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Que doit-on retenir des propos de Jacques Parizeau ?
Simon-Pierre Savard-Tremblay
Tribune libre de Vigile
mardi 30 juin 2009      220 visites      8 messages


Crise : Moment décisif, remise en question.

Au colloque annuel des Intellectuels Pour la Souveraineté, la responsabilité de clore l’événement fut confiée au légendaire Jacques Parizeau, combattant indépendantiste de la première heure s’il en est un. Le journal Le Devoir fit preuve d’une mauvaise foi nauséabonde à laquelle nous avait plutôt habituée La Presse. « Enfermez-le ! » s’exclamait, avec une fausse indignation, Michel David, qui vient d’ailleurs d’imputer à l’ex-premier ministre la responsabilité de la défaite de Paul Crête dans la circonscription de Rivière du Loup. Des propos qui ont trouvé écho chez –hélas- bien des péquistes, qui préfèrent chercher un bouc émissaire afin de remettre aux calendes grecques la remise en question qui se fait attendre au sein de ce parti depuis une bonne dizaine d’années. Les péquistes auraient intérêt à se rappeler des propos de Pauline Marois en 2005 sur les cinq années de perturbation suite à un Oui… Qu’a dit Parizeau l’hérétique pour mériter d’être crucifié sur la place publique ? A-t-il dépassé les limites de la liberté d’expression ? Une nouvelle affaire Michaud ? Une simple visualisation de la conférence en question suffit…

En outre, il y a selon moi un certain nombre d’idées à retenir de l’exposé de "Monsieur". Je vous livre mon interprétation personnelle de celles-ci :

 Il n’y a que trois façons de faire l’indépendance : La violence, un vote au Parlement ou un référendum. Puisque la première option est à exclure sans nuances, les deux autres sont les seuls moyens envisageables, et s’y opposer revient à être contre l’indépendance.

 La souveraineté n’est pas impopulaire contrairement à ce que certains affirment. Les chiffres du sondage confidentiel du Bloc Québécois, révélés par Monsieur, sont des plus éloquents. Cependant, s’ils peuvent sembler rassurants, ils incitent au contraire à reprendre le flambeau, pas à asseoir sur ses lauriers.

 Les québécois veulent la souveraineté mais la craignent, préférant une refonte du fédéralisme en faveur du Québec, alternative impossible mais beaucoup plus sécuritaire.

 Les échecs des tentatives de renouvellement du fédéralisme ont toujours été favorables à notre option, mais ils ne sont pas survenus au bon moment. Les propos de Monsieur sur les crises impliquaient tout simplement que les souverainistes devraient être au gouvernement pour exploiter les retombées d’un nouvel échec du « statut particulier ». Une crise, par définition, est une période de transition et de remise en question, devant déboucher sur quelque chose. Un gouvernement indépendantiste à Québec devra se doter d’une véritable stratégie d’état, afin que cette transition ne débouche pas sur une situation identique ou similaire, mais sur le pays. Gilbert Paquette, ex-ministre péquiste sous René Lévesque, exposa également cette thèse dans un excellent essai publié en 2008 : Dans "La nécessaire alliance", M. Paquette expliquait qu’il fallait une entente entre autonomistes et souverainistes, afin que les premiers réclament des pouvoirs supplémentaires pour le Québec. En cas de succès, le Québec n’en sera que plus fort et le gouvernement fédéral devra rendre des comptes aux autres provinces qui demanderont sans doute la même chose (en somme, nous plaçons le fédéralisme devant ses contradictions et le poussons à la limite de sa logique), en cas de refus, la cause connaîtra des sursauts de popularité, permettant aux indépendantistes de poser des gestes concrets en faveur de leur option. En 2004, Robert Laplante proposait plutôt une série d’actes d’état anticonstitutionnels à promettre pendant l’élection et à réaliser suite à la prise du pouvoir. Entre Paquette, Parizeau et Laplante, il n’y a que des différences de modalités et de tactiques. Une même philosophie énergique unit ces trois patriotes. S’en imprégner équivaut à connaître les règles du jeu et à être prêts à jouer. Avez-vous déjà remarqué que les chances de victoire sont toujours plus grandes lorsque nous sommes libérés de la peur de perdre ? Soyons clairs : le statu quo, la stabilité et la sécurité signifient que nous reculons : recul de notre langue, recul de notre culture, recul dans nos finances publiques, recul de notre économie, etc. Ce statu quo doit être brisé. Or, résister et utiliser convenablement l’État québécois équivaut à engager un bras de fer. Nous créerions une crise. Par exemple, nous refusons depuis si longtemps d’aborder la question de langue pour ne pas perturber la « paix linguistique » qui règne. Qu’en est le résultat ? Le français est en danger. Pourquoi une telle attitude ? Parce que nous avons peur, non seulement du rouleau compresseur de la Cour suprême et de ses jugements néototalitaires, mais aussi des réactions populaires. Que se passerait-il si nous décidions d’utiliser l’état québécois afin de renforcer notre législation linguistique et re-françiser notre société ? Nous créerions une crise. Sommes nous à ce point noyés par la rectitude politique et par les normes dictées par Power Corporation ? Nous craignons le mur et cherchons à le contourner plutôt que de le défoncer.

