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| Financement 2008 |
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Interrogée suite aux coupures de 45 millions annoncées par le fédéral dans des programmes qui concernent des projets artistiques présentés à l’étranger ou des projets qui concernent la production en cinéma et en vidéo, la ministre du Patrimoine a invité le gouvernement du Québec à prendre la relève.
Et bien l’Honorable Josée Verner a parfaitement raison. La ministre des Finances du Québec Monique Jérôme-Forget a répondu non un peu trop vite. Elle a un budget de dépenses de programmes de 51.769 milliards de dollars en 2006-2007. Le Québec a les moyens de dépenser environ 25- 30 millions de plus pour les artistes. Au gala des Gémeaux, Jean Charest et Christine St-Pierre ont applaudi quand les artistes ont protesté contre les coupures. Ils étaient donc d’accord pour dire que ces coupures sont inadmissibles. Alors qu’ils soient conséquents au lieu de s’en laver les mains. Qu’ils se comportent comme un vrai gouvernement.
Sur les 45 millions qui concernent tout le Canada, il y a environ 25 millions qui concernent les artistes québécois. Que Québec finance les programmes coupés qui impliquent des artistes québécois qui se démènent pour faire comprendre à tout le monde par des exemples concrets les conséquences négatives de ces coupures. S’il s’agit de se faire valoir à l’étranger, que nos artistes subventionnés par Québec fassent la promotion du Québec à l’étranger. Robert Lepage dont les interventions politiques sont extrêmement rares a déploré les coupures. Il a raison.
Il y a une seule conclusion qui s’impose. Que le gouvernement du Québec prenne ses responsabilités. Il en a les moyens.
Robert Barberis-Gervais, 24 septembre 2008
Parfaitement d’accord avec M. Barberis-Gervais.
Le fédéral a libéré, depuis 2 ans, 2 % de TPS que notre gouvernement très provincial Charest a refusé d’ajouter, en tout ou en partie à la TVQ, pour des raisons électoralistes. On parle ici de milliards de dollars pendant que Mme Jérôme-Forget et M. Charest se disent trop pauvres pour financer un maigre 25 millions de dollars canadiens à nos artistes.
Notre gouvernement Libéral très et trop provincial veut l’autonomie ou la souveraineté culturelle pour la Province de Québec mais demande au fédéral de demeurer dans le financement de la culture. Plus illogique que ça, tu meurs !
Que Québec finance les programmes abolis par le fédéral ne change rien à la mainmise fédérale, au contraire.
Le fédéral agit ou n’agit pas dans le champ des arts et de la culture. Sa mainmise est patente. Son refus de respecter la loi 101 sur le territoire du Québec en est l’une des composante. Le fait qu’il décide unilatéralement de couper des programmes est un fait de mainmise. En proposant que le Québec n’a qu’à assumer la dépense pour faire ce que le fédéral ne veut plus faire, confirme sans aucune sanction le bien fondé de cette mainmise fédérale. Pour la contrer, trois solutions s’offrent à nous
La création de l’État souverain du Québec
Le rapatriement au Québec avec pleine compensation des dépenses fédérales en art et culture. « La souveraineté culturelle » qui ferait de toutes les institutions fédérale en culture des institutions du Québec : Radio-Canada, Téléfilm, CRTC, etc.
La contestation des décisions unilatérales fédérales.
Chacune de ces solutions engagent leurs processus et échéanciers propres, à court, moyen et long terme. À court terme, la contestation des décisions unilatérales n’est pas encore parvenue à son terme. Nous sommes en élection et le résultat à venir pourrait produire des résultats positifs ou négatifs engendrés par cette contestation. Si le Québec annonce qu’il assume seul ce retrait du fédéral, il n’y a plus de contestation, nous retraitons en abandonnant le champ de bataille. Les Conservateurs peuvent faire ce qu’ils veulent... le Québec sera là pour ramasser les pots qu’il aura cassé.
Il est trop tôt pour retraiter nous-mêmes
La bataille est en cours. La mainmise unilatérale fédérale pourrait être invalidée par ce résultat électoral à venir. Les Conservateurs pourraient être contraint de retraiter. Ils pourraient même être battus. Sans parler du fait que le nouveau Parlement pourrait renverser les décisions prises par le gouvernement Conservateur sortant, même dans le cas où les ils forment un nouveau gouvernement. Surtout si cette bataille menée contribue à ce qu’ils n’obtiennent pas ce qu’ils désirent, un gouvernement majoritaire. En retraitant, on ne fait que lui donner raison d’agir à sa guise.
Il faut mener la bataille contre l’unilatéralisme fédéral.
Ce qu’il importe maintenant est de mener la bataille pour renverser cette décision unilatérale. La bataille n’est pas terminée. Elle doit être menée. Le rapatriement au Québec des dépenses fédérales en arts et en culture n’est pas pour demain. En retraitant maintenant, en assumant les conséquences du retrait fédéral avant d’obtenir une entente sur les compensations, on ne fait que justifier le fait que d’autres gestes unilatéraux de retrait ou d’envahissement soient, sans sanction, perpétrés par le fédéral. Si le Québec ne fait qu’assumer seul la dépense, on ne fait que valider la mainmise unilatérale fédérale.
Pour mettre fin à la mainmise fédérale, il faut refuser ses pratiques unilatérales et, par ailleurs, exiger la souveraineté culturelle. Toutes des raisons qui justifient la création de l’État souverain pour que nous soyons maîtres chez nous à tous égards.
MichelG écrit : « pour que cela soit possible il faut que le fédéral laisse tomber des points d’impôts »
Le fédéral a laissé tomber, depuis 2 ans, 2 points de TPS que notre gouvernement Charest-Jérôme-Forget a refusé de ramasser en TVQ, en tout ou en partie. Ce bout là n’est pas la faut du fédéral.

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