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Quel est le programme du Parti québécois ?
À ceux qui cherchent à comprendre où s’en va le Parti québécois et se demandent s’ils doivent ou non continuer à appuyer ce parti politique
Pierre Cloutier
Tribune libre de Vigile
mercredi 16 avril 2008      465 visites      13 messages


Ma chronique s’adresse à tous les souverainistes/indépendantistes de bonne foi qui cherchent à comprendre où s’en va le Parti québécois et se demandent s’ils doivent ou non continuer à appuyer ce parti politique. Pour répondre à cette question, il faut d’abord savoir quel est le programme officiel de ce parti concernant la souveraineté du Québec.

Mettons les choses au clair :

1 - Lors du XVè Congrès en juin 2005, les milliers de délégués présents dont la plupart avaient participé à la Saison des idées ont clairement adopté à la très grande majorité un programme d’accès à la souveraineté comportant 2 volets : un premier volet exige que le Parti québécois prépare AVANT LES ÉLECTIONS, entre autres, des politiques nationales sur divers sujets, remette à jour les études sur la souveraineté, dresse un cadre financier d’un Québec souverain et fasse de ce "projet de pays" l’enjeu de l’élection. Je n’ai rien inventé car tout cela apparait dans le programme officiel du Parti québécois intitulé d’ailleurs "Un projet de pays". Donc il s’agit, dans les faits, d’une véritable plate-forme électorale nationale qui vise à présenter à l’électorat québécois un projet concret et emballant de souveraineté ou d’indépendance nationale, pour la première fois depuis l’élection de 1976. Ce "projet de pays" qui doit être le thème d’une élection est d’ailleurs encore en vigueur puisqu’il n’y a pas eu d’autre congrès depuis 2005 pour l’amender ou le faire disparaître.

2 - Le deuxième volet du "projet de pays" voté lors de XVè Congrès, en particulier par Mme Pauline Marois, qui l’a défendu au micro comme beaucoup d’autres députés actuels du parti, imposait à un gouvernement du Parti québécois l’obligation de tenir un référendum le plus tôt possible lors du premier mandat, afin de permettre aux québécois de se prononcer sur le "projet de pays" qui devait leur être présenté lors de l’élection précédente. Autrement dit, les 2 volets du "projet de pays" étaient complémentaires et l’un n’allait pas sans l’autre. Ce qui était inédit dans ce programme ce n’était pas nécessairement la consultation référendaire mais sa date rapprochée, mais aussi l’obligation de faire du "projet de pays" le thème de l’élection afin, peut-on dire, de "préparer le menu" et de "mettre la table" pour la consultation populaire.

3 - Or, on sait maintenant ce qui est arrivé. J’ai écrit plusieurs textes sur ce sujet, mais je sens le besoin d’en reprendre les grandes lignes pour que toutes et tous comprennent bien. Lors du Conseil National de Laval, tenu avant l’élection de 2007, l’équipe Boisclair et les membres du Conseil National ont adopté une "plate-forme électorale" sous la forme d’une "feuille de route" provinciale avec un cadre budgétaire "provincial". En faisant cela, on a violé par la même occasion le programme adopté lors du XVè Congrès qui exigeait, au contraire, que le "projet de pays" soit le thème de l’élection. Il y a eu, à ce moment-là, non seulement violation du programme voté en Congrès, mais il y a eu également violation des Statuts du Parti québécois, car en vertu de ces statuts, un simple Conseil National ne peut pas défaire ce qui a été voté en congrès, car seul un autre congrès peut le faire. Le Conseil national, tout au plus, peut préciser ou bonifier le programme, mais il ne peut l’abolir. Donc, le "projet de pays" a pris le bord des poubelles et André Boisclair s’est retrouvé "Gros Jean comme devant" à essayer tant bien que mal à défendre l’obligation de tenir un référendum alors qu’on a oublié de "préparer le menu" ou de "mettre la table" en n’en faisant pas le thème de l’élection, comme l’exigeait le Congrès. Donc, le travail de 15 000 militants qui ont participé à la Saison des idées a été littéralement saboté comme celui des milliers de délégués qui ont voté ce "projet de pays" au Congrès de 2005.

