La Presse canadienne nous informe que Steven Harper a fait au moins six nominations partisanes à des postes clés. Lisons la Presse canadienne.
“Le cabinet fédéral a désigné des conservateurs à au moins six postes sur des conseils d’organismes gouvernementaux clés le mois dernier, incluant un proche ami du premier ministre Stephen Harper.
Ces nominations importantes figuraient parmi plus d’une trentaine annoncées en un seul jour. Des observateurs ont dit croire que Steven Harper doit “garder les troupes heureuses” et que les nominations en haut lieu démontraient le désir du premier ministre conservateur de changer la nature du Canada en plaçant dans les conseils d’administration des alliés et des amis qui partagent ses valeurs sociales et politiques. Un politologue de l’Université de Toronto, Stephen Clarkson, a souligné qu’une bonne façon de changer le pays est de détruire ou transformer les institutions créées par ses ennemis. “Vous mettez vos gens en place pour transformer une institution libérale en institution conservatrice ou peut-être même pour l’anéantir” a soutenu M. Clarkson, auteur avec Christina Mc Call de “Trudeau and our Times.”
Transposons la pensée du politicologue Clarkson en l’appliquant au Québec.
Les nominations en haut lieu démontrent le désir du premier ministre libéral de changer la nature du Québec en plaçant dans les conseils d’administration des alliés et des amis qui partagent ses valeurs sociales et politiques. Une bonne façon de changer le Québec est de détruire ou transformer les institutions créées par ses ennemis. Vous mettez Robert Tessier et Michael Sabia en place pour transformer en institution canadienne une institution québécoise comme la Caisse de dépôt et placement créée par les ennemis de Jean Charest dont le principal est Jacques Parizeau. C’est ce que Luc Archambault appelle le processus de canadianisation qu’on a vu à l’oeuvre lors du 400è de Québec et qu’on a dénoncé, ce qui a contribué grandement à le neutraliser.
Après avoir placé les bonnes personnes aux bonnes places, vous pouvez vous gargariser en disant que les conseils d’administrations dominés par des Libéraux sont totalement indépendants du gouvernement. Vous verrez alors Raymond Bachand devenu le guignol en chef prendre la relève du député de Sherbrooke en niant toute intervention dans le fonctionnement de la Caisse de dépôt, comme il l’a fait de façon grotesque à propos des FIERs. Pour nier toute responsabilité quand ça va mal alors que quand ça va bien, c’est parce qu’on a un bon gouvernement libéral à Québec.
Tout cela relève de la plus flagrante malhonnêteté intellectuelle qu’il soit possible d’imaginer, ce qui rend la période des questions à l’Assemblée nationale insupportable.
Le Québec vit actuellement dans le mensonge. Grâce aux analyses de Pierre Cloutier, les lecteurs de Vigile.net ont appris le rôle de Coventrie de Toronto dans le scandale des PCAA et la différence entre les PCAA bancaires et les PCAA adossés à des actifs (inexistants).
Le Québec est sous le domination d’imposteurs. Qu’ils sachent que nous les voyons tels qu’ils sont. Et que nous ne cesserons pas de les dénoncer en employant les mots précis qui correspondent parfaitement à leurs réalités de fourberie, de démagogie, de manipulation, de rapacité mercantile, de cynisme et d’affaiblissement du Québec que nous voulons français et politiquement et économiquement libre.
Les corrupteurs de la démocratie qu’on a vu à l’oeuvre en 1995 avec Option Canada et après, avec le scandale des commandites, sont toujours là dans l’entourage de Monsieur Passeport. John Parisella a pris la relève. Ils sont aussi à l’oeuvre dans les FIERs.
Liberals as usual. Les deux mains dans la sacoche en jetant de la poudre aux yeux avec leur code d’éthique adapté aux circonstances qui accepte l’inacceptable : un ministre a des actions dans une compagnie qui peut faire des affaires avec son propre ministère ; un premier ministre qui reçoit un salaire de 75,000$ du Parti libéral et a des liens étroits et incestueux avec les hommes d’affaires, avec Paul Desmarais et Laurent Beaudoin en tête, qui ont eu des arguments frappants (ce qui est caché, secret et qui restera caché, secret) pour lui faire quitter Ottawa et l’attirer à Québec. Quel est le lien entre la nomination de Michael Sabia et cette dette envers les hommes d’affaires ?
Robert Barberis-Gervais, Vieux-Longueuil, 11 mai 2009

