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Dans sa pub pré-électorale, qui est en fait une pub électorale, Jean-Pierre Blackburn, entouré de Stephen Harper et de ses autres yesmen au Québec, soutient que "le Québec a maintenant un siège à l’UNESCO". Est-ce qu’on pourrait connaitre le nom de l’ambassadeur du Québec à l’UNESCO svp ?
Il s’agit d’un mensonge évidemment. Tout ce que le Québec a obtenu c’est un fonctionnaire pour représenter le point de vue du Gouvernement du Québec AU SEIN de la délégation du Canada à l’UNESCO. Le Québec n’a aucun siège à l’UNESCO ; il s’agit donc d’un mensonge. Mensonge que l’on matraque à toutes les heures à la tivi.
Le fédéralisme canadien est lui-même un tissus de mensonges. Il n’y a qu’à voir l’entrée du Québec, de force, dans l’union des Haut et Bas Canada, à la suite de la recommandation de Durham, si je ne m’abuse, pour minoriser les francophones à un nombre de représentants égal à celui des anglais moins nombreux.
Mensonges des conscriptions militaires, mensonge de la Confédération, à sa fondation de Charlottetown comme à son rapatriement en 1982, unilatéralement, mensonge du 300ième de Québec, usurpé comme cette année par le GG Earl Grey qui a paradé des navires de guerre britanniques sur le fleuve pour mater les français résistants à la guerre des Boers. Mensonges contre le Qc en octobre 1970. Mensonge aux référendums, aux commandites, à la défense minable de 101. Mensonge sur la prétendue faiblesse des Québécois à conduire le propre pays et aux sports olympiques puisque sans le Québec, le Canada ne remporterait que la moitié des médailles.
Quelle est donc la rationnelle de notre peuple pour ne pas se tenir uni en toute circonstance et expulser le Canada de notre territoire sans ménagement ?
Merci d’avoir attiré notre attention sur cela, et d’avoir dit quelle était la vérité sur ce point, monsieur Noël !
Oui, c’est un vulgaire mensonge... mais entre nous, ce n’est pas la première fois que le gouvernement canadien ment au peuple québécois, n’est-ce pas ?
Jean-François
Québec
Le Devoir a publié la lettre hier. http://www.ledevoir.com/2008/09/05/204008.html
Ce matin, Michel David en parle
http://www.ledevoir.com/2008/09/06/204225.html "Quant au « siège » à l’UNESCO, dont se gargarise Jean-Pierre Blackburn, il se limite à la présence d’un fonctionnaire québécois au sein de la délégation canadienne."
Mais 4 jours plus tard, le Bloc dort toujours au gaz. J’attends toujouts la sortie de Ti-Gilles contre Blackburn !
Bon Dieu que ce monde-là dort au gaz. On sent la fatigue au Bloc. Y’ont plus d’appétit. Y sent vont à l’abatoir.
Le mouvement souverainiste a besoin de relève. Or y’en a pas. Les jeunes tripent environnement, veulent sauver la planète plutot que leur tribu. Ou sont à droite (dans le grand Québec). Peu de jeunes coqs capables de porter le flambeau. SOS Tremblay d’Amérique. On est en péril.
Monsieur Noël,
Pour faire suite à votre toute dernière intervention, en rapport avec la question de cette publicité trompeuse, je voudrais dire ceci :
Vous voyez, je ne sais trop quelle serait la cause de cela, mais on dirait que nous, Québécois, n’avons pas l’instinct de survie, comme peuple. Les jeunes qui "trippent" environnement, comme vous dites, ils veulent par exemple, protéger les espèces en voie de disparition. Et je suis à 100% d’accord ! Cette cause me tient à coeur, croyez moi ! Sauf que là, si l’on fait des projections... c’est NOTRE ESPÈCE, QUÉBÉCOISE de souche , qui est en voie de disparition ! Pourquoi font-ils comme si cette question n’était d’aucun intérêt ?!?
Aussi, depuis quand le fait d’avoir des convictions d’ordre écologiste ou environementaliste, et le fait d’être souverainiste, sont-ils devenus deux choses réciproquement exclusives ?!?
Mais, ici, si un indépendantiste un peu trop nationaliste ou ethno-centriste, au goût de certains de nos compatriotes, montre un peu les dents, dit qu’il ne veut pas voir son peuple disparaître, il risque de se faire dire, "ben non, tu peux pas dire ça, c’est raciste, bla-bla-bla"...
Par ailleurs, je dirais que le mouvement indépendantiste a peut-être été dilué, au contact d’une certaine "gauche" caviar montréalaise... Vous savez, du genre à évoquer des raisons purement économiques ou fiscales pour faire l’indépendance.
J’aurais envie de dire aux représentans de cette "gauche"-là de laisser plus de place aux éléments plus directs, plus radicaux, du mouvement indépendantiste. Nous sommes là, mais nous avons l’impression qu’il nous faut nous battre non seulement contre les "fédérastes", mais aussi contre ceux des éléments séparatistes qui sont pleurnichards et hésitants. Ceux du genre à "s’enfarger" dans les fleurs du tapis... Ceux par exemple, des contributeurs qui veulent jouer les censeurs sur Vigile ; ou ceux qui veulent parler d’une "nouvelle confédération" pour le Québec et le Rest of Canada (comme s’ils allaient nécéssairement collaborer de bonne foi), etc...
