Daniel Sénéchal a écrit un article intitulé : Parizeau, le PQ et les autres. Voici sa conclusion :
“Avant de conclure, je suggère à Louis Bernard de méditer l’extrait suivant du discours de M. Parizeau : « Il n’y pas de raison non plus d’avoir honte de dire : « on pense qu’une élection référendaire suffirait. » Ce sont deux thèses qui s’affrontent depuis très longtemps. Pour ne rien vous cacher, au congrès de 1974, ça fait donc trente cinq ans, je dirigeais, j’avais l’honneur de diriger ceux qui pensaient que le Québec étant entré dans la confédération sur un vote de ses députés, pourrait en sortir sur un vote de ses députés. N’applaudissez pas, on a été battu… Et c’est là qu’on a accepté que ça se ferait par un référendum. Moi je suis bon soldat, la démocratie a joué. Et non seulement je suis rentré dans le rang, mais j’en ai même fait un, référendum. »
La première fois que j’ai vu l’expression “élection décisionnelle” c’est lors de la publication d’un texte récent de René Marcel Sauvé : “L’élection décisionnelle de Claude Bariteau.”
J’ai trouvé ça génial parce que l’expression “élection référendaire” ne me convenait pas. Election référendaire semble vouloir dire que l’élection a le même effet qu’un référendum. Je préfère “élection décisionnelle” qui veut dire que les Québécois lors d’une élection sont appelés à accepter l’option souverainiste en votant pour un candidat du Parti québécois.
Ce qui donne le mandat au gouvernement du Parti québécois de réaliser la souveraineté. Je me suis inspiré du texte de René Marcel Sauvé en utilisant l’expression “élection décisionnelle” Luc Archambault a écrit en commentaire au texte de Sauvé : “Félicitations pour votre action et pour votre texte. Election décisionnelle : J’adhère tout à fait à ce que vous écrivez.”
Autre texte de René-Marcel Sauvé : “Ne dites plus de stupidités” dont je m’inspire. “Premier objectif stratégique : l’élection décisionnelle. Deuxième prise de contrôle : les communications. 3- un référendum sur une constitution”
Commentaire de Luc Archambault : “J’endosse globalement ce texte.”
Or dans ses répliques à mon texte : “Ma position sur le plan Marois”, Luc Archambault écrit : “une élection suivie d‘un référendum n’est pas une élection décisionnelle” , citation qui est de lui et qu’il met à côté de mon nom dans l’article suivant : "Le Plan-Marois VS "Programme commun de souveraineté - Une élection suivie d’un référendum, n’est pas une élection décisionnelle" - Robert Barberis-Gervais - Énoncer = OUI - Dénoncer = NON Énoncer ce que nous voulons = Programme commun de souveraineté Luc Archambault 20 juin 2009 24 visites
J’ai hésité à répondre car j’approuve l’action de l’artiste de Québec. Mais là je crois qu’il se contredit dans son texte :
Robert Barderis-Gervais - Le Plan-Marois VS Programme commun de souveraineté Une élection suivie d’un référendum, n’est pas une élection décisionnelle Luc Archambault 19 juin 2009 65 visites
Si j’étais professeur de science politique et que je voulais soumettre un élève brillant à une épreuve “décisive”, je lui demanderais de faire la synthèse des vingt-cinq dernières “longues” interventions de Luc Archambault (textes ou commentaires). Je crois que cet élève se demanderait ce qu’il avait pu faire pour “mériter” cette épreuve. Comme je serais impliqué dans ce sujet d’examen, je crois que ma dernière intervention l’obligerait à lire (parmi les 145 textes sur Vigile plus commentaires) ce que j’ai écrit sur l’étapisme, et Claude Morin et “Comment se fera l’indépendance”. Il faudrait aussi qu’il lise “Ils sont fous ces libéraux”, “Les Illusions du pouvoir” mais aussi de Claude Bariteau, ses articles sur Vigile et son livre : “Pour sortir de l’impasse référendaire” ainsi que le livre de Pierre Dubuc : “Une autre histoire de l’indépendance”. Je crois qu’il lui faudrait lire aussi des articles de Jean-Claude Pomerleau et peut-être aussi de Raymond Poulin. Bonne chance.
Si Luc Archambault me répond et je suis sûr qu’il le fera, je ne suis pas certain que j’aurai la patience de lui expliquer pourquoi ce qu’il a considéré comme “faux” dans ma “Prise de position sur le Plan Marois” le met en contradiction avec les commentaires élogieux qu’il a faits des textes de René-Marcel Sauvé.
Prenons une bière à l’occasion de la Fête des pères. (J’ai quatre enfants, deux garçons, deux filles.) P.S. Quelqu’un d’un peu masochiste et très fort en analyse de textes pourrait-il se dévouer pour clarifier la situation ?
Autre chose. J’ai toute la documentation à la portée de la main pour faire l’histoire, congrès par congrès, de la position officielle du Parti québécois sur les modalités de l’accession à l’indépendance. J’ai lu tous les textes officiels. Est-ce que ça vaut la peine de compliler cela sur Vigile. Si personne ne m’encourage, je ne le ferai pas.
Robert Barberis-Gervais, Vieux-Longueuil, 21 juin 2009
