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Je suis indépendantiste depuis 45 ans et j’ai toujours voté pour le Parti québécois, pour lequel j’ai donné, comme des milliers d’autres, beaucoup de temps et d’argent de façon désintéressée et dans l’unique but d’avoir un jour un vrai pays qui nous rassemble et qui nous ressemble.
Mais pas cette fois. Et je ne suis pas le seul. Il y en a des dizaines et des centaines de milliers d’autres comme moi. Il y a beaucoup d’indépendatistes qui ont voté pour l’ADQ, Québec solidaire et le Parti vert tandis que d’autres se sont carrément abstenus.
Et le résultat, vous l’avez devant les yeux. Si on calcule le nombre d’abstentionnistes, (28.5%), il y a seulement 19.8% des électeurs inscrits qui ont voté pour le PQ. C’est dramatique et désolant ! Il me semble que, dans ces circonstances, André Boisclair et les décideurs de cette cuvée 2007 du Parti québécois qu’ils ont concoctée doivent tirer les leçons qui s’imposent :
1 - André Boisclair, manifestement ne représente pas le type de leader que les québécois veulent et respectent. Ce type de personnage narcissique, centré sur lui-même, misant sur "l’image médiatique" au détriment du contenu, "superficiel" autant dans sa tenue vestimentaire que dans son discours est un politicien professionnel super adapté incapable de parler au coeur des gens et faisant preuve d’une absence flagrante d’humilité, d’empathie et de chaleur humaine. C’est l’anti-thèse du fondateur du Parti, René Lévesque. Il doit porter sur ses épaules le poids de la déroute de ce parti dans le coeur des québécois et il doit partir et le plus vite sera le mieux. La première raison de l’échec, elle est là.
2 - Sous la gouverne d’André Boisclair, les décideurs du Parti québécois n’ont pas eu le courage de leurs convictions et au lieu de présenter aux québécois un projet de pays et un argumentaire solide et étayé des raisons (urgentes) qui motivent l’accession à l’indépendance, ils se sont concentrés sur un programme de gouvernance "provinciale" dans l’espoir de s’accaparer facilement du pouvoir. On a carrément mis à la poubelle le "projet de pays"concocté par les militants du XVè Congrès et son chapitre 1.2.3 qui exigeait une série de mesures à prendre avant l’élection qui devait porter, selon le programme, justement sur "le projet de pays". A quoi servent les congrès si on peut, du revers de la main, rejeter ce qui a été décidé par les militantes et les militants de la base ? A quoi servent les militantes et les militants de ce parti si on peut leur passer sur le corps aussi facilement sur cette question essentielle qui est au coeur même de l’existence de ce parti ? Poser la question, c’est y répondre. Si on ne respecte les militants, il est normal et naturel que ces derniers désertent lorsqu’il s’agit de travailler comme bénévole ou même d’appuyer le parti.
3 - L’indépendance du Québec, sa nécessité, sa raison d’être, son argumentaire a été la grande absence de cette campagne électorale. Le chef du Parti québécois est incapable lui-même de prononcer le mot, se contenant de répéter comme un mantra, sans grande conviction et à des fins strictement électoralistes, les mots "référendum sur la souveraineté" expression qui réveille dans l’esprit des québécois de douloureux souvenirs. Ce n’est pas tant un parti qui doit être sauvé qu’une vision politique, soit celle de "l’indépendance nationale" de la patrie. Ce n’est pas compliqué. Il faut remiser les mots "souveraineté" et "référendum" au placard pour un bout de temps et radicaliser la lutte par le bon choix des mots et une autre stratégie, pour exorciser la peur.
4 - Si André Boisclair et les décideurs du Parti québécois ne veulent pas comprendre des choses aussi simples, il faudra alors travailler à la construction d’un nouveau parti indépendantiste dont l’unique raison d’être sera l’accession à l’indépendance en présentant au peuple québécois un programme d’État, c’est-à-dire une constitution moderne et progressiste qui sera l.’enjeu des prochaines élections à venir. Il faudra toutefois réfléchir beaucoup sur le type d’organisation qu’il faudra mettre en place et éviter de tomber dans le type de structures lourdes, contrôlantes et autoritaires de ce parti.