Très juste. La dérive est arrivée dans les années 90 avec la guerre en Bosnie. Le nationalisme ethnique est devenu une tare honteuse qu’il fallait cacher à tout prix. Alors on s’est mis à faire dans le nationalime civique. "Est québécois qui vit au Québec", qu’on nous matraque depuis. Le hic, c’est qu’il n’y a jamais eu de retour d’ascenseur, l’immense majorité des minorités ne s’identifiant pas du tout comme Québécois, le PQ se retrouvant gros cocu de l’opération.
Et depuis le début du siècle, c’est l’ouragan vert. Tout tout tout est rendu vert. Pas une seule journée, pas un seul politicien qui ne parle pas vert. La jeune génération a le cerveau lessivé par la verdure. On leur a enseigné que la planète était menacée, que les glaciers au nord fondaient à vue d’oeil, et que si on faisait rien (lire suivre l’Évangile vert) on allait bientot être submergé par l’eau salée. La sauvegarde des gros nounours blancs en haut passe avant celle des Tremblay d’Amérique ici bas. Plus fou, tu meurs. Et c’est de notre faute, nous "les vieux", nous les souverainistes parce qu’on a retraité, parce qu’on a laissé Lulu enterrer la souveraineté et les verts prendre le contrôle de l’agenda.
Souvenez-vous du "Tout le monde en parle" où il était question du manuel d’enseignement de l’histoire du Québec avec un léger biais souverainiste. Doux Jésus ! Patrick Huard étant sans connaissance. Pas question que sa pauvre petite fille subisse pareil lavage de cerveau !!!!! Et qu’est-ce qu’on enseigne dans les écoles de George Bush ? En Israel ? En Chine ? Que les nounours sont menacés au nord et qu’il faudrait rouler en métro ? Ou l’histoire nationale, glorifiée au cube ?
J’arrête ici, chaque fois que j’en parle, je deviens émotif.
Monsieur Noel,
Je vous remercie de m’avoir offert cet éclairage, sur la "dérive" en question. Je crois que vous avez bien raison.
Mais maintenant, si je puis tenter de faire un lien avec un élément de mon intervention précédente, je dirais ceci : c’est vrai qu’il n’y a pas eu, depuis l’époque de la guerre en Bosnie (avec l’effet qu’on sait sur le concept de nationalisme) le retour normal d’ascenseur qu’on aurait dû voir se produire... ou ici, du moins.
C’est sûr qu’il est bien possible que cet épisode de l’histoire de l’Europe, dans les années 1990, ait laissé certaines séquelles sur le concept de nationalisme, dans le monde occidental tout entier. Cependant, je pense qu’il y a des endroits, des milieux, ou les dites séquelles ont emprunté des formes particulières...
Ce que je veux dire, en fait, c’est qu’ici, déjà, le Canada anglais nous conditionne à passer notre temps à nous excuser d’être qui nous sommes, on dirait. Cela créait au départ, un terrain très particulier où l’effet anti-nationaliste allait se faire sentir ; et de manière plus prolongée qu’ailleurs, je suppose.
Il est plus que temps, que se fasse le fameux retour d’ascenseur. Surtout en période où le taux de natalité est bas, et que John James Charest veut augmenter l’immigration (alors que la capacité d’intégration des nouveaux arrivants a été atteinte)...
Je me permettrais de conclure comme suit : le monde a changé, BEAUCOUP changé, depuis la décennie 90. Notamment, à cause du 11 septembre 2001.
Et quand on s’y arrête, les victimes des forces armées serbes étaient, de façon assez générale... des musulmans. Des musulmans européens, de souche slave, j’en conviens ; mais des musulmans (je ne croirais pas avoir besoin de démontrer à quel point cela est une composante centrale de leur identité pour nombre d’entre eux)...
Le contexte, ça compte : si la guerre civile de l’ex-Yougoslavie avait débuté, pas vers 1993, mais au début de 2002, disons. Peu de temps après la destruction du World Trade Center... à quoi aurait ressemblé l’opinion publique, à ce moment-là ?
La perspective aurait été différente, hein ? Je me demande même si, au lieu d’envoyer sur place des force pour stabiliser la région, et refouler les Serbes... si les Américains, ou du moins leur chef, Monsieur "W", n’aurait (-aient) pas envoyé les Marines et des escadrilles d’avions pour aider les Serbes à expulser tous les musulmans, de souche croate, albanaise ou autre, de leur territoire et des environs !?! On parie ?
Voici comment on adhère à l’UNESCO. Soit en étant souverain et membre des NU. Ou soit en étant accepté par les deux-tiers des pays membres. Il va de soit que le Québec ne fait pas parti des deux cas. Mais on voit qu’il pourrait devenir membre s’il présentait sa candidature et si les deux-tiers l’acceptaient. Mais on est loin de ça avec Jean Charest et Stephen Harper. Bref, Blackurn a dit une énormité.
http://portal.unesco.org/fr/ev.php-URL_ID=35199&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html L’adhésion à l’UNESCO est régie par les Articles II et XV de sa Constitution et par les articles 98 à 101 du Règlement intérieur de la Conférence générale (voir les Textes fondamentaux). Les États membres de l’Organisation des Nations Unies possèdent le droit de faire partie de l’UNESCO. Les États non membres de l’ONU peuvent être admis comme membres de l’UNESCO, sur recommandation du Conseil exécutif, par la Conférence générale votant à la majorité des deux tiers.
Les territoires ou groupes de territoires qui n’assument pas eux-mêmes la responsabilité de la conduite de leurs relations extérieures peuvent être admis comme Membres associés. Leur admission et la nature et l’étendue des droits et des obligations des Membres associés seront déterminées par la Conférence générale (voir 6C/Résolution 41.2 et Textes fondamentaux).

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