|
|
| Vigile.net a besoin de votre appui financier. N’hésitez pas à contribuer à sa production. | |||||
| Financement 2008 |
| Objectif : 20000$ | |||
Dans le mouvement indépendantiste, il y a beaucoup de commentaires, d’opinions, de gérants d’estrade, de spectateurs mais très peu d’acteurs et très peu d’action. C’est comme si on avait laissé l’indépendance en sous-traitance aux partis politiques (PQ, Bloc, QS etc.) et qu’on était condamné du haut des estrades à regarder jouer les politiciens. L’Internet nous offre cependant une chance unique de sortir de cette impasse. En voici un exemple concret :
Ce qui fait le plus cruellement défaut au mouvement indépendantiste, c’est un ARGUMENTAIRE solide, moderne, documenté, facilement compréhensible et qui pourrait être diffusé dans tous les foyers au Québec, sous divers formats traditionnels (livre, brochure, fasicule, pamphlets etc..) et multimédias (courriels, DVD, CDROM, documentaires, vidéos, blogs, wiki, audio, dessins animés, jeu vidéo sérieux, sites interactifs etc..).
Cet argumentaire intitulé Pourquoi l’indépendance ? ferait un lien constant entre les grandes préoccupations sociales du peuple québécois et l’indépendance du Québec. Il serait divisé en sous-thèmes et ferait appel à l’intelligence collective des militants indépendantistes, qu’ils soient péquistes, bloquistes, solidaires, lucides, verts, adéquistes ou libéraux. Le seul trait d’union c’est l’indépendance.
Les divers sous-thèmes seraient, à titre d’exemple :
Indépendance et environnement Indépendance et économie Indépendance et santé Indépendance et emploi Indépendance et culture Indépendance et immigration Indépendance et citoyenneté Indépendance et famille Indépendance et aménagement du territoire Indépendance et régions Indépendance et mouvement féministe Indépendance et constitution Indépendance et social-démocratie etc. etc.
Avant l’arrivée de l’Internet, le mouvement indépendantiste a laissé ce travail aux partis politiques souverainistes qui ont failli dans cette tâche pour diverses raisons.
Avec la création du Conseil de la souveraineté du Québec, on a pensé que ce travail pourrait se faire, mais le CSQ manque de moyens et d’argent et son organisation est calquée sur le modèle traditionnel des partis politiques, c’est-à-dire une organisation à intelligence pyramidale avec beaucoup de chefs mais pas beaucoup d’Indiens. Avec le plus grand respect pour le CSQ, dont les membres sont dévoués et sincères, c’est ce type d’organisation qu’il faut revoir et qu’il faut transformer.
Ainsi, il coûte beaucoup d’argent aux partis politiques souverainistes pour réunir leurs militants dans des espaces physiques traditionnels (exécutifs de comté, conseil des présidences, conseil national etc...) ou rejoindre la population par les moyens traditionnels (pancartes électorales, banderolles, assemblées traditionnelles, spots publicitaires dans les journaux, radios et télévisions etc.) À vrai dire, les partis politiques dépensent la majorité de leurs budgets à cela et ce sont les membres qui paient. Mais très peu de membres ont le temps de militer dans les structures traditionnelles par manque de temps et très peu ont la chance et l’opportunité de participer à la vie démocratique de ces partis.A vrai dire, les organisations traditionnelles à intelligence pyramidale créent une rareté de l’offre politique et maintiennent une petite élite au sommet de la pyramide et coupée de leur base tout en créant un déficit démocratique important. Tout cela est lourd, lent et coûteux.
Avec l’arrivée de l’internet, les organisations à intelligence pyramidale peuvent être remplacées ou doublées par des organisations à intelligence collective, décentralisées, distribuées et surtout gratuites. Il ne coûte rien d’ouvrir son courriel, d’envoyer un texte, un document sonore ou vidéo et de participer à une communauté virtuelle, sous forme de blogue ou de site web interactif ou de wiki.
Ainsi, pour revenir à l’exemple que j’ai donné au début de ce texte, je crois profondément que l’argumentaire indépendantiste intitulé Pourquoi l’indépendance ? pourrait être construit sur Internet par une communauté de personnes en faisant appel à l’intelligence collective de ces personnes. Si Wikipédia est en train de construire la plus grande encyclopédie du monde, je ne pouvais pas pourquoi 2 millions d’indépendantistes branchés sur Internet ne seraient pas capables de bâtir un argumentaire indépendantiste crédible, moderne et convaincant.
Si je vous demandais, par exemple, de me décrire en une page ce que l’Indépendance du Québec pourrait changer dans votre vie et dans celle des québécois, seriez-vous capable de le faire ?
