. C’est cette pelure de banane qui a entraîné sa défaite. Il n’a pas alors fait la preuve qu’il avait assez d’échine pour venir à bout de Jean Charest.

La nomination comme chef du PQ

De même, en renonçant à la démocratie pour se faire nommer chef, Bernard Landry s’est aliéné des péquistes. Pas qu’ils appuyaient Mme Marois nécessairement, encore que les partisans de Mme Marois avaient bien raison d’être en colère. Mais aussi tous ceux qui croient qu’une campagne à la chefferie aurait été un bon moment pour faire le maigre bilan des années Bouchard, et surtout pour se creuser les méninges pour nous présenter une vision du pays. La saison des idées n’a été qu’un insignifiant succédané à une campagne à la chefferie, elle a abouti à un programme 2005 que le pauvre André Boisclair a traîné comme un boulet et qui a failli rayer le PQ de la carte politique du Québec.

Dans les conditions que je viens de décrire, fixer la barre à 80% était déjà périlleux, très périlleux, avec ou sans Mme Marois comme meneuse de claques pour Bernard. Je suis loin d’être convaincu que même avec l’appui de Mme Marois, il y serait arrivé, il avait trop gaffé. Mais il a mis la cerise sur le sunday en démissionnant comme il l’a fait. Non seulement a-t-il irrité ses supporteurs en agissant comme un enfant gâté, non seulement a-t-il montré alors à toute la province son manque de caractère, mais il a précipité son parti dans une crise de leadership dont il ne se sort pas.

En tout respect, je crois que M. Landry a causé son propre malheur et qu’il fait plus partie des problèmes du PQ que des solutions. Il serait bien mieux de rester chez lui. Il a fait assez de dommages pour rester à la retraite et assez de bons coups en plus de trente ans de vie politique pour croire qu’il l’a bien méritée.

Commentaires

  • Placide Beaulac, 9 novembre 2011 14h09

    Le sondage qui donne 37% à Duceppe est un Léger Marketing, pas un CROP.
    http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/national/archives/2011/10/20111030-070706.html
    La CAQ (25%) + l’ADQ (7%) font 32%, 5 points derrière Duceppe.
    Avec Marois, CAQ (35%) + ADQ (8%) font 43%, 23 points devant Marois.
    Bref avec Duceppe c’est la victoire. Avec Marois, l’anéantissement. Le choix est le notre.
    Duceppe ne veut pas se salir les mains, il joue bien ses cartes. Les membres doivent forcer Marois à démissionner. Suivi d’une course au leadership en bonne et due forme. Il faut bouger maintenant. Abattre le renégat (Legault), car quand il sera au pouvoir, pour les souverainistes plus rien ne sera possible.

  • Jacques Bergeron, 8 novembre 2011 09h45

    Quel bel article, et vrai en plus concernant le vote de 76% des membres réunis en assemblée générale qui a fait démissionner Bernard Landry. C’est un petit exercice de fierté ou d’orgueil qui le hantera encore longtemps, j’en suis certain. Quant à ceux qui assoient leur haine et leur misogynie sur les sondages de la grosse, et épaisse, Presse de Gesca/Desmarais, leurs arguments ne font pas sérieux. Déjà André Pratt (sans E) suggérait il y a quelques mois, que Mme Marois n’était pas la bonne personne pour diriger le Parti Québécois. On comprendra qu’aucun-e indépendantiste ne voudrait partager les opinions du plus grand ennemi de l’indépendance du Québec, après Paul Desmarais,(et le beau-père du fils Desmarais,le dénommé Jean Chrétien) pourvoyeur de fonds à la caisse du PLQ, du PLC et de l’UMP de Nicolas 1er Sarkozy.À tous les Pratt,toujours sans « E »)puis-je suggérer de changer de parti en joignant carrément les ennemis de Mme Marois et de notre idéal, l’émancipation politique, économique,sociale, et surtout culturelle de l’État québécois, que nous voulons voir devenir le foyer de tous les locuteurs et de toutes les locutrices de notre langue en terre des Amériques pendant qu’il en reste encore quelques un-e-s.

  • Louis Champagne, 7 novembre 2011 20h42

    Me Cloutier,

    Je dois à nouveau vous signifier mon désaccord. Je veux bien regarder le futur plutôt que le passé, mais pas n’importe comment. Refuser de comprendre le passé et les erreurs que nous avons commises, c’est nous condamner à les répéter. C’est l’une des raisons pour apprendre l’histoire.

