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Pourquoi l’immigration ne fonctionne pas au Québec
Le cas d’une famille française idéale
Jacques Noël
Tribune libre de Vigile
mardi 22 septembre 2009      561 visites      2 messages


A première vue, ce sont des immigrants de rêve : jeunes (26 ans), scolarité de niveau collégial, 3 jeunes enfants, 100% francophones. On ne pourrait imaginer meilleurs immigrants pour le Québec. Pourtant, cette petite famille est la plus belle preuve que l’immigration ne marche pas au Québec et que nous sommes d’immenses cocus, les dindons de la farce.

Voici un couple de jeunes Français arrivés ici en mars dernier. La femme s’est trouvé une jobine rapidement chez IGA, et elle a maintenant un travail régulier dans une institution financière. Elle ne donne pas son salaire mais elle doit faire dans les 30k. Son mari par contre n’a rien trouvé et a décidé de retourner aux études. Et c’est bien là le scandale. Non seulement on ne force pas les immigrants à travailler, non seulement on leur permet d’étudier mais, tenez-vous bien, ils ont droit aux prêts et bourses ! Alors que nos universités crient au sous-financement et que nos étudiants doivent travailler 10,15,20 heures par semaine pour payer leurs études, un immigrant, fraichement débarqué, venu pour combler nos immenses besoins de main-d’oeuvre (combien de fois l’avez-vous entendu celle-la ?) a aussi droit aux prêts et bourses, au même titre que votre enfant !

Faisons donc le calcul de ce que coûte cette petite famille, à première vue idéale, à la société québécoise :

1) Les études universitaires du père vont couter 14k par année. Il va en payer 2k de ses poches, donc les contribuables vont payer les 12k manquants

2) Je ne sais pas combien il va avoir en prêts et bourses. Mais on peut penser à 8k en prêts et à quelques K en bourses

3) Les immigrants ont droit à la carte-soleil 3 mois après l’arrivée (travaillent, travaillent pas on leur donne). Pour les Français, c’est dès l’arrivée. Chaque carte-soleil coûte en moyenne 3,2k. Cinq personnes, c’est donc 16k.

4) Il y a 2 enfants à la garderie. Un CPE c’est rendu à 50$ par jour (c’était 20$ au départ en 1997 !). Comme la mère paie 7$, un enfant en garderie coute 43$ par jour aux contribuables. 225 jours, c’est près de 10k. Deux enfants : 20k

5) Le troisième enfant va l’école. C’est 9k par année

6) Ils ont droit aux allocations familiales. 1200$ par enfant du fédéral soit 2400$ pour les deux jeunes. Le Québec donne 2200$ pour le premier, 1100$ pour chacun des autres. Bref, 6800$ par année !

On fait le calcul ? La petite famille parfaite va couter aux contribuables seulement dans les 70k de nos taxes ! Cette année seulement !

Combien elle va payer en taxes et impots ? Les impôts sur le salaire de 30k (des peanuts considérant qu’elle a 3 enfants). Le 2k des frais de scolarité. Un ou deux k en taxes de consommation (le loyer et l’épicerie ne sont pas imposables). Bref, la petite famille idéale va nous coûter au moins 65k par année !!!!

Imaginez si, comme la moitié des Français, elle retourne en France au cours des 10 prochaines années !

L’avenir de notre peuple se joue à Dorval. Mais il n’y a pas le début de réflexion sur le sujet. Tout ce qu’on nous sert ce sont des slogans vides.

http://www.forum.immigrer.com/index.php?showtopic=91428

Bonjour tout le monde ;

Je suis à quebec depuis le 29 Mars ; et je crois que je peux dire que les choses se passent plutot bien pour nous.

Ce projet d’immigration est source de grandes remises en questions ; mais maintenant que les choses prennent forme, je crois qu’on peut enfin souffler et se dire que ca va aller.