4 - Ce n’est pas tout. Après la démission de Boisclair, Mme Pauline Marois s’est présentée à la chefferie et elle et ses conseillers ont fait une lecture à mon humble avis inexacte des faits en attribuant la défaite du Parti québécois à la promesse de tenir un référendum, alors que cette défaite est beaucoup plus attribuable à la personnalité controversée d’André Boisclair, particulièrement en régions. Mme Marois aurait pu attendre lors du XVIè Congrès prévu pour 2009 pour adopter un nouveau programme et repartir sur de nouvelles bases. Mais ce n’est pas cela qu’elle a fait, jetant encore plus de confusion dans le débat. Elle a convoqué un autre Conseil National qui a adopté une série de propositions dont celle abolissant l’obligation de tenir un référendum durant le premier mandat. Encore là, il y a eu violation et du programme et des Statuts du parti, car un simple Conseil National ne peut pas défaire ce qui a été voté en congrès, car seul un autre congrès peut le faire. Qu’on soit d’accord ou non avec cette obligation, cela ne change pas le principe. Donc, on se ramasse en 2008 avec 2 violations coup sur coup du programme officiel du parti voté en congrès et 2 violations coup sur coup des statuts du parti. C’est beaucoup pour un parti qui se targue d’avoir été toujours à l’avant-garde de la démocratie et de l’éthique.

5- À la suite de ces grandes manoeuvres qu’on croyait en haut lieu probablement pouvoir noyer dans l’indifférence générale, il est permis maintenant de poser quelques questions qui sont fort légitimes et qui permettront à tout le moins de mettre fin à la confusion :

PRÈMIÈRE QUESTION qui s’adresse à tous les lecteurs de Vigile, particulièrement les membres du Parti québécois : quel est le programme officiel du Parti québécois sur l’accession à la souveraineté ?

DEUXIÈME QUESTION : est-ce que le Parti québécois va présenter à l’électorat québécois lors de la prochaine élection un "projet de pays" comme l’exige le XVè Congrès ou, en lieu et place "un projet de province" ou une feuille de route provinciale ou une plate-forme strictement provinciale ?

TROISIÈME QUESTION : comment le Parti québécois peut-il sincèrement vouloir tenir un débat sur la souveraineté avec la population du Québec s’il n’a pas le courage de présenter à l’électorat ce qui constitue le coeur de son programme, soit le projet de faire du Québec un pays ?

6 - Contrairement à ce que certains peuvent penser, je ne fais pas dans le "PQ Bashing" pour le plaisir de le faire. Je pose des questions tout à fait légitimes au nom de tous les militants qui comme moi, ont donné beaucoup de temps et d’argent à ce parti et qui aujourd’hui se sentent floués et trahis. Jusqu’à ce jour, je n’ai pas obtenu de réponses à ces questions malgré mes nombreux textes sur le sujet que j’ai envoyés à bon nombre de députés.

7 - Je m’en fous à la rigueur qu’on admette ces violations au programme et aux statuts et je suis même prêt à participer avec le Parti québécois et d’autres partis souverainistes/indépendantistes à la mise en place dans tous les comtés de structures souples, légères et efficaces pour entreprendre un vrai débat sur l’indépendance nationale avec la population. Toutefois, dans les circonstances actuelles, je me demande comment on peut faire confiance à des gens qui se comportent ainsi, qui nous manipulent de la sorte et qui misent sur la désinformation et la confusion. D’autant plus qu’on sait fort bien, si le passé est garant de l’avenir, que la "promotion de la souveraineté" n’a jamais été la principale force du Parti québécois.

J’attends les réponses à mes questions.

Pierre Cloutier ll.m avocat



Vos commentaires:
  • Quel est le programme du Parti québécois ?
    15 avril 2008, par Gilles Bousquet

    Votre message est clair, agréable à lire et pose de bonnes questions.

    Je ne suis pas actif au PQ et je ne pourrais pas leur répondre. Je crois cependant que, pour un parti politique, il est handicapant et dangereux qu’il inscrive dans son programme tout ce qu’il faut faire pour arriver là où on veut aller parce que, quand certaines conditions évoluent, son chef doit alors le violer pour s’adapter.

    Le PQ ou les autres partis indépendantistes doivent simplement prendre note qu’il manque de souverainistes pour faire la souveraineté de façon sécuritaire. Il manque de souverainistes pour 2 à 3 raisons principales : n’importe quel projet emballant de la souveraineté va toujours paraître "apeurant" pour certains ; l’idée de quitter le Canada avec frontières avec l’Ontario et le Nouveau-Brunswick, "d’une mer à l’autre" déplait aussi à certains ; la possibilité d’une monnaie québécoise et de problèmes économiques dans un Québec boycotté et, peut-être partitionné fait peur à certains et d’autres se sentent simplement confortables, pas menacés ni pas torturés dans un Canada et dans un monde qui se développe économiquement en anglais.

