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Luc Archambault, semble-t-il, se contredit
Précisions sur l’élection décisionnelle
appel à l’aide pour dénouer l’impasse
Robert Barberis-Gervais
Tribune libre de Vigile
dimanche 21 juin 2009      149 visites      4 messages


Daniel Sénéchal a écrit un article intitulé : Parizeau, le PQ et les autres. Voici sa conclusion :

“Avant de conclure, je suggère à Louis Bernard de méditer l’extrait suivant du discours de M. Parizeau : « Il n’y pas de raison non plus d’avoir honte de dire : « on pense qu’une élection référendaire suffirait. » Ce sont deux thèses qui s’affrontent depuis très longtemps. Pour ne rien vous cacher, au congrès de 1974, ça fait donc trente cinq ans, je dirigeais, j’avais l’honneur de diriger ceux qui pensaient que le Québec étant entré dans la confédération sur un vote de ses députés, pourrait en sortir sur un vote de ses députés. N’applaudissez pas, on a été battu… Et c’est là qu’on a accepté que ça se ferait par un référendum. Moi je suis bon soldat, la démocratie a joué. Et non seulement je suis rentré dans le rang, mais j’en ai même fait un, référendum. »

La première fois que j’ai vu l’expression “élection décisionnelle” c’est lors de la publication d’un texte récent de René Marcel Sauvé : “L’élection décisionnelle de Claude Bariteau.”

J’ai trouvé ça génial parce que l’expression “élection référendaire” ne me convenait pas. Election référendaire semble vouloir dire que l’élection a le même effet qu’un référendum. Je préfère “élection décisionnelle” qui veut dire que les Québécois lors d’une élection sont appelés à accepter l’option souverainiste en votant pour un candidat du Parti québécois.

Ce qui donne le mandat au gouvernement du Parti québécois de réaliser la souveraineté. Je me suis inspiré du texte de René Marcel Sauvé en utilisant l’expression “élection décisionnelle” Luc Archambault a écrit en commentaire au texte de Sauvé : “Félicitations pour votre action et pour votre texte. Election décisionnelle : J’adhère tout à fait à ce que vous écrivez.”

Autre texte de René-Marcel Sauvé : “Ne dites plus de stupidités” dont je m’inspire. “Premier objectif stratégique : l’élection décisionnelle. Deuxième prise de contrôle : les communications. 3- un référendum sur une constitution”

Commentaire de Luc Archambault : “J’endosse globalement ce texte.”

Or dans ses répliques à mon texte : “Ma position sur le plan Marois”, Luc Archambault écrit : “une élection suivie d‘un référendum n’est pas une élection décisionnelle” , citation qui est de lui et qu’il met à côté de mon nom dans l’article suivant : "Le Plan-Marois VS "Programme commun de souveraineté - Une élection suivie d’un référendum, n’est pas une élection décisionnelle" - Robert Barberis-Gervais - Énoncer = OUI - Dénoncer = NON Énoncer ce que nous voulons = Programme commun de souveraineté Luc Archambault 20 juin 2009 24 visites

J’ai hésité à répondre car j’approuve l’action de l’artiste de Québec. Mais là je crois qu’il se contredit dans son texte :

Robert Barderis-Gervais - Le Plan-Marois VS Programme commun de souveraineté Une élection suivie d’un référendum, n’est pas une élection décisionnelle Luc Archambault 19 juin 2009 65 visites

Si j’étais professeur de science politique et que je voulais soumettre un élève brillant à une épreuve “décisive”, je lui demanderais de faire la synthèse des vingt-cinq dernières “longues” interventions de Luc Archambault (textes ou commentaires). Je crois que cet élève se demanderait ce qu’il avait pu faire pour “mériter” cette épreuve. Comme je serais impliqué dans ce sujet d’examen, je crois que ma dernière intervention l’obligerait à lire (parmi les 145 textes sur Vigile plus commentaires) ce que j’ai écrit sur l’étapisme, et Claude Morin et “Comment se fera l’indépendance”. Il faudrait aussi qu’il lise “Ils sont fous ces libéraux”, “Les Illusions du pouvoir” mais aussi de Claude Bariteau, ses articles sur Vigile et son livre : “Pour sortir de l’impasse référendaire” ainsi que le livre de Pierre Dubuc : “Une autre histoire de l’indépendance”. Je crois qu’il lui faudrait lire aussi des articles de Jean-Claude Pomerleau et peut-être aussi de Raymond Poulin. Bonne chance.

