|
|
| Vigile.net a besoin de votre appui financier. N’hésitez pas à contribuer à sa production. | |||||
| Financement 2008 |
| Objectif : 20000$ | |||
Les chiffres de statistiques Canada pour l’année 2006 sont venus confirmer que Montréal subit un lent nettoyage ethnique et que cette ville n’est plus majoritairement francophone, les montréalais francophones ayant passé sous la barre des 50%, représentant 49,8% de la population montréalaise en 2006.
Entre 2001 et 2006, le Québec aurait accueilli 194 000 nouveaux arrivants qui se sont établis principalement dans la région de Montréal.
Dans La Presse du vendredi 7 décembre 2007, Alain Dubuc a rédigé un texte intitulé « La démagogie de la peur », dans lequel il s’insurge contre la position de Pauline Marois à savoir qu’aucun recul n’est acceptable. Il qualifie cette position de Mme Marois d’absurde.
M. Dubuc écrit qu’on ne peut pas faire grand chose pour empêcher le recul du français à Montréal, tout en reconnaissant que cette immigration importante peut créer des tensions et qu’elle impose des défis aussi importants d’intégration économique, sociale et linguistique.
Selon M. Dubuc, même si les immigrants adhèrent au français avec plus d’enthousiasme, ils resteront des allophones dans les statistiques linguistiques parce que l’abandon de sa langue maternelle est un processus lent.
Je réponds à ça en disant qu’autant l’abandon des sa langue maternelle
peut être un processus lent, autant l’anglicisation des nouveaux arrivants
surtout leurs enfants - peut se faire très rapidement par la voie d’un
marché du travail abandonné à l’anglicisation au fil des ans. Également,
l’espace public montréalais a tendance à s’angliciser. Cette dynamique
linguistique anglicise même ceux des nouveaux venus qui connaissent
pourtant bien la langue française en arrivant ici.
Quoiqu’en dise M. Dubuc, Montréal est le théâtre d’une lutte culturelle et linguistique que les partis normalisés ont laissé aller et tout doit être mis en oeuvre pour contrecarrer ce phénomène, il en va de la viabilité de la nation québécoise.
Nous avons affaire à deux modèles d’intégration en compétition : la canadienne et la québécoise.
La seule et unique solution à face à ce problème, c’est l’indépendance du Québec. Un Québec indépendant pourrait se doter des leviers nécessaires au renversement de cette tendance à l’anglicisation de la région de Montréal.
Avant d’accepter plus d’immigrants, il est impératif de franciser les milieux de travail et d’offir un accès à des cours de français adaptés à ce marché du travail.
Dans un Québec indépendant où le français est la langue commune de l’espace public, les nouveaux venus sauraient que s’ils devaient choisir le Québec comme pays d’adoption, qu’ils auraient à s’adapter à un Québec résolument français, devenu d’autant plus accueillant et confiant par son affranchissement de l’anglosphère.
Au-delà des questions d’immigration, les québécois devront se doter d’une politique nataliste réellement encourageante et novatrice.
En conclusion, j’attends avec impatience les chiffres de statistiques Canada sur le français comme langue de travail pour le Québec, ces chiffres devraient sortir en mars 2008.
Daniel Sénéchal
Montréal
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —

16131$ 81%
|
Pour contribuer en ligne
|