    IL est vrai que nous sommes, depuis la conquête, en mode de survie pour le français. Ça va probablement continuer longtemps. Ça serait plus facile avec un changement constitutionnel important vers la souveraineté totale ou partielle du Québec mais faudra être vigilant. Il serait surprenant qu’une 2 ième revanche des berceaux vienne nous arranger ça.

    Conclusion : C’est M. Claude Morin qui l’a dit : « Une fleur ne pousse pas plus vite parce qu’on tire dessus. » Le PI va s’en rendre compte à la prochaine élection.

    M. Parizeau avait sorti un projet emballant de pays avec son budget de l’an 1 mais, à la place de stimuler l’électorat, il s’est fait discréditer par les fédéralistes qui l’ont épluché sur tous les côtés. Difficile d’emballer un Québécois qui a peur. Faut peut-être changer légèrement la destination si le Québécois ne veut pas y aller là où les partis indépendantistes ont tenté de le conduire jusqu’ici.

    En attendant les développements, le beau temps est arrivé, après un long hiver, laissons donc un peu de liberté à nos chefs politiques à la place de les passer à la loupe et de critiquer tous leurs mouvements. On n’est quand même pas en Palestine ici pour être si stressé avec notre situation constitutionnelle actuelle.


  • Quel est le programme du Parti québécois ?
    15 avril 2008, par Denis Julien

    Au cour des 40 dernières années,un parti politique québécois reconnu s’est présenté devant l’électorat avec le projet politique suivant : ’’Négocier avec le Canada une nouvelle entente.’’ Cette nouvelle entente s’appelait souveraineté-association puis souveraineté-partenariat. Ce mandat devait être approuvé par un référendum. Cette démarche perdante a fait son temps ! Elle portait en elle-même les ferments de l’échec puisqu’elle visait à modifier les règles du jeu du Canada réel. Le Canada réel, c’est que nous vivons dans un système parlementaire britannique et que son mode de scrutin est uninominal à un tour. C’est cela la réalité, c’est cela la donne et c’est à cela qu’il faut revenir pour G A G N E R ! Répétons le 100 fois pour GAGNER !

    Nous avons fait la révolution tranquille, nous avons nationaliser l’hydro-électricité, nous avons adoptés des lois progressistes sur le financement des partis politiques et nous ferons l’indépendance de la même façon parce que c’est cela la démocrtie dans notre système parlementaire. Nous sortirons du Canada de la même mannière que nous y sommes entrés par un vote à notre Assemblée Nationale.

    En droit à Laval, on nous disait qu’un parlement pouvait tout faire sauf changer un homme en femme !

    Dans un système parlementaire britannique ce sont les assemblée législatives qui détiennent la SOUVERAINETÉ, le pouvoir réel.Le peuple y a délégué le pouvoir. Il faut remettre au centre de notre combat pour la pleine et entière autonomie, l’ASSEMBLÉE NATIONALE DU QUÉBEC.

    Il faut comme le disait le politologue Guy Lachapelle commencer par nous reconnaître nous-mêmes, comme une nation libre et indépendante.Il faut nous le dire entre-nous d’abord, puis le dire au Canada pour finir par le proclammer à la face du monde entier. c’est cela établir un rapport de force ! Jacques Parizeau en parlant du respect de soi ne disait-il pas :’’ Lorsqu’on se comporte comme un paillasson ; ils ne faut pas se surprendre que les autres s’y essuient les pieds !’’

    Le péquisme est terminé. Sa démarche n’a pas réussie.Sa démarche est dorénavant perdante. Maintenant,il nous faut passer à autres choses ! Elisons à la majorité des sièges comme le veut notre expérience parlementaire, des députés dont lA SEULE LOYAUTÉ IRA À FAIRE DU QUÉBEC, UN PAYS INDÉPENDANT.

    Servons-nous à fonds du Canada réel ainsi que du Québec réel.

    Vive l’indépendance du Québec !


  • Quel est le programme du Parti québécois ?
    15 avril 2008

    Monsieur Bousquet,

    Merci de votre réponse. Mais les questions demeurent entières et personne à ce jour au Parti québécois n’y a répondu.

    Au moins, si j’avais eu de la part des députés ou de l’entourage de Mme Marois, un début de semblant de réponse, cela aurait pu me rassurer. Mais il n’y en eut point et il n’y en aura pas.