Si Luc Archambault me répond et je suis sûr qu’il le fera, je ne suis pas certain que j’aurai la patience de lui expliquer pourquoi ce qu’il a considéré comme “faux” dans ma “Prise de position sur le Plan Marois” le met en contradiction avec les commentaires élogieux qu’il a faits des textes de René-Marcel Sauvé.

Prenons une bière à l’occasion de la Fête des pères. (J’ai quatre enfants, deux garçons, deux filles.) P.S. Quelqu’un d’un peu masochiste et très fort en analyse de textes pourrait-il se dévouer pour clarifier la situation ?

Autre chose. J’ai toute la documentation à la portée de la main pour faire l’histoire, congrès par congrès, de la position officielle du Parti québécois sur les modalités de l’accession à l’indépendance. J’ai lu tous les textes officiels. Est-ce que ça vaut la peine de compliler cela sur Vigile. Si personne ne m’encourage, je ne le ferai pas.

Robert Barberis-Gervais, Vieux-Longueuil, 21 juin 2009




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Vos commentaires:
  • Précisions sur l’élection décisionnelle
    21 juin 2009, par Luc Archambault
    Oui, il se peut que je me contredise, je ne suis pas à l’abri d’erreur. Je n’ai pas fait l’exégèse de mes textes, mais me fie à vous pour dénoncer une éventuelle contradiction. Admettons donc, ne serait-ce que pour les besoins de la discussion. J’ai l’impression de vous avoir froissé. Peut-être est-ce le format que nous impose malgré elle cette plateforme et qui m’a fait mettre en évidence le fait (...)

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    Oui, il se peut que je me contredise, je ne suis pas à l’abri d’erreur.

    Je n’ai pas fait l’exégèse de mes textes, mais me fie à vous pour dénoncer une éventuelle contradiction. Admettons donc, ne serait-ce que pour les besoins de la discussion.

    J’ai l’impression de vous avoir froissé. Peut-être est-ce le format que nous impose malgré elle cette plateforme et qui m’a fait mettre en évidence le fait que je voulais discuter avec vous de la question engagé par l’une de vos toujours excellente contribution, si c’est le cas, nous sommes quitte... Votre titre bien clair mettant en évidence mes éventuels manques à l’égard d’une congruence que je m’efforce de mettre de l’avant valent bien ce que j’ai fait malgré moi à votre encontre. Sans rancune donc.

    Quant au fond. Peut-être ai-je évolué, peut-être pas. Peut-êre que par élection décisionnelle j’entendais décisive, ce qui m’a fait endosser précédemment ce que j’ai questionner en ce qui a semblé être vous apostropher. Peut-être aussi n’est-il question que de lexique. Auquel cas il faut nous entendre.

    Peut-être qu’en lisant plus tard un autre auteur qui entendait par élection décisionnelle, élection référendaire, j’en suis venu à la conclusion que la distinction entre les deux pourrait plutôt être nommée, « élection décisive », plutôt de décisionnelle. Mais peut-être que décisionnelle entendu d’une certaine façon peut être aussi valable. Mais je penche pour décisive s’il est question de renoncer à l’attentisme, mais s’il est aussi question de fonder l’État sur les voix du peuple souverain du Québec.

    Bref ce que mes textes prouvent c’est que j’ai toujours opté pour l’appel aux voix du peuple quand il est question de nommément, légitimement, légalement fonder l’État que ce peuple espère fonder depuis la Conquête. Cela parce qu’invoquer la règle Parlementaire du Canada ne peut se faire qu’en validant cet État abusif jamais soumis aux voix du peuple souverain du Québec.