5 - Ce qui arrive actuellement est entièrement et totalement la faute aux décideurs du Parti québécois enfermés depuis 1974 dans une démarche référendaire dogmatique et incapables d’en sortir. Si on laisse faire, ils vont finir par étouffer complètement l’idée noble d’indépendance en écoeurant tous les militants qui y croient. Disons le carrément, ce parti est un parti éteignoir et il est à espérer qu’un électrochoc comme celui d’hier pourra le ramener sur la voie du courage, qui n’est pas celle de baisser les bras et de mettre l’indépendance en veilleuse, mais au contraire, de foncer plus que jamais dans cette voie. Le reste, c’est de la petite politicaillerie provincialiste incolore, inodore et sans saveur. Le peuple aime les gens courageux. Pas les carriéristes et les planqués qui accumulent leurs fonds de pension en ayant peur de leur ombre et en étirant le temps de glace au maximum..
6 - L’espoir de ce parti repose peut-être entre les mains des nouvelles recrues indépendantistes comme Bernard Darinville, Pierre Curzi et Lizette Lapointe en espérant qu’ils aient le courage et l’obstination de "brasser la baraque" face aux dinosaures qui sont encore bien en selle.
Pierre Cloutier
"C’est en faisant face à nos peurs et en prenant conscience du pouvoir qui nous habite et nous dépasse que nous pouvons apprendre ce qu’est le courage" Anne Wilson-Schaef
M. Cloutier, je vous trouve particulièrement dur envers M. Boisclair, mais surtout injuste. D’autre part, imputer la responsabilité de la défaite à un seul homme, c’est peut-être pratique et réconfortant, mais je ne crois pas que cela fasse vraiment avancer la réflexion.
Reprenons quelques-uns de vos arguments.
Dire que Boisclair n’a pas de contenu tient du cliché, un cliché qui fut véhiculé dans les premiers temps par les médias, puis repris en chœur par tous le moutons de Panurge. C’est derniers temps, nous avons vu un Boisclair très articulé et incisif.
Vous dites que Boisclair n’est pas le genre de leader que le Québec veut, Je suis bien d’accord avec vous, cependant je le déplore. Car je constate que les Québécois sont infiniment plus sensibles aux propos démagogues. Par là, ils démontre qu’ils n’ont pas de maturité politique et que le vieil adage énoncé par Wilfrid Laurier voulant que les Québécois n’ont pas de penser politique mais seulement des émotions tient toujours la route, malheureusement. Et pour Boisclair, cela est désastreux puisqu’il fait appel à l’intelligence.
Mais lorsque vous versez dans le dénigrement et les attaques personnelles, vous démontrez clairement que votre analyse de la performance de Boisclair n’a rien de logique mais tient de l’émotion, le péché congénital des Québécois. Et c’est bien ce péché qui nous empêche d’accéder à l’indépendance, ne vous en déplaise, et non le charisme déficitaire d’un chef.
Vous dites : « Sous la gouverne d’André Boisclair, les décideurs du Parti québécois n’ont pas eu le courage de leurs convictions et au lieu de présenter aux québécois un projet de pays et un argumentaire solide et étayé des raisons (urgentes) qui motivent l’accession à l’indépendance, ils se sont concentrés sur un programme de gouvernance "provinciale" dans l’espoir de s’accaparer facilement du pouvoir. » Mais, monsieur Cloutier, où étiez- vous ces vingt dernières années ? Ce constat, je le fais depuis P.M. Johnson et ces successeurs (exception de Parizeau).
Ce n’est donc pas Boisclair qui fait problème mais la culture fondamentale du PQ. Vous aurez beau changer de chef tant que vous voudrez.
Vous dites encore : « Si André Boisclair et les décideurs du Parti québécois ne veulent pas comprendre des choses aussi simples, il faudra alors travailler à la construction d’un nouveau parti indépendantiste dont l’unique raison d’être sera l’accession à l’indépendance en présentant au peuple québécois un programme d’État, c’est-à-dire une constitution moderne et progressiste qui sera l’enjeu des prochaines élections à venir ».
