« L’indépendance du Québec se fera. Même ceux qui s’y opposent savent au fond d’eux-mêmes que ce n’est qu’une question de temps. »
Lise Payette

Comité sur la souveraineté

"Pourquoi parmi les 14 membres du comité sur la souveraineté aucun n’est issu de l’immigration ?"

Tribune libre de Vigile
lundi 27 février 2012
1 156 visites 17 messages

Aussitôt après le lancement officiel du Comité sur la souveraineté le dimanche 19 février, la question a été posée par des journalistes : "Pourquoi parmi les 14 membres du comité sur la souveraineté aucun n’est issu de l’immigration ?".

La question a été posée de nouveau par Guy-A Lepage à Tout le monde en parle. La réponse de Paul Piché n’était pas convaincante. Il y a malaise.

Le comité dont Pauline Marois est la présidente a pour mission d’analyser les stratégies qui ont précédé les référendums de 1980 et 1995. Dans la formation du comité lui-même il y a déjà un problème de stratégie. Ne pas faire appel à deux ou trois québécois issus de l’immigration pour réfléchir sur un sujet qui engage tous les citoyens du Québec c’est faire preuve d’aveuglement. C’est fonder une aspiration légitime sur une crispation identitaire.

Et que dire de l’absence d’un représentant des autochtones du Québec dans ce comité..? Les seuls qui ne sont pas des immigrants..!!

Le 20 janvier dernier, un mois avant le lancement du Comité sur la Souveraineté, je publiais dans mon blogue "Le goût du pays". Un texte dans lequel je raconte l’expérience de mon père en tant que résistant pour l’indépendance du Maroc. Si aujourd’hui, je me sens parfaitement concerné par la question nationale du Québec, c’est aussi parce que je suis habité par une histoire de résistance. La plus part des québécois issus de l’immigration sont habités par la même histoire.

Dans la dernière partie de ce texte, j’ai formulé quelques questions que le lancement de ce Comité incomplet rend plus que jamais d’actualité.

Ces questions, je les adresse aujourd’hui directement aux 14 membres du Comité sur la souveraineté et à sa présidente :

- Comment renforcer le goût du pays en faisant abstraction de tous les mouvements de libération que les nouveaux québécois portent dans leurs mémoires ?

- Pourquoi les souverainistes québécois ne se nourrissent pas de toutes ces luttes dont les traces sont portées par des milliers de nouveaux québécois ?

- Le Québec n’est pas aussi pauvre que le Maroc l’avait été avant son indépendance. Le goût du pays serait-il favorisé exclusivement par des conditions de pauvreté et de sous-développement ?

- Pour avoir réellement le goût du pays, faut-il attendre de ne rien perdre ?

- La possibilité d’obtenir un pays par un simple referendum et avec une majorité de voix (51%) est-il suffisant pour donner envie et goût d’un pays ?

- Les nouveaux québécois, devraient-ils attendre une invitation officielle pour se sentir concernés par la question nationale du Québec ?

- Lorsqu’on vient d’un pays dont l’histoire est marquée par une lutte contre la colonisation, comment rester insensible aux aspirations d’indépendance et de liberté d’autres peuples ?

Par ailleurs :

- Dans un contexte ou la division des forces souverainistes inspire amertume et cynisme comment transmettre le goût du pays à des gens qui ont connu une autre façon de le faire ?

- Quand ce sont des souverainistes qui font le plus mal à la souveraineté, comment leur demander d’y croire..?

- Quand la souveraineté devient une marque de commerce pour atteindre le pouvoir, comment leur demander de la prendre au sérieux ?

- La crispation identitaire dans laquelle s’enferment certains souverainistes ne serait pas la meilleure façon de tuer le goût d’un pays pour tous ?

- Finalement, pour qui fait-on un pays ?

- Pour NOUS et contre les AUTRES ?
– Pour NOUS et avec les AUTRES ?
– Pour NOUS et avec NOUS, si on considère que les AUTRES ce n’est rien d’autre que NOUS ?

Peut-être que les bonnes réponses à toutes ces questions viendront un jour d’un petit-fils ou d’une petite-fille d’un nouveau québécois qui vient tout juste de débarquer à l’aéroport Pierre-Eliot Trudeau..!!