Mon fils vient d’entrer en 1ere Année, dans une ecole d’ecucation internationale, et j’avoue que ca a été un beau hasard. Le voilà à decouper ses etiquettes mots ; à compter à rebours et écrire en attaché.

Mes deux filles sont dans un CPE à temps plein, une garderie à 7 dollars, et nous en sommes ravies, le personnel est passionné, elles s’épanouissent et nous aussi.

A ce sujet je n’aurai qu’une chose à dire aux candidats des CPE ; acceptez toute place, meme un temps partiel d’une demi journée par semaine, ca vous garanti la priorité dès qu’une place se libère et c’est comme ça que nous avons eu nos places.

De mon coté des mon arrivée j’avais trouvé un emploi de caissiere chez IGA, j’y suis restée 2 mois, juste le temps pour moi de tenter ma chance dans une agence de placement et d’etre acceuillie comme Representante service à la clientele dans une banque, alors que je n’avais aucune expérience à ce niveau, aujourd’hui j’arrive en fin de mission pour l’agence de placement et d’ici quelques semaines je serai employée officielle avec tous les avantages qui en découlent.

Concernant mon mari, il a décidé de reprendre des etudes, il s’est inscrit à un bac en informatique, et surtout il vient d’avoir une réponse positive pour les prets et bourses ; ce qui va lui permettre de se consacrer entièrement à ses études ; et je pense qu’en ayant choisi ce Bac, il ne devrait pas trop s’inquieter pour son avenir.

La seule chose que je déplore c"est que depuis notre arrivée le temps nous file entre les doigts ; comme nous sommes venus avec le strict minimum, nous nous sommes debattus pour ne pas nous retrouver dans une situation où nous n’aurions pas pu joindre les 2 bouts. Nous n’avons pas encore pu visiter notre ville, il y a meme des gens ici à qui j’aimerai rendre visite, mais le temps me manque vraiment...

J’ai l’impression que nous sommes en train de constuire nous meme notre maison et qu’on ne saura en profiter que quand tout le gros oeuvre sera fini.

Accrochez vous, ici si on s’en donne les moyens, on peut y arriver.

Ce message a été modifié par quebecenfamille - Hier, 07:50 PM. 




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Vos commentaires:
  • Pourquoi l’immigration ne fonctionne pas au Québec
    23 septembre 2009, par Marcel Haché
    C’est notre Sam Hamad qui pourrait nous en conter long sur le sujet. C’est bien lui qui pousse sur la fameuse pénurie de main d’œuvre. À l’en croire, nous serions à la veille de courir sur la rue tous les candidats au travail. Mais Sam n’est pas seulement le ministre irresponsable d’Emploi-Québec. Il l’est aussi de la solidarité sociale. Ce serait intéressant qu’il nous « ventille » (mot (...)

    Lire ce commentaire

    C’est notre Sam Hamad qui pourrait nous en conter long sur le sujet. C’est bien lui qui pousse sur la fameuse pénurie de main d’œuvre. À l’en croire, nous serions à la veille de courir sur la rue tous les candidats au travail.

    Mais Sam n’est pas seulement le ministre irresponsable d’Emploi-Québec. Il l’est aussi de la solidarité sociale. Ce serait intéressant qu’il nous « ventille » (mot à la mode chez les fonctionnaires) la facture de l’aide sociale pour les immigrants au B.S. Ils ne sont pas tous médecins et ne deviennent pas tous ministres. Qu’il nous dise donc DANS LA MÊME INTERVENTION (qu’il porte donc ses deux chapeaux !) les futurs besoins de main d’œuvre –ce qui lui fait insinuer la nécessité (libérale) du relèvement des quotas d’immigration—et la facture ACTUELLE b.s. pour les nouveaux arrivants. Ça pourrait aider un peu à sortir de l’idéologie et de la propagande.