Mais, monsieur, ce parti, il existe déjà, il s’appelle Québec solidaire.
Vous dites : « Ce qui arrive actuellement est entièrement et totalement la faute aux décideurs du Parti québécois enfermés depuis 1974 dans une démarche référendaire dogmatique et incapables d’en sortir. »
Non monsieur, la faute première incombe aux militants qui ont toujours donné un chèque en blanc aux dirigeants du PQ, refusant toujours de voir la vérité en face. Pourquoi ? Parce fondamentalement, et probablement très inconsciemment, ils n’ont confiance ni en eux-mêmes, ni en leur option, tant ils sont timorés et velléitaires comme le parti qui les représente. Si les militants ont acceptés d’être des dupes si longtemps, ils n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes et à leurs propres turpitudes.
Boisclair est un homme ayant de grandes qualités, il est le leader moderne que le PQ et le Québec a besoin ; il arrivent peut-être trop tard pour ressusciter ce parti moribond.
28 mars 2007, par Julienne Vigneault
Évitons d’être radical et de se déchirer au PQ. M André Boisclair a mené une très belle campagne, avec vigeur dynamisme courage, affable sympatique et souriant avec le public.Il ne s’est pas laissé démolir par les médias.Il a gagné de l’estime et possède la trempe d’un vrai politicien.On peut tous en être fiers.
Faut-il rappeler que ce sont les membres du parti qui ont élu le chef André Boisclair,parmi des candidats de choix, qui ont participé à la course à la chefferie, et la majorité l’a emporté démocratiquement. La purge a assez duré, il ne s’agit pas de dévorer les chefs, ni non plus de vider le parti de son contenu politique et de ses membres.
Mais attention ! Le déni n’est pas dans l’idée que les québécois ne trouvent pas attirant le projet de souveraineté. Le déni est de ne pas se rendre compte au National du PQ qu’il est déconnecté de la base, et que la Plateforme électorale était faible et manquait de contenu pour l’ensemble des intérêts des québécois. Les éditoriaux l’avaient critiqué dès le départ. Le thème de campagne sur l’Éducation comme principal slogan politique était une erreur, et n’avait rien d’attrayant pour la magorité du peuple québécois, moins intellectuel qu’émotif. Le programme de la campagne du PQ était surtout pauvre sur le plan des symboles et des valeurs québécoises, en évacuant même la culture. Les artistes se sentaient oubliés et cherchaient un parti aux enchères pour les représenter !
Avant la campagne, M Boisclair, avec des accolites, a fait le premier faux pas avec l’histoire du crucifix à l’Assemblée nationale. Il s’est ravisé.Les québécois de toutes allégences politiques ont protesté. La religion est profondément ancré dans nos croyances relieuses et nos valeurs spirituelles historiques et culturelles.
Puis il s’est prononcé par son opposition à l’expulsion d’un groupe sportif d’une jeune islamique qui portait le voile. Le club sportif avait pris sa décision dans ce cas précis. Il fallait respecter leur décision.Il s’est heureusement rattrapé et s’est réveillé juste à temps en demandant au Directeur général de faire respecter la loi électorale de votation sur l’obligation de pouvoir identifier la personne qui vote à visage découvert.
L’ADQ est un parti OPPORTUNISTE, qui manque de vision à long terme.Il a récupéré les symboles et les projets nationalistes du PQ que lui-même a délaissé : une Constitution pour le Québec et un Code de vie de nos valeurs sociales et culturelles traditionnelles profondes de la société québécoise,le thème de la FAMILLE et de la natalité québécoise, et des solutions pragmatiques aux problèmes ethniques des accomodements raisonnables.L’ADQ de Dumont a fait des propositions claires et fermes à cet égard qui ont réveillé la fibre nationaliste des québécois en leur offrant des solutions à ces problèmes.