    Quand vous citez Claude Morin sur le fait qu’on ne peut pas tirer sur une fleur pour la faire pousser, je pourrais ajouter que si on ne prend pas le soin de s’en occuper et de l’arroser régulièrement, elle ne poussera pas non plus et va même finir par mourir ! C’est exactement ce qui est en train de se passer avec le Parti québécois.

    Comment expliquer, monsieur Bousquet que l’équipe Boisclair qui comprend, entre autres, tous les députés péquistes actuels aient décidé délibérément de violer et le programme et les statuts du parti en mettant aux poubelles le "projet de pays" voté lors du XVè Congrès ?

    C’est cela qui est inimaginable et inacceptable voire incompréhensible. C’est comme si on avait honte à quelque part d’être ce que l’on est censé être aux yeux de tous. C’est comme si l’indépendance était une maladie honteuse !

    Comment, en effet, concevoir que l’élite d’un parti censé être souverainiste refuse délibérément de se présenter devant l’électorat avec ce qui constitue le coeur de son programme ? Expliquez-moi, car celle-là je ne la comprends pas.

    La même chose se passe avec l’équipe actuelle de Mme Marois. En retirant le référendum de l’affiche, c’est tout le projet de pays qui tombe à l’eau car l’un ne va pas sans l’autre.

    Pourquoi a-t-on si peur de se présenter devant l’électorat avec un projet de pays ?

    Peut-être parce que ces gens-là n’y croient pas ou n’y croient plus, tout simplement !

    En lieu et place on nous propose de faire un débat sur la souveraineté.

    Mais comment faire un débat sérieux et sincère alors que ce parti refuse de se présenter devant l’électorat avec un projet de pays, de souveraineté ou d’indépendance.

    Il me semble que le premier espace démocratique pour tenir précisément un débat public, c’est pendant une période électorale.

    On voit bien qui a quelque chose qui cloche dans ce parti !

    Pierre Cloutier


  • Quel est le programme du Parti québécois ?
    15 avril 2008, par Marc Authier
    Programme du PQ ? L’attentisme et l’attente du messie. Programme de l’ADQ ? S’assoeir entre deux chaises et lècher Stephen Harper. Programme du PLQ ? Lècher Stephen et engraisser la mafia libérale. Programme de Québec Solidaire ? Coucher avec le NPD et faire semblant que l’indépendance n’est pas importante. Programme du Bloc Québécois ? Faire semblant que tous va bien. Programme du PI ? Crier à tue tête alors que personne n’écoute et prêcher aux convertis. Non. Le paysage politique du Québec actuel est très déprimant. La solidarité ? Nulle part.
  • Quel est le programme du Parti québécois ?
    15 avril 2008, par Denis Julien Lotbinière

    Non monsieur Authier, le programme du PI n’est justement pas ce que vous lui prêtez. Vous dites dans votre intervention :’’Crier à tue tête alors que personne n’écoute et prêcher aux convertis !’’

    Le PI reprend résolument le bâton du pélerin là où le PQ l’a laissé tomber lâchement, trop intéressé par la gouvernance provinciale.

    Nous traverserons bientôt une grave crise économique qui démontrera que nous ne disposont pas des outils essentiels pour y faire face. Le boom économique de l’Alberta se traduit présentement par un presqu’effondrement de notre secteur manufacturier.Juste à Québec, 500 emplois viennent d’être perdus en une seule journée. Les québécois et les québécoises comprendront très vite que ’’small is beautifull’’ Ils comprendront que ce sont les petits nations occidentales qui s’en sortiront le mieux et comptez sur nous pour leurs rappeler chaque jour.

    Lorsqu’on observe le coma péquiste depuis 1997, on comprend que certains soient effrayés par la tornade PI. Je fais confiance à la jeune génération. Ils sont instruits, ils sont impétueux, ils aiment le risque. Au fonds, ils possèdent tous les ingrédients pour GAGNER parce que c’est à cela qu’il faut convoquer les québécois et les québécoises pour les années à venir ! Nous savons tous que ce ne sera pas facile. C’est toujours plus motivant et mobilisant que cette phrase momifiante que Pauline Marois qu’elle répète ad nauseam depuis son élection lui évitant de se positionner elle-même dans les débats : ’’Il faut en débattre !’’ CHU PUS CAPABLE ! Ca fait depuis son élection à la tête du Péquiou qu’elle nous répète ça, ça fait depuis 1997 qu’il ne se débat plus de rien au PQ. C’est sur le point de devenir un gros club social ou pire, une véritable secte où il ne se passe plus rien. Au moins avec le PI, on sent l’air frais. Ca recommence à bouger dans les chaumières ! Ah ! Que ça fait du bien !


