Le chef de l’opposition officielle, Mario Dumont, estime aujourd’hui que le Québec ne devrait pas admettre chaque année plus d’immigrants que les 45 000 qu’il accueillera en 2007. Mais telle ne fut pas toujours la position de l’ADQ. Voici ce que disait à ce sujet la plate-forme électorale du parti, adoptée en mars 2003 :
" Accueillir plus d’immigrants
Dans un contexte où les pénuries de main-d’oeuvre seront plus nombreuses et persistantes, le Québec aura avantage à accueillir plus d’immigrants, tout en renouvelant son effort pour qu’ils puissent vivre et travailler en français. Ayons confiance en notre capacité d’intégration : les immigrants qui choisissent le Québec savent qu’il s’agit d’une société francophone.
Un gouvernement de l’ADQ proposera, à l’occasion de la prochaine consultation publique portant sur la planification triennale des niveaux d’immigration, de rehausser progressivement les niveaux annuels d’immigration. "
Il faut savoir qu’à l’époque, le gouvernement du Québec s’était déjà fixé comme objectif d’accueillir entre 40 000 et 45 000 immigrants en 2003. L’ADQ souhaitait donc que ce seuil soit à nouveau augmenté au cours des années suivantes, au-delà de 45 000. Quatre ans plus tard, alors que le nombre de nouveaux arrivants reste en-deça du niveau visé (44 686 en 2006), M. Dumont juge qu’ouvrir la porte plus grande pourrait entraîner la formation de "ghettos". Qu’est-ce qui a fait changer d’idée les adéquistes ? Ne se préoccupent-ils plus des "pénuries de main-d’oeuvre plus nombreuses et persistantes" ?