    Ainsi pour moi, décisionnelle ou décisive aucun députation élue n’a la légitimité de fonder l’État qui gouverne le gouvernement qui gouverne le peuple souverain. L’Autorité suprême n’est pas l’État ni ses institutions ni le Souverain, mais le peuple souverain. En démocratie du moins. Or nous vivons dans un État avatar d’un Empire monarchique autocratique de droit divin qui ne s’est jamais soumis nommément aux voix du peuple souverain et qui s’impose à lui de force et d’autorité sans son consentement.

    Reste à nous entendre sur ce que veut dire décisionnelle. J’opine que cela veut dire qu’une décision est prise. Or si elle est prise, c’est donc qu’une élection peut décider de la fondation de l’État souverain, comme l’a pu faire l’État invalide et illégitime du Canada. Je suis contre. Il me semble que je suis congruent...

    «  L’action de Claude Morin qui a essentiellement consisté à transformer en nec plus ultra de la pensée politique l’idée que “sans référendum point de salut” n’est pas, hélas, une hallucination. »

    Quand je dis « faux » à l’égard de cette assertion, je ne dis pas qu’est faux le fait d’affirmer que telle intervention de M. Morin ait produit ce que vous dites. Je dis qu’il est faux d’affirmer que cela ne peut produire que ce qui s’est produit, en soi. En effet, l’idée de M. Morin de soumettre aux voix du peuple souverain l’effective réalité légale et légitime de la fondation l’État du peuple souverain du Québec, est toujours la bonne, selon moi, selon l’avis de M. Parizeau du 6 juin dernier, mais je peux me tromper, M. Parizeau peut se tromper, et ne demande qu’à être convaincu de cette errance. Je compte sur vous et vos lumières pour m’instruire.

    Le défaut de l’étapisme historique : l’asymétrie et l’iniquité

    La solution : la réciprocité

    Suite ici-bas


  • Précisions sur l’élection décisionnelle
    21 juin 2009, par Luc Archambault
    Suite Cette idée d’en appeler aux voix du peuple souverain est excellente parce qu’elle permet d’invalider l’État actuel du Canada. Ce qui n’est pas rien. Sauf que, nous sommes d’accord, le souverainisme étatique historique a décidé de porter seul le fardeau de cette preuve de légitimité sans songer à s’assurer de la réciprocité à imposer à TOUS les États, et pas seulement à l’État souverain à (...)

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    Suite

    Cette idée d’en appeler aux voix du peuple souverain est excellente parce qu’elle permet d’invalider l’État actuel du Canada. Ce qui n’est pas rien. Sauf que, nous sommes d’accord, le souverainisme étatique historique a décidé de porter seul le fardeau de cette preuve de légitimité sans songer à s’assurer de la réciprocité à imposer à TOUS les États, et pas seulement à l’État souverain à venir.

    La réciprocité. L’étape suivante.

    Pas la peine de prouver que vous avez raison de dire que cette contribution de M. Morin a produit ce qu’on connait. J’en conviens tout à fait et je suis le premier à questionner ce qui s’est produit depuis... à travers ce que j’appelle le souverainisme étatique historique que nous a convié à questionner M. Parizeau, sauf ce principe institué sous l’impulsion de M. Claude Morin. Mais ce qui me semble faux, c’est de dire que cet apport de M. Morin ne peut produire que ce qui s’est produit. J’ai dû mal m’exprimer. Forcément je me suis mal exprimé si vous n’avez pas compris ce que j’ai voulu dire et qui me semble toujours congruent.

    Ainsi, si nous parvenons régler nos problèmes de lexique, je crois que nous parviendrons à nous entendre sur le fond.

    Une réciprocité décisive

    L’État du Canada et sa légalité impériale est illégitime, elle pourrait être invalidée par les voix du peuple. Celles-là pourraient ainsi rétablir la réciprocité quand aux règles devant présider à la fondation d’un État valide et légitime. Celles-là seulement pourraient renverser le fardeau de la preuve, ou du moins le faire équitablement réparti.