    Si la fameuse « pénurie » avait le moindre sens, elle se ferait déjà sentir, (le travail est un marché) ce qui pousserait les salaires à la hausse. Voyez-vous cela, vous ? Voyez-vous partout des conventions collectives déchirées et renégociées ? Nous voyons plutôt des syndicats en déroute. Nous serions tous heureux d’apprendre en conséquence que la facture actuelle du B.S.pour les nouveaux arrivants est nulle ou minime. Ce n’est pas le cas.

    Faudrait enfin sortir du folklore, celui du « su’l b.s. de père en fils ».En Gaspésie, par exemple, en nombre absolu, il y a très peu d’assistés sociaux. C’est dans le grand Montréal que résident la plus grande part également les assistés sociaux.

    L’immigration devrait être questionnée. Mais questionner l’immigration, c’est questionner la face cachée du multiculturalisme. L’aventure canadienne, la politique canadienne, la culture canadienne, si une telle chose existe, nulle part il n’est remis là en question l’immigration dans sa réalité. Le mythe canadien veut que nous soyons tous des immigrants d’époques différentes. Et pour offrir en exemple son multiculturalisme, le Canada est prêt à donner à tout venant sa citoyenneté. Ce qui est à la base de la souveraineté…

    Parmi le P.L.Q., le P.Q., Q.S., y en a-t-il un seul qui remet ça en question le multiculturalisme ? Nous nous payons de mots avec l’immigration au Québec…Le coût est pourtant réel. Ce n’est pas un mythe ! Nous—Nous—payons très cher nos fantasmes, et allons finir par payer nous mêmes notre propre affaiblissement politique. Voyez justement à Montréal !

    À l’autre bout du spectre, nos jeunes peuvent bien aller se faire tuer aussi loin qu’en Afghanistan, comme naguère ces français de la division Charlemagne, et un ministre irresponsable nous entretenir d’un manifeste fané, ce qui est au fond de tout, c’est que notre humoristique premier ministre n’a jamais été et ne sera jamais autre chose qu’un champion de 1995.

    C’est beaucoup cela aussi le Québec que nous ne méritons pas.


  • Pourquoi l’immigration ne fonctionne pas au Québec
    23 septembre 2009, par Michel Gendron

    Monsieur Noël,

    Cette petite famille me plaît. L’épouse travaille (et pas au noir, cela est à souligner). Le conjoint étudie, et finira par se trouver un boulot convenable. Et il paiera lui aussi des impôts. Et si ils ont droit à tous ce qui est énuméré, c’est qu’ils sont immigrants reçus, i.e. qu’ils ont fait une demande en bonne et due forme, selon les règles prescrites. De plus, les sommes investies reviendront à la collectivité, tôt ou tard.

    Ce sont des Français qui ont choisi le Québec. Leurs enfants fréquentent des institutions francophones. Leur capacité d’intégration est optimale et ils le prouvent. On ne peut rêver mieux. S’ils restent ici, et je n’ai pas de raison de croire le contraire, leurs enfants feront des "p’tits" à leur tour et ça fera des Québécois francophones de plus, etc. Qu’est-ce que vous voulez ? Qu’ils n’aient pas le droit de placer leurs enfants en garderie de 7$, pour les obliger à demeurer sur le BS ? Vous voudriez qu’ils paient en totalité les frais de scolarité, pour ainsi se limiter à un avenir de "cheap labor" ? Vous voudriez qu’ils paient le plein montant des soins de santé ? À ce compte là, ces sûr, nos Français vont retourner dans l’Hexagone, et ils auront bien raison !

    Ces gens ont du coeur au ventre et nous leur permettons d’en avoir. Ces nouveaux citoyens sauront bien contribuer au développement du Québec. Si je me faisais démagogue pendant un instant, je vous parlerait de ces Québécois de "souche" qui profitent du système à tour de bras. Je m’épargnerai ce supplice.

    Vous aurez compris que votre charge ne m’inspire pas du tout. Nous sommes deux indépendantistes, mais nous ne partageons pas la même vision. Du moins, pas sur ce cas précis.

    Je vous offre tout de même mes salutations en dépit de ce désaccord.



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