La MRC du Haut-Richelieu vient de recevoir une véritable gifle de la part du gouvernement Charest, lui qui s’était présenté comme le champion des régions.
La MRC avait adopté un nouveau règlement de contrôle intérimaire (RCI) pour encadrer les éoliennes géantes que Québec s’entête à vouloir planter partout malgré l’avis contraire d’Hydro-Québec, des économistes, d’un nombre grandissant d’écologistes et de plus en plus de citoyens.
Elle s’était inspirée, pour ce faire, des conclusions du BAPE lorsque celui-ci s’était penché sur le projet d’une centrale éolienne à Saint-Valentin.
Le BAPE était arrivé à la conclusion que les dangers pour la santé de la population et de la faune, bref que l’ensemble des inconvénients du projet réduisaient à néant tout intérêt pour la chose ; il avait donc recommandé le rejet du projet, avis qui fut suivi par le gouvernement tant le dossier à charge était probant.
Cela semble avoir ouvert les yeux de plusieurs élus qui avaient tendance jusque là à classer les opposants aux éoliennes dans la désagréable catégorie des empêcheurs de tourner en rond.
Dorénavant éclairés sur les dangers réels de cette industrie qui ne vit – grassement – que de subventions à perte, les élus de la MRC ont voulu doter le territoire, sa population, ses attraits, ses paysages, sa faune et sa flore d’une réelle protection contre les menaces des aérogénérateurs géants.
Ce sont ces protections que Québec vient de bloquer : il préfère flatter les multinationales étrangères plutôt que de protéger les citoyens et leurs intérêts.
Le groupe LE VENT TOURNE – qui a participé à la bataille de Saint-Valentin – dénonce avec la plus vive énergie le geste insultant et inapproprié du gouvernement Charest et en demande le rappel immédiat.
Blogue : http://le-vent-tourne.blogspot.com/