 Afin que la souveraineté puisse garder le même pouvoir d’attraction et ce statut de « solution de rechange » chez les souverainistes mous et les autonomistes, il faut se livrer à une promotion constante et sans relâche de la cause indépendantiste et des avantages de sa réalisation.

Pour conclure, je dirais que, mis à part ses précieuses observations, Jacques Parizeau, nous a rappelé en ce 6 juin 2009 ses talents de chef de guerre et de stratège d’état, avec ténacité, intelligence, audace et autorité ; tant de caractéristiques qui nous font grandement défaut aujourd’hui. La place de "Monsieur" dans l’histoire du Québec est assurée. Inspirons nous de son courage.

Je terminerai par une devinette historique. Quel événement accentua considérablement la fracture entre canadiens-anglais et canadiens-français en 1917, suscitant l’enthousiasme des premiers et la colère des seconds ? Indice : Cet événement se répéta en 1942 et poussa même cette fois les nationalistes à construire un instrument politique, le Bloc Populaire, qui fit élire des députés à Québec et à Ottawa ? Deuxième indice : Il contribua à créer une atmosphère fertile pour le mouvement indépendantiste qui allait naître moins de vingt ans après.

Réponse : La Crise de la Conscription.




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Vos commentaires:
  • Que doit-on retenir des propos de Jacques Parizeau ?
    1er juillet 2009, par RenéP.
    Je suis totalement d’accord avec vous : une crise est une occasion de trouver une solution, de déboucher sur quelque chose qui va ramener un équilible dans le domaine concerné qui est, en l’occurence, la politique constitutionnelle Canada-Québec. Une crise crée toujours des tensions mais quel soulagement une fois la situation rétablie par un commun accord. Un bel exemple de cela : toute personne qui est atteinte d’une maladie sérieuse (ce qui constitue une crise dans sa vie) avoue que cela l’a fait réfléchir sur sa vie et en est ressortie grandie. Quant à Michel David, son intervention relativement à monsieur Parizeau a démontré son ignorance en matière politique. C’est plus politically correct pour un journaliste d’être doux avec la position fédéraliste et dur avec la position indépendantiste. Les journalistes francophones sont comme cela pour la plupart : ils veulent bien paraître aux yeux de leurs confrères anglophones pour qui, faire preuve de compréhension envers l’indépendance du Québec est un crime.
  • Que doit-on retenir des propos de Jacques Parizeau ?
    1er juillet 2009, par Luc Archambault
    Vous dites en résumant les paroles de M. Parizeau : « Les québécois veulent la souveraineté mais la craignent, préférant une refonte du fédéralisme en faveur du Québec, alternative impossible mais beaucoup plus sécuritaire. » Ce n’est pas ce que j’ai compris ce jour là et en relisant son texte, je crois qu’il a plutôt dit et je cite : « Les gens sont persuadés que c’est possible, ils aimeraient ça, mais ils (...)

    Lire ce commentaire

    Vous dites en résumant les paroles de M. Parizeau :

    «  Les québécois veulent la souveraineté mais la craignent, préférant une refonte du fédéralisme en faveur du Québec, alternative impossible mais beaucoup plus sécuritaire. »

    Ce n’est pas ce que j’ai compris ce jour là et en relisant son texte, je crois qu’il a plutôt dit et je cite :

    « Les gens sont persuadés que c’est possible, ils aimeraient ça, mais ils pensent que ça ne se fera pas. »

    Ce qui est très différent de ce que vous exposez. En effet, « penser que ça ne se fera pas » c’est tout autre chose que « craindre » la création de l’État souverain que les Québécois désirent fonder.