  • Quel est le programme du Parti québécois ?
    15 avril 2008, par Denis Julien Lotbinière
    Au fait monsieur Authier, vous parliez du manque de solidarité de notre société. Saviez-vous que le jeune chef du PI monsieur Éric Tremblay est allé rencontré les travailleurs en grève de Pétro-Canada sur la ligne de piquetage dernièrement à Pointe-aux-Trembles par solidarité justement. Ce n’est pas Pauline Marois qui aurait posé ce geste croyez-moi ? Tremblay n’a pas eu peur de se mouiller. Il n’a pas attendu qu’on en débatte !
  • Quel est le programme du Parti québécois ?
    20 avril 2008, par Jacques Bergeron
    Cher Me Cloutier,j’aimerais que vous me disiez ce que vous considérez comme étant un « indépendantiste de bonne foi » ! Serait-ce, par hasard, celui qui se joint au Parti indépendantiste que Victor Lévy-Beaulieu et vous-même avez rejoint dans votre démarche ?Pour moi et plusieurs autres Québécois, les vrais indépendantistes ne refusent pas la « stratégie » proposée par le Parti Québécois, pour s’enfermer dans une voie sans issue avec le PI, voie politique qui mènera le Québec dans un cul de sac, comme disait René Lévesque, le nationaleux,et comme disaient celles et ceux qui l’appuyaient aveuglément, ce qui est un peu l’histoire des indépendantistes qui rejoignent le « PI »(non pas le PAYS) en croyant dans sa démarche, suicidaire quant en moi, puisque la participation du PI et de Solidarité Québec,qui fait passer sas philosophie avant l’indépendance, permettront au PLQ de conserver le pouvoir, et à l’ADQ de demeurer l’opposition officielle.On pourra se demander alors, ce que les indépendantistes auront gagné,sinon une autre défaite.Si en lieu et place de la division des indépendantistes, on décidait de faire la promotion de l’indépendance du Québec par une consultation du peuple des « 17 » régions du Québec sur le genre de pays dans lequel il veut vivre, ne ferions-nous pas une démarche pédagogique plus grande et plus utile dans la recherche de notre idéal ?Salutations « patriotiques » d’un indépendantiste de bonne foi, ne vous en déplaise !
  • Réponse à Jacques Bergeron
    20 avril 2008

    Monsieur Bergeron,

    Ma parole, vous ne lisez pas ce que j’écris avant de m’envoyer votre monologue. Il y a rien de pire qu’un sourd qui ne veut pas entendre et un aveugle qui ne veut pas voir.

    Première question : avez-vous participé au XVè Congrès du Parti québécois en juin 2005 ?

    Deuxième question : avez-vous lu le programme officiel du Parti québécois, particulièrement le chapitre 1.2.3 ?

    Pour votre gouverne, j’ai participé au XVè Congrès et je sais exactement ce que nous avons voté, y compris Mme Pauline Marois, qui est allée au micro pour défendre ce programme qui comprend 2 parties intimement liées l’une à l’autre :

    1 - préparation AVANT L’ÉLECTION d’un "projet de pays", c’est-à-dire, entre autres, politiques nationales sur divers sujets, y compris les juridictions fédérales, études sur la souveraineté et cadre financier d’un Québec souverain et présentation LORS DE L’ÉLECTION du projet de pays qui doit en constituer le thème central. Vous avez bien lu ? Donc l’élection doit porter sur le projet d’indépendance nationale. C’est écrit en noir et blanc, si vous avez au moins la bonne foi de le lire. La préparation doit se faire au cours d’une consultation populaire organisée par le Parti québécois.

    2 - validation du projet de pays par une consultation populaire informelle, suivie d’un référendum, suivi d’un autre référendum sur un projet de constitution. DONC, 4 consultations populaires pour arriver au pays.

    TOUT CELA EST DANS LE PROGAMME OFFICIEL DU PARTI QUÉBÉCOIS QUI EST ENCORE EN VIGUEUR PARCE QU’IL N’Y A PAS EU D’AUTRE CONGRÈS DEPUIS 2005. MAIS CELA NE SE FERA PAS. POURQUOI ?

    Or, que s’est-il passé depuis 2005 ?