On ne sait jamais !

Mohamed Lotfi

Commentaires

  • Marcel Haché, 3 mars 2012 18h39

    @ Jean Papillon

    Pourquoi dites-vous ces « esti d’anglais du west Island » ?

    Le West Island est formé d’un électorat captif, pris en otage par des activistes fédéralistes, à l’origine anti-canadien français, encore maintenant dans une large mesure, et sans doute antipapiste au plus loin.
    Ce n’est pas l’indépendance qui doit être faite contre le West Island, c’est la lutte elle-même, celle précédant et devant mener à la victoire. C’est simplement la lutte stratégique menant à l’indépendance, si l’indépendance vous intéresse, évidemment, Jean Papillon, ce que l’auteur du présent texte ne nous démontre pas très fort, préférant avancer son mantra de lutte antiraciste, si mortifère pour la cause indépendantiste, parce que défendue aussi âprement par ceux du P.C. et du P.L.C., que ceux du N.P.D avec ceux de Q.S.

    Je n’ai absolument aucun doute qu’Harper aussi est un antiraciste. Mais, à l’opposé, et suite à la simple composition d’un comité, cela n’est pas suffisant pour faire des péquistes des racistes, ni M. Lofti ni Jean Papillon des indépendantistes, bien évidemment. Sinon, que M. Lofti explique mieux sa tentative de mise en boîte du Nous. J’attendrais bien inutilement ses explications laborieuses, et les vôtres aussi Jean Papillon.

  • Jean Papillon, 3 mars 2012 03h49

    A moins d’etre amérindiens eux-memes les 14 membres sont tous issus de l’immigration. Dans chacun des cas ces individus sont les arriere-arriere-arriere petits enfants de quelqu’un qui n’est pas né au Québec. Ca remonte peut-etre au XVIIe siecle mais c’est vrai pareil. La souveraineté ce n’est pas juste une question du passé mais c’est un choix pour l’avenir et cet avenir inclus tout l’monde meme les esti d’anglais du west island.

  • Michel Gendron, 2 mars 2012 17h49

    Monsieur Lofti,

    Dans mon message précédent, j’ai oublié de dire que j’ai eu l’occasion il y a deux ans de discuter avec un ex-député socialiste albanais qui vit ici depuis quelque années. À ma surprise, il était indépendandiste, mais ne trouvait pas madame Marois plus inspirante qu’il ne le faut. Je l’ai présenté à ma députée, et finalement il a adhéré au PQ pour s’impliquer dans son comté, une circonscription malheuresement difficile à conquérir. Je tairai son nom, pour des raisons évidentes.

    Surtout, il m’avait dit quelque chose qui va dans le sens de ce que vous dites : "Nous, les Albanais, avons longtemps combattu les Turcs, et nous avons aussi subit leur domination. Alors, je suis bien placé pour comprendre les Québécois."

    Mes salutations une fois de plus

  • Luc Bertrand, 2 mars 2012 10h39

    Messieurs Lofti et Labrie, excusez-moi, j’avais oublié de donner mon point de vue sur l’absence des autochtones dans le comité-bidon de Pauline Marois.

    Contrairement aux immigrants qui ont le devoir de s’intégrer à leur communauté d’accueil pour mériter leur citoyenneté, le cas des autochtones (les Premières Nations) serait logiquement l’inverse.

    Si, dans les faits, nous ne nous sommes pas intégrés aux Premières Nations occupant le territoire du Québec à l’arrivée des premiers colons français, je l’explique de la manière suivante :

    - Si c’est à cause du fait qu’on les a carrément chassés de leur territoire pour les marginaliser dans des "réserves" à défaut de s’intégrer à nous, nous avons alors commis une grave injustice et avons, collectivement, un devoir de réparation pour les torts causés depuis 1608 ;
    - Si c’est parce que les autochtones nous ont laissés faire - voire accueillis, hypothèse que je doute - nous avons alors abusé de leur candeur - leur hospitalité, leur naïveté ou leur passivité, c’est selon - et, là aussi, avons un devoir historique de réparation.