    Seules donc les voix du peuple souverain du Québec peuvent incarner nommément dans SA LOI, les décisions souveraines à prendre pour fonder un État valide, à la différence que cette règle doit s’appliquer contrairement à la situation antérieure et actuelle, à tous les États passés, actuels et futurs. Y compris les éventuels mégas-États qui pourraient être institués en Amérique du Nord ou autre ( Libre échange, etc. ). Ce qui nous permet de proclamer que plus jamais aucun État ne pourra sur le territoire national du Québec s’imposer d’autorité et de force comme cela est le cas depuis 250 ans.

    Je suis désolé de vous avoir froissé et pense que nous sommes sur le fond d’accord s’il n’est pas question de remettre en question le principe essentiel de la démocratique souveraineté du peuple souverain, Autorité suprême, antérieure à l’État, supérieure à l’État et ses institutions qui doivent nommément émaner de ses voix libres et souveraines.

    Des élections décisives doivent permettre sans délais d’élire une députation du peuple souverain du Québec majoritairement souverainiste à Ottawa et Québec, pour qu’un gouvernement de coalition souverainiste doté d’un PROGRAMME COMMUN de SOUVERAINETÉ soit en mesure de l’Historiquement réunir à Québec, pour que telle députation répudie l’État actuel abusif du Canada et appele ce peuple souverain à s’imposer comme étant à partir de désormais l’Autorité légale et politique suprême seule apte et capable sur son territoire national de fonder nommément de ses voix libres et souveraines un État valide, légal et légitime partie du concert des Nations-Unies de ce monde en tout bien, en toute dignité fière et tout honneur.

    Toutes choses à discuter plus avant ici ou ailleurs.

    Bonne fête des pères ! Cher pair. Désolé s’il y a eu impair de ma part.


  • Précisions sur l’élection décisionnelle
    21 juin 2009, par Luc Archambault

    La fête des pères

    Soit dit en passant, puisqu’il est encore temps, mieux vaut tard que jamais... inspiré en cela par M. Robert Barberis-Gervais, un pairs admirable ( oui j’ai oublié le s )

    J’aimerais profiter de l’occasion pour souligner la fête d’un autre pairs et père.

    Je veux parler de ce notre grand pairs à toutes et tous, un père toujours vivant de la nation, Monsieur Jacques Parizeau. Inspirateur universel et toujours présent qui nous l’a montré encore récemment ce 6 juin dernier de manière exemplaire. Il faut en profiter pleinement pendant qu’il est toujours vivant et à nos côtés. L’enfermer ! Quelle folie !

    En ce solstice d’été où la lumière pleut comme jamais dans l’année...

    Bonne fête M. Parizeau ! Longue vie !

    Luc Archambault - Saint-Étienne-de-Lauzon - 2009 06 21

    P.S.

    La Fête des Pairs souverainistes

    Nous pourrions en profiter pour faire à l’avenir de cette journée, la Fête des Pairs souverainistes, incluant bien sûr les femmes souverainistes. Ce serait la fête des citoyen(nes)s engagé(e)s que nous sommes et qui prennent fait et cause en camarades pour la cause du peuple souverain du Québec. Nous pourrions ainsi fêter aussi le plus grand pairs d’entre nous, toujours vivant, M. Parizeau.

    « À la prochaine fois... », l’an prochain.


  • Précisions sur l’élection décisionnelle
    22 juin 2009, par Raymond Poulin
    L’histoire de la position officielle du PQ sur les modalités de l’indépendance ? Ce pourrait être très utile. Par ailleurs, la position officielle actuelle, statutairement, semble celle du dernier congrès alors que, en pratique, c’est plutôt celle qu’a présentée Pauline Marois, qui n’a été entérinée par aucun congrès et qui paraît en contradiction avec celle du dernier. Il y a là quelque chose que je ne pige pas.

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