L’ADQ a aussi réduit son programme électoral à un projet de société basé sur l’individualisme, centré sur la personne, en oubliant le bien commun collectif, et en voulant démolir toutes les structures de l’État et des institutions,dont les commissions scolaires,sur lesquelles sont basées le ’’modèle de la société québécoise’.Ce modèle qui est envié par le reste du Canada anglais, pour notre système d’assurance-maladie, nos services de garderies, nos entreprises d’économie sociales et autres ...
N’oublions pas que Mario Dumont est allé à Toronto dire aux gens d’affaires ontariens que son parti autonomiste ne demande rien au Canada !
Si l’ADQ accédait au pouvoir,les dangers imminants de l’anarchie ne pourraient qu’en résulter. La lutte des classes sociales serait impitayable.Imaginez les pauvres sans filet social,les ’’misérables’’ de Victor Hugo, qui seraient jetés dans la rue et n’aurait d’autre choix que de faire la révolution pour s’en prendre contre les riches qui les opppriment.
L’ADQ est un parti qui a su canaliser les mécontantements des québécois en régions, c’est un courant populiste qui a fait un ras-de marée bleu pâle, en ramassant des faits divers d’actualités pour les exploiter à son avantage.
L’ADQ est un parti qui va profondement à l’encontre des valeurs profondes solidaires et sociales-démocrates du PQ, mais aussi des citoyens québécois.
Mais, ne vous y trompez pas, plusieurs électeurs qui ont voté ADQ ne sont pas tous Adéquistes dans l’âme, et ne sont pas si éloignés des valeurs et des aspirations des membres du parti québécois.
Pour le PQ, c’est la stratégie et le contenu de la plateforme qui a fait défaut dans cette campagne. Les électeurs vont rentrer au bercail du PQ se le parti retrouve son âme, reprend son bon sens et revient au Programme initial, autour de la famille et des valeurs profondes québécoises des régions du Québec.
Le PQ essuie les écueils qui sont les conséquences directes des RÉFORMES dures que les chefs, Bouchard, Bernard Landry,et Pauline Marois, aussi bien intentionnés qu’ils soient, ont fait subir par des décisions tantôt courageuses mais malheureusement qui s’avérèrent parfois désastreuses sur la population. Le Déficit ZÉRO, le virage ambulatoire,la mise à la retraite des médecins et infirmières, la rationalisation des étudiants en médecine, les fusions municipales contestées, puis l’échec de la réforme scolaire avec le bulletin d’évaluation des lettres. Toutes ces réformes indésirables furent nuisibles au parti.
Le PQ,dans ses efforts d’intégrité et de rigeur, a eu la vie dure et doit maintenant assumer les conséquences de ses décisions politiques qui ne furent pas toujours les plus réussies.
Il faut maintenant trouver des moyens plus séduisants et agréables de faire plaisir au peuple.Car en bout du compte ce sont les citoyens du peuple qui vont voter pour élire un parti au pouvoir.
L’erreur monumentale serait de continuer dans la lancée de Bouchard pas plus lucide que solidaire. On voit clairement que le ROUGE libéral sur la carte électorale 2007 est l’argent des anglophones et des votes ethniques.L’erreur capitale serait de donner une orientation de droite au PQ. Au contaire,il faut que le PQ soit plus social que démocrate,et qu’il offre un projet de PAYS rassembleur des factions de gauche et de la droite pour tous les québécois. Sinon,au PQ ce sera l’hémoragie fatale.
Pierre Bourgault croyait que c’était la mort annoncée du PQ s’il oublait son âme nationaliste. Il a dit avant de mourir ’’Donnez-lui des ailes’’.
Monsieur Cloutier
Je partage entièrement votre analyse. Ceux ou celles qui ont suivi la conférence de presse de monsieur Boisclair - au lendemain de l’élection - comprendront. Réécoutez si cela est possible l’allocution et les réponses de monsieur Boisclair. Navrantes. Le narcissisme à la puissance 10.
Pierre R. Chantelois
Quand Pierre-Marc Johnson a voulu "réformer" le Parti québécois en 1985 pour en faire un parti "affirmationiste" comme André Boisclair se prépare à le faire, il s’est fait rappeler à l’ordre et a dû démissionner pour être remplacer par Jacques Parizeau qui a failli nous amener au pays par son courage et son obstination à le faire.