    Je conviens cependant de deux grands principes :

    - Il ne saurait être question de négocier les droits ancestraux ou les revendications territoriales des Premières Nations avant que nous soyons devenus un PAYS INDÉPENDANT. Tant que le Canada demeure dans le portrait et porte l’odieux du traitement infligé aux autochtones (puisque la Loi sur les Indiens est de compétence fédérale), il n’est pas question de s’embarquer là-dedans. Le Canada a, d’une part, instrumentalisé les autochtones contre nous et, d’autre part, règlerait la question sur notre dos, dépeçant notre territoire et nous privant d’une grande partie de nos ressources naturelles pour se donner bonne conscience, tout en maintenant la ligne dure avec eux dans le reste du Canada ;
    - Il ne saurait, non plus, être question de "retourner chacun chez soi" (les "Français" en France, les "Anglais" en Angleterre, etc.) et de rétrocéder l’intégrité du territoire aux Premières Nations. Nous portons collectivement (du fait de notre subordination au Canada en tant que province), bien sûr, la responsabilité historique pour la situation de quasi-extinction et d’extrême pauvreté des communautés autochtones, mais le contexte de l’époque permettait la conquête territoriale et la soumission des populations vaincues par la guerre. Malheureusement pour eux, les autochtones - bonne volonté ou pas - n’avaient pas les moyens militaires ni la technologie pour empêcher leur ultime défaite, malgré leur supériorité numérique écrasante au 17e siècle.

    La solution à la problématique des Premières Nations, dans un Québec souverain, passera nécessairement par la concession de territoires d’une superficie réaliste et suffisante pour assurer un développement harmonieux des peuples autochtones, avec les pleins pouvoirs sur le développement de leur territoire et l’exploitation de ses ressources naturelles. Si les Québécois occupant les terres ainsi rétrocédées aux Premières Nations ne voulaient pas se soumettre aux lois du nouveau gouvernement autochtone, ils devraient pouvoir être expropriés, dédommagés et relocalisés par le gouvernement du Québec.

    Je comprends entièrement les autochtones de refuser une éventuelle invitation à siéger dans ce comité. Mettez-vous à leur place et laissez la partisanerie de côté ! D’abord, leur interlocuteur officiel pour tout règlement de la question autochtone demeure Ottawa, tant que nous resterons une province. Ensuite, ils ne sont pas fous eux non plus. Ils savent bien que ce comité est non seulement bidon, mais n’accouchera également de rien de concret puisque le PQ n’est pas au pouvoir. Eux aussi se doutent bien que la "dame de béton" se métamorphosera en "dame d’argile" la minute que les élections seront déclenchées.

    Je sais que je ne me ferai pas beaucoup d’amis avec un tel programme, mais c’est une question d’équité, de justice et d’honneur pour plus de 400 ans de discrimination, de tentative d’assimilation et d’extermination. Leurs droits ne peuvent d’aucune manière être comparés à ceux des immigrants désirant vivre au Québec, qu’ils soient accueillis par Ottawa ou par Québec.

  • Réjean Labrie, 1er mars 2012 17h21

    La réponse est simplement que toutes les tentatives faites depuis 30 se sont avérées un échec, statistiques à l’appui (voir plus bas). Alors pourquoi faudrait-il courtiser hypocritement des gens qui toujours de l’autre bord ?

    Le message transmis est un triste constat : "nous vous avons invités autant comme autant à vous joindre à nous pendant 30 ans, mais vous vous y êtes opposés comme un seul homme, alors on le fera pour nous seul ce pays". Je trouve ça honnête, lucide et courageux.

    Pour les férus de statistiques, on peut se référer au travail monumental et reconnu du sociologue M. Pierre Drouilly que je cite :

    Sur le référendum de 1980 :“Les non-francophones et le référendum ; pratiquement 100% au NON” ; Le Devoir, 18 Septembre, 1980, p. 19. “…sur les 500,000 électeurs anglophones environ qui ont voté le 20 mai dernier, il n’y en pas 1% (il n’y en a pas 5,000) qui ont dit OUI.” “Nous étions, pour notre part, arrivés dans nos calculs à environ 4% de votes néo-québécois pour le OUI : cela représente une moyenne.”