    1 - Il s’est passé que l’équipe Boisclair, y compris les députés élus actuels, ont violé le programme et les statuts du Parti québécois, en adoptant une simple "plate-forme provinciale" avec un cadre financier provincial, jetant ainsi le "projet de pays" aux poubelles. Boisclair, est resté pris avec son référendum qui n’avait alors aucun sens puisque la première partie du plan n’a pas été respectée. Autrement dit, pour être plus clair et plus précis, les élites du PQ ont eu peur de se présenter devant l’électorat avec un projet d’indépendance. Comment appele-t-on alors ces supposés leaders ? Des chieux, des peureux, des troulliards, des traîtres, des arrivistes, des opportunistes, des membres de la 5è colonne, des "provincialeux", des fédéralistes déguisés, des souverainistes mous ou tout simplement des péquistes ?

    2 - Après la défaite de 2007, Mme Marois a fait une mauvaise lecture de la situation et est arrivée à la conclusion que si le PQ avait perdu c’était à cause de sa promesse de tenir un référendum dans le premier mandat, alors que la défaite, selon moi et Bernard Landry est d’accord avec moi là-dessus, est attribuable seulement à la personnalité déficiente de Boisclair. Résultat : Mme Marois a viré son capot de bord et, encore une fois, en violation du programme et des statuts - un simple conseil national ne peut pas défaire ce qui a été voté en congrès - a décidé de se débarrasser illégalement, je tiens à le préciser, de l’obligation référendaire.

    CE SONT EUX LES DISSIDENTS, PAS NOUS. CE SONT EUX QUI ONT JETÉ LE PROJET DE PAYS AUX POUBELLES. PAS NOUS. CE SONT EUX QUI ONT VIOLÉ LE PROGRAMME ET LES STATUTS, PAS NOUS !

    Et lieu et place, Mme Marois nous propose une stupide "conversation nationale sur la souveraineté" ou un "débat sur la souveraineté" alors que nous savons toutes et tous, nous les militants de la base de ce parti depuis sa fondation que la "promotion de la souveraineté" est un mythe au Parti québécois, car depuis 1974 - depuis l’arrivée de l’étapisme, AUCUNE ÉLECTION N’A EU LIEU SUR LE THÈME DE L’INDÉPENDANCE NATIONALE. AUCUNE et je vous mets au défi de me prouver le contraire.

    Or, la meilleure façon de promouvoir l’indépendance de sa patrie c’est pour un candidat ou un député de le faire AVANT, PENDANT et APRÈS l’élection, ce qui n’a jamais été fait au Parti québécois, hormis les 2 courtes périodes référendaires d’un mois. 2 MOIS DE PROMOTION DE LA SOUVERAINETÉ MOLLE EN 40 ANS !

    Je pense que vous me prenez pour un imbécile, Monsieur Bergeron, et je pense que vous ne prenez même pas la peine de lire ce que j’écris et surtout, surtout, d’avoir l’honnêteté intellectuelle, la rigueur et la volonté de vous informer correctement en lisant attentivement et le programme du Parti québécois et les statuts comme je l’ai fait.

    Le gros problème dans une démocratie, c’est que la plupart des gens "parlent à travers leur chapeau", sans rigueur, sans analyse et en se fiant uniquement à leurs préjugés et à leurs émotions.

    Moi, il appert que j’ai 40 ans de militantisme dans le corps au Parti québécois, que je sais lire et qu’en plus j’ai 39 d’expérience comme avocat et juriste, ce qui me permet de savoir analyser de façon rigoueureuse et le programme et les statuts. Ce que j’ai fait.

    Alors, s’il y a des jeunes et des moins jeunes qui adhérent au Parti indépendantiste maintenant, C’EST LA FAUTE ET UNIQUEMENT LA FAUTE AU PARTI QUÉBÉCOIS ET EN PARTICULIER À SON AILE PARLEMENTAIRE, ces députés complètement décrochés qui sont là souvent pour faire carrière dans la petite politique provinciale qui les tient suffisamment occupés pour oublier tout le reste.

    ILS NE SONT PLUS CRÉDIBLES, CAR ILS NOUS ONT FOURRÉS TROP DE FOIS. C’est fini et j’espère que dans l’avenir ils n’auront plus le monopole du discours sur la souveraineté et c’est tant mieux.

    J’aime autant travailler avec des jeunes qui en mangent plutôt qu’avec des vieilles picouilles fatiguées qui surfent sur leurs fonds de pensions, leur carrière, leurs privilèges et leurs avantages pécuniaires et autres.