    Craindre la souveraineté c’est que qui se passait avant. À l’époque où les Québécois avaient des doutes sur la faisabilité et la viabilité de tel État souverain du Québec. Ce n’est plus le cas. Ils pensent que c’est possible, pense que c’est souhaitable, mais pensent que ça ne se fera pas.

    M. Parizeau nous dit, POURQUOI ? Il pose la question et n’a pas de réponse. Il dit qu’il nous faut trouver la réponse à cette question. Pourquoi les Québécois pensent que ça ne se fera pas ?

    « Devant ça, il faut s’arrêter à ça et réfléchir un peu. Nous qui pensons appartenir à l’élite des souverainistes, qu’est-ce qu’on doit changer dans notre façon de faire ? Puisque le monde ordinaire est où on veut qu’il soit, pourquoi est-ce qu’ils ne croient pas en nous, qu’est-ce qu’on fait de croche là ?

    Dans ce sens là, on ne peut pas se chercher un painkiller, le geste qui va tout à coup… Ça va demander beaucoup de changement, beaucoup de changement, dans le sens de certaines choses qu’on a déjà faites et dans le sens de choses qu’on n’a jamais faites. Devant ça, il faut avoir l’esprit très, très ouvert et je pense qu’on doit tous être très humble par rapport à ces chiffres là, tous autant que nous sommes. »

    Les crises

    Vous dites au sujet des crises :

    «  Les propos de Monsieur sur les crises impliquaient tout simplement que les souverainistes devraient être au gouvernement pour exploiter les retombées d’un nouvel échec du « statut particulier ». »

    M. Parizeau à plutôt dit la chose suivante à 8m58 de la fin, et je cite :

    « Des référendums sectoriels, dans certaines circonstances, ça peut être très utile. Rires Il y a un de mes anciens assistants qui m’avait dit : « pour faire la souveraineté, il faut une crise. » Et puis, c’est bien embêtant, il y a des crises apparaissent de temps à autres, mais ce n’est pas toujours au bon moment pour nous. Alors p’t-être qu’il faudrait qu’on suscite la crise. Rire. Et c’est évident qu’un référendum sur un sujet défini peut créer une crise. Il faut faire attention, cependant, avec ces référendums là, on ne peut pas en avoir plusieurs à 85 millions de la shot, les gens vont crier. »

    La Transcription du discours (par Daniel Sénéchal) écrit plutôt :

    « En fait, il faudrait qu’on suscite la crise » ce qui est différent de ce que j’entends, sauf erreur, en réécoutant la bande son... «  Alors p’t-être qu’il faudrait qu’on suscite la crise. » suivi de rires.

    Ce qui engage des suites très différentes de celles qu’on entend...

    Suite ici-bas


  • Que doit-on retenir des propos de Jacques Parizeau ?
    1er juillet 2009, par Luc Archambault
    Suite Ce qu’a voulu dire M. Parizeau Tout ça mis ensemble milite en faveur d’une interprétation de son discours qui le fait être un radical questionnement à l’égard « de certaines choses qu’on a déjà faites et (...) de choses qu’on n’a jamais faites ». IL dit en somme que tout est ouvert et on doit envisager faire des choses qu’on n’a jamais faites. Il est question de mettre en lumière des (...)

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    Suite

    Ce qu’a voulu dire M. Parizeau

    Tout ça mis ensemble milite en faveur d’une interprétation de son discours qui le fait être un radical questionnement à l’égard « de certaines choses qu’on a déjà faites et (...) de choses qu’on n’a jamais faites ». IL dit en somme que tout est ouvert et on doit envisager faire des choses qu’on n’a jamais faites. Il est question de mettre en lumière des questions qui se posent à tous égards. Et, M. Parizeau n’a pas de réponses toutes faites, n’a pas de réponses tout court en fait. Il fait état « d’un certain nombre de choses » sur lesquelles il ne se prononce pas, sauf une, l’inutilité de refaire le débat sur l’utilité du référendum.

    Il ajoute, et l’entre parenthèse est de moi :

    «  Le parti, va avoir un congrès où les membres vont décider que ça serait ça plutôt qu’autres choses. [ Comme suite à cette grande remise en question du souverainisme étatique historique à se tenir d’ici les 2 prochaines années ]. D’ailleurs, j’espère qu’il n’y aurait pas de décisions dans un congrès qui empêcheraient complètement l’une des deux formules [ Référendum sectoriels ou un seul référendum ]. N’est-ce pas, l’avenir comme disait De Gaulle : « l’avenir dure longtemps », il ne faut pas se fermer des portes. Des fois ce n’est pas intéressant. »

    Ainsi, l’idée qu’il nous faille des crises comme l’a titré Le Devoir et tout sauf conforme à ce qu’a exposé le discours de M. Parizeau, puisqu’il dit qu’il ne faudrait rien exclure. Il compris donc le fait qu’on ne procède pas par crise.