    Dans ce cas-ci, vous nous en donnez un bel exemple. C’est en collant à des sondages, et uniquement à des sondages, que le PQ a élu P.M. Johnson et André Boisclair. Il me semble qu’en quarante ans d’histoire, ce devrait être assez convaincant pour nous inciter à regarder un peu plus loin que les résultats des sondages.
    Si vous vous appuyez sur le dernier sondage CROP , CROP étant passé maître dans la manipulation avec des sondages bidons, c’est que ses chiffres font votre affaire. Un sondage bon ou mauvais donne une image, une photo instantanée du passé dès sa publication. Et il faut s’en méfier d’autant plus que le sondeur réalise plus souvent qu’autrement des photos ratées.

    Imaginons que je vous suive sur la voie absurde que vous avez choisie, celle des sondages. 37% d’appui pour un homme politique qui devrait représenter l’attrait de la nouveauté, qui devrait prendre le pouvoir, ce n’est pas beaucoup, c’est même trop peu. Si on additionne à Legault les 8% de l’ADQ, c’est pas mal serré.

    Duceppe devrait être beaucoup plus fort maintenant, car il y a tout lieu de craindre que les libéraux nous fassent le grand coup de la nouveauté eux aussi, et que le PQ sous sa gouverne se retrouve alors autour de 30 %, son score actuel selon vos sondages. Nous serons alors gros Jean comme devant, et nous aurons brûlé la carte Duceppe. Et je ne crois pas que l’arrivée de Landry aiderait Duceppe, bien au contraire.

    Duceppe avait déclaré après sa défaite du 2 mai qu’il faut laisser du temps au temps. Écoutez-le. Et si Sylvain Simard a fait comprendre à Landry qu’il devait démissionner avec plus de 75 % d’appui, je compte sur vous pour le convaincre de rester chez lui au lieu de venir brouiller les cartes au PQ.

    Ceci étant dit, je vois que vous avez mis de côté votre démolition de la gouvernance souverainiste. Ce qui fait que tout ce qu’il vous reste pour râler contre Mme Marois, ce sont des sondages, bidons de surcroît ! Je ne vous croyais pas électoraliste à ce point.

    Louis Champagne

  • Nathalie Grogières, 7 novembre 2011 17h17

    Monsieur Champagne,

    Le fait que Me Cloutier appelle de tous ses voeux le retour de Landry n’est en rien nouveau (il le fait depuis son départ, en fait) et ne l’a pas fait revenir pour autant.

    Je ne prends donc pas cet appel comme une rumeur de retour.

    Pour ma part, je pense que Landry a fait son temps. Il a été un excellent deuxième sous Parizeau, et très détestable sous Bouchard, dont il a poursuivi les politiques comme PM après le départ de ce dernier. Je ne peux donc partager l’enthousiasme de Me Cloutier à l’endroit de M. Landry.

    De plus, Bernard Landry n’est pas un indépendantiste, c’est un confédéraliste. Il a toujours dit qu’une confédération à l’européenne constituait son rêve. Alors, inutile de le rappeler, il peut demeurer chez lui, à tranquillement profiter de sa retraite. Car au point de vue constitutionnel, je ne partage pas son rêve.

  • 7 novembre 2011 09h28

    A Monsieur Champagne

    [1] On va laisser faire le passé et examiner ce qui se passe ici et maintenant.

    [2] Le taux de popularité de Pauline Marois est à 10% et le score du PQMarois varie entre 18 et 24% alors qu’avec Duceppe on grimpe à 37%. Et j’estime que si Bernard Landry vient aider Duceppe pour porter le flambeau de l’indépendance, on monte encore plus haut.

    [3] La seule et unique question qu’on doit se poser est la suivante : qui est en mesure de gagner la prochaine élection et de réaliser l’indépendance du Québec ?

    [4] Personnellement, je ne crois pas que ce soit Pauline Marois et beaucoup de québécois et québécoises pensent comme moi, que cela vous plaise ou non.

    [5] Ce qui se passe n’est pas la faute ni de Bernard Landry, ni de Gilles Duceppe ni de personne d’autre. La population du Québec ne veut pas de Pauline Marois. Me semble que c’est assez clair.

    [6] Le reste c’est juste du bavardage et de la perte de temps.

    Pierre Cloutier

  • Huguette , 7 novembre 2011 08h36

    Désolée,mais si Gilles Duceppe vient DONNER un coup de poignard dans le dos de Pauline Marois après lui avoir donné sa confiance il va donner le dernier cloux dans le cerceuil du P.Q et on aura perdu 50 ans.Y en a qui travail très fort là dessus.Dommage.Avez vous pensez que si le P.Q est détruit comme le bloc l’A.D.Q va se joindre à la C.A.Q il va rester deux partis libéral.Les libéraux de charest et les libéraux de legault,merveilleux pour Mr Desmarais,il aura gagné et nous comme des moutons en rentrera dans nos terre la queux pendu jusqu’aux genoux. »Les québécois »des poules pas de tête« 

  • Louis Champagne, 7 novembre 2011 00h15

    Bonjour à tous,
    Je vais tenter de répondre aux commentaires que j’ai reçus maintenant, quitte à revenir sur la question si la discussion continue.