    Quant à vous, je ne sais pas très bien où vous situer. A vous lire, on doute que vous avez déjà milité activement dans les structures du Parti québécois et que vous ayiez participé aux congrès et en particulier au XVè Congrès, où 3 500 militants de la base ont voté démocratiquement un "projet de pays" qui avait été concocté après la Saison des idées à laquelle avaient participé plus de 15 000 militants.

    Que dire de plus ?

    Que vous vous mettez la tête dans le sable comme une autruche ? Que vous faites comme ces bons catholiques de gauche qui se sont faits écoeurer en masse en masse au sein de l’Église catholique et qui continuent d’y rester sous prétexte "qu’hors de l’Église, il n’y a pas point de salut" ?

    Si nous sommes dans la merdre actuellement, la faute est attribuable aux élites du PQ, à tous les André Boisclair de ce monde et maintenant à Pauline Marois qui essait de nous endormir avec ses "débats au coin du feu sur la souveraineté" qui ne veulent rien dire.Il n’y a que les naifs comme vous pour y croire. Pas à l’indépendance, mais à la volonté des élites péquistes de faire l’indépendance. Si tous les combattants de l’indépendance s’étaient comportés de la sorte à travers le monde, il n’y aurait pas 196 pays indépendants aux Nations-Unies ! A ce ryhtme-là et avec ces gens-là, l’Alberta et Terre-Neuve ont plus de chances d’y arriver que le Québec !

    NON MERCI CHUS PUS CAPABLE ! Les jeunes du Parti indépendantistes ne sont pas parfaits, mais ils savent ce qu’ils veulent contrairement aux vieilles picouilles du PQ.

    Pierre Cloutier ll.m avocat 40 ans de militantisme actif au sein du PQ dans toutes les instances ou presque. Ex-coordonnateur de la commission juridique du OUI lors des référendums de 1980 et 1995 Ex-président du PQ Johnson Ex-président du Bloc québécois de Shefford Ex coordonnateur et fondateur du Comité Conseil et de veille en matière de technologies de l’information et de la communication du PQ. Ex......etc


  • Quel est le programme du Parti québécois ?
    21 avril 2008, par Jacques Bergeron
    Cher Maître, ma réponse que vous critiquez allègrement, ce qui est votre droit le plus élémentaire, démontre que vous n’avez pas saisi,même s’il semble, par votre réponse que vous l’avez lue, que je me suis permis de répondre à votre propos : « Ma chronique s’adresse à tous les souverainistes/indépendantistes de bonne foi ».Lorsqu’on se permet de croire qu’il y a des « souveraineistes/indépendantistes de mauvaise foi », on a la réponse que vous auriez dû attendre.Comme je suis un « indépendantistes de bonne foi », j’aì simplement répondu à votre question !Salutations « patriotiques » et « indépendantistes »
  • Réplique à M. Bergeron
    21 avril 2008

    Monsieur Bergeron,

    Votre réponse est un chef d’oeuvre de confusion.

    D’abord vous ne répondez à aucun des faits que je soulève et qui sont basés, non pas sur des hypothèses, des spéculations, des "quant-dira-t-on", mais sur des faits précis, détaillés et analysés.

    Quand vous prendrez le temps de répondre à mes questions et aux faits que je soulève, on pourra peut-être avoir alors un début de dialogue. Pas avant.

    J’affirme en effet que les élus du Parti québécois ont agi contrairement aux exigences de la bonne foi en ce qui concerne l’accession à l’indépendance de notre patrie.

    Violer les statuts et le programme du PQ voté en congrès en juin 2005 parce qu’on a peur de se présenter devant l’électorat avec un "projet de pays" "concret et emballant" comme disait en 2005 François Legault pour le remplacer, uniquement pour des raisons électoralistes, par une "petite feuille" de route provinciale indolore, incolore et sans saveur (Boisclair 2007) ou par un ridicule "débat sur la souveraineté" (Marois 2008) relève en effet de la "mauvaise foi" et de la fraude intellectuelle.

    Vous aussi, monsieur Bergeron, quand vous adhérez à ces manoeuvres frauduleuses, sans même prendre la peine de vous informer correctement, vous agissez contrairement aux exigences de la bonne foi.

    Vous essayez de vous couvrir en vous attribuant la qualité d’indépendantiste, mais je vous vois tout au plus comme un souverainiste mou qui ne sait pas exactement ce qu’il veut. J’en ai connu à la tonne au Parti québécois, à commencer par les élus, sauf Jacques Parizeau.

    CQFD

    Pierre Cloutier


  • Quel est le programme du Parti québécois ?
    4 mai 2008, par J.C.