Moi, je pense que oui et je pense avoir trouvé la solution pour faire tout cela et c’est d’ailleurs un peu pour cela que j’ai créé le un club politique qui s’appelle désormais Le Réseau pour l’indépendance nationale (le R.I.N.) en hommage à Pierre Bourgault
Si vous êtes intéressés à participer à cette oeuvre commune, devenez membre du R.I.N. ou envoyez-moi un courriel à cloutip@gmail.com
En attendant, la réponse se trouve sur un wiki qui s’appelle tout simplement "Argumentaire" - Ce n’est qu’un début, continuons le combat !
Pierre Cloutier
« Au clair de la lune mon ami Pierrot, prête moi ta plume pour écrire un mot. »
Enfin un projet qui nous permettra de mettre en valeur et dynamiser une partie du formidable potentiel créateur que suppose les deux millions de souverainistes du Québec (et leurs alliés d ailleurs). Participer à l élaboration de l argumentaire qui nous permettra de préciser les termes du pays sera rien de moins que salutaire.
L économie est un thème fondamental de l argumentaire, car c est à partir du rendement de celle-ci que nous pourrons soutenir concrètement tous les programmes politiques que nous voudront nous donner. Ce sera l occasion de pété la ballounne de la supposé rentabilité du fédéralisme, cette politique de la mendicité.
À cet égard l argument tient en deux chiffres et une conclusion qui porte sur le poids que ce système impose à notre capacité de se donner une stratégie cohérente pour relever le défi cruciale d améliorer notre niveau de productivité.
Le premier chiffre c est celui du gain qui fait le Québec du fait d être membre de la fédération qui est de 2,1 milliards $ (1). Et le deuxième chiffre qui porte sur le coûts du dédoublement épargner si le Québec se retire de ce système qui est de 2,5 milliards $.
Comme on le voit il n y a rien à gagner pour le Québec dans ce système, mais au contraire beaucoup à perdre.
Ce que l on perd c est notre capacité de faire nos propres choix à partir de l ensemble de nos moyens, donc de ce donner une stratégie cohérente de développement. On pourra examiner comment ce carcan fédéral pése lourd sur notre productivité si cruciale pour faire face au défi de l avenir qui se pose à l économie du Québec.
Merci à Me Pierre Cloutier de nous prëter sa plume.
(1) http://www.statcan.ca/francais/freepub/11-010-XIB/00207/feature_f.htm
Monsieur Cloutier,
Pour faire suite à votre suggestion que je trouve géniale, je vous fais part de mes réflexions sur les raisons pour lesquelles je veux faire l’indépendance du Québec :
1- LE POUVOIR DE FAIRE TOUTES NOS LOIS :
Le Québec est assujetti à un système juridique à deux têtes(ce qu’on appelle le système bijuridique, vestige de l’histoire colonniale). En effet, le Québec fait ses propres lois concernant le code civil, de tradition française ( les personnes, les relations interpersonnelles, les biens.Ex : l’état civil, la famille, la succession, la propriété etc...).
Il est sous juridiction fédérale (common law de tradition britannique), en ce qui a trait au droit pénal, au commerce entre les provinces, aux télécommunications, à l’immigration et aux pêches. Ce qui veut dire par exemple que les pêcheurs de la Gaspésie sont soumis à la loi fédérale des pêches en ce qui a trait aux quotas de pêche, à la définition des eaux territoriales dans lesquelles ils peuvent pêcher, etc... N’importe quel pêcheur de la Gaspésie vous dira que les fonctionnaires ne connaissent rien à la pêche ! Voici ce que j’ai lu il y a plusieurs années, au moment où les quotas furent imposés par Ottawa : en Finlande, les pêcheurs qui sont les maîtres à bord, ont subi eux aussi une diminution de la pêche sur leurs côtes. En pêcheurs retords comme tous les pêcheurs le sont, ils ont installé une cloche sur leurs quais : à heure régulière, deux fois par jour, ils ont sonné cette cloche et le résultat n’a pas tardé:t les poissons sont revenus en grand bancs vers ce garde-manger providentiel. Ils avaient consulté des experts pour leur donner une nourriture appropriée. L’élevage de poissons en milieu naturel : fallait y penser. Une solution immaginée par les gens du milieu est cent fois plus rentable que celles imaginées par des fonctionnaires qui vivent à des milliers de kilomètres des côtes ! Est-ce une légende ? Je ne pense pas. En tout cas, j’aime l’image que cette histoire dessine dans ma tête !
Pensons aussi à la Cour suprême qui, grâce à Trudeau, (inclusion de la Charte canadienne des droits et libertés dans la Constitution) détient le verdict final sur la légitimité de nos lois provinciales : loi 101 dont elle a aboli les clauses les plus efficaces, le jugement Chaoulli qui ouvre la porte à un système de santé parallèle. En un mot, on a judiciarisé le pouvoir politique.