    Ainsi. Tout est ouvert pour lui et « Ça va demander beaucoup de changement, beaucoup de changement, .... »

    Ses rires après la phrase « Alors p’t-être qu’il faudrait qu’on suscite la crise. » seraient une manière polie de prendre ses distances à l’égard de la stratégie des « référendums sectoriels ». Sans l’écarter pour se donner une marge de manoeuvre, mais il semble évident que dans l’esprit de M. Parizeau, ce n’est pas suffisant, il faut aller beaucoup plus loin dans la réflexion.

    En effet, s’il endossait ce « Programme » comme étant ce qu’il nous faut, il ne nous inviterait pas à remettre en question tout ce qui a été fait et à envisager faire ce qui n’a pas été fait en nous invitant à poursuivre la réflexion. Il dirait voici... voici ce qu’il faut faire et c’est ça... telle chose...

    On est loin du compte...

    Ainsi, reste à questionner tout ce qui a été fait... ou qui n’a jamais été fait...


  • Que doit-on retenir des propos de Jacques Parizeau ?
    2 juillet 2009, par O

    Vous rejoignez une forte majorité d’indépendantistes en disant :

    "...il faut se livrer à une promotion constante et sans relâche de la cause indépendantiste et des avantages de sa réalisation."

    L’Union de toute la mouvance souverainiste tarde à se réaliser à cause du choix des communicateurs aptes à être écoutés...

    Des têtes d’affiche ont tellement monté au front pendant toutes ces années de déprime depuis 1995 que leur crédibilité a terni aux yeux des fatigués de la chicane. La façon méprisante même que prend le chef du PLQ pour prononcer en grinçant le nom du Parti Québécois en a fait un nom répulsif aux oreilles des voteurs du côté du pouvoir.

    Le nom même de Parizeau fait redresser les poils de ces gens là ! Et Monsieur, qui n’a rien perdu de sa lucidité et de sa capacité d’analyse, n’a plus toute la vivacité d’éloquence de la belle période de parti de R. Lévesque. Ceci pourrait concourrir, hors la mauvaise foi, aux interprétations contradictoires données à ses laborieux exposés par des journalistes déjà stipendiés par la presse unifiée. Et ses liens particuliers avec l’opposition officielle le font marcher sur des oeufs quant à la stratégie.

    Il demeure que les cerveaux impliqués depuis plus de 40 ans dans cette lutte indépendantiste doivent continuer à se manifester afin d’appuyer les actuels efforts pour faire UNION et proposer au peuple du Québec, au prochain scrutin général, un programme complet des raisons et des moyens pour accéder rapidement à la libération de cette nation en péril devant l’actuel assaut d’Ottawa et Bay Street. Il faut que les meilleurs tribuns émergent, de quelque génération que ce soit. Un projet est actuellement présenté sur Vigile.


  • Que doit-on retenir des propos de Jacques Parizeau ?
    2 juillet 2009, par Luc Archambault
    @ M 0ugho OUI. Ce PROGRAMME COMMUN de SOUVERAINETÉ doit bien évidemment inclure le projet, l’action, le moyen que vous décrivez. Il est très important de le faire, ne serait-ce que pour le mettre à niveau, et le compléter, comme le suggère M. Parizeau dans son allocution du 6 juin dernier aux IPSO « Depuis des années, quand je dis depuis des années, depuis Jean Lesage, on fait, au gouvernement, à Québec et au PQ, par la suite, à (...)

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    @ M 0ugho

    OUI. Ce PROGRAMME COMMUN de SOUVERAINETÉ doit bien évidemment inclure le projet, l’action, le moyen que vous décrivez. Il est très important de le faire, ne serait-ce que pour le mettre à niveau, et le compléter, comme le suggère M. Parizeau dans son allocution du 6 juin dernier aux IPSO

    « Depuis des années, quand je dis depuis des années, depuis Jean Lesage, on fait, au gouvernement, à Québec et au PQ, par la suite, à partir de1976, on fait fréquemment des études sur ce que donnerait la souveraineté. Par exemple, d’année en année, est-ce que le fédéral dépense plus ici qu’il n’en retire d’impôts ? Ou est-ce que c’est le contraire ? Comment se présente notre part de la dette publique fédérale ? À combien peut-on évaluer les doubles emplois, les chevauchements de programmes ? En 1995 on les a évalués à 3 milliards. Ce n’est pas rien. Il y a beaucoup de programmes qui se chevauchent entre les deux gouvernements et il y a des économies considérables à faire de ce côté-là.