    Sur le référendum de 1995 : “Partant d’un vote non francophone presque unanimement reporté sur le NON…”

    Et ceci maintenant :“Évidemment, l’ensemble des électeurs amérindiens a fortement appuyé le NON (90,4%), mais on notera cependant qu’avec un appui de presque 10% pour le OUI, les Amérindiens se démarquent considérablement des autres électeurs non francophones. En fait, si les anglophones et les allophones du Québec avaient appuyé le OUI dans les mêmes proportions que les Amérindiens, le OUI aurait remporté le référendum avec 52% des voix environ.”

    Source de toutes les citations précédentes, disponible dans toutes les bonnes bibliothèques :
    Auteur : Pierre Drouilly
    Titre : Le référendum du 30 octobre 1995 : une analyse des résultats
    Éditeur : Université du Québec à Montréal
    L’année politique au Québec 1995-1996
    M. Drouilly est professeur au Département de sociologie, à l’Université du Québec de Montréal.

    RL

  • Luc Bertrand, 1er mars 2012 12h56

    Monsieur Lofti, vos questions et votre interrogation sur ce comité sont tout à fait justifiées. En fait, elles sont incontestables.

    La vraie réponse à vos questions, c’est Pierre Cloutier qui vient de vous la donner. Ce comité est un comité-bidon, seulement pour donner le change aux "pressé(e)s" qui résistent toujours à ses appels du pied. Comme le dernier hochet tendu aux "pur(e)s-et-dur(e)s" avant que Jean Charest se décide à déclencher l’élection qu’on attend tou(te)s ce printemps.

    Comme l’a dit Michel Gendron, je trouve très plausible l’hypothèse avancée à l’effet que l’invitation qui pourrait avoir été faite aux membres des communautés culturelles ait simplement été déclinée. Effectivement, certaines l’ont fait carrément parce qu’elles sont réfractaires à l’idée d’indépendance du Québec ou parce qu’elles ont obéi aux appels de boycott du Parti libéral.

    Les immigrants ne sont pas plus caves que nous. Même ceux qui nous sont favorables réalisent que Pauline Marois "ne passe tout simplement pas". Pourquoi risqueraient-ils de se compromettre alors que même les "pure-laines" et les plus convaincants ne semblent pas embarquer ?

    D’ailleurs, monsieur Lofti, j’aimerais vous rapporter les paroles d’un professeur de chimie, marocain, de l’UQÀM que j’estime beaucoup et qui a déjà milité au sein du Parti québécois :

    "Les immigrants ne voteront OUI que s’ils sont sûrs de trouver des emplois aussi valorisants et payés que ceux occupés par des Québécois."

    J’invite donc tou(te)s les indépendantistes à réfléchir là-dessus. N’oubliez pas que les immigrants viennent d’abord ici pour améliorer leur sort par rapport à leur pays d’origine.

    À Dragon et Marcel Haché, vous ne convaincrez aucun immigrant d’appuyer notre cause avec des arguments aussi lapidaires et injustifiés. J’ai eu le bonheur de travailler à l’élection de May Chiu, immigrante originaire de Hong Kong qui a eu le courage - sinon le front - de représenter le Bloc québécois dans LaSalle-Émard contre Paul Martin lui-même, en 2004, alors qu’il était premier ministre. J’ai été autant émerveillé de côtoyer autant de "vrais séparatistes" chinois et cambodgiens se mobiliser pour tenter de réaliser ce qui aurait été un véritable coup d’éclat pour notre cause que renversé de la réaction d’hostilité et de mépris des "votes ethniques" descendant l’escalier du métro Angrignon à la vue d’une des "leurs" oser représenter les "maudits séparatistes". J’étais là et je peux témoigner que même Hitler ou Oussama ben Laden n’auraient pas suscité autant de poignards dans leurs yeux !

    Je pourrais citer également Siou Fan Houang qui a tenté de défendre les couleurs du PQ en 2007 dans Marguerite-Bourgeoys contre Monique Jérôme-Forget - mieux connue comme "la-madame-à-la-sacoche" - avant de passer à Québec solidaire.

    Enfin, qu’on pense aussi aux Vivian Barbot, Maria Mourani, Maka Kotto, Joseph Facal, Osvaldo Nùnez, Umberto di Genova et bien d’autres qui ont été élu(e)s ou ont courageusement tenté de montrer l’exemple aux autres membres de leur communauté culturelle.