Que dire de l’immigration ? Nos immigrants sont accueillis AU CANADA, et font serment d’allégence à la Reine. Il est bien plus difficile pour le Québec de les intégrer. Nous en avons payé le prix en 1995 : 54000 voteurs n’avaient pas leur carte d’Assurance-maladie. Ce qui veut dire qu’ils arrivaient à peine et qu’ils venaient de promettre fidélité au Canada... Il y a bien d’autres exemples qui pourraient être apportés tels le sort réservé à nos athlètes de niveau international, le mandat de Télé-Québec qui se résume à une télévision éducative, à qui on a refusé une salle des nouvelles, le sort de certains de nos jeunes contrevenants de moins de 18 ans, qui sont traduits en justice et qui peuvent aboutir dans des prisons pour adultes alors qu’au Québec, on mise beaucoup plus sur la réhabilitation de nos jeunes.
Constat facile à faire : le Québec se fait imposer par le Fédéral une grande partie de l’organisation de sa vie en société.
2- RELATIONS INTERNATIONALES :
Sur la scène internationale, lors de grandes rencontres de plusieurs pays désireux de régler des probèmes communs, le Québec ne peut parler en son propre nom de protection de la culture, de sa vision sur la guerre en Irak, d’aide internationale, d’environnement alors qu’il est la province au Canada qui a le plus réduit ses missions de gaz à effets de serre.
Il ne peut rencontrer un chef d’Etat sans la permission du Fédéral et sans être "chaperonné" par l’ambassadeur du Canada dans ce pays.
Le Québec indépendant pourrait apporter sa contribution et même influencer la politique internationale dans plusieurs domaines. Il a déjà la considération et le respect de plusieurs pays.
3-PERCEVOIR TOUS SES IMPÔTS
Voilà le nerf de la guerre ! Alain Dubuc nous dit que si nous nous séparons, nous y laisserons 2,1 milliards, ce que les provinces riches ont la gentillesse de nous donner en péréquation. Moi, j’appelle ça de" l’aide sociale fédérale" qui nous empêche de nous développer.
Sur quoi s’appuie-t-il pour pour arriver à ce montant ? Dans le calcul de la péréquation,les revenus pétroliers de l’Alberta ne sont pas pris en considération ou peut-être à 50%, on ne sait pas trop, une entente bilatérale a été faite par les libéraux avec les provinces maritimes sur les revenus de leur pétrole (tiendra-t-elle avec Harper ?...) Finalement, calcul peu fiable, M. Dubuc. Selon Yves Séguin nous envoyons à Ottawa, bon an, mal an, en taxes de toutes sortes et en impôt PLUS DE 40 milliards de dollars. Ce qui veut dire 800 millions par semaine. Que fait-on de notre argent ? DES PROGRAMMES ! Des programmes que nous ne voulons pas ou qui se superposent à nos propres programmes. Des programmes souvent peu utiles,qui coûtent plusieurs millions chacun, quand ce n’est pas des milliards, étalés sur plusieurs années et promis lors des budgets. Or qu’advient-il de ces programmes ? Plusieurs arrivent à échéance sans qu’une bonne ou une très bonne partie de l’argent ne soit dépensée... Pourtant, c’est dans le budget, mais comme on ne nous procure pas de bilan à la fin de l’année, voilà : L’ARGENT QU’ON NOUS A PROMIS ET QUI VIENT DE NOS POCHES NE NOUS EST PAS DONNÉ. ON NOUS NE LE DIT PAS, PIRE.. ON NOUS DIT QU’ON NOUS L’A DONNÉ...
En un mot, excusez-moi de le dire comme je le pense : c’est le bordel. Et de l’argent garoché par les fenêtres. Et je n’ai pas parlé des dédoublements : deux ministères de la santé, deux minixtères de la justice, le pouvoir fédéral de dépenser, les commandites, tutti quanti.
Rapatrions donc nos impôts et administrons cet argent de façon intelligente et rentable. Voyons à notre économie. Faisons nos lois et prenons notre place sur la scène internationale. Faisons du Québec autre chose que cette étrange bebitte à deux têtes, faisons du Québec un Pays . Il en a la maturité .
Il y a mille autres raisons de faire l’indépendance et j’espère que d’autres indépendantistes viendront nous en dévoiler plusieurs sur votre site. Merci du grand service que vous nous rendez.
Thaïs Potvin
Merci M. Potvin de vos commentaires. Je rentre cela dans mes archives et on va s’en servir pour l’édition du Grand livre de l’indépendance du Québec. Je vous invite à nous rejoindre sur le Réseau de l’indépendance nationale à http://cf.groups.yahoo.com/group/clubpolitique
Pierre Cloutier

15931$ 80%
|
Pour contribuer en ligne
|