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Presse canadienne
VANCOUVER - Une étude conclut que le Québec se classe à l’avant-dernière place en matière de performance de son marché du travail au Canada, l’une des pires en Amérique du Nord.
L’étude publiée jeudi par l’Institut Fraser compare la performance du marché du travail dans les 10 provinces canadiennes et les 50 Etats américains.
Jean-François Minardi, analyste de politiques publiques à l’Institut, indique que le Québec souffre d’un taux de chômage élevé, d’un important chômage de longue durée et la province affiche également l’un des plus mauvais résultats en matière de productivité du travail dans toute l’Amérique du Nord.
L’étude comprend une mesure de la performance du marché du travail fondée sur cinq indicateurs soit la croissance totale du niveau d’emploi, celle de l’emploi dans le secteur privé, les taux de chômage, la durée des périodes de chômage et la productivité du travail sur une période s’étalant de 2003 à 2007.
Le taux de chômage et la durée de recherche d’un emploi associés à la productivité des travailleurs ainsi que la mauvaise performance en matière de création d’emplois dans le secteur privé ont eu une influence négative sur le résultat global de la province.
L’Alberta a le marché du travail le plus performant de toute l’Amérique du Nord, tandis que la Colombie-Britannique se classe deuxième au Canada et 11e en Amérique du Nord.
En matière d’emploi dans la fonction publique, un écart est visible entre les provinces canadiennes et les Etats américains. Le Québec se classe 51e sur 60 en raison de son taux élevé d’emploi dans la fonction publique qui représente 19,8 pour cent de l’emploi total de la province.
L’étude révèle aussi que le Québec a un taux de syndicalisation de 40,2 pour cent.
Une raison exliquant ce taux de syndicalisation élevé est la législation du travail québécoise qui est, selon l’Institut, favorable aux syndicats. Or, la recherche démontre que les lois qui régissent les rapports entre employeurs et employés freinent la performance des marchés du travail lorsqu’elles favorisent un groupe au détriment d’un autre.
Commentaire :
La Presse canadienne semble heureuse d’annoncer au monde entier comment le Canada traite sa minorité francophone. Appauvrissement : Mission accomplie... On entend applaudir (et ricaner) nos "amis" du B.C. royaliste !
C’est en effet une excellente démonstration de l’étouffement du Québec à l’intérieur du fédéral centralisateur.
Les syndicats et sociétés de fonds d’investissements qui leur sont associées sont nos seuls outils de capitalisation au Québec. Le fédéral central nous a démoli la bourse de Montréal et attaque toutes autres institutions privés. Seules nos institutions semi-privés ou publiques peuvent survivre. De plus, cette carence en développement de services de gestions d’investissements et placements québécois concurrentiels, imposé par le fed, nous impose par le fait-même un sous-développement en main d’oeuvre hautement spécialisée en services financiers.
Pas étonnant leur attitude conservatrice et protectionniste lorsqu’on sait que la main d’oeuvre au Royaume Uni est à 70% dans les services financiers !
Fraser devrait pourtant savoir que cela est voulu par le fédéral qui force ainsi nos institutions d’investissements syndicalistes (bas de laine des travailleurs québécois) à n’avoir autre choix qu’investir dans les entreprises anglo-américaines, tandis que les syndicats anglais investissent dans les entreprises en Amérique du Sud ou Afrique (économies émergeantes).
Ils aimeraient bien mettre la main sur notre bas de laine et en faire eux-même la "gestion", nous confinant ainsi à ne plus être que leur main d’oeuvre manuelle et de "porteur d’eau".
Le taux de syndicalisation élevé qui serait un frein à la productivité ne résiste pas à l’analyse quand on considère que les pays d’Europe du Nord, qui sont les plus performants au monde en matière de création et de RÉPARTITION de la richesse, ont un haut taux de syndicalisation. Mais alors qu’est ce qui explique leurs succès ?
Dans un texte en réponse à un expert de l’Institut Économique de Montréal, qui comparait le Québec à la Suède, je donne les deux conditions qui expliquent la performance de ces pays d’Europe du Nord : L’indépendance et la sociale économie : http://www.vigile.net/Oui-mais-a-deux-conditions-l
L’erreur de cet expert de l’IEM était de comparer une province (état annexé) à un état optimal qu’est la Suède.
Pour en savoir plus sur les vertus de l’état optimal en matière de productivité économique et politique je vous souligne un autre texte qui porte sur la performance de la Finlande en foresterie (comparé aux provinces canadiennes):http://www.vigile.net/Foresterie-la-Finlande-un-modele
JCPomerleau
Monsieur L.P.,
Votre équation est sans doute valable, mais il reste que :
"L’étude comprend une mesure de la performance du marché du travail fondée sur cinq indicateurs soit la croissance totale du niveau d’emploi, celle de l’emploi dans le secteur privé, les taux de chômage, la durée des périodes de chômage et la productivité du travail sur une période s’étalant de 2003 à 2007."
Or, de ces 5 indicateurs, nous ne souhaitons pas nous classer en avant-dernière position ni dans le total d’emplois, fût-ce dans le secteur privé, ni le chômage, ni la durée de ses périodes... quant à moi, je ne tiens pas à compétitionner avec les tâcherons squareheads pour la productivité du travail, si l’on entend par là plus d’heures, à une cadence accélérée(Olymel de Lucien B). On sait que la productivité, dans un monde civilisé, devrait venir de l’automation des tâches répétitives.
C.Q.F.D.
L’étude de l’Institut Fraser a été publiée le jour même où le site d’emploi Workopolis a publié les résultats d’un sondage portant notamment sur le temps de travail des Québécois et des Canadiens.
On y apprend que 40% des Canadiens travaillent plus de 40 heures par semaine, contre seulement 30% des Québécois.
Le marché du travail vu par l’Institut Fraser
Le Québec en queue de peloton
La Presse Affaires 29 août 2008
Fontaine, Hugo - Législation trop favorable aux syndicats, salaire minimum trop élevé, trop de fonctionnaires, productivité trop faible :

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