POURQUOI ET COMMENT PRIVATISER HYDRO-QUÉBEC
Hydro-Québec (HQ), une société d’État, est un monopole. Un organisme de ce genre ne travaille jamais dans les meilleurs intérêts des consommateurs. Cela, parce qu’il n’y a pas de concurrence et il n’y pas de compte à ne rendre à personne.
Dans un Québec souverain, il faut attendre parce qu’il n’est pas nécessaire d’enrichir le gouvernement fédéral, HQ devrait être privatisé à 49 %. Cependant, l’achat et la revente des actions seraient limités aux citoyens québécois résidants. En se faisant, HQ devrait vendre son électricité au prix du marché. Cela est nécessaire pour deux raisons :
1. Subventionner un service envoie le mauvais message économique. Cela parce que le prix de vente du service étant inférieur à son coût de production incite les consommateurs à en abuser.
2. La valeur marchande de HQ serait encore plus élevée.
La valeur marchande actuelle de HQ, avant facturation au prix du marché s’élève, à mon avis, à environ 100 milliards $. L’Institut économique de Montréal la fixe à plus de 130 milliards $.
Quoiqu’il en soit, en profitant de ce capital présentement sous-utilisé, l’État pourrait, par exemple :
1. Utiliser 25 milliards $ pour réduire la dette publique.
2. Réserver un fonds de 5 milliards $ pour nos plus importantes sociétés telles que Bombardier, SNC-Lavalin, CGI, entre autres, pour que ces dernières puissent prendre des positions défensives dans le but d’éviter la prise de contrôle par des compagnies et/ou gouvernements étrangers. À cet effet, les acquisitions récentes de compagnies aussi importantes que Alcan, Provigo et Biochem Pharma, sont un non-sens. Le Québec doit faire comme les États-Unis et la France pour se protéger contre des acquisitions étrangères qui sont agressives et intempestives. Les sièges sociaux doivent demeurer au Québec ce qui favorise les achats au pays, en plus d’assurer la pérennité et le développement d’emploi de haut niveau.
3. Investir 5 milliards $ pour éponger les dettes de nos hôpitaux et universités en plus de faciliter l’achat d’équipements de pointe
4. Augmenter le capital d’investissement de la Société générale de financement du Québec (SGF) de 10 milliards $ pour l’inciter à investir dans des entreprises privées québécoises qui seraient prêtes à faire ce que HQ n’est pas disposé à réaliser à cause d’un conflit d’intérêts. C’est-à-dire, mettre au point des programmes pour favoriser l’économie d’énergie. Une excellente façon d’aborder ce projet consisterait à mettre au point et à développer des appareils de chauffage beaucoup moins énergivore que les traditionnelles plinthes électriques utilisées par à peu près tout le monde. Un projet qui pourrait faciliter la création de milliers d’emplois de haut niveau en plus de favoriser l’exportation de l’énergie sauvée.
5. Investir 10 milliards $ dans la Caisse de dépôt et placement du Québec pour l’inciter à piloter le projet de monorail à moteur-roue électrique projeté dans les années 90 par l’ingénieur de HQ, Pierre Couture et son équipe. Ceux-ci, à l’époque, visaient le remplacement du moteur à explosion utilisé dans la grande majorité des véhicules automobiles par quatre moteurs électriques situés dans les roues de la voiture et alimentés par une pile. Devant supposément une absence de liens solides avec le milieu des constructeurs automobiles, basés en Ontario, HQ a abandonné le projet avec de tristes conséquences.
Or, selon une étude récente de l’Institut de recherche en économie contemporaine (IREC) ce même moteur-roue électrique pourrait servir à actionner un monorail roulant à 250 km/h, pour le transport de personnes et marchandises. Celui-ci coûterait le tiers d’un TGV moins fiable roulant à 325-350 km/h. Une excellente façon de :
Mettre au point des technologies d’avenir de motorisation électrique grâce à une nouvelle application du moteur-roue électrique.
Devenir un producteur d’énergie propre en plus d’un innovateur technologique et un exportateur d’énergie renouvelable.
Créer des milliers d’emplois bien payés.
Réduire la consommation de pétrole et conséquemment nos frais d’importation.
Diminuer notablement la production de gaz à effet de serre (GES).
De cette manière, l’état conserve le contrôle d’HQ, les dividendes sont payés aux investisseurs québécois au lieu de dans « la sacoche noire du gouvernement », le montant d’intérêts payé sur la dette est allégé et les besoins à long terme de la nation sont mieux servis et assurés. Une dernière observation concerne le rôle d’HQ. Celui-ci devrait être limité à la production, l’exploitation et la vente d’hydroélectricité. Cela parce qu’il s’agit de sa spécialité alors qu’il est peu intéressé et compétent dans les domaines connexes. Conséquemment, tout ce qui a trait à l’exploitation des éoliennes, les ressources en énergies fossiles et l’exploitation de la géothermie seraient octroyées à des entreprises privées québécoises compétentes dans ces domaines.
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —
