« Avec le « Plan Marois » le Parti québécois ayant désormais déserté lui-même sa propre position souverainiste au profit d’un autonomisme apparenté à l’ADQ, la fenêtre n’aura jamais été si grande pour que Québec Solidaire reprenne le flambeau »
Souvent perçu comme l’enfant terrible de Québec Solidaire, avec cette nouvelle publiée « À la Une » du Devoir d’aujourd’hui, il m’est toute fois bien difficile de contenir ma satisfaction et me retenir de féliciter hautement mon parti pour le travail qu’il vient d’accomplir afin de soutenir la question nationale lors de notre dernier congrès de Sherbrooke.
Et cette nouvelle, je l’espérais non seulement en vertu de légitimité de la cause de l’indépendance et en regard la cohérence historique entre la « question nationale » et la « question sociale », mais aussi, parce que je pense que c’est stratégiquement la meilleure chose qu’il pouvait nous arriver.
Aux nouvelles de TVA hier soir, Françoise David, désormais nouvelle présidente par intérim du parti, a expliqué qu’il faut que le projet de souveraineté soit associé à un projet de société emballant pour être convainquant. De son côté, le secrétaire général de Québec Solidaire, Benoit Renaud, qui porte actuellement les couleurs de Québec Solidaire aux élections complémentaires de Rivière-du Loup, avait de plus fortement axé sa campagne sur la question nationale.
Québec Solidaire : autre chose qu’un « rapport d’impôt libre »
« Pas question pour nous d’emprunter la voie au service de l’autonomisme. Pas question non plus de se contenter d’une souveraineté à la pièce. À Québec solidaire, nous estimons que le projet souverainiste doit avoir un sens. La souveraineté que certains proposent est vidée de sa substance. Que veut dire la souveraineté si nous sommes incapables de réguler notre économie ? Si nous sommes à la merci d’une économie casino qui fait peu de cas des travailleurs et travailleuses des régions ressources ? Que veut dire la souveraineté si nous sommes incapables de protéger notre environnement et nos emplois ? Pour Québec solidaire, notre projet de société est intimement lié à notre projet de pays » - Affirmait Benoit Renaud dans un de ses communiqués de campagne.
Mission accomplie !
Avec le « Plan Marois » le Parti québécois ayant désormais déserté lui-même sa propre position souverainiste au profit d’un autonomisme apparenté à l’ADQ, la fenêtre n’aura donc jamais été si grande ouverte pour que Québec Solidaire reprenne le flambeau. Dans ces circonstances, je crois non seulement que Québec Solidaire ne pouvait pas mieux s’y prendre pour faire passer son message, mais qu’il en remettra et donnera définitivement le coup de grâce à nos détracteurs lors de notre prochain congrès de novembre.
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Christian Montmarquette
Membre et militant de Québec Solidaire
Références :
Congrès de Québec solidaire - Khadir fustige le « plan Marois » - Fabien Deglise
4E CONGRÈS DE QUÉBEC SOLIDAIRE - LA SOUVERAINETÉ POUR FAIRE DU QUÉBEC UN PAYS DE PROJETS
LA SOUVERAINETÉ AU CŒUR DE LA CAMPAGNE DU CANDIDAT DE QUÉBEC SOLIDAIRE BENOIT RENAUD
Québec solidaire veut « créer un pays de projets »
Vive le Québec libre... Quelle liberté ?
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