    Mme Gogières, si vous craignez que M. Landry revienne, lisez la longue plaidoirie de Me Cloutier et l’un de ses derniers textes, vos craintes sont fondées.

    Merci Mme Ferretti, recevoir des encouragements d’une militante indépendantiste tel que vous ne peut qu’inciter à poursuivre la réflexion sur notre projet national commun.

    Me Cloutier, j’avoue vous avoir déjà vu dans une meilleure forme. Vous confirmez beaucoup de mes affirmations, et vous vous faites moins discret que Mme Ferretti, qui dit qu’elle pourrait en rajouter, mais sans plus. Au point [11] de votre plaidoirie, vous nous affirmez que c’est Landry qui a nommé Sylvain Simard, l’olibrius, comme organisateur en chef. Le même olibrius a ensuite fait une pression d’enfer sur Bernard Landry pour le faire démissionner Et Landry a lâché le morceau. Vous semblez connaître M. Landry, Me Cloutier, vous êtes l’un de ses supporteurs les plus constants. Réalisez-vous que vous nous brossez ici le portrait d’un homme sans vertèbre et qui plus est, sans jugement.

    Nommer l’olibrius organisateur en chef d’une campagne, c’est faire preuve d’un manque de jugement lamentable, presque maladif. Il n’a pas trempé que dans l’infâme résolution contre Yves Michaud, il était président du Conseil exécutif national du PQ lors du renérendum, ce qui n’a pas été le plus beau jour de René Lévesque. Mais tenez-vous bien, chers Vigiliens, le pauvre Landry n’a pas la colonne qu’il faut pour résister à l’olibrius, qui le convainc de démissionner. Et il ambitionnait de diriger le Québec ! Il faut plus de vertèbres que ça pour avoir ce genre d’ambition.
    Vous confirmez aussi le dégoût des Québécois après les neuf ans de gouverne péquiste. Je veux bien croire que Landry est un patriote. Mais patriote, on ne l’est pas les samedis, dimanches et jours de fêtes, on l’est tout le temps. Il n’a jamais trouvé un traître sou pendant toutes les années Bouchard pour faire la promotion de l’indépendance et il était son ministre des finances. Je ne fais que rappeler les faits, je ne vais pas spéculer sur les raisons de cet étrange mutisme. Mais je vais quand même faire un commentaire. Pour un patriote, il cachait bien son jeu !

    Vos affirmations sur Boisclair ne sont vraies qu’en partie. Permettez-moi de vous rappeler comment celui que vous décriez comme un cocaïnomane homosexuel est devenu chef du PQ. Les sondages démontraient une avance insurmontable sur ses adversaires de la course à la chefferie et sur les libéraux. La Presse le qualifiait alors de politicien téflon. Vous croyez aux sondages bidons de La Presse plus fort que d’autres croient aux astrologues, c’est d’ailleurs votre argument massue contre Mme Marois. C’est en croyant aux sondages que le PQ a élu André Boisclair.

    Avez-vous oublié au débat des chefs comment Charest et Dumont se sont amusés à lui faire répéter qu’il tiendrait un référendum, alors que personne ne voulait en entendre parler. Je ne vais pas défendre André Boisclair, mais le PQ a connu sous son mandat des problèmes de toute nature. À l’évidence, en dépit des sondages, il n’était pas l’homme de la situation. Il n’y a pas que les problèmes personnels de Boisclair qui étaient en cause lors de la campagne 2007, il y avait aussi et surtout des facteurs politiques dont vous refusez de prendre acte.

    Me Cloutier, vous trouvez mon texte fielleux et nauséabond. En tant qu’avocat, c’est votre droit. Venant d’un connaisseur comme vous, je ne sais pas si je ne devrais pas prendre ça pour un compliment. Mais vous n’aviez pas à en rajouter ! Merci quand même.

    Louis Champagne

  • Le Pélican, 6 novembre 2011 19h59

    Ça sent peut-être la panique chez les maroitistes ,mais ça sent, c’est sûr , la cause désespéréé chez les anti-Marois . Présenter un tandem Duceppe-Landry (sic), c’est une farce ? Ces deux-là ne peuvent rouler en tandem , je soupçonne que Bernard se demande déjà pourquoi , le tandem ne s’appellerait pas Landry -Duceppe. Faîtes d’autres propositions , plus sérieuses ,plus réalistes , ça va vous occuper , pendant que nous autres , on s’ en va à l’ assaut de Bonventure ,en toute sérénité .