    « Mais, il y a aussi toutes espèces d’autres choses, sur le plan juridique. Est-ce qu’il est vrai que, comme disait Pierre Trudeau, que si le Canada peut péter, le Québec peut péter aussi ? Est-ce que nos frontières sont menacées sur le plan juridique, est-ce qu’il y a un droit de sécession par rapport au Québec ? Il y a toutes espèces d’études juridiques qui ont été faites sur ce plan là, les premières datant, d’un professeur de l’Université de Montréal qui s’appelait Brassard. en 1967, un bouquin sur la… Ça s’est arrêté.

    Il nous dit, cela doit ne plus attendre. Il faut recommencer à refaire des études, entre autres choses... Ce qui correspond bien à ce que vous souhaitez.

    « Il y a des études qu’on n’a pas besoin de refaire, mais il y a des études qu’il faut refaire. Ces études là sont importantes. Non, pas parce qu’elles circulent dans le public, la plupart d’entre elles, parce qu’elles sont bonnes ou parce qu’elles sont très techniques. Mais, ça donne une assurance aux dirigeants. On n’est pas des irresponsables. Quand on s’adresse à une foule là, on ne peut pas dire n’importe quoi. Mais, si on a des bonne études qui nous permettent d’affirmer une chose en sachant que c’est vrai puis qu’on n’entraîne pas les gens dans une aventure, c’est important. »

    Mais j’opine, à l’instar de M. Parizeau, que cela ne suffit pas, il faut aussi autre chose. Il nous faut revoir, questionner, tout ce qui a été fait, et tout ce qui n’a pas été fait. Parce que les Québécois veulent fonder de leurs voix libres et souveraines un État légitime et valide. Il le souhaitent parce qu’ils pensent qu’il est viable, et souhaitable. Ainsi, le problème n’est pas, ou n’est pas seulement dans le fait de n’avoir pas su bien « vendre » la souveraineté de l’État, bien le décrire, bien dire pourquoi et comment il est important qu’il advienne. Il y a autre chose, forcément il y a autre chose et c’est ce qu’il nous faut découvrir. Pourquoi les Québécois approuve la fondation de l’État souverain mais pensent dans le même temps qu’il n’adviendra pas... ?

    En réponse à cette question je réponds essentiellement et en résumé :

    - Défaut d’UNION

    Parce que les Québécois ne peuvent à raison faire l’UNION solide qu’il faut pour fonder un étant, invité qu’il est par une mouvance souverainiste incapable de faire l’UNION de ses forces ;

    - Défaut d’imposer le préalable de la réciproque légitimité

    Le souverainisme étatique historique a endossé seul le fardeau de la preuve en omettant de renverser ce fardeau sur ses adversaires.

    La réponse implique donc...

    Suite ici-bas


  • Que doit-on retenir des propos de Jacques Parizeau ?
    2 juillet 2009, par Luc Archambault
    Suite L’UNION L’Union de toutes les composantes de la mouvance souverainiste, ce que vous souhaitez ; La RÉCIPROCITÉ Autant nous devons fonder la légalité d’un État souverain du Québec valide sur la légitimité des voix du peuple souverain du Québec. Autant nous devons appeler le peuple souverain du Québec à se poser comme l’Autorité démocratique suprême depuis 250 confisquée par un État abusif Impérial (...)

    Lire ce commentaire

    Suite

    - L’UNION

    L’Union de toutes les composantes de la mouvance souverainiste, ce que vous souhaitez ;

    - La RÉCIPROCITÉ

    Autant nous devons fonder la légalité d’un État souverain du Québec valide sur la légitimité des voix du peuple souverain du Québec. Autant nous devons appeler le peuple souverain du Québec à se poser comme l’Autorité démocratique suprême depuis 250 confisquée par un État abusif Impérial autocratique dont le Canada actuel n’est qu’un avatar imposé de par la même abusive autorité autocratique qui se Constitue hors les voix souveraines du peuple, par-dessus lui. Il nous faut appeler ce peuple à ce faire en ordonnant, à tous les États quels qu’ils soient et dont les partisans prétendant obtenir l’adhésion libre et démocratique du peuple souverain du Québec, de soumettre nommément à sa souveraine convenance les Actes qui les fondent, les constituent, et gouvernent le gouvernement qui gouverne le peuple.

