Selon Le Devoir du 2 juillet, « Jean Charest exige une place pour le Québec dans la délégation canadienne à Copenhague » où, entre pays, l’on traitera de lutte contre les changements climatiques. Voilà notre Premier provincial, tel un apatride, encore et toujours en mode quêteux. Il est douteux que le Canada lui fasse l’aumône d’une place compte tenu de la gênante avance québécoise en la matière. Par peur de se faire bousculer. Pourtant, connaissant la servilité canadienne du gouvernement très provincial actuel, le risque est nul. À preuve, le mutisme de notre représentant à l’UNESCO (selon Le Devoir du 18 juin).
Si le Québec était un pays, les mentors fédéraux de Jean Charest ne pourraient plus lui imposer cette humiliation répétée : revêtir ses habits de quêteux à tout bout de champ. En particulier pour espérer siéger dans les organismes internationaux. Comme à Copenhague à l’automne. De plein droit, sans la tutelle du Canada et avec dignité, le Québec pays comme les autres défendrait sa spécificité hydro-électrique dans la lutte mondiale contre les gaz à effet de serre pour le plus grand bien de la planète. Cela en parfaite opposition au gouvernement d’Ottawa soumis aux odeurs électorales du pétrole de l’Ouest canadien.
Vivement le pays du Québec au nom de l’environnement ! Pour faire un contrepoids supplémentaire à l’inertie canadienne et autres.
Rodrigue Larose