  • Nathalie Grogières, 6 novembre 2011 16h48

    Oui, le très confédéraliste Landry a décidé lui-même de son départ. Je trouve que vous avez bien campé votre position.

    J’espère qu’il n’y a pas de rumeurs de retour de Landry ?

  • 6 novembre 2011 16h39

    Entièrement d’accord avec vous, monsieur Chamoagne,
    tellement que je n’ai rien à ajouter qui serait plus convainquant. Ce serait en revanche, moins gentil, rempli d’anecdotes, plus accablantes les unes que les autres, démontrant l’incommensurabilité de la vanité qui l’a perdu.

    Qui nous a fait perdre un temps irrécupérable.

    Andrée Ferretti.

  • 6 novembre 2011 15h56

    [1] Tiens, tiens cela sent la panique chez les maroitistes.

    [2] Pour écrire des conneries pareilles, il faut vraiment être culotté. D’ailleurs ce monsieur Champagne le dit lui-même : il spécule. Il fait de la politique fiction et ramasse tous les bobards qui traînent à gauche et à droite pour en faire un fourre tout contre Bernard Landry.

    [3] Champagne fait erreur sur des faits historiques. Legault et Marois faisaient alliance, à l’époque, pour barrer la route à Bernard Landry. C’est Legault qui a laissé tomber Marois.

    [4] S’il n’y pas eu de course à la chefferie, c’est que ni Legault ni Marois n’ont eu le courage, par la suite, de se présenter contre Landry. On se serait très bien accommodé d’une course à la chefferie sans aucune problème.

    [5] Peut-on crier à un accroc à la démocratie si personne ne se présente contre un candidat ? Comment a été élue Pauline Marois en 2007, sinon par acclamation ?

    [6] En 2003, Landry a hérité de 9 ans de pouvoir péquiste (1994-2003)et les électeurs avaient besoin de changement. Il ne pouvait pas aller en élection sur l’indépendance, car il héritait d’un caucus très conservateur dont beaucoup de députés avaient été recrutés sous Lucien Bouchard.

    [7] En 2005, après une Saison des idées qui a réuni plus de 15,000 militants, les congressistes ont voté un projet de pays appuyé par Legault et par Marois. Legault avait même lancé un document sur un budget du Québec souverain. Quant à Pauline, elle est venue elle-même au micro pour appuyer la proposition d’un référendum rapide. Je le sais. J’étais là, mais pas Louis Champagne.

    [8] Tous les deux, Legault et Marois ont changé d’idée en envoyant le référendum dans les limbes. Landry, lui n’a jamais changé d’idée. C’est un indépendantiste et un patriote et tout le monde le reconnaît.

    [9] Le programme de 2005 n’a pas été respecté par Boisclair (ni par Marois). Avant le référendum, il fallait préparer avec tous les partenaires souverainistes un "projet de pays" et le présenter à la population lors de l’élection avec l’indépendance comme thème électoral.

    [10] Cela n’a pas été fait. Le boulet pour Boisclair ce n’était pas le "projet de pays", mais lui-même, sa consommation de coke et son orientation sexuelle (eh oui, c’est comme cela). En dehors de Montréal, ses chances étaient nulles.

    [11] Quant à la démission de Landry, il faudrait demander à Sylvain Simard, que Landry avait nommé comme organisateur en chef, le même qui a été à l’origine de la motion infâme contre Yves Michaud. Vous seriez surpris de ce qu’il vous raconterait. Disons qu’il a mis beaucoup de pression pour que Landry démissionne. C’est le moins qu’on puisse dire.

    [12] Je n’ai aucune idée si M. Landry veut revenir en politique active. Cependant, je sais une chose fondamentale : si Bernard Landry et Gilles Duceppe faisaient équipe, le PQ aurait de fortes chances de l’emporter aux prochaines élections et surtout de mettre le cap sur l’indépendance.

    [13] Tandis qu’avec Pauline Marois, les chances sont pratiquement nulles et cela tout le monde le sait.Le boulet du PQ, c’est elle et son programme. Qu’elle démissionne et tout redevient possible. Qu’elle reste et le PQ disparaît des écrans radar. Cela ne prend pas un doctorat en science politique pour comprendre cela.

    [14] Le reste, c’est juste de la perte de temps et du fiel nauséabond.

    Pierre Cloutier

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