    Le peuple souverain du Québec sous tutelle monarchique autocratique a reçu l’immense privilège, à l’arraché, d’élire au suffrage universel des propriétaires terriens et foncier ( sans les femmes, ni les locataires ), le gouvernement qui le gouverne. Mais jamais il n’a été appelé à décider de la nature et du sort de l’État et de ses règles qui gouvernent le gouvernement. Cela, c’est Sa Majesté et ses juges de Cour, de surcroît Suprême, nous dit-elle, qui en décide hors les voix souveraines et démocratique du peuple souverain sur son territoire national.

    Cela doit changer. L’Ordre impérial doit être invalidé. Pour que soit rétablie l’Autorité suprême du peuple souverain, contre celle usurpée de l’État canadian.

    Cela rétabli, pourront réciproquement faire des pétitions les partisans de tel ou tel État, devant la présenter à l’Autorité suprême que sera devenu le peuple souverain du Québec sur son territoire national, des propositions qui seront soumises à l’approbation du peuple, désormais paré de la Majesté de son Autorité nouvelle réappropriée, légitimé de disposer de ces propositions à sa convenance et selon son bon plaisir.

    Je prétends que son bon plaisir est de fonder dans l’UNION retrouvée de ses forces démocratiques un État du Québec souverain, capable d’UNION avec toutes les nations de la terre, y compris celles d’Amérique et bien sûr celles du Canada, Premières nations reconnues comprises.

    Les raisons dont vous parlez seront bien utiles aussi quand nous nous serons entendu sur les PRINCIPES que je tente de faire valoir dans Vigile depuis un certain temps, depuis que je les ai exposés dans une Lettre ouverte transmise à un certain et bienvenu Sir Anglais de passage ici l’an dernier...

    JPG - 26.2 ko

    Mot de bienvenue d’un artiste québécois à Sir Paul McCartney - 2008 07 15 - Pdf

    Vigile -2008 08 18-Michel Roberge - Retour sur un détournement de message


  • Que doit-on retenir des propos de Jacques Parizeau ?
    3 juillet 2009, par MichelG

    Le représentant républicain du Texas Ron Paul a diffusé une vidéo et est intervenu sur CNN pour rappeler que le droit de sécession est un droit constitutionnel pour tout État membre de l’Union.

    Selon lui, la question de la sécession du Texas ne pose pas aujourd’hui, mais se posera rapidement lorsque le dollar s’effondrera. Ron Paul, candidat malheureux à l’investiture républicaine en 2008, réagissait aux propos du gouverneur du Texas, Rick Perry.

    Une bonne crise monétaire . Pourquoi pas


  • Que doit-on retenir des propos de Jacques Parizeau ?
    7 juillet 2009, par Duncan Robertson

    Nous, les souverainistes, les nationalistes, les migrants du Canada et d’ailleurs n’avons pas besoin de chercher une crise.

    Nous la vivons depuis longtemps. C’est la crise linguistique.

    Outre le Québec, aucun état developé sur la terre essaie encore de faire perdurer deux forces de travail, dans le même territoire.

    Ici, dans l’ouest du Québec, nos gouvernements, tant nationaux que fédéraux financent la formation du main d’oeuvre dans l’anglais, comme dans le français. Ainsi nous avons créé deux forces de travail, chacune qui a, en principe, le droit de l’emploi de sa langue de travail !

    Ça leur donne plutot le devoir d’être bilingue, voire trilingue, pour faire vivre leurs familles.

    Le fait d’être bilingue ou trilingue n’est nullement garant de la richesse. Montréal, ancien métropole du Canada, en est devenu le plus pauvre !

    Je crois que toute personne qui escamote la necessité d’adresser la réalité de cette crise, qu’il écrit dans Le Devoir comme Michel David ou ailleurs, fait preuve d’une inconscience lamentable.

    Que retenir des propos de l’ancien premier ministre du Québec, Jacques Parizeau ?

    Il fait valoir l’importance pour les souverainistes de s’ouvrir à tous ceux qui ont le Québec dans le coeur.

    Jacques Parizeau nous encourage. Entre nous tous, nous retrouverons ensemble, des nouvelles stratégies et tactiques qui nous amèneront la réalisation de notre beau projet - un pays.

    Le Québec.


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