C’est pas le procès de Pauline qu’il faut faire, c’est le procès du PQ. Pauline est une brave matante, au talent limité, au charisme inexistant, qui a donné son 110%. Ce n’est pas sa défaite, c’est la défaite d’un parti qui s’est fait harakiri, qui a tué la cause à force de la cacher. Le PQ doit être refait au complet ; un lifting de la tête aux pieds.
Partis avec le tiers-monde dans les années 60, on se retrouve tout nus 40 ans plus tard. L’Algérie libre oui. Le Bengladesh libre oui. L’Érythrée libre oui. Mais pas les Tremblay d’Amérique.
Le communisme s’est effondré et les peuples de l’Est ont retrouvé leur liberté. L’Estonie libre lui, la Slovaquie libre lui. Même le Kosovo libre. Mais pas le Québec. Nous, on est condamné à vie au Canada, accroché aux Rocheuses et aux Chutes du Niagara.
On fond dans le Canada à moins de 22%, on fond dans le Québec à moins de 80%, on fond sur la grande Ile à moins de 50%, mais l’indépendance nationale c’est pas pour nous. Les baleines, oui. Les ours polaires, oui. Nous, non.
La cause végète à 30 quelque pourcent dans les sondages. Duceppe n’a pas prononcé le mot souveraineté une seule fois dans les débats télévisés. Pauline a caché la souveraineté pour nous parler garderies et médecine familiale. La p’tite vie de la vie provinciale. Le PQ, c’est 40 ans d’échec.
Qu’est-ce qui n’a pas marché ?
D’abord le projet d’association scandinave du Père fondateur, une patente à gosses reprise par Bouchard en 1995. Une béquille que la cause traine depuis 40 ans. On se sépare, mais on se sépare pas. Pire, on se remarie avec le Canada !! Est-ce que l’Algérie s’est réassociée à la France ? Est-ce que les pays baltes se sont réassociés à la Russie ? Plus fou que ça tu meurs. Des années et des années à s’astiner sur le trait-d’union. Des décennies à taponer sur les référendums et LA question à poser. Une incroyable masturbation intellectuelle.
Mais surtout, la pire erreur de toutes : on a refusé de parler de la cause. On en a parlé à deux reprises en 40 ans ! 6 mois en 79-80 et neuf mois en 95. Le reste du temps, on a parlé politique provinciale ! 40 années de niaisage. Le PQ aura été LA grande déception de la politique au Québec. Un flop monumental, une catastrophe pour notre peuple qui aura été trahi par le véhicule qui devait enfin le libérer. C’est le procès de ce parti qu’il faut faire. Pas celui de la pauvre Pauline
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