    Maître Pierre Cloutier,

    À constater votre grande curiosité soutenue sur le programme du PQ (40ans de militantisme) et ses membres qui vous inspirent de nombreux qualificatifs, à l’orthographe parfois boiteuse : picouilles, stupide conversation, nous ont fourrés, mis dans la merdre, souverainistes mous, fraude intellectuelle, quant dira-t-on, me prenez pour un imbécile… et j’en passe, dans ce texte de plus de 100 lignes où vous qualifiez de MONOLOGUE celui de votre interlocuteur,

    À reconnaître les tirades Cyrano d’un jour à l’autre et les multiples « copié/collé » qui vous épargnent les tendinites du « tunnel carpien » à pondre autant de mots, que vous vous étonnez de voir non-lus,

    À vous sentir obligé d’énumérer si souvent votre long C.V. de 39 ans de mercenaire congédié à répétition,

    A vous voir reprocher au PQ le retrait du référendum tout en se disant souverainiste, 2 choses, selon vous, N’ALLANT PAS L’UNE SANS L’AUTRE, cet énoncé constituant une hérésie au petit péi qui se targue de proclamer l’indépendance dès l’élection,

    SI J’ÉTAIS ÉRIC, je mettrais un homme en filature sur vous… vous êtes en instance d’infidélité !

    Nouvel adhérant au petit péi, toujours la tête tournée en arrière pour voir ce qui se passe au PQ, vous nous apparaissez comme un fiancé éconduit qui revient périodiquement demander à son ex : « ES-TU SÛRE QUE TU NE M’AIMES PAS ENCORE UN PEU ? »

    IL FAUT SAVOIR.., LAISSER LA PLACE…

    Et retenir les cris de haine

    Qui sont

    Les derniers mots d’amour…

    Il faut savoir,… mais moi, je ne sais pas…(Aznavour)


  • Réponse à J.C.
    4 mai 2008

    La première chose à faire, mon J.C. c’est de combattre à visage découvert. Moi ne ne discute pas avec des gens masqués.

    Au lieu de s’attaquer à la forme et dire n’importe quoi en portant des jugements de valeur, essayez-donc au moins d’être rigoureux et de répondre aux faits que je soulève.

    Cela donnerait une élévation plus grande au débat et permettrait aux lecteurs d’avancer dans leur réflexion.

    Mais la rigueur intellectuelle ne semble pas être votre qualité numéro 1.

    Dommage

    Pierre Cloutier


  • Quel est le programme du Parti québécois ?
    21 mai 2008, par Louis Prud’homme
    On ne peut pas reprocher à Pauline Marois et au PQ de ne pas tenir de référendum nécessairement lors d’un premier mandat lorqu’on est membre du PI. Le PI ne veut justement pas de référendum. Dire qu’elle n’est pas souverainiste c’est lui faire un procès d’intention car le document du conseil national ne parle que de souveraineté d’un bout à l’autre. Se battre pour un référendum dès le premier mandat avec le programme du PQ de 2005, c’est démissionner du PI qui n’en veut pas. Si on fait aussi un procès d’intention à madame Marois on pourrait en faire un aux adversaires de madame Marois. On pourrait dire que ce sont des loyalistes qui veulent diviser les forces pour solidifier le fédéralisme. Madame Marois aussi milite depuis 40 ans pour la souveraineté. Moi j’ai commencé en 1960 , j’ai fais la première campagne électorale avec Marcel Chaput et je ne fais pas de procès d’intention aux autres pour autant. Moi je suis un vrai souverainiste toi un faux : ridicule. Au lieu de combattre le PQ, il faut essayer de recruter de nouveaux adeptes du pays québécois si on en veut un. Pas en déclarant la guerre au PQ mais en parlant dans notre entourage du pays, aussi dans les autres partis plutôt. Dans le dernier numéro de l’Action nationale Jean-Marc Léger déplore la division des forces et la querelle qui affaiblissent la marche vers le pays du Québec, notre but . Le référendum n’est qu’un de divers moyens d’y arriver. On ne vit pas pour un référendum et un programme politique n’est pas l’évangile disait Lévesque. Ça peut changer sans commettre de crime. La stratégie vous connaissez. Un 1980 ce sont les fédéralistes qui demandaient toujours la date du référendum et le texte de la question pour mieux se préparer à combattre notre projet de pays. Alors un peu de ruse... et de confiance mesurée, un an peut-être... pour donner la chance au coureur... Un référendiste doit sortir du PI où en faire changer le programme.
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