    Enfin, pour ceux et celles qui veulent connaître le portrait du Canada - et des provinces qui le constituent comme le Québec - que le Ministère de la Propagande canadian demande aux demandeurs de citoyenneté de savoir en préparation à leur examen d’admission, lisez le tissu de demies-vérités suivant :
    http://www.cic.gc.ca/francais/ressources/publications/decouvrir/index.asp.

    Souvenez-vous que c’est toujours OTTAWA qui décerne la citoyenneté au Québec. Une ancienne collègue de travail qui travaille à Citoyenneté et Immigration Canada m’a confié entendre, à longueur de journée, le Ô Canada chanté par les immigrants lors de leur assermentation. Il semble que les groupes sont si grands que CIC doit louer des salles plus grandes aux HEC ou à l’ETS !

  • Michel Gendron, 29 février 2012 17h54

    @ monsieur Lofti,

    Je suis d’accord avec vous en bonne partie et vous posez de bonnes questions. Cela dit, peut-être des personnes des communautés culturelles ont été invitées, et il est possible qu’elles aient décliné. Je ne sais pas. Et il manque cruellement de femmes sur ce comité. Tout cela me laisse perplexe.

    Concernant ce que vous dites à propos des expériences vécues par plusieurs des nouveaux arrivants, il est bon de rappeler qu’une bonne partie du mouvement indépendantiste québécois s’est justement inspirée des luttes de libération nationale survenues ailleurs dans les années ’50 et ’60. Les plus vieux, comme moi, s’en souviennent fort bien.

    Enfin, je constate que certains des commentateurs sur Vigile perçoivent négativement votre texte. Personnellement, je considère votre intervention pertinente et je ne me sens pas du tout "attaqué" en tant que québécois de vieille souche bretonne. SVP, poursuivez.

    @monsieur Warren,

    Qui a été invité ? Bonne question. Ce comité est par trop partisan à mon goût. Il aurait dû être non partisan et on aurait dû tenter de convaincre des gens comme Aussant, Gilgert Paquette ou Kadhir d’y participer. Tout ça reste à suivre.

  • Roger Warren, 29 février 2012 00h16

    On aurait aimé y voir Khadir mais il n’a pas été invité !!!

  • Nicodème Camarda, 28 février 2012 17h45

    Vous avez raison Monsieur Lotfi. Le peuple québecois est encore en train de se faire avoir : au lieu de tirer la leçon du vote ethnique on dirait qu’il l’a refuse. À moins que je ne me trompe (et je l’espère et le souhaite), ce comité bidon, qui semble chanter "la souche" est plus faite pour la déraciner (de sa terre) que de l’y enraciner. Machiavélique comme plan ! Les banquiers, Desmarais, Charest, Sabbia, etcétéra et compagnies doivent se bidonner !

    Bien à vous !

    Nicodème Camarda

  • Eric Wilson, 28 février 2012 11h30

    -  Comment renforcer le goût du pays en faisant abstraction de tous les mouvements de libération que les nouveaux québécois portent dans leurs mémoires ?
    -  Car ce pays sera votre terre d’acceuil… pas votre paradis. Nous avons nos combats à régler avant de vous aider à régler les votres… et vous êtes ici maintenant, soyez conséquent.
    -  Pourquoi les souverainistes québécois ne se nourrissent pas de toutes ces luttes dont les traces sont portées par des milliers de nouveaux québécois ?
    -  Car nous ne pouvons transporter tous les maux de la terre à la fois et que nous devons faire un choix. Et pour tout être de raison, quand on bâti une structure porteuse, on commence par la base. Ici, la base, c’est nous. Regardez-nous combattre et soyez inspiré, une fois notre combat terminé, il est certain que plusieurs d’entres-nous auront encore beaucoups à donner à ce monde. Ne soyez pas impatient envers le temps… mais je vous comprend.
    -  Le Québec n’est pas aussi pauvre que le Maroc l’avait été avant son indépendance. Le goût du pays serait-il favorisé exclusivement par des conditions de pauvreté et de sous-développement ?
    -  Non, mais c’est rien de moins que le cri du guerrier de chaque peuple qui se fait alors entendre « « NOOOON, Je ne vais pas mourir ainsi !! »
    -  Pour avoir réellement le goût du pays, faut-il attendre de ne rien perdre ?
    -  Pour avoir le goût du pays, il faut être en train de perdre quelquechose, la vrai démocratie permet de ne rien perdre et de tout gagner. C’est cette leçon que nous tentons de donner au monde entier… lourde tâche n’est-ce pas ?
    -  La possibilité d’obtenir un pays par un simple referendum et avec une majorité de voix (51%) est-il suffisant pour donner envie et goût d’un pays ?
    -  Leçon # 1 de démocratie cher ami, et oui on a déjà perdu… mais pas dans un contexte de franche position intellectuelle… La tricherie n’est pas digne d’écrire l’histoire d’un pays… encore moins celle d’un peuple. Comme la surface du sol délimite le point de rupture entre le ciel et la terre, le 50% n’est que le point médian… de référence.