Je doute fort que la compagne de vie de Parizeau, Lizette Lapointe, et les nouveaux venus indépendantistes comme Bernard Drainville et Pierre Curzi acceptent de mettre la souveraineté en veilleuse et "provincialiser" le parti pour permettre à André Boisclair de devenir premier ministre de la "province de Québec".
On n’a pas besoin d’un politicien professionnel pour nous amener au pays. On n’a pas besoin d’un chef de parti, autoritaire, contrôlant et paternaliste, mais d’un leader qui trace la voie à suivre.
Boisclair n’a jamais fait et ne fera jamais l’indépendance du Québéc sa priorité. Sa grande priorité, c’est lui et sa carrière de parlementaire et jamais il ne lui viendra à l’idée de mettre son siège en jeu pour l’indépendance de sa patrie.
S’il reste, Boisclair va faire sauter le Parti québécois et ses meilleurs éléments vont partir.
S’il reste, je prévois la création d’un véritable parti indépendantiste dans les prochaines années, assez pour présenter des candidats aux prochaines élections.
Pas vrai que Québec solidaire est un parti indépendantiste. C’est un parti de gauche qui met son programme social en avant de tout, y compris avant l’indépendance.
Comme indépendantiste, je me fous de la gouvernance provinciale. Cela m’ennuie.
C’est le contenant, c’est-à-dire le contexte constitutionnel qu’il faut changer. Le contenu dépendra des différents partis qui s’affronteront dans un Québec indépendant.
Je vais toujours combattre Boisclair où qu’il sera. De toute façon, c’est pas lui qui va nous amener à l’indépendance. Dumont le fera probablement avant lui, s’il sent la pression populaire.
Boisclair ne fera jamais l’indépendance du Québec. Il a trop peur du mot.
Pierre Cloutier
L’élection de lundi était une provinciale et la majorité des électeurs ont fait un choix en fonction de ce que cette élection pouvait leur données à court terme. Mario Dumont a gagné chez les francophones avec des promesses fameuses. Ma blonde était bien tanté par les promesses à Mario. Est-ce qu’il faudrait faire de même ? Non. André Boisclair a fait le bon choix pour sa crédibilité et la crédibilité du parti Québécois à long terme.
Peu importe le chef, la souveraineté c’est une question de confiance, c’est pas une question d’argumentaire à ce point ci. Ça nous prend un chef en qui une majorité de Québécois a confiance. Un porteur de ballon dont on reconnait le talent pour l’avoir vu jouer. Mais ça prend du temps développer un lien de confiance. On a vu Boisclair jouer un peu en campagne électoral et il a été bon. Si on n’a pas un chef qui inspire confiance, alors on ne peut pas se lancer dans l’aventure référendaire. Cependant, il ne faut pas lancé le bébé avec l’eau du bain, Boisclair on a besoin qu’il reste, comme Landry et Marois aurait été utile dans l’équipe.
Je penses que Boisclair devrait nous inviter à une nouvelle course à la chefferie, plutôt que d’affronter un vote de confiance. Mais il y a une chose importante, c’est qu’il faut que les règles soient changées pour réduire les candidats rapidement à au plus 4. Pour que la course soit l’occasion de mieux les connaître qu’à la dernière. À la dernière quels était les 4 bons ? Boisclair, Marois, Bernard, Legendre.
Moi, je veux aussi que l’objectif premier du parti soit de formé le gouvernement. Pendant, qu’on n’y est pas, Charest avance ses pions pour faire reculer la souveraineté. C’est pourquoi c’est d’une importance stratégique primordiale de prendre le pouvoir quand on le peut, toujours en construisant notre crédibilité. Notre objectif doit rester de faire un pays, mais pour les moyens on peut-être plus imaginatifs et opportunistes, mais évitons les ponts brulés comme promettre encore une fois le tenu d’un référendum coûte que coûte. Tous le monde que je connais en sont traumatisés, par la démagogie fédéraliste, mais traumatisés quand même.
Je ne suis pas d’accord avec l’Antihéros québécois pour fermer aussi prestement la porte à des candidat(e)s intelligent(e)s et convaincu(e)s, mais qui ont délibérément été ignorés ou marginalisés par Gesca et les autres médias fédéralistes pour des raisons évidentes : pouvait-on faire la promotion d’aspirant(e)s capables d’un examen vraiment critique des actions du Parti Québécois et qui ne pouvaient être accusé(e)s de complaisance parce qu’ils ont refusé d’endosser celles-ci ?
À celles et ceux qui ont la mémoire courte, les médias ont tôt fait de propulser André Boisclair comme grand favori (Paul Desmarais ayant même souligné "bien aimer le jeune Boisclair" !) face à la mal-aimée Pauline Marois (parlant également la langue de bois et pointée du doigt pour la démission-surprise de Bernard Landry). Pour agrémenter le tout, on a bien daigné accorder des entrefilets à Louis Bernard (sans souligner l’appui de celui-ci au "beau risque" de Lévesque en 1984 ainsi qu’au désastreux "budget de l’An 1" que le PQ a forcé Jacques Parizeau à défendre en débat contre Raymond Garneau du PLQ peu avant l’élection de 1973) ainsi qu’au sympathique (mais ministre junior) Richard Legendre.
À l’opposé, on a tôt fait de marginaliser les Jean-Claude St-André (seul défenseur de l’approche stratégique de Robert Laplante pour faire l’indépendance du Québec, endossée par son prédécesseur et mentor, Jacques Parizeau), Pierre Dubuc (représentant l’aile sociale-démocrate qui a traditionnellement toujours porté le flambeau de l’idée d’indépendance) et Gilbert Paquette (ex-ministre de la technologie et de l’industrie qui a démissionné en même temps que Parizeau pour s’opposer au "beau risque" de 1984). Au contraire, on les a placés délibérément, lorsqu’on daignait leur accorder quelques lignes, sur le même pied que Jean Ouimet (ex-chef du Parti Vert du Québec, très marginal avant son passage au PQ en 1995) ou Ghislain Lebel (que Gilles Duceppe avait expulsé du Bloc Québécois pour son opposition à l’entente de "la Paix des Braves" entre le gouvernement péquiste et la nation Crie). Résultat : les membres du PQ et la population étaient abreuvés de désinformation montrant DEUX courses à la direction : la VRAIE, la SÉRIEUSE avec les 2, 3 ou 4 favori(e)s des fédéralistes (qu’il leur était facile de faire passer comme des "sommités" ou des "poids lourds") et "L’AUTRE", celle des 5 autres "candidats plus marginaux" (qu’on présentait à toutes fins pratiques comme figurants dans la course). La conséquence ? La course a évacué à peu près tout débat sérieux d’idées et a mis davantage l’emphase sur L’IMAGE, tout comme s’il s’était agi d’une convention américaine. À ce jeu, la "jeunesse", l’image de "réussite" et le gros diplôme de Harvard d’André Boisclair ne pouvaient être plus vendeurs pour un parti désespérément en quête de "renouveau des idées" (Boisclair avait pourtant 39 ans et était en politique depuis 1989 contre 43 ans et 1996 pour St-André) qu’on se plaisait à qualifier de "parti d’une seule génération".
Lundi soir dernier, on constate que l’ADQ balaye le Québec francophone avec de parfait(e)s inconnu(e)s et néophytes en politique recruté(e)s à la dernière minute, souvent même pas rencontré(e)s par les candidat(e)s des autres partis, et que leur chef est contraint de reprendre ou de bâillonner ! Avec, par surcroît, un programme populiste et irréaliste, qu’à cela ne tienne ! Les électeurs ont démontré qu’ils préfèrent les chefs qui se tiennent debout et leur disent les vraies choses dans des termes qu’ils comprennent plutôt que des "premiers de classe" ou des "has been" qui prennent les électeurs comme des convertis à la cause.
Mario Dumont est bien capable de tenir Jean Charest à l’oeil dans ses tractations à venir avec un éventuel gouvernement conservateur majoritaire et André Boisclair nous a assez cassé(e)s les oreilles avec son référendum bâclé et sans substance. Prenons donc le temps de bien faire les choses et - SURTOUT - nos devoirs, POUR LE VRAI cette fois, et dans une optique transcendant les considérations électoralistes. N’ayez crainte : ce n’est ni Harper, ni Dumont qui chercheront à nous submerger de "votes ethniques" d’ici la prochaine élection ! Un peu de recul, d’honnêteté et d’objectivité s’il vous plaît !
Lettre ouverte au Parti Québécois et a André Boiclair
Le programme du PQ a été élaboré par des stratèges intellos qui se gargarisent de formulations étriquées pour nous anesthésier la conscience, la vrai solution redeviens l’élection référendaire dès maintenant et de toute urgence, surtout avec Mario Dumont qui veut soudainement rouvrir 1982.
J’ai toujours été un militant de la souveraineté et j’ai toujours cru que le PQ était le seul véhicule qui était pour nous y mener, mais là, à la lecture des résultats de la dernière élection, il est clair que quelque chose a déraper dangeureusement de la trajectoire indépendantiste, la soi disante ouverture du fédéralisme Canadien fait mal a l’option, ainsi que le chef du PQ qui a fait des gaffes majeures qui n’ont pas aidé non plus, mais cela peut passer encore, là où le bat blesse véritablement, c’est cette irrésistible propension a agir comme si Boisclair seul savait ce qu’est la vérité absolue et tout ça, dans le dogme du croit où meurs. Ça suffit André, tu doit comprendre que les résultats électorales sont tes propres résultats comme chef du Parti et qu’il ne sert a rien de t’incruster à la tête du PQ, tu es invendable en région à part les quelques îlots qui sont restés fidèles au PQ, tu sembles ne pas comprendre que ton ivresse du pouvoir est chose du passé et que tu ne deviendras jamais Premier Ministre, le fait d’essayer de faire passer l’échec des élections sur le dos des autres ne fera que fractionner d’avantage le vote souverainiste, tu sembles vouloir tenter de reporter l’indépendance aux calendes grecs, en voulant tout d’abord faire élire un bon gouvernement.
Mais ça, ça ne fonctionne pas, cela a déjà été essayé par des meilleurs que toi qui avaient d’ailleurs beaucoup plus de charisme que toi. On dirait que ta garde rapprochée est constituée de petits carriéristes qui se sont jurés de sauvegarder ta position coûte que coûte, il est vrai que par le passé tu as rendu de fiers services comme député et comme ministre, mais tout ça est terminé, il est l’heure pour toi de passé a autre chose, sinon, je vais te dire ce qui va se passer exactement, premièrement, je vais prendre l’autre véhicule qui me semble le plus pertinent pour accéder à la souveraineté, c’est-à-dire Québec Solidaire et crois moi sincérement, je ne reviendrai pas en arrière tant et aussi longtemps que tu vas t’accrocher à ton poste et je ne serai certainement pas le seul a faire ça, deuxièmement, tu vas tomber tellement bas dans les sondages que tu te feras expulser du PQ avec la honte d’avoir échouer lamentablement sur toute la ligne, je ne te souhaite pas cette humiliation.
Je me souviens d’avoir vu le général De Gaulle au coin de Pie-1X et Sherbrooke à l’âge de 6 ans, d’avoir vu René Lévesque en Décembre 1970 devant la prison de Parthenais pour la libération des prisonniers politiques, d’avoir participé de près où de loin a chaque élection provinçiale pour le PQ et fédérale pour le Bloc, de très près aux 2 référendums, alors ne me parle pas de militantisme désintéressé, car je crois toujours fermement à l’indépendance, mais ce n’est certainement pas toi qui va nous y mener comme chef.
Tu as mené une bonne campagne électorale, tu as fait un bon débat des chefs, mais ça n’a pas suffit, alors tires tes propres conclusions, même si tes proches conseillers tentent de te retenir, car sinon tu assisteras bientôt a une autre désertion massive des membres du PQ et tu seras le seul responsable de la mort de ce parti.
Souverainement vôtre

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