    -  Les nouveaux québécois, devraient-ils attendre une invitation officielle pour se sentir concernés par la question nationale du Québec ?
    -  Celle-là, je vais me mettre la corde autour du cou pour mon « peuple ». Tu sais cher ami, j’ai été initié à mon histoire nationale en secondaire 2, soit à l’âge de 14 ans… depuis, mon esprit vagabonde à chercher les réponses des diverses questions qui furent soulevées par les multiples moments de mon histoire nationale locale. J’ai 35 ans aujourd’hui… et je suis convaincu de la réponse à donner à l’histoire depuis que j’ai 19 ans (1995). Personne ne vous invitera, parlez si vous avez à dire… Assumez la suite… C’est de même qu’on marche nous autres.
    -  Lorsqu’on vient d’un pays dont l’histoire est marquée par une lutte contre la colonisation, comment rester insensible aux aspirations d’indépendance et de liberté d’autres peuples ?
    -  Question embêtante, selon que je ne sais où tu veux que je me place… c’est qui le colonisé ? Nous ? ou toé ? Si c’est nous, j’ai déjà répondu à ta question plus haut, si c’est toi… j’ai aussi répondu à ta question plus haut.
    Par ailleurs :
    -  Dans un contexte ou la division des forces souverainistes inspire amertume et cynisme comment transmettre le goût du pays à des gens qui ont connu une autre façon de le faire ?
    -  Une autre façon de faire… le FLQ ça te dis quoi ? Les Patriotes… ça te dis quoi ? René Lévesque ça te dis quoi ? Louis-Joseph Papineau ça te dis quoi ? Louis RIEL… lui, tu sais ? Una autre façon de faire… Ça fait 2000 ans que vous jouez ce jeu… Vos victoire sont unanimes et inspirantes ? Non mais, quelle prétention ! Je suis neige dans ton désert, et un oasis dans mon hiver… Trops de maux… trops de maux… mais comme une pile de conserve… il suffit de retirer la bonne pour que tout s’écroule…
    -  Quand ce sont des souverainistes qui font le plus mal à la souveraineté, comment leur demander d’y croire.. ?
    -  Il y a un mot pour ça… désespoir…
    -  Quand la souveraineté devient une marque de commerce pour atteindre le pouvoir, comment leur demander de la prendre au sérieux ?
    -  À force de se tenir avec des libéraux au Parlement, que veux-tu…

    -  La crispation identitaire dans laquelle s’enferment certains souverainistes ne serait pas la meilleure façon de tuer le goût d’un pays pour tous ?
    -  OUI… mais… comprenable pour tout être de raison à maturité.
    -  Finalement, pour qui fait-on un pays ?
    -  Pour nous autre, pour le montrer à vous autres après… C’est tu pas pire ça comme réponse ? Pis vu que t’es dedans… veux-tu suivre ? Parce que si tu suit, ben ça se peux que « mecque » on aye fini… ben qu’on aye d’autres choses qu’on veuille régler… On est petit… mais on a une crisse de grande gueule… Et on a appris à s’en servir à l’avantage de tous… parce qu’on en fait parti. Pour qui…… pour moi en tout cas, pour moi.
    -  Pour NOUS et contre les AUTRES ? – Pour NOUS et avec les AUTRES ? – Pour NOUS et avec NOUS, si on considère que les AUTRES ce n’est rien d’autre que NOUS ?
    -  La vrai réponse : Parce que.

  • Marcel Haché, 28 février 2012 08h55

    -  « Les nouveaux québécois, devraient-ils attendre une invitation officielle pour se sentir concernés par la question nationale du Québec ? »

    Chacun et chacune prend la place qu’il se mérite. Tout le mérite de votre père au Maroc ne vous octroie pas de place dans la cause indépendance du Québec, non plus que dans aucune autre cause d’ici. Vous êtes indépendantiste ? Parfait. Mais vous n’êtes pas un indépendantiste marocain. Vous êtes indépendantiste, je le présume si Vigile vous tient à cœur.

    Dans cette grande cause qui nous dépasse tous, ne réclamez donc pas une hauteur et un statut que vous n’auriez pas mérités. Joignez donc la lutte avec l’humilité qu’a pu avoir votre père à une autre époque. Prenez-y votre place, sans rien revendiquer. Si cela vous est possible, apprenez à dire Nous, comme votre père au Maroc sans doute. Vous y gagnerez en crédibilité. Vous verrez alors les portes s’ouvrir, si c’est possible… et si vous persévérez, si vous y mettez du cœur, vous pourriez voir que vous rejoignez un peuple qui n’en a pas moins que vous. Non mais…

  • dragon, 28 février 2012 07h36

    La réponse est simple. C’est parce qu’il est plus difficile de convaincre un immigrant à la cause de l’indépendance que de faire passer un chameau dans le chas d’une aiguille. Alors l’accent est mis pour convaincre nos elvis gratton de la province off quwebec ,au moins ont a une chance qu’ils changent de bord , les "autres" sont irrécupérables

  • Ferid Chikhi, 27 février 2012 22h27

    Bonjour,

    M. Lotfi a raison. Toutes celles et tous qui débarquent à Éliot Trudeau ont la résistance comme seconde âme. Pourquoi s’en passer ?

    La formule du comité est incomplète. Si Mme Marois veut faire du projet souverainiste un projet inclusif, rien ne l’empêche de la compléter et de l’équilibrer.

    Il n’est jamais trop tard pour bien faire.

  • 27 février 2012 21h32

    Ici tout est spectacle.

    Ce n’était pas de montrer que des immigrants soutiennent l’indépendance mais de montrer qu’il y a encore des Québécois de souche pour soutenir le PQ à saveur souverainiste.

    Qui est le dupe de qui ?

    GV

  • O, 27 février 2012 15h50

    @ SS

    En réalité, les 2 artisss ont semblé découvrir Mathieu Bock-Côté : l’écoutaient la mâchoire à terre ! N’ont sans doute jamais eu l’occasion de raisonner au fait qu’après 50 ans de péquisme, la cause s’en va dans le drain !

    Avaient répondu présent à Marois, qu’ils pensaient indép parce que chef du parti de René Lévesque, ont reçu la cassette et se sont crus porte-parole... vont réfléchir à la lucidité de Bock-Côté : l’indépendance n’appartient pas à une seule idéologie, n’est pas en seule réaction à Harper, doit être montrée si on veut la faire connaître !

    Pour faire un pays, en parler, l’offrir au vote de façon claire et fière. Sortir de l’ombre et s’affirmer. Fini le temps de chuchoter pour ne pas déplaire aux "normalisateurs".

  • 27 février 2012 14h25

    Vous avez tout à fait raison.

    De toute façon, c’est un comité bidon pour gagner du temps et essayer de ramener les dissidents au bercail, ce qui ne fonctionnera pas.

    Quand on sait ce que l’on veut, on n’a pas besoin d’envoyer le tout à un comité. On propose et le peuple en dispose.

    Pierre Cloutier

  • Ssauvé, 27 février 2012 14h08

    ...réponse simple :

    ...lorsque l’on cuisine sans inspiration, l’exotisme, le fumet, et la saveur ne sont pas au rendez-vous...

    Lorsque l’on consulte à plus finir par manque de vision on finit par créer des comités de consultation qui en sont le reflet.

    Je souhaite que les mâles et la seule femelle de race blanche qui participent à ce comité se surpassent et nous surprennent. Mettons que Piché et l’autre n’ont pas été très convainquants hier soir à TMEP.

    Les deux membres du comité voyaient en madame Marois une femme de vision. J’espère que j’ai tord et qu’ils